Polyamour.info



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"ma première amie c'est moi-même"

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lutevain

le vendredi 10 avril 2009 à 11h30

On peut être totalement comblé et avoir besoin de ce polyamour… c'est exactement ce qui nous arrive à Joëlle et à moi-même, puisque comme je l'indique dans ma présentation notre rencontre a été merveilleuse sur tous les plans avant de nous découvrir polyamoureux en puissance (ou en désir, comme l'on voudra) après 4 mois d'une relation pleinement satisfaisante. C'est simplement une dimension supplémentaire qui nous est donnée, mais je ne pense pas qu'on puisse parler de manque…

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LuLutine

le vendredi 10 avril 2009 à 11h33

Oui il y a cela aussi...l'hypothèse comme quoi si on est totalement comblé, on n'ira pas "chercher ailleurs" (ou qu'on ne doit pas le faire ? - pression sociale quand tu nous tiens...)...alors que cette démarche peut résulter d'un simple désir et non d'un manque, comme tu le soulignes lutevain !

C'est Françoise Simpère qui explique qu'elle aime "par désir et non par manque"...

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Eric

le vendredi 10 avril 2009 à 12h32

Tout comme Lutevain, je ne vis pas le polyamour comme une manière de combler des besoins insatisfaits : je suis parfaitement comblé et épanoui par ma relation avec Samantha, et c'est justement la force de cet amour qui nous donne envie d'élever notre relation à un niveau supérieur. Nous ne sommes pas en "recherche ailleurs", nous sommes simplement "ouverts" à de nouveaux partages et à la possibilité de nouveaux sentiments, un peu parce que nous pensons que c'est un idéal pour nous : plus d'amour, plus de bonheur. Mais "plus" ne veut pas dire "mieux" ni "à la place"... C'est juste "en plus" !

L'arrivée d'une nouvelle amoureuse dans ma vie ne remettra pas en cause pas le fait que mon sentiment amoureux d'aujourd'hui est bien réel, qu'il est fort, et qu'il me procure joie et plaisir (ainsi que quelques conflits à l'occasion évidemment, comme tout le monde).

Si je devais rencontrer un nouvel ami avec lequel je serai en totale osmose, je ne pense pas que ça me fasse oublier tous mes autres amis, au contraire j'aurai plutôt tendance à avoir envie de leur leur présenter à tous pour partager cette bonne rencontre.

Le fait d'avoir un nouvel enfant qui me rendra totalement fier et qui me comblera en tant que père ne m'en fera pas oublier l'amour pour mon premier enfant et le bonheur que celui-ci m'apporte également.

N'est-ce pas comme cela que les anglosaxons présentent le polyamour au travers de l'éthique polyamoureuse ?

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clown.et.lapin

le vendredi 10 avril 2009 à 12h40

100% d'accord avec Lulutine, et, moi, je suis marié depuis plus de 30 ans, dans un couple heureux. Mais j'ai le désir, pas le manque, d'autres rencontres affectives, amoureuses, pourquoi pas sensuelles... ouvert donc, pas par manque, par désir, oui

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(compte clôturé)

le vendredi 10 avril 2009 à 13h30

"Peut-être qu'ils le disent, mais cette affirmation prend quand même pour hypothèse le fait qu'on puisse être totalement comblé par quelqu'un...ce qui est loin d'être évident.
Et ces gens sont sans doute persuadés au fond d'eux que ça peut ne jamais arriver, puisqu'ils pratiquent le polyamour.

Justement, il s'agit de gens qui semblent prendre la chose par l'autre bout de la lorgnette... polyamour faute de "mieux", plutôt qu'autre chose. Donc plus vers une polygamie?...
Comme par dépit, mais à chaque fois un espoir de cadrer mieux avec la morale, l'entourage, la société. Moments de lassitude peut-être, comme une envie de baisser les bras?

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LuLutine

le vendredi 10 avril 2009 à 14h00

Est-ce que ce ne sont pas - pour certains - des gens qui ont du mal à assumer le fait d'être poly ? Un peu comme un homo qui dirait "en fait, je suis bi..." comme pour minimiser un peu les choses ?

Ca rejoint ce que tu évoques : cadrer avec la morale et la société. Peur d'être montré du doigt ?

En effet pour assumer une démarche poly à 100%, il faut être bien accroché...alors que si tu laisses entendre que c'est "pour le moment, faute de mieux" (quitte même, pour certains, à se mentir aussi à soi-même), ton entourage peut se dire que ça te passera, et que ce n'est pas grave parce que du coup ce ne sont pas de "vraies" amours, juste des aventures...

J'essaye de préciser cette idée :

Dans notre société, je crois qu'avouer avoir beaucoup d'aventures passe mieux que de dire "je suis poly". Celui qui a beaucoup d'aventures, c'est un Dom Juan (pour les femmes le terme utilisé est souvent plus péjoratif...). Après, on aime ou on n'aime pas, on juge ou on ne juge pas, mais je crois que quelque part, dans notre inconscient collectif, il est assez communément admis que ces personnes existent et sont "normales".
Par contre quand tu commences à expliquer que tu es poly, là c'est une autre paire de manches...tu as parfois l'impression qu'on te prend pour un(e) extraterrestre...(c'est mon impression mais du coup il est probable que d'autres aient le même vécu).

Alors pour un poly qui a peur des conséquences de sa déclaration, est-ce que ça ne peut pas être un moyen de risquer moins de désapprobation de la part de son entourage ?
Et pour être cohérent (et limiter les risques), il (elle) aura sans doute le même discours face à Pierre (qui est mono) et à Paul (qui est poly), même s'il sait qu'il ne risque pas la désapprobation de Paul, bien au contraire.

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Siestacorta

le vendredi 10 avril 2009 à 14h21

"Je me demande si l'autonomie affective, sans être ermite, ne revient pas à avoir suffisamment d'amis (ou d'amours au sens poly, ou amours plurielles) pour ne pas dépendre de l'un(e) en particulier."

Il y a de ça, mais avec un ajout pour moi : l'effet de flou que me donne l'identité PA, l'image qu'ont mes amis de moi, leur fait comprendre mon indépendance.

Curieusement, mon goût pour la solitude est pour beaucoup pour mon choix polyamoureux. Parce que "mon" PA instaure une distance "concrète" dans les relations, la partenaire sait que je ne suis pas là tout le temps.

Et bien sûr, le résultat, c'est que finalement je suis un peu entre l'une et l'autre, avec beaucoup de mal pour être aussi souvent seul que j'aimerais...

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oO0

le vendredi 10 avril 2009 à 16h13

...

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 10 avril 2009 à 16h38

Toutes ces propositions me laissent pensive, c'est très riche, très multiface, ça ouvre aussi la dimension du temps; celui qu'on se laisse pour évoluer et aux autres... pour s'habituer au fait que chacun a son propre paysage, mais qu'il peut en plus évoluer, sembler régresser, ménager les uns et les autres.

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Sorelle

le vendredi 10 avril 2009 à 16h59

Et comme le Désir vient de la Conscience du manque,
je veux bien qu'on m'explique comment on peut aimer
par désir et non par manque puisque c'est le manque
qui fait naître le Désir ?
Et comment le désir d'un "plus" alors que l'on se défini
comme "heureux de ce que l'on a " , si ce n'est point
un manque, c'est une insatiabilité alors ?

L'on peut être content de ce que le Présent nous offre,
et là, il est évident que la notion de manque n'existe plus
puisque la notion de désir est absente.

Et quelle merveille que l'objet de mon Désir me mette en
mouvement par compensation de mon manque d’être.
Car n'est ce pas toujours Désir de s'unifier ou d'Unité ?
Et c'est en cela que le désir de fusionner avec l’autre,
l'autre étant différent, il est démontré par là que la fusion
n'est pas possible, pas avec un autre que soi-même.

Conclusion : Ce manque qui fait naître le Désir, nous permet
de vivre Consciemment notre existence par Conscience du
manque ( de l'autre en un premier temps) et en un deuxième
temps au manque de Soi (Être)
Je pense que c'est par Conscience de Celui qui désire que
Françoise Simpère dit qu'elle aime "par désir et non par manque"...
Il faut reformuler car ça sonne bien mais c'est pas ça.

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(compte clôturé)

le vendredi 10 avril 2009 à 17h14

Je crois que le référentiel de vocabulaire n'est pas le même entre les ddivers intervenants ici.
Qui entend quoi par manque, désir, fusion, ?

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clown.et.lapin

le vendredi 10 avril 2009 à 17h15

je suis d'accord avec Clem, ca sent la Tour de Babel ici !

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claude (invité)

le vendredi 10 avril 2009 à 19h13

ça veut dire quoi "sentir la tour de Babel" ?

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clown.et.lapin

le vendredi 10 avril 2009 à 19h14

ca veut dire que chacun parle dans sa langue et que tout devient incompréhensible (allusion à un épisode de la Bible)

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(compte clôturé)

le vendredi 10 avril 2009 à 20h06

Pour en revenir à la discussion (utilisant le référentiel le plus commun ici, je crois?), quand des gens cherchent un polyamour où tous les partenaires s'aiment d'amour égal, c'est une autre manière de vouloir éviter la réalité. Si cette configuration existe, elle est aussi intéressante et difficile à vivre que n'importe quel polyamour.Mais c'est un idéal... et le fruit du hasard.
Mono, poly... c'est pas un jeu d'opérations immobilières, si j'ose dire. Le plus gros morceau, parce qu'il doit sans cesse se régénérer, c'est la capacité d'ouverture à ce qui va, ou qui va croiser notre route. On est toujours capable de s'inventer des petites boìtes où caser des doses d'amour de réserve en cas de coup dur, si on craint cet aspect des choses. Dans ce sens, devenir le meilleur ami, la meilleure amie, amant, amante, amour de soi-même, ça fait une sacrée différence de perspective: Je le redis: la vie c'est risqué. Des fois on se sent fort, des fois moins.

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Interpelée (invité)

le vendredi 10 avril 2009 à 20h07

Pour répondre un peu à Sorelle et à cette question de désir qui vient du manque, et de "recherche" du polyamour : personnellement, je n'ai pas "cherché" le polyamour, je suis juste tombée amoureuse de quelqu'un d'autre que mon amoureux, puis d'encore quelqu'un d'autre...et je ne crois pas que cela est venu de manques ou de désirs, mais simplement de rencontre à des moments propices...Pour moi cela s'est fait presque inconsciemment...
Après, pour les personnes qui veulent vivre de façon polyamoureuse, mais n'ont pour l'instant qu'un seul partenaire, à mon avis, il n'y a rien à voir avec le manque, mais plutôt avec l'envie de s'extraire de quelque chose d'imposé, d'inventer plus librement son couple, et de se laisser toutes les portes ouvertes à une vie généreuse...

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Sorelle

le vendredi 10 avril 2009 à 20h11

Prenez le dictionnaire clown et lapin et lisez
la définition du mot " désir ".. Afin que justement il
n'y ait point de confusion possible et que ne s'installe
pas une tour de Babel si facile à éviter.
Si j'ai utilisé un "plus", ce n'était pas en référence au
message de Éric que j'ai trouvé on ne peut plus
"Polyamour". L' Ouverture à l' autre est présente et
sincère.
Et c'est ma façon de fonctionner polyamoureusement.
Et c'est la façon de fonctionner de beaucoup d'entre nous.

Mon message vient en réponse à l'intervention de Lulutine
qui cite Françoise et qui m'a interpellé par le jeu de mots
"désir-manque" et que je trouve "pas juste". J'ai le droit ?
Personne a été agressé il me semble.
Pour moi, le manque qui fait naître le Désir est vital et non pris
de façon péjorative.
C'est très important pour moi de comprendre ce qu'est le Désir
et comment ça fonctionne.
Je suis comme ça.

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Sorelle

le vendredi 10 avril 2009 à 21h02

Mais Interpelée , ce désir de s'extraire, de réinventer etc.
n'est- il pas né du manque d' Être... Autonome (pour ce
qui est de ce quelque chose d'imposé) ou par manque de
Liberté ( pour ce qui est de réinventer un couple) etc.

Pour le début de votre message, je suis devenue
polyamoureuse de la même manière que vous.
Comme ça... Naturellement.

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LuLutine

le vendredi 10 avril 2009 à 21h43

Je pense que la distinction entre "manque" et "désir" dans la phrase de Françoise (je l'ai citée de mémoire, mais il me semble que c'est bien cette phrase) est la suivante : le manque y est pris dans un sens négatif : "je manque de quelque chose, cela m'empêche d'être heureux" ; et non pas dans le sens "manque qui crée du désir" (qui semble être quelque chose de plutôt positif si j'ai bien compris ?).

En gros elle n'a pas besoin des autres, elle peut vivre sans, mais c'est un plaisir (comme dit plus haut..) de construire des relations avec eux.

En tout cas, c'est comme cela que je l'ai compris, dans le contexte où je l'ai lu (je crois que c'était dans "Aimer plusieurs hommes" mais je ne saurais l'affirmer).
Cela étant dit, si jamais elle passe par ici, je pense que Françoise pourra mieux expliquer que moi ce qu'elle voulait dire (je ne suis pas dans sa tête).

J'ai l'impression toutefois que sa formulation (si c'est bien celle que j'ai évoquée) se veut suffisamment claire pour être comprise par le plus grand nombre, par la population "moyenne". Et c'est bien le but de ses écrits.

Enfin pour en rajouter une couche, moi aussi je suis devenue poly parce que je me suis rendue compte que j'avais des sentiments amoureux (différents certes mais d'égale intensité) pour plus d'un homme... ;-)
Je pense qu'un certain nombre d'entre nous sont dans ce cas.

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clown.et.lapin

le vendredi 10 avril 2009 à 23h12

je suis une fois de plus 100% d'accord avec Lulutine et Clem sur manque - désir... mais je n'agresse personne !

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