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Le polyamour : j'ai testé, mais je n'y suis pas arrivée...

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HeavenlyCreature

le vendredi 19 octobre 2018 à 22h52

He ho, les gars c'est pas tellement le propos ou alors c'est moi qui n'aie pas saisi votre private joke. Je ne pense pas m'être décrite comme la pauvre victime d'un homme macho, et si j'ai bien compris, artichaut qui souligne la question des stéréotypes de genre est lui même un homme, non? Cela dit, cette idée n'est pas complètement stupide dans mon cas puisque mon copain était effectivement très porté sur des comportements supposément "masculins" : paraître fort, viril, détaché... Je suis moi même rentrée consciemment dans ce petit manège en jouant "la groupie du pianiste" et un peu les "faire-valoir" aussi, M. appréciant se montrer je cite "en compagnie de jolies filles" .. Comme je disais, y a pas de bourreau ni ne victime, on joue un scénario qu'on a besoin de jouer en réaction à notre parcours de vie. Y a juste un moment où, me sentant amoureuse et croyant en la réciprocité du truc, j'ai voulu dépasser ce scénario, pcq je voulais être dans une relation plus vraie, plus juste pour l'un comme pour l'autre. Et on a pas su passer ce cap là, dommage... Merci en tous cas artichaut pour cette histoire d'empathie, c'est avant tout une question de tempérament (ou de moment dans la vie) qui est en jeu ici.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Siestacorta

le samedi 20 octobre 2018 à 00h05

heavenly : ce sont des échanges méta, des débats d'idées un peu braqués qui parasitent effectivement des histoires persos.

Histoire de compenser, je vais revenir à un moment de ce fil où il s'agissait de dire si c'était une bonne chose ou non de faire des concessions.

Ben... je sais pas ce que voulait dire ton ex dans la fierté qu'il a eu a pas s'être forcé. Dans ce qu'il a dit et ce que tu as entendu, il ya sans doute aussi du sous-texte sur la place que vous donniez à la relation, donc c'est vraisemblablement pas seulement cette histoire de répondre aux textos.
Ca sent un peu le mec qui prend pas en charge la relation, comme dit plus haut. Et je le dis avec d'autant plus de sérieux que je peux être moi-même assez nul dans cette discipline.

Mais en dehors de ça, se forcer, à la base, ça donne pas du bon. Je suis contre les concessions, mais pour la recherche de compromis. C'est à dire, la concession, c'est contraire à ce qu'on voulait au départ. Le compromis, c'est avoir ce qu'on veut (ou ne pas faire ce qu'on ne veut pas) mais en trouvant le moyen de donner à l'autre ce qu'il veut aussi. C'est pas toujours évident, mais c'est faisable.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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artichaut

le samedi 20 octobre 2018 à 00h31

…bah, il y aura tjs des réfractaires dès qu'on porte une analyse un tant soit peu sociologique…

et oui, pourtant, on est pétri de ce monde qui nous façonne…

pour aller plus loin, l'empathie me semble liée à la confiance-en-soi

la logique serait qu'elles fonctionnent ensemble, et pourtant c'est rarement le cas

quand elles se rejoignent ça donne quelque chose de beau, comme la compersion

d'ailleurs, travailler son empathie (pour les uns) et travailler la confiance-en-soi (pour les autres) me semble d'ailleurs +positif que de dire "travailler sur la jalousie" (qui a tout de suite un air +rébarbatif)

.
perso, la confiance-en-soi m'a été (socialement) donné, quand à l'empathie, j'ai du la conquérir (ou pour être +précis, on m'a aidé à la conquérir)
y'en a d'autres c'est le contraire…

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bidibidibidi

le lundi 22 octobre 2018 à 13h43

HeavenlyCreature
Pourquoi "l'acceptation" ce serait mieux que de se "forcer"?

Est ce que tu préfères être dans un couple ou chacun accepte l'autre tel qu'il est ou dans un couple ou chacun force l'autre à être tel qu'il veut qu'il soit ?

La principale différence entre l'acceptation et se forcer, c'est la démarche mentale. Accepter, c'est faire une démarche mentale au moment de l'acceptation, mais après, tu n'as plus de démarche mentale à faire : Une fois que tu as accepté l'autre, le comportement ne te pose plus problème.
Inversement, se forcer demande une démarche mentale constante : La personne qui se force va devoir se forcer toute sa vie, parce qu'on ne peut pas facilement changer en profondeur. C'est hyper stressant.

Pour prendre un exemple : Ma copine est bordélique. Quand je rentre après un weekend à l'extérieur, je sais que l'appart va être dans un chaos total (et je ne sais pas comment elle est capable de mettre une telle misère dans un appart en un temps aussi court). Quand j'arrive, je commence à ranger tout plein de choses, je lui demande de ranger les "tas" les plus évidents, je grommelle un peu, mais toujours avec le sourire. Je suis dans l'acceptation.
Elle, elle n'aime pas (elle a un peu le syndrome de la parfaite fée du logis, et son bordel la dérange, fondamentalement). Donc elle essaye de ranger, elle se force. Mais en vrai, elle n'y arrive pas vraiment. Parce qu'on ne peut pas changer sa nature, et que sa nature à elle c'est d'être bordélique. Alors, je salue ses efforts, mais au final, je m'en moque, car j'ai fait le travail d'acceptation.

Autre exemple : Je ne suis pas assez mot. On a eu une crise à un moment où elle m'a demandé de lui envoyer des mots doux spontanés. Ce qui est hilarant quand on y pense, je devais me forcer à être spontané. Je suis pas rentré dans la mascarade, je lui ai directement dit non, que ça ne marche pas comme ça. Depuis, je lui envoie plus souvent des mots (parce que c'est pas parce que j'ai refusé de me forcer que je ne l'ai pas écoutée). Et quand je lui envoie pas assez de mots, elle me demande directement : "Tu m'aimes ?", et je réponds "Je t'aime". Elle a accepté mon manque de mots et s'y est adaptée. Et moi, je l'ai quand même écoutée, mais sans me forcer. Au final, le juste milieu atteint a l'air de lui convenir. Et, au passage, on tire le maximum de ma capacité à envoyer des mots doux :-)

Alors, bien évidemment, là, je ne parle pas de cas d'incompatibilité totale ou l'acceptation n'est pas possible du tout. Quand l'acceptation maximale d'un partenaire ne permet pas d'accepter l'autre tel qu'il est, alors, malheureusement, la séparation est souvent la seule issue possible. Je ne crois pas en l'amour qui résout tous les problèmes, je crois qu'un minimum de compatibilité est nécessaire.

PS : Je précise que quand je dis qu'on ne peut pas changer en profondeur, c'est parce que ce n'est pas un acte qu'on peut imposer à l'autre. Et, même si notre partenaire a le désir de changer, c'est un long chemin. Donc, si c'est vraiment un cas d'incompatibilité dans le couple, je pense que j'éviterai de m'engager plus avant, c'est trop aléatoire d'espérer un changement profond de l'autre comme condition sine qua non de la survie du couple.
PPS : Je préfère éviter de rentrer dans les débats sur le genre des comportements. Principalement parce que ça n'aide pas. Dire d'untel qu'il est genré, en plus d'être plutôt évident, ça ne change pas le problème, et donc sa résolution (ça fait juste que rejeter la faute sur l'autre, ce qui me paraît être assez peu constructif).

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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artichaut

le lundi 22 octobre 2018 à 15h22

Ce que tu écris me semble assez simpliste et binaire. Ça vise le zéro charge mentale et le moindre effort.

Moi ça me semble plus complexe que ça.

Déjà entre Accepter et Se forcer il y a un monde au delà de la binarité.
Ensuite il y a des gens qui "se forcent" (oui je sais, pas toi) par construction sociale. Et que les aider à aller vers un chemin où moins se forcer, ce n'est pas juste en disant "C'est facile, il suffit de ne pas le faire. Regardes moi j'y arrive bien !".

Et puis tout ça me semble assez triste et manquer d'empathie ou je sais pas… d'humanité (à savoir quelque chose de vivant, de non figé dans le temps et dans l'espace, etc).

Si on reprend ton exemple précédent :

bidibidibidi
Tu lui demandes de t'écrire des textos, parce qu'il ne le fait pas.
De là, il peut :
- T'écrire des textos parce que ça lui fait plaisir de te faire plaisir.
- Ne pas t'écrire de textos parce que ça l'ennuie et que ce n'est pas lui.
- T'écrire des textos parce qu'il se "force".

On pourrait dire (et j'en oublie forcément) :
De là, il peut :
- T'écrire des textos parce que ça lui fait plaisir de te faire plaisir.
- Être en empathie avec toi, et s'étonner lui même de se mettre à t'envoyer des textos avec plaisir
- T'écrire des textos un peu plus souvent
- T'écrire des textos à des moments où il sait que tu en a plus particulièrement besoin
- Ne pas t'écrire de textos parce que ça l'ennuie et que ce n'est pas lui.
- Ne pas t'écrire de textos parce que c'est l'un des trucs qu'il déteste profondément dans la vie
- T'écrire des textos parce qu'il se "force".
etc

Et d'ailleurs c'est une de ces choses que tu dis faire au final (écrire des textos, ou mots doux, un peu plus souvent) …mais en gardant le contrôle d'affirmation ("Non je ne le ferais pas"), en restant dans le binaire et l'inamovible théorique, et en refusant de prendre en charge la complexité de la question.

En outre une demande de "+de textos" peut vouloir dire plein de choses (cf le post de Siesta sur le langage amoureux) et on peut y répondre de plein de manières (pas que en envoyant des textos !). Juste répondre "Non je ne le ferais pas parce que ça m'ennuie et ce n'est pas moi", me semble tellement froid, distant et déshumanisé…


PPPPS : Non c'est sûr, rentrer dans les débats sur le genre des comportements, ça n'aide pas… la personne qui ne veut pas se forcer, …ni changer ses comportements.

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bidibidibidi

le lundi 22 octobre 2018 à 16h26

Je t'avoue, j'ai ressenti de l'énervement à lire ton message. Je préfère le dire parce que ça peut teinter ma réponse. Et j'ai la sensation que tu as été énervé par mon message aussi, mais je peux me tromper.
Déjà, je rejoins Calinou sur le fait que ce sujet n'est pas un sujet sur le genre. On peut remplacer "Ne m'envoie pas de texto" par "Passe son temps à babiller", mon propos serait le même. Je parle de n'importe quel comportement qui ne nous plaît pas chez l'autre. Tu brandis le sujet du genre parce qu'il y a une critique d'un comportement typiquement masculin, mais c'est pas, à mes yeux, un débat sur le genre.

artichaut
Déjà entre Accepter et Se forcer il y a un monde au delà de la binarité.

Non, ce sont deux concepts exactement opposés. Plus l'un se force et moins l'autre a à accepter. Plus l'un accepte et moins l'autre a à se forcer. Et à mes yeux, il vaut mieux que l'un accepte beaucoup et l'autre se force peu.

Je suis d'accord avec le reste de ton message, si j'excepte la partie où tu fais des assomptions sur mon éducation.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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artichaut

le lundi 22 octobre 2018 à 17h59

@bidibidibidi
Ah ben désolé si je t'ai énervé, et si tu l'as ressenti comme des assomptions sur ton éducation. Je ne le nommerais pas comme ça, mais bon je ne vais pas chipoter. Et je comprends que mon "oui je sais, pas toi" puisse être énervant, dis comme ça (ouais je reconnais c'était même un peu condescendant, et c'est pas joli-joli).

Ton message, pour le coup, m'a +dépité qu'énervé (quoique si… ok… ton PPS m'a énervé). En l'occurrence c'est plus le message de calinou696 qui m'a énervé : il semble lui-même avoir des griefs contre des (néo-?)féministes, et vient troller ce fil, où aucune d'entre elles ne s'expriment. Bon passons.

Certes, je sais bien que ce fil n'a pas été initié comme un sujet sur le genre, mais je ne vois pas en quoi ça invalide le fait de convoquer des grilles d'analyses sociologiques, pour l'étude de cas, dont il est question ici. Ça se fait beaucoup sur ce forum, et ça ne pose généralement pas de problème. C'est quand même pas comme si les recherches sur les questions de genre, était un truc que l'on peut aujourd'hui ignorer, ou balayer d'un simple revers de déni.

Et j'avoue que j'ai du mal à entrevoir que l'on puisse encore penser aujourd'hui que nos comportements (jusque dans nos lits) ne sont pas éminemment façonnés par ce social dont nous sommes pétris. Le genre n'est que un parmi d'autre, mais tout de même, non des moindre en matière de sexualité et de relation (poly)amoureuse !

Après, une analyse sociologique reste une analyse sociologique, c'est à dire une approximation (ou du domaine du "typiquement" comme tu dis). On pourra toujours trouver des contre exemples à la règle. Mais les nommer n'a aucun intérêt. La sociologie ne s'intéresse pas à ça.

Alors oui, comme toute grille d'analyse, elle à sa limite. Mais elle me semble parfois tellement pertinente ça et là, qu'il serait dommage de ne pas la convoquer.

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HeavenlyCreature

le lundi 22 octobre 2018 à 23h58

Amusant que mon cas, si banal soit-il, suscite tant de réactions et de passions... Pour un peu, on croirait à un combat de coqs les garçons (je vous taquine bien sûr ;P)

Je reste quand même un peu sur l'idée que ces histoires d'"acceptation", de "concessions" ou de "se forcer" ne sont finalement que des mots derrières lesquels on place la capacité (ou non) à se mettre 2 min dans la tête de l'autre. Je veux dire, on joue un peu sur les mots là ! Puisque si je comprends bien, la seule différence, c'est de le vouloir, ou non ! Donc, encore une fois on parle bien de la faculté (ou non) à faire preuve d'empathie au départ : c'est mettre dans la balance ce que ça coûte à soi, et ce que ça coûte à l'autre.

Par exemple, n'avez-vous jamais rendu un service à un ami, un service pour lequel vous vous êtes un peu fait "violence", mais qui après coup vous a finalement paru être peu de chose en comparaison du service rendu à la personne.. Pour un peu, on y prendrait presque goût! Je veux dire qu'à sortir de sa zone de confort, on y trouve parfois un plaisir insoupçonné.

Parfois aussi, je crois que de rester buté dans sa zone de confort, tout convaincu qu'on est de cette incapacité à changer (à évoluer je préfère dire) c'est aussi l'expression d'une volonté de garder l'ascendant sur la relation (ou du moins de se maintenir dans l'illusion de la contrôler). Bref, on en revient à cette question de manque d'empathie doublé d'un orgueil un peu mal placé, qui dissimule à mon avis un manque de confiance en soi (je parle ici de mon ex copain, je ne généralise aucunement à tous ceux dont l'intégrité leur commande de ne pas se forcer, ni faire aucune concessions).

Pour ce qui est des questions de comportements genrés, je ne peux qu'adhérer à l'analyse d'artichaut, chercheuse en sociologie que je suis. Je nuance toutefois mon propos en précisant que si ces comportements sont effectivement la conséquence de facteurs multiples (parmi lesquels les stéréotypes de genre jouent effectivement un rôle important), leurs effets ne sont ni automatiques, ni univoques. Mais je ne suis pas du tout spécialiste de la question, ni fervente féministe d'ailleurs. Tout ce que je peux en dire (à titre personnel) c'est qu'il n'y a ni victime, ni bourreau, ou, pour le reformuler autrement, nous sommes souvent, hommes comme femmes, à la fois victimes et bourreaux de ces comportements genrés (on peut aussi tout à fait y trouver son compte et des bénéfices, en jouer, etc. Je parle ici de situations délétères comme celle que j'ai décrite) . Pour le cas de mon ex copain, je le sens en tous cas "prisonnier" de ces représentations, et je crois qu'il en souffre davantage que moi dans cette histoire ... Et même si j'ai une certaine colère contre lui, j'ai je crois plus de peine encore pour lui...

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Siestacorta

le mardi 23 octobre 2018 à 07h16

HeavenlyCreature


Je reste quand même un peu sur l'idée que ces histoires d'"acceptation", de "concessions" ou de "se forcer" ne sont finalement que des mots derrières lesquels on place la capacité (ou non) à se mettre 2 min dans la tête de l'autre. Je veux dire, on joue un peu sur les mots là ! Puisque si je comprends bien, la seule différence, c'est de le vouloir, ou non ! Donc, encore une fois on parle bien de la faculté (ou non) à faire preuve d'empathie au départ : c'est mettre dans la balance ce que ça me coûte à soi, et ce que ça coûte à l'autre.

J'en remet une couche sur la différence que je fais entre compromis et concession.
Je suis d'accord qu'il s'agit d'empathie, d'entendre quelque chose d'autre que son nombril.
Mais même comme ça, on peut bien faire.
La concession, on la fait de soi-même, pour l'autre. Un "sacrifice" à la relation, en espérant que ça aidera.
Le compromis, on le fait dans le dialogue avec l'autre, en ayant entendu et été entendu. C'est même pas du 50-50, pas besoin de chercher une équivalence dans les demandes, c'est trouver la solution pratique commune pour que chacun obtienne ce qu'il veut.

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calinou696

le mardi 23 octobre 2018 à 09h59

Il y aurait beaucoup à dire sur les derniers commentaires, mais finalement je vais me limiter à un :

"Bah tu vois, au départ t'avais pas trop envie, et puis finalement t'as bien pris ton pied aussi".

Clap clap.....

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gillou (invité)

le mardi 23 octobre 2018 à 10h02

@HeavenlyCreature

Je pense que ce n’était pas le bon…. Simplement.
C’est un truc qu’on sent au plus profond de ses tripes.

Quand on aime on est exclusif, absolument exclusif. On ne veut pas partager un truc qu’on aime. On le veut qu’à soi. Surtout les moments intimes qui nous font grimper au 7ème ciel. C’est égoïste mais c’est humain.
Quand on aime moyen ou qu’il y a une routine, on se permet de voir ailleurs.
Quand on aime plus, on quitte.

C’est amusant mais c’est quand on ne veut pas se retrouver « en couple » qu’on tombe amoureux. ;)
Et quand on veut se mettre en couple …
La vie est mal faite, parfois.

PS : je pense que votre histoire n'est pas terminé

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bidibidibidi

le mardi 23 octobre 2018 à 10h20

Le forum est un lieu d'expression. Je pense qu'on ne peut pas empêcher aux autres de s'exprimer, ce serait d'ailleurs malsain. On peut juste ne pas être d'accord :-)

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pkd

le mardi 23 octobre 2018 à 10h57

gillou
Quand on aime on est exclusif, absolument exclusif. On ne veut pas partager un truc qu’on aime. On le veut qu’à soi. Surtout les moments intimes qui nous font grimper au 7ème ciel. C’est égoïste mais c’est humain.
Quand on aime moyen ou qu’il y a une routine, on se permet de voir ailleurs.
Quand on aime plus, on quitte.

Ta vision Gillou est quelque peu normative et binaire me gène un peu car elle exprime un avis personnel en tant que règle naturelle. Quand on aime, même passionnément, on est pas obligatoirement exclusif. Même si au moment de la rencontre l'ENR peut nous rendre assez obsessionnel. Par contre, on peu aimer passionnément plus d'une personne. En tout cas, certains le peuvent.
Ton deuxième aspect "quand on aime moyen on va voir ailleurs" est la phrase typique de ceux qui pensent que l'on va "aller voir ailleurs" uniquement car quelque chose ne va pas dans un couple... Et bien non, même chez les adultères, beaucoup sont très heureux en couple. Les raisons sont multiples et ramener cela uniquement au couple est très réducteur. Cela peut être liée à la personne croisée, à ses convictions personnelles, à des désirs et pas à l'état du couple ou à l'intensité de l'amour que l'on porte à son/sa partenaire.

Donc tout ça pour dire, qu'il faut se garder des déclarations à l'emporte pièce. Il me semble que ce forum est plutôt dans un esprit d'échange et de compréhension.
Pour reprendre des techniques de communication non violente. Cela me gênerait moins si tu avais écrit: "En ce qui me concerne, si j'aime énormément, je suis exclusif ou bien je ne ressens aucune attirance pour d'autres." Car tu fais part de ton ressenti et non pas une quelconque généralité universelle qui n'en est pas une.

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bidibidibidi

le mardi 23 octobre 2018 à 14h58

HeavenlyCreature
Je reste quand même un peu sur l'idée que ces histoires d'"acceptation", de "concessions" ou de "se forcer" ne sont finalement que des mots derrières lesquels on place la capacité (ou non) à se mettre 2 min dans la tête de l'autre. Je veux dire, on joue un peu sur les mots là ! Puisque si je comprends bien, la seule différence, c'est de le vouloir, ou non !

Non, pas du tout. Je parle vraiment de cas où un des acteurs n'arrive pas à faire ce que l'autre acteur lui demande. On peut à la rigueur ajouter le cas où un des acteurs ne veut pas faire ce que l'autre lui demande (s'il y a des oppositions sur l'acte en lui-même et pas une impossibilité à le réaliser).
Si c'est un problème d'empathie, alors, ton couple a pas mal de problèmes. Et si c'est un problème d'envie, alors tu peux considérer que ton couple est mort : si ton partenaire n'a pas envie de te prendre en compte, je pense qu'il vaut mieux arrêter là.

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HeavenlyCreature

le mardi 23 octobre 2018 à 15h20

bidibidibidi
Le forum est un lieu d'expression. Je pense qu'on ne peut pas empêcher aux autres de s'exprimer, ce serait d'ailleurs malsain. On peut juste ne pas être d'accord :-)

Totalement d'accord, je revendique le droit de ne pas être d'accord, comme j'apprécie qu'on m'oppose son désaccord ! Le tout c'est de le faire avec respect et bienveillance. Je crois qu'on met tous des définitions différente derrière chaque mot, selon nos profils et nos expériences propres. J'aime bien l'idée qu'il n'y a pas de vérité en soi, mais des vérités pour soi. Pour ça aussi que j'apprécie ce lieu d'échanges, où les visions sont suffisamment riches pour que chacun y trouve une source d'inspiration !

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gillou (invité)

le mardi 23 octobre 2018 à 15h36

@pk
ah excuse moi, je pensais que c’était une notion universelle.
Même chez les polys.

Qu’il pouvait arriver qu’on tombe tellement amoureux d’une personne … que l’on n’aime qu’elle et uniquement elle.

[avis personnel]

Je ne pense pas qu’on puisse aimer passionnément plusieurs personnes en même temps.
D’une c’est quelque chose qui n’arrive pas si fréquemment dans une vie. Si on l’a vécu une paire de fois on peut s’estimer heureux (je ne parle pas des cœurs d’artichauts qui tombent amoureux 3 fois par jour hahaha)
De deux quand on aime qqun passionnément. La passion fait que l’on devient totalement irrationnel. Avec comme conséquences que plus rien d’autre n’existe. Chaque minute chaque seconde sera consacrée à passer du temps avec sa passion.
Je parle encore de la passion à ne pas confondre avec hobby (où on case des trucs dans un emploi du temps).

Bon après l’histoire de la posteuse m’interpelle, parce que probablement sans ce fourbi poly, ils auraient pu vivre une belle histoire d’amour exclusive.
Du moins ça y ressemblait ;)
[/avis personnel]

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HeavenlyCreature

le mardi 23 octobre 2018 à 15h37

Bidibidibidi, bien... dans son cas je crois qu'il y a un manque d'empathie constitutionnel (il le fait généralement pas exprès, il se rend juste pas compte car il est trop centré sur sa propre personne) et aussi un manque d'envie conscientisé là pour le coup (je suis comme ça, c'est à prendre ou à laisser).

Ces différents échanges avec vous et la distance prise ces dernières semaines m'ont permis de mettre en perspective nos 6 mois de relation, et je réalise, malgré mes sentiments encore très présents, qu'on était vraiment face à une incompatibilité de tempéraments, difficilement conciliables... (effectivement, on se met pas en couple pour changer l'autre).

Gillou, même si j'aimerais croire en ton présage (votre histoire n'est pas finie à mon avis) je dois bien me résoudre à accepter qu'il n'y aura pas de suite. Je suis en effet convaincue que je n'aurai plus de nouvelles de mon ex, ce qui prouve que :
- soit ses larmes témoignaient davantage d'une blessure d'ego que de vrais sentiments amoureux,
- soit il est trop fier et orgueilleux pour se manifester, malgré ses sentiments (ce qui est encore plus naze à mon avis)
Pour ma part, j'estime avoir fourni suffisamment d'efforts...
Mais sait-on jamais, la suite au prochain épisode ;)

PS. Ce qui ne me dispense pas d'un gros travail sur moi.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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HeavenlyCreature

le mardi 23 octobre 2018 à 15h44

gillou
@pk

ah excuse moi, je pensais que c’était une notion universelle.

Même chez les polys.

Qu’il pouvait arriver qu’on tombe tellement amoureux d’une personne … que l’on n’aime qu’elle et uniquement elle.

[avis personnel]

Je ne pense pas qu’on puisse aimer passionnément plusieurs personnes en même temps.

D’une c’est quelque chose qui n’arrive pas si fréquemment dans une vie. Si on l’a vécu une paire de fois on peut s’estimer heureux (je ne parle pas des cœurs d’artichauts qui tombent amoureux 3 fois par jour hahaha)

De deux quand on aime qqun passionnément. La passion fait que l’on devient totalement irrationnel. Avec comme conséquences que plus rien d’autre n’existe. Chaque minute chaque seconde sera consacrée à passer du temps avec sa passion.

Je parle encore de la passion à ne pas confondre avec hobby (où on case des trucs dans un emploi du temps).

Bon après l’histoire de la posteuse m’interpelle, parce que probablement sans ce fourbi poly, ils auraient pu vivre une belle histoire d’amour exclusive.

Du moins ça y ressemblait ;)

[/avis personnel]

Pas d'accord, je crois que la configuration poly pour le coup est juste venue cristalliser, mettre en lumière, un pb plus profond qui aurait fini pas apparaître dans tous les cas. Enfin c'est la conclusion que j'en tire personnellement en tous cas (en bref, j'ai gagné du temps)

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bidibidibidi

le mardi 23 octobre 2018 à 16h47

HeavenlyCreature
Pas d'accord, je crois que la configuration poly pour le coup est juste venue cristalliser, mettre en lumière, un pb plus profond qui aurait fini pas apparaître dans tous les cas. Enfin c'est la conclusion que j'en tire personnellement en tous cas (en bref, j'ai gagné du temps)

Ma sensation, c'est que le poly est un gros shaker pour les relations. Si une relation est fragile, le poly la fera éclater très vite. Par contre, si une relation est solide, le poly n'aura guère d'impact sur celle-ci, et pourra même la magnifier.

gillou
La passion fait que l’on devient totalement irrationnel.

Tu parles d'amour ou de passion ? Tu mélanges allègrement deux notions qui n'ont rien à voir.

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Siestacorta

le mardi 23 octobre 2018 à 18h00

HeavenlyCreature
Je suis en effet convaincue que je n'aurai plus de nouvelles de mon ex, ce qui prouve que :
- soit ses larmes témoignaient davantage d'une blessure d'ego que de vrais sentiments amoureux,
- soit il est trop fier et orgueilleux pour se manifester, malgré ses sentiments (ce qui est encore plus naze à mon avis)

Il peut aussi se sentir incapable de bien faire dans votre relation.
Tu écris plus haut avoir pris conscience de côtés difficilement conciliables entre vous, et, même s'il n'a pas fait son introspection de son côté, il peut ressentir cela aussi, et préférer éviter des dialogues où vous vous blesseriez...

On peut ressentir des choses assez fortes et ne pas leur trouver de voie. C'est triste, il faudrait avoir la force de persévérer. Mais aussi, parfois, les sentiments ne sont que l'occasion de se lier à cet autre si différent, mais n'offrent pas les moyens de le faire bien.
Que faut-il attendre alors, quand cesse-t-on de considérer une rupture avec des regrets ?

Parfois, plutôt que de regretter que quelque chose se termine, on peut se réjouir que ça ait eu lieu.
Bon, je dis pas ça pour défendre le monsieur, hein, juste pour proposer une autre approche de ce genre de situation.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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