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Des limites ingérables

Bases
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(compte clôturé)

le samedi 03 décembre 2016 à 15h26

Pour une vision des débuts : /discussion/-bnO-/Une-belle-histoire/

Sinon, je résume ;)
Je suis mariée depuis 15 ans et avec mon mari depuis 22. Peu de disputes, pas de jalousie.
PA théorique depuis toujours (je ne connaissais pas le mot, mais j'ai toujours dit que j'aimais ce genre de philosophie au fil de films ou de lectures et nous avons déjà été confrontés mon mari et moi à ce genre de situation, certes de manière bien moins forte au fil de notre histoire commune), mon mari n'a pas été surpris de mon aveu de ce que j'étais tombée amoureuse de son meilleur ami.
Cet amour est très bien accepté, c'est même mon mari qui dans nos discussions a mis les mots sur la situation là où moi je tournais autour du pot (tout en sachant très bien en mon for intérieur de quoi il retournait). Les sentiments ne posent pas de souci.
Question charnel, c'est autre chose.

De fil en aiguille et de jeu en jeu (je résume beaucoup), mon mari a accepté que mon lutin et moi nous embrassions, nous mettions torse nu l'un contre l'autre, nous étreignions. Nos sms ne posent aucun souci. Déjeuner tous les deux ne pose pas souci. Passer du temps tous les deux chez moi ne pose pas souci.
En revanche, nous laisser faire l'amour pose souci.

Je respecte ces règles et mon lutin aussi, lequel ne me met pas la pression pour qu'on les outrepasse, alors que c'est pas l'envie qui manque.
Il comprend même qu'il ait ces limites, son pote.
Moi, c'est plus compliqué ...

Je me sens dans la peau d'une collégienne qui n'a pas le droit de grandir.
Et sous couvert de transparence et de respect, mon corps lui appartient plus que jamais. Ca tu peux, ça tu peux pas, ça il peut, ça non, etc.

On en a discuté, bien sûr.
Il a conscience que ce qu'il impose est rude (il dit "ringard") mais se sent incapable de me dire oui.
Je lui ai expliqué que les débuts du PA ressemblent souvent à ça : des règles invivables ou compliquées le temps que tout le monde trouve ses repères.
Mais il est très clair : c'est non pour le sexe à 2.

Du coup, les deux collégiens qu'on est mon lutin et moi se lassent. On s'aime. Fort. On se le dit. Mais quand on se voit tous les deux, on finit par éviter les baisers pour pas déraper.

Cette situation dure depuis 6 mois maintenant. Au début, ça m'allait. Ca devient difficile.

La perversion du truc, c'est que si je craque, je vais trouver ça très injuste pour mon mari qui en accepte déjà tant ...
Alors que si j'avais basculé dans l'adultère, je serais juste une infidèle tout banale, et ce serait "si simple".

Je sais : patience, discussion ...
Mais je crois qu'il n'y aura plus d'évolution.
Pour mon mari, ce qui arrive, c'est déjà bien.
Et c'est pas faux.
Sauf que j'ai pas 14 ans.
Sauf que j'ai pas envie que mon mari dispose de mon corps plus dans le PA que si j'étais infidèle. Je trouve ça absurde !!

A vos plumes, pour ceux que ça inspirera.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Profil

gdf

le samedi 03 décembre 2016 à 19h22

Hello,
Dans un monde idéal, ton mari ne devrait pas dire "tu ne peux pas faire l'amour avec lui" mais "ça me rendrait triste que tu fasses l'amour avec lui", voire "ça me rendrait triste de savoir que tu fais l'amour avec lui".
De ton côté, ça te rend triste de ne pas pouvoir le faire ET ça te met en colère que ton mari te l'interdise, ce qui est encore pire.
On va pas compter les points de qui est le plus triste des deux. Peut être est-il plus simple de déplacer la conversation. Est il envisageable qu'il passe de "tu ne peux pas" à "je ne veux pas savoir" ?

S'il ne veut pas, tu peux
- le faire sans son autorisation et sans lui dire. Pas recommandé, c'est la solution de facilité, mais c'est difficilement pardonnable
- le faire sans son autorisation, mais en lui disant "j'entends que c'est une limite qui te dérange, mais j'ai besoin de liberté, ce que je fais quand je suis avec lui je te concerne pas" et tu prends le risque qu'il te le reproche
- ne pas le faire du tout, et tu prends le risque de ressasser cette interdiction et de lui reprocher

Comme d'habitude, pas de solution miracle, c'est ton choix.
Je te recommande de lui dire "je fais ce que je veux", et de ne pas lui dire quand ça arrive. Et bien sûr de prendre soin de lui, pour qu'il n'ait pas l'impression d'être délaissé.

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(compte clôturé)

le samedi 03 décembre 2016 à 19h47

Bonsoir,
Et merci de cette réponse pleine de bon sens.
J'ai mal choisi mes mots. C'est parce qu'il dit que ça le rendrait triste que je considère qu'il me l'interdit, parce que je fais passer le respect que j'ai de ses sentiments avant mon plaisir à moi.
Il dit qu'il n'a pas envie d'être privé lui de ces moments là, de ces moments où je prends du plaisir. Je lui ai expliqué que ça ne lui enlève rien à lui, voire que ça ajoute mais il trouve ce raisonnement absurde et me soutient que ce temps que je passerai avec lui, il ne l'aurait pas lui, et que donc il en serait privé. Comme si j'avais un capital sexe qui serait entamé par les fois que je passe avec mon lutin. Alors qu'il entend très bien que mon coeur se partage ...

gdf
- le faire sans son autorisation et sans lui dire. Pas recommandé, c'est la solution de facilité, mais c'est difficilement pardonnable

C'est précisément ce que j'ai toujours évité ...
Je ne suis en outre pas certaine d'être capable de profiter du moment, et je suis quasi certaine d'être incapable ensuite d'assumer. Je n'aurai aucun "sas de décompression" (un moment seule pour "encaisser"). Mon mari n'est jamais en déplacement, on est toujours ensemble ou presque, etc.

gdf
- le faire sans son autorisation, mais en lui disant "j'entends que c'est une limite qui te dérange, mais j'ai besoin de liberté, ce que je fais quand je suis avec lui ne te concerne pas" et tu prends le risque qu'il te le reproche

J'y pense. Mais je sais que ce serait un moment TRES difficile dans notre couple et qu'il me trouverait injuste.

gdf
- ne pas le faire du tout, et tu prends le risque de ressasser cette interdiction et de lui reprocher.

C'est ce qui se passe en ce moment. J'ai peur aussi de rater un moment de ma vie. J'aime cet homme. Je n'ai pas de boule de cristal, je ne sais pas de quoi notre avenir est fait. Si notre histoire s'arrête demain, sans que nous ayons pu nous aimer juste tous les deux, je le regretterai, je le sais.

Reste le "une fois et c'est tout", mais je ne suis pas un bisounours. Je sais bien que c'est faux.

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(compte clôturé)

le samedi 03 décembre 2016 à 19h55

J'ajoute que la solution 2 est d'autant plus problématique que je suis amoureuse du meilleur ami de mon mari.
Mon lutin ne sera pas d'accord pour mettre son ami (mon mari donc) face au mur. Un choix envisageable dans un couple (lui dire "je t'ai entendu, mais je vais le faire quand meme") ne peut pas l'être en amitié, je crois. Il aura la crainte de donner à son ami l'impression qu'il va lui voler sa femme. Et je vais donc mettre mon lutin dans une situation invivable.

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Profil

homme_partit

le samedi 03 décembre 2016 à 20h12

Bonsoir.

Dans cette situation, ton mari doit composer avec la femme qu'il aime et son meilleur ami, ce qui fait beaucoup.
Tu avoues volontiers que ton mari a accepté beaucoup, alors pourquoi en vouloir davantage est à se demander.
Ton homme ne dispose pas de ton corps, il t'indique seulement ses limites.
Vouloir les transgresser est le risque se sentir trahi par deux personnes qu'il affectionne.

La recherche de repère est difficile, surtout avec son meilleur ami qui a une relation avec toi. Cet ami n'est plus neutre, enlevant un confident de son entourage.

Il faut également prendre en compte le décalage temporel dans ce genre de situation, c'est à dire que ton impatience pourrait se traduire par un excès de vitesse pour lui.

Déplacer la conversation de "tu ne peux pas" à "je ne veux pas savoir" ressemblerai à une perte de contrôle mélée à une perte de transparence.

gdf
Je te recommande de lui dire "je fais ce que je veux", et de ne pas lui dire quand ça arrive. Et bien sûr de prendre soin de lui, pour qu'il n'ait pas l'impression d'être délaissé.

Ce serait jouer avec le feu tout de même. Cela invaliderai les limites posées suite à un dialogue jusqu'à présent constructif tout en engendrant un déficit dans la communication.

L'idée serait plutôt de parvenir à le rassurer et comprendre ses peurs tout en vous donnant du temps à deux.

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Profil

bonheur

le samedi 03 décembre 2016 à 20h22

Personnellement, j'adore l'amour version collège. Faire le choix de l'honnêteté c'est aussi faire le choix de l'acceptation de limites. La valeur des limites d'autrui est à considérer avec conscience...

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Profil

TrioBulle

le samedi 03 décembre 2016 à 22h14

C'est compliqué... Je trouve que c'est un peu comme la phrase : la liberté des uns s'arrête où commence celle des autres.

J'ai eu le même soucis et j'ai eu du mal à expliquer à mon mari que ok, il n'était pas prêt à me laisser voir seule mon "lutin", mais moi j'étais malheureuse de ne pas pouvoir le voir seule. Comment fait-on ?

Je fois avoir une certaine persuasion puisqu'il m'a laissée le voir et que finalement il n'en est que plus heureux !

Bon courage Enora pour arriver à cette phase.

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Profil

bouquetfleuri

le samedi 03 décembre 2016 à 22h45

Les limites comme les contrats sont toujours l'expression d'un rapport de forces. Dans le meilleur des cas, tout le monde est satisfait équitablement, sauf que cela arrive si rarement que la question se pose de l'intérêt de la chose.
Je dis là qu'en théorie, tout le monde peut y arriver à un moment donné, à la faveur d'une communion, mais que les limites et les contrats deviennent vite caduques quand la relation évolue. Et il n'y a guère que dans l'absence de contrat que peut se nouer un dialogue réel sur les attentes, les besoins de l'autre et son entité. Cela est moins confortable, c'est sûr...

Sortir du rapport de force, c'est sortir de cette logique dans laquelle ton mari juge que "ce qui t'arrive, c'est déjà bien", comme une sorte de charité sentimentale et amoureuse, jolie certes et pleine de chaleur, mais charité tout de même. C'est également sortir de l'intégration de cette logique par laquelle tu lui donnes raison, "c'est pas faux".
Parce que tout de même et tu le dis bien, c'est lui qui dispose de ton corps.

Et si en retour, tu lui imposais d'accepter que ce soit toi qui disposes de ton corps ?
Vous resteriez tout aussi honnêtes

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(compte clôturé)

le samedi 03 décembre 2016 à 23h18


Et si en retour, tu lui imposais d'accepter que ce soit toi qui disposes de ton corps ?
Vous resteriez tout aussi honnêtes

Je n'ai pas compris, je crois, ce que tu veux dire.

Merci triobulle de ton message.
Merci homme partit de ton avis. TOUT est enrichissant et aide à réfléchir.
Et bonheur aussi ... même si moi, l'adolescence ... bof !!

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Profil

bouquetfleuri

le dimanche 04 décembre 2016 à 00h08

Vous êtes dans une configuration où vous acceptez honnêtement que l'un des deux impose quelque chose à l'autre, et qui est ingérable. Inversez les rôles...

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Profil

gdf

le dimanche 04 décembre 2016 à 09h06

enora
[Option 2]
J'y pense. Mais je sais que ce serait un moment TRES difficile dans notre couple et qu'il me trouverait injuste.

[Option 3]
C'est ce qui se passe en ce moment. J'ai peur aussi de rater un moment de ma vie.

Selon la façon dont tu poses la question, tu vas pencher d'un côté ou de l'autre.
Je pense qu'il vaut mieux avoir des remords (d'avoir fait quelque chose) que des regrets (de ne pas l'avoir fait).

C'est une question personnelle de rapport au risque. C'est aussi une volonté d'aller de l'avant. Quand il manque quelque chose, on ne voit que ça, et on ne peut pas (on a l'impression qu'on ne peut pas) avancer avec ce manque.
Quand on a une blessure, on peut la cicatriser.
Ça ne veut pas dire qu'il faille toujours avancer, sans prendre en compte les blessures qu'on inflige aux autres. Juste, en cas de statu quo ingérable, préférer l'action à l'inaction.

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Profil

bonheur

le dimanche 04 décembre 2016 à 10h22

Dans le terme limite, il y a en effet "restriction". Savoir si c'est une restriction morale ou si c'est une restriction du type "je ne peux pas vivre cela". Je pense qu'il faut différencié les deux. Dans le cas d'Enora, enfin son mari, je suppose que c'est la seconde option. C'est l'aveu d'une impossibilité, d'une incapacité (et non d'une peur directe, je pense). Evidemment, trouver la raison serait opportun, et ceci pour tout le monde. En attendant, pour la personne qui le ressent, l'inacceptable, l'invivable, reste ainsi et est plus de l'ordre du ressenti que de l'ordre de vouloir régir la vie de l'autre.

Il faut trouver un équilibre. Aussi je rejoins qu'un accord, quand il est bien vécu par les deux, ne vaut que le fait que l'on est abordé le sujet. C'est déjà beaucoup. Nous infligeons tous des blessures et nous en recevons. D'ailleurs, je pense que si Enora, qui ressent cette contrainte comme une blessure, ne franchi pas le pas pourtant tellement désiré afin de ne pas infligé à son tour une blessure. Cela prouve qu'elle respecte autrui et c'est bien.

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Profil

bonheur

le dimanche 04 décembre 2016 à 10h38

Pour ce côté "ado" que j'ai, peut être est-il explicable par un vécu durant ma période de construction (enfance, adolescence). Ayant toujours été une personne de contacts (très très tactile) et de ressentis (hyperémotive), j'ai très tôt reconnu le sentiment amoureux.

J'étais encore au collège lorsque j'ai passé ma vraie première nuit d'amour... sans sexe du tout (alors que un peu plus âgé, je suppose qu'il y aurait eu possibilité). Cette nuit là restera gravée à jamais en moi, beaucoup plus que le jour où j'ai senti pour la première fois, l'introduction d'un sexe masculin en moi, quelques années plus tard (lycée).

Ma première nuit d'amour était avec un homme que j'aimais, ça c'est trouvé comme ça et c'était merveilleux. La première expérience sexuelle avec un homme suffisamment proche mais pas trop, très mature (un adulte) et surtout c'était choisi et prémédité. Fallait que ça se fasse un jour et c'était le bon moment et la bonne personne (très bonne expérience et sans sentiment, ce qu'il me fallait). Un étape indispensable à franchir dans ma vie sexuelle en partage avec un homme. Il aurait été hors de question que je mélange sexe "douloureux" et sentiment pour cette première fois.

D'autres ici ont peut être un vécu proche ou similaire. Faire l'amour sans sexe, c'est merveilleux également. Cela n'indique pas que l'on soit incapable de partager un amour sexué avec fougue et entrain. Juste c'est différent et la tendresse marque certaines personnes plus que le sexe.

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(compte clôturé)

le dimanche 04 décembre 2016 à 11h16

Bonjour,
pas de conseil, un point de vue.
Vous êtes allés loin, très loin dans la transparence et la "contractualisation". Je suis pas certain que ce soit compatible avec l'amour (par définition libre, donc sans clauses restrictives à rallonge et pénalités en cas de franchissement de caleçon).
Un point qui te rassurera peut-être avec ton mari; pour ma part du jour où mon amoureuse a pu renouer avec un ancien amant, toutes mes angoisses se sont tues, y compris la culpabilité de la freiner; et j'ai regretté une seule chose: de ne pas avoir franchi le cap plus tôt. J'ai même constaté plus tard qu'elle était attirée par un ami et je ne suis pas senti autorisé à lui demander ou exiger quoique ce soit.
Courage pour la suite.

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(compte clôturé)

le dimanche 04 décembre 2016 à 14h51

Bagheera
Bonjour,
pas de conseil, un point de vue.
Vous êtes allés loin, très loin dans la transparence et la "contractualisation". Je suis pas certain que ce soit compatible avec l'amour (par définition libre, donc sans clauses restrictives à rallonge et pénalités en cas de franchissement de caleçon).

A première lecture, j'en conclus que tu penses que ma relation primaire (ou secondaire ?) n'est pas de l'amour.
Je n'ai peut être pas compris ?
Peux tu m'expliquer ?

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(compte clôturé)

le dimanche 04 décembre 2016 à 14h58

bonheur
En attendant, pour la personne qui le ressent, l'inacceptable, l'invivable, reste ainsi et est plus de l'ordre du ressenti que de l'ordre de vouloir régir la vie de l'autre.

C'est exact.
Je lui ai dit qu'il me privait de qqch dont j'avais envie ... et il m'a répondu que ce n'était pas non plus une envie de chocolat :)
Il ne veut pas régir ma vie, mais me dire que, pour lui, c'est invivable.
c'est moi qui le ressent comme une possession de mon corps.

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(compte clôturé)

le dimanche 04 décembre 2016 à 15h07

bouquetfleuri
Vous êtes dans une configuration où vous acceptez honnêtement que l'un des deux impose quelque chose à l'autre, et qui est ingérable. Inversez les rôles...

Comme j'ai dit, imposer l'inverse c'est imposer aussi de mettre en péril leur amitié ...

Mais le raisonnement est logique.

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Profil

Juliejonquille

le dimanche 04 décembre 2016 à 16h07

Je crois que Bagheera veut dire que la contractualisation à l'extrême produit des interdits, qui peut conduire à un enfermement plutôt nuisible au sentiment amoureux, qui apprécie la liberté et la confiance.
Il existe un livre que j'avais bien apprécié sur le sujet : "L'intelligence érotique", ou "Mating in captivity" d'Esther Perel.
Le titre anglais est plus explicite si on le traduit mot à mot : "L'accouplement en captivité".
On peut s'aimer et se faire quand même du mal. C'est loin d'être simple et chaque relation est un numéro d'équilibriste entre épanouissement, sécurité etc... Au sein d'un couple, même avec tout l'amour du monde, il existe des dynamiques... Ca ne remet pas en cause l'amour.

J'ai vécu exactement ta situation, avec un conjoint très monogame et peu intéressé par le changement ou la découverte d'autres horizons. Je l'avais rencontré à 18 ans, il était mon premier amour et après 15 ans de relation fusionnelle, j'avais besoin de découvrir d'autres personnes, avec aussi cette angoisse que la quarantaine approchait et que je n'avais pas vraiment vécu. Notre relation de couple était morne et routinière, presque uniquement centrée sur notre enfant.
Je suis passée par une phase adultère, puis j'ai tout cessé, essayé de négocier en vain, puis tout révélé (pas très intelligent, je sais). Résultat, nous sommes séparés mais toujours très proches au point de partager encore presque tous nos repas et notre temps libre. Je trouve que nous sommes plus épanouis et pleinement nous-mêmes. La distance a permis le retour du respect et du dialogue. La vie qu'il souhaitait m'imposer n'était pas possible pour moi, la vie que je souhaitais lui imposer n'était pas possible pour lui, nous avons trouvé un arrangement où nos deux vies peuvent se côtoyer.
Je ne regrette pas le passé et lui non plus. Je me connais mille fois mieux qu'il y a 3 ans, j'ai mûri et l'expérience du polyamour a fait exploser pas mal d'illusions que j'avais sur la vie, sur moi-même.

Après, chaque expérience est unique.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Profil

bonheur

le dimanche 04 décembre 2016 à 16h19

Attention, quand l'éloignement permet à certain d'y voir clair, il faut tenir compte que pour d'autre c'est nuisible. Je fais partie de ces personnes. Si on s'éloigne de moi, on me quitte, on me fait ses adieux et je n'y reviens jamais.

Je n'indique pas cela pour contredire le témoignage de Juliejonquille (puisqu'au fond il n'y a pas eu éloignement, mais plutôt une redécouverte), mais pour indiquer que ce n'est pas nécessairement une solution. Je dirai plutôt que c'est une arme à double tranchant, d'autant que ça peut revenir à tout moment frapper en pleine figure.

Ce qui convient à certain-e-s, est destructeur pour d'autres. Prendre une décision a à mon sens un caractère définitif à s'y tenir (ou alors la décision a été mal prise)

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Bagheera_ (invité)

le dimanche 04 décembre 2016 à 18h24

@Juliejonquille
C'était ce que je voulais dire exactement

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