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Questionnement poly-Différente

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Naguera

le jeudi 19 septembre 2019 à 03h10

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Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Ltfox

le jeudi 19 septembre 2019 à 20h25

Lecture sympathique j'aime bien ton style. Tout ce que je vais dire par la suite c'est une compilation de mes pensées en vrac sur ton point de vue de la situation:
1) Les deux autres participants de cette relation sont peut-être aussi flippés que toi dans ce scénar. Je ne sais pas si tu as pris le temps (ou l'envie) de discuter avec Violette par exemple?
2) Bien qu'en effet il soit mesquin de demander des garanties, il n'est que très naturel d'exiger de l’honnêteté et des réponses à tes questions de la part de tout ce petit monde, à toi de voir lesquelles de ces réponses sont primordiales pour ton propre bien.
3) Après si eux voient ça comme relation primaire/secondaire et toi tu te vois plus comme un électron libre qui ne hiérarchise pas tes relations, ça peut quand même fonctionner, mais après c'est à toi de voir si tu peux accepter une asymétrie dans la disponibilité entre toi et lui, et peut-être ensuite prendre le temps de construire d'autres relations que toi tu ne hiérarchiserais pas.
4) Si tu entames une relation, tu peux toujours y mettre fin si elle devient toxique. Si selon toi le jeu n'en vaut pas la chandelle et que tu ne veux pas mettre tout ces efforts dans une relation qui peut mal se terminer (ne le peuvent-elles toutes pas?), c'est à toi de voir.
5) Point de vue très personnel, mais je trouve qu'en 2 ans toute votre histoire a été plutôt chaotique, et il est très possible qu'ajouter la relation poly au chaos n'arrange pas la sauce.

Pour conclure, je pense que tu es la seule à pouvoir déterminer si tu peux donner une chance à cette histoire, mais j'espère que les quelques point que j'ai soulevés te donneront une base de réflexion pour t'aider à y voir au moins un peu plus clair. =)

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Naguera

le vendredi 20 septembre 2019 à 02h20

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Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Ltfox

le vendredi 20 septembre 2019 à 09h44

Quand on s'engage sur ce chemin, il faut le faire avec les bonnes personnes je pense. Si les règles du jeu changent à chaque fois que tu lances les dés tu ne peux pas t'amuser, et tu fais sûrement une partie de jeu de rôle avec le pire MJ du monde! Au final même dans une relation hiérarchisée tous les participants sont censés avoir des droits basiques tels que voir leur opinion écoutée et prise en compte. Le couple "primaire" est une sorte de filet de sécurité pour certains. Il donne l'impression qu'on est spécial et qu'on compte plus que les autres. Quelqu'un sur ce site m'a récemment passé un lien avec des petits textes sur la déconstruction du modèle amoureux Ici et en plus de style est sympa.

Si le rôle masculin de ta série compartimente autant et ne laisse filtrer aucune info (et change les règles aussi souvent), tu risques vite de péter des câbles à répétition et c'est pas ton personnage qui va morfler, c'est l'actrice. Compartimenter c'est une chose, faire de la rétention d'information et de communication c'en est une autre (et ça fout en l'air les couples mono aussi). J'ai l'impression que la réécriture de ton perso prend dangereusement la direction du rôle de licorne (et Rose a eu raison de le laisser sur sa planche le Jack, non mais franchement, sacrifier sa vie pour une NRE de quelques jours serait pas très malin =p).

Après tout ça c'est mon point de vue, je suis quelqu'un qui aime communiquer et qui partage facilement, je ne sais pas s'il y a des gens qui pourraient expliquer les vertus du compartimentage dans leurs relations (et nous dire si dans le cas de ta situation ça a l'air sain ou pas).

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bidibidibidi

le dimanche 22 septembre 2019 à 22h44

Naguera
Alors voilà, je me pose des questions, est-ce que ma vision d'un polyamour est totalement fausse ? Est-ce que je prends des risques et que je participe à la construction d'un couple (le leur), ma peur est aussi finalement de me retrouver au milieu d'un couple en formation et qui cherche ses marques pour déboucher sur autre chose qu'un poly-amour.

Je pense que tu connais déjà les réponses à tes questions. Je ne pense pas que quelqu'un soit assez fou pour te dire que tout va bien, que ce film a l'air super. Non, on ne devient pas une grande actrice en montrant ses seins puis en se faisant tuer à la seconde scène. Je pense que tu sais parfaitement que ta situation est merdique. Tu adorerais que quelqu'un arrive à te renvoyer dans ce doux rêve, mais on évitera.

Par contre, pour moi, ton humour cache un gros paquet d'émotions. Ce forum est plutôt bienveillant, donc si tu as besoin de les extérioriser autrement que par le rire (jaune), n'hésite pas. Il existe aussi les message privés si tu veux un cadre moins exposé. Donne-toi ce droit, ça soulage, ça fait du bien, et grâce à l'anonymat d'internet, c'est globalement sans conséquences néfastes :-)

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Naguera

le mardi 24 septembre 2019 à 02h48

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Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Naguera

le lundi 30 septembre 2019 à 01h17

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Message modifié par son auteur il y a un mois.

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bonheur

le lundi 30 septembre 2019 à 08h04

Au sujet de ta psy. Elle parle de vie commune, elle ne parle pas d'amour. Etriqué, comme vision, je le pense aussi. Après, son histoire de mur, je ne comprend pas trop, désolée :-/

C'est stupide, nous avons tous eu DES amours et nous avons tous DES trous. Elle n'a aimé qu'une seule personne dans sa vie, ta psy ? Comme je la plains !

Et puis, la cuisine, ben quand on est deux aussi, on peut vouloir mettre la cuisine pas au même endroit. Après, il faut demander à la personne qui aime cuisiner comment il-elle veut sa cuisine ?

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bidibidibidi

le lundi 30 septembre 2019 à 09h55

Désolé d'apprendre la nouvelle, Naguera. Au moins, ça a l'avantage d'apporter une réponse définitive à tes questions. Je suis quand même énervé qu'il ait utilisé le terme polyamour pour désigner du libertinage, ça n'aide pas à notre image...

Pour ta psy, il faut savoir qu'il est difficile d'être psy en dehors d'une culture. Un psy français et un psy japonais n'auront pas du tout la même lecture des mêmes événements.
Comme nous sommes dans une culture monogame, beaucoup de psys considèrent la monogamie comme la norme.
C'est pour ça qu'on dit toujours qu'il faut trouver un psy qui nous convienne : Il faut aussi entendre par là qu'il faut trouver un psy qui corresponde à notre vision de la vie.

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bonheur

le lundi 30 septembre 2019 à 14h13

Euh ? Un psy doit être normé ?

Dans sa vie personnelle, ok. Mais dans son boulot, qu'un psy ai des idées formatées… ça me choque, désolée !

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bidibidibidi

le lundi 30 septembre 2019 à 15h41

bonheur
Euh ? Un psy doit être normé ?

J'avoue, c'est une question à laquelle j'ai du mal à répondre.
Être normé a des avantages : Tu comprends immédiatement ton interlocuteur parce qu'il n'a pas besoin d'expliquer dans quelle culture il vit. Par exemple, si un mec te dit que son collègue de bureau l'a embrassé, tu comprends immédiatement la sensation du gars. Sans cela, tu serais obligé de poser des tonnes de questions dont certaines lui paraîtraient absolument stupides et tu perdrais très certainement ton client.

Donc je dirais qu'un psy n'a pas besoin d'être normé pour faire son boulot mais qu'être normé n'est pas un problème. Et comme on est normé par défaut (avant de se déconstruire), beaucoup de psys sont normés.

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bonheur

le mardi 01 octobre 2019 à 12h44

J'ai eu à faire récemment, dans le cadre d'une transition professionnelle, à deux psychologue du travail. Et bien, elles étaient complètement déconstruites et elle m'ont écouté sans normativité. J'ai été la première surprise car j'avais aussi comme appréhension d'être incomprise. Aujourd'hui, dans une transition professionnelle, on s'intéresse à la personnalité de la personne concernée et aussi à sa vie privée. Non pour juger, mais au contraire pour percevoir comment la personne pourra concilier les deux. On est considéré comme étant un tout. Sincèrement, ça m'a vachement aidé.

Donc, non, pour moi un-e psy ne peut être bon s'il n'a pas déconstruit. Un psy n'a pas pour objet de comprendre autrui à travers des normes, mais justement comprendre en quoi il peut y avoir un décalage avec celles-ci. Après tout, ce n'est pas le "dans la norme" ou le "hors norme assumé" qui est à considérer comme "à prendre en considération" mais bien une phase de décalages entre les deux et dans laquelle l'individu ne peut se trouver. Non ?

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bidibidibidi

le mardi 01 octobre 2019 à 13h26

bonheur
Donc, non, pour moi un-e psy ne peut être bon s'il n'a pas déconstruit.

Ca reste assez dur comme remarque. Tu condamnes une majorité de psys à ne pas être bons (je crois pas qu'il y ait des cours de déconstruction à la fac).
Je suis plus réservé que toi : Je pense qu'un psy peut faire un très bon boulot en étant pas déconstruit, et je ne suis pas certain qu'être déconstruit soit un atout face à tous les clients.

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Minora

le mardi 01 octobre 2019 à 13h51

Le terme déconstruit devient vraiment un mot valise en plus. On (donc un psy aussi) peut tout à fait être dans la norme (au sens en accord avec elle) et pour autant être suffisamment ouvert d'esprit et tolérant pour admettre que l'on peut fonctionner et être heureux en dehors de cette norme.
C'est le travail que font la plupart des polyacceptants par exemple.

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bonheur

le mardi 01 octobre 2019 à 14h16

Minora
C'est le travail que font la plupart des polyacceptants par exemple

Euh, ben les polyacceptants font le même travail de déconstruction que les poly qui sont en acceptation d'eux-mêmes. Après, si on ne désire pas nommé cela une déconstruction, soit. C'est alors juste une question de vocabulaire. Du moment que l'on ne conçoit plus l'individu comme devant se plier à une construction, pour moi on a fait un travail de déconstruction.

@bidi....
Pour ce qui est des psy, pour en avoir été la patiente à de nombreuses reprises durant mon enfance, j'ai aussi une opinion et elle ne peut se concevoir comme "réservée". J'en suis navrée pour ces personnes qui ont fait des années d'études. La déconstruction consiste à considérer la nature profonde d'une personne, à un instant T (la vie est impermanence), et à aider le patient à découvrir à la fois ses constantes individuelles et à la fois ses aléas d'adaptation face à une situation donnée.

bonheur
Donc, non, pour moi un-e psy ne peut être bon s'il n'a pas déconstruit. Un psy n'a pas pour objet de comprendre autrui à travers des normes, mais justement comprendre en quoi il peut y avoir un décalage avec celles-ci. Après tout, ce n'est pas le "dans la norme" ou le "hors norme assumé" qui est à considérer comme "à prendre en considération" mais bien une phase de décalages entre les deux et dans laquelle l'individu ne peut se trouver. Non ?

Merci de ne pas extraire un bout d'expression en le dissociant de l'intégralité de mon discours.

@Minora : une personne qui se sent en harmonie et en osmose avec la norme. A savoir qui s'y sent naturellement intégrée et qui n'en n'a pas subit de décalage via autrui… pourquoi aurait-il besoin d'un psy ?

Quand a-t-on besoin d'un psy ?

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bonheur

le mardi 01 octobre 2019 à 14h19

@Minora : un psy ouvert d'esprit ou un psy déconstruit ? La différence est où ? Je veux bien parler d'ouverture d'esprit au lieu de déconstruction, mais l'objet reste de considérer l'individu celui sa nature profonde et non suivant le respect de règles, de normes, définies par défaut.

Donc, un psy ouvert d'esprit est déconstruit, du moins suffisamment pour ne pas vouloir faire entrer l'individu dans la norme à tout prix.

Un psy est-il un médecin qui guérit (comme certains stages catho pour se "soigner" de l'homosexualité) ou pour ACCOMPAGNER la personne à se sentir bien dans sa peau sans s'obliger à devenir celui-celle que l'on veut qu'il-elle soit. Il y a déjà la société pour cela et elle fait très bien son office.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bidibidibidi

le mardi 01 octobre 2019 à 14h41

Minora
On (donc un psy aussi) peut tout à fait être dans la norme (au sens en accord avec elle) et pour autant être suffisamment ouvert d'esprit et tolérant pour admettre que l'on peut fonctionner et être heureux en dehors de cette norme.

Je crois assez peu au concept d'ouverture d'esprit et de tolérance.
Souvent, le principe que la norme utilise pour conditionner les gens c'est d'user des notions de bien ou de mal. Aller voir ailleurs, c'est mal. Voler, c'est mal. Manger des légumes verts, c'est bien.
Si tu es conditionné, tu n'as pas conscience que beaucoup de ces messages ne font pas appel à une notion objective du bien et du mal, mais juste à une notion subjective (vis-à-vis de la norme) de ces mêmes notions. Et je pense pas qu'une personne puisse être suffisamment ouverte d'esprit pour encourager des comportements "mauvais" moralement à ses yeux.

Il faut un travail de déconstruction pour arrêter de considérer qu'aller voir ailleurs, c'est mal, que voler, c'est mal, etc...

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Minora

le mardi 01 octobre 2019 à 15h05

bonheur

@Minora : une personne qui se sent en harmonie et en osmose avec la norme. A savoir qui s'y sent naturellement intégrée et qui n'en n'a pas subit de décalage via autrui… pourquoi aurait-il besoin d'un psy ?

Quand a-t-on besoin d'un psy ?

Le besoin d'aller voir un psy peut ne rien avoir à voir avec le rapport a la norme. On peut aller voir un psy à l'occasion de la perte d'un proche par exemple.

Je suis allée voir un psy lors de mon divorce par exemple, essentiellement pour trouver les mots et l'attitude la moins traumatisante pour mes enfants.
Cela dit, je tends le bâton, il devait avoir lui-même vécu une séparation difficile et sortait tout à fait du cadre de neutralité que l'on peut attendre d'un professionnel. Il était tout à fait persuadé que l'homme se faisait toujours avoir dans ce cadre
En plein dans la norme ET les clichés sexistes.
;)

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Minora

le mardi 01 octobre 2019 à 15h14

bidibidibidi
Je crois assez peu au concept d'ouverture d'esprit et de tolérance.

Souvent, le principe que la norme utilise pour conditionner les gens c'est d'user des notions de bien ou de mal. Aller voir ailleurs, c'est mal. Voler, c'est mal. Manger des légumes verts, c'est bien.

Si tu es conditionné, tu n'as pas conscience que beaucoup de ces messages ne font pas appel à une notion objective du bien et du mal, mais juste à une notion subjective (vis-à-vis de la norme) de ces mêmes notions. Et je pense pas qu'une personne puisse être suffisamment ouverte d'esprit pour encourager des comportements "mauvais" moralement à ses yeux.

Il faut un travail de déconstruction pour arrêter de considérer qu'aller voir ailleurs, c'est mal, que voler, c'est mal, etc...




Message modifié par son auteur il y a 20 minutes.

Je crois surtout que les choses ne sont pas aussi manichéennes. Il y a la norme et ce qui en sort. Les gens absolument et complètement raccord avec la norme sont rarissimes. Les gens entièrement en dehors également. Je crois fondamentalement que la plupart d'entre-nous est quelque part entre les deux.
Et moi je crois beaucoup à l'ouverture d'esprit et la tolérance. Je suis persuadée qu'ils sont en nous et que notre environnement familial, social, notre parcours de vie nous incite ou nous dissuade de les développer.

La norme n'est pas le grand méchant machin qui nous manipule tous et nous façonne sans aucune possibilité d'en sortir. La preuve avec le polyamour par exemple. Mais avec tant d'autres choses.

C'est à chacun de nous de choisir ce qui nous convient ou pas dans la norme. Le tout étant d'être prêt à assumer ces pas de côté.
Tu sais, je suis réellement profondément mono, pas par choix, mais c'est comme ça, je n'arrive pas à éprouver des sentiments amoureux pour plusieurs à la fois, ça ne fait pas de moi une ayatollah incapable de comprendre que pour d'autres c'est possible, que ce n'est pas grave, que c'est juste une autre différence qui fait la richesse des relations humaines.

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bonheur

le mardi 01 octobre 2019 à 15h35

Minora
Le besoin d'aller voir un psy peut ne rien avoir à voir avec le rapport a la norme. On peut aller voir un psy à l'occasion de la perte d'un proche par exemple.
Je suis allée voir un psy lors de mon divorce par exemple, essentiellement pour trouver les mots et l'attitude la moins traumatisante pour mes enfants.
Cela dit, je tends le bâton, il devait avoir lui-même vécu une séparation difficile et sortait tout à fait du cadre de neutralité que l'on peut attendre d'un professionnel. Il était tout à fait persuadé que l'homme se faisait toujours avoir dans ce cadre
En plein dans la norme ET les clichés sexistes.
;)

Ben dans ton exemple, si, tu as subit un "en dehors de la norme". Divorcer, c'est encore mal vu par la norme (bien que répandu). Donc, tu as voulu (admettons) allez voir un psy pour trouver ce vocabulaire, pourquoi ? Parce que la société subit les divorces actuels et ne s'y adapte pas. Autrement, le vocabulaire serait présent.

Après, ton psy était bon pour TOI parce qu'il abondait dans ton sens. Il ne t'a pas accompagné mais allait dans ton sens. Dans ton cas, ça t'a fait du bien de savoir que tu n'étais pas seule à souffrir. Toutefois, on en revient à ce que dit @bidi... Lui et toi sont les gens biens et ceux-celles qui sont à l'origine de la séparation-divorce sont les méchants mauvais.

Ce psy t'a-t-il indiqué que dans une séparation, les deux personnes ont leur propre part de responsabilités. Désolée @Psg, mais le lien est vraiment intéressant. Le méchant parent, c'est toujours l'autre dans ces cas là et ce simple (mauvais à mes yeux) constat autorise tout, juste pour que celui qui a le beau rôle, celui qui n'est pas en "faute" soit dans son bon droit et reconnu comme "subissant"

/discussion/-cdQ-/Peut-on-encore-draguer-a-notre-e...

Si ça encourage à cela un psy non ouvert et dans la norme ? Alors berk ! A moins que ce ne soit justement pour que chacun-e remette de l'ordre dans ses pensées et poursuivre une vie sans animosité et sans les conséquences de celles-ci.

Avoir un bon vocabulaire pour exprimer au mieux, je suis la première à l'encourager. Mais tout dépend pour exprimer quoi. Dire "je suis mal avec la situation de notre séparation (ou divorce)" est simple et n'implique pas que quelqu'un soit bon ou mauvais. Je te souhaite @Minora que tu es pu exprimer à tes enfants d'une façon juste, non jugeant, non culpabilisante. Ce n'est jamais facile, mais tout doit pouvoir se dire. Et puis, laisser aux enfants l'opportunité de les écouter et sans prendre la défense de l'autre parent (le fautif ?) indiquer que ça ne les incombent pas de décortiquer les "responsabilités" ou alors, admettre les siennes et les exprimer également. Et s'il n'y a pas de "responsabilités" tangibles, dire que c'est ainsi et que la vie n'est pas toujours aussi idéale que l'on ne voudrait.

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