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Polyamour et amour véritable

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LNJ

le lundi 13 août 2018 à 15h57

Hello,
Polyamoureuse depuis maintenant 8 ans, je reviens d'une retraite bouddhiste pendant laquelle on m'a parlé "d'amour véritable". une discussion en particulier m'a interpellée avec une dame qui était revenue du polyamour car elle estimait qu'il était impossible de développer un amour véritable avec un homme si la relation n'était pas exclusive. Que l'amour véritable suppose de se perdre dans l'autre et de ne faire qu'un avec lui, même si ça n'a qu'un temps. Que le polyamour suppose toujours quelques "arrangements" avec la réalité, qu'il y a en pratique toujours une personne qui est moins branchée que les autres sur ce concept et qui s'y adapte à son corps défendant, les autres faisant semblant de ne pas s'en apercevoir. Ça m'interpelle un peu, tout ça, et me fait voir en un peu plus noir un concept que j'avais admis comme irréprochable au moins sur le plan théorique. Certains d'entre vous se sont-ils déjà posé cette question ?

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calinou696

le lundi 13 août 2018 à 16h56

Je ne vois pas bien ce qu'il y a de nouveau
"Que l'amour véritable suppose de se perdre dans l'autre et de ne faire qu'un avec lui, même si ça n'a qu'un temps"
On l'appelle passion, ou RNE, etc...
Dans des relations exclusives, une fois que cet "amour véritable" est passé, on est sensé :
- soit rester avec l'autre en faisant une croix sur d'autres relations amoureuses, et à terme sexuelles, etc...
- soit on coupe définitivement les liens pour passer à la relation suivante.
Pas glop.

Pour ce qui est des "arrangements", la théorie polyamoureuse est affectivement toute belle, mais en réalité, on reste des êtres humains fragiles, et chacun a un travail à faire sur soi. (comme dans toute relations humaines)

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MocGenai (invité)

le lundi 13 août 2018 à 17h01

J'en pense que visiblement les bouddhistes aussi peuvent être dogmatiques.

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Caoline

le lundi 13 août 2018 à 18h31

De mon point de vue, si c’est véritable, ça ne dure pas qu'un temps. Par contre c’est tellement rare une fusion qui dure que c'est comme espérer trouver une aiguille dans une botte de foin, et encore, une très petite aiguille dans une immense botte.
Et puis, est-ce vraiment enviable / souhaitable de "se perdre dans l'autre et de ne faire qu'un avec lui" ? Moi ça ne me donne pas envie. Je préfère rester moi-même, avoir mon individualité, et m'enrichir du partage avec chacun.
Et puis je réfute aussi le fait que le polyamour "suppose toujours quelques "arrangements" avec la réalité, qu'il y a en pratique toujours une personne qui est moins branchée que les autres sur ce concept". Pour beaucoup en effet, mais ce n'est pas systématique. Je me suis longtemps demandé pourquoi mon compagnon vivait si bien le fait que je sois polyamoureuse par rapport à beaucoup. Lors d'une discussion à Avignon, j'ai vraiment eu des pistes éclairantes. Ça l'allège vraiment de ne pas se sentir seul responsable extérieur à moi de mon bonheur, seule personne à pouvoir me soutenir aussi bien qu'un.e amoureu.se.x peut le faire. Il ne se sent plus non plus "obligé" de faire un effort pour faire des choses dont il n'a pas vraiment envie avec moi puisque je peux aussi demander à quelqu'un d'autre. Et puis, le fait qu'il soit naturellement compressif, fait qu'il ressent du bonheur à ce qui me rend heureuse que je peux vivre avec d'autres. Donc vraiment aucun arrangement au contraire un plus vraiment pour les 2.

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calinou696

le lundi 13 août 2018 à 18h52

Des arrangements, il y en a BEAUCOUP dans les couples mono, et pas des moindres.
Connaissez vous beaucoup de gens mono autour de vous qui soient pleinement épanouis dans leur vie de couple? Où chaque individualité s'exprime, où chacun se sent bien, respecté, conscient, responsable?
Perso, autour de moi, je vois toujours des trucs qui me chiffonnent (plus ou moins grave). Certains en ont conscience, d'autres non. Pour certains c'est un choix, un arrangement, un compromis clairement assumé.
Malheureusement, chez "les polys", il y a quand même aussi un minimum d'arrangements, il ne faut pas se faire d'illusion. Rien est parfait, et certainement pas dans les relations amoureuses.

"si c'est véritable, ca ne dure qu'un temps". Je trouve ca absurde. Tout autant que dire à l'inverse "l'amour véritable c'est de se forcer de rester ensemble"...
Et effectivement, la NRE c'est sympa, mais ce qui est important c'est ce qui reste après.

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Toinou

le lundi 13 août 2018 à 20h18

LNJQue le polyamour suppose toujours quelques "arrangements" avec la réalité, qu'il y a en pratique toujours une personne qui est moins branchée que les autres sur ce concept et qui s'y adapte à son corps défendant, les autres faisant semblant de ne pas s'en apercevoir.

C'est marrant c'est exactement le même genre de propos qu'on entends sur le libertinage de la part de ceux qui en sont revenu ou de ceux qui n'ont jamais pratiqué.
En fait c'est juste les propos tenus par ceux qui rattrapé par la norme trouve une raison "justifiable" de leur égarement précédent.

Qu'en est il des arrangements dans les couples mono ? De celui des deux qui "est moins branchée que les autres sur ce concept et qui s'y adapte à son corps défendant" ? Parce que ceux là existe aussi, pour preuve les chiffres de l'adultères.

Le fait que tu précises que la personne qui a dit ça soit bouddhiste, ressemble fort, dans le cas présent, à un argument d'autorité. Or les bouddhistes comme toute les religions, sont emprunts de dogmes et de présupposé. Donc aucune raison de considérer cela comme étant une raison pour dire qu'ils ont plus raison que les autres.

En braf, et pour faire court (pléonasme) : Si tu penses que le polyamour fonctionne pour toi, et que tu as toutes les raisons de le croire, ne laisse pas les convertis, ou les autres, te dire le contraire.

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LNJ

le mardi 14 août 2018 à 09h11

Sans doute que vous avez raison, et sans doute que j'écris ce post juste pour me rassurer, j'ai de plus en plus envie/besoin d'éthique personnelle dans ma vie, sans doute la quarantaine ! J'ai vraiment à coeur de ne pas faire du mal aux gens, à mon homme qui supporte parfois douloureusement mes autres hommes, à ma fille qui pour l'instant n'est au courant de rien. J'ai aussi de plus en plus conscience de l'angoisse générée par le fait de "sortir du cadre", plus facile à supporter pour les personnes plus jeunes, et de la force qu'il faut pour se tenir à nos choix, parfois très divergents avec le discours ambiant.
J'ai aussi, souvent, l'impression de consacrer plus d'effort à maintenir l'équilibre dans mon réseau amoureux qu'à chérir chacune de mes relations. Et que ces efforts de chaque instant ne vont pas forcément dans le sens d'une liberté accrue telle que voulue par les polyamoureux (et par moi, évidemment), que tout ne coule pas forcément de source comme certains d'entre vous qui ont des conjoints très compersifs.

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alinea7

le mardi 14 août 2018 à 10h13

Pour moi ce n'est pas faux que l'amour est plus entier si l'on a une seule personne. Et c'est cette disparition du "se perdre dans l'autre" qui me fait défaut dans le poly. Au bout de plus de 15 ans ce n'est pas de la NRE donc non, il n'y a pas que la passion amoureuse qui l'implique. Je ne crois pas que ce soit forcément une dépendance affective malsaine non plus. Je pense que c'est simplement une façon différente de considérer le lien.
Sans que l'autre soit tout non plus.

Pour moi l'énergie/le temps/l'attention qu'on porte à un lien contribue à sa force. Si on se disperse on a des liens aussi intéressants/épanouissants mais moins forts.
Pour exemple, pour habiter loin d'amis avec qui j'ai partagé des moments marquants lorsque nous étions voisins, je me rends compte que si le vécu sera toujours là et si ça me fera plaisir de les retrouver, je ne peux pas dire avec certitude que j'en suis aussi proche qu'avant (à mon grand regret).
Les gens changent, déjà. Et puis je ne sais pour ainsi dire rien de leur quotidien, des petites aventures qui émaillent leur vie depuis que je suis partie habiter loin. Comment je pourrais me prétendre proche alors que si je les appelle, il faudrait des heures de discussion pour arriver à se reconnecter intimement ? On s'échange les grandes lignes et ça prend déjà pas mal de temps de le faire dans les deux sens. Je ne connais pas les gens qui sont dans leur vie, il y a tellement de choses que je ne peux pas comprendre.
Le lien se distend. Moins on échange moins on en sait moins on se sent concerné. Et quand on ne se sent plus concerné, on coupe les ponts. Moi je n'aime pas ça mais je ne peux pas forcer les gens à rester en contact. Par contre je le connecte directement à ce relâchement du lien faute de l'alimenter. Ça s'explique bien avec la distance mais ce n'est pas l'unique cause possible. Pour moi la même chose peut arriver avec plusieurs amours, sans même le voir venir.

En revanche je trouve inapproprié d'appeler ça amour véritable, comme si les autres n'étaient pas du vrai amour.

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calinou696

le mardi 14 août 2018 à 10h23

Là dessus tu as raison, et cela revient souvent sur ce forum, il faut beaucoup plus d'energie que dans un couple mono standard.
Tout le monde n'a pas cette possibilité, cette envie.. a d'autres priorités, etc..
On peut très avoir plusieurs relations pendant une période, et être seul pendant une autre.
Pour moi le PA, c'est une ouverture de possiblités, une autre vision des relations humaines.
Il n'y a d'ailleurs pas de modèle de polyamour, chaque personne le vit comme il le souhaite.

Pour ce qui est de ta fille, tes relations amoureuses ou autres ne la regarde pas, tu n'as aucun devoir de transparence.

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Toinou

le mardi 14 août 2018 à 11h22

@alinea7 : ce que tu dis là est, selon moi plus un problème d'éloignement géographique qu'un problème inhérent aux poly.
Toute relation à distance, même mono, verra ce problème. C'est d'ailleurs ce qui fait que ce type de relation est complexe à maintenir.

calinou696
Pour ce qui est de ta fille, tes relations amoureuses ou autres ne la regarde pas, tu n'as aucun devoir de transparence.

D'accord et pas d'accord avec cette phrase. Mais c'est un sujet pour un topic complet. ;)

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Toinou

le mardi 14 août 2018 à 11h33

LNJJ'ai aussi de plus en plus conscience de l'angoisse générée par le fait de "sortir du cadre", plus facile à supporter pour les personnes plus jeunes, et de la force qu'il faut pour se tenir à nos choix, parfois très divergents avec le discours ambiant.

C'est marrant, on entends plutôt l'inverse généralement. :)
On n'arrête pas de dire à nos enfants qu'il faut qu'ils ne fassent pas que suivre la masse et qu'il ne faut aps être trop influensable. Et que parfois il faut savoir dire non (drogues, comportements dangereux) même si "oui mais les autres le font tous".

A mon sens, l’angoisse dont tu parles est plus facile à gérer, que tu soit jeune ou vieux, si tu ne vis pas ton choix comme étant quelque chose d'inavouable ou particulier, mais comme un choix de vie au même titre qu'un autre. A titre d'illustration, pour moi, mon polyamour est du même niveau que le choix que j'ai fait d'avoir les cheveux long. C'est un choix que j'ai fait, qui ne plait pas à tout le monde, mais qui au final ne dérange que ceux que je pense étroit d'esprit. Ce faisant, cela ne m'angoisse pas de sortir du cadre.
Après c'est aussi une question de personnalité je pense.

Et "ne pas faire du mal au autre" c'est une belle option de vie à laquelle je souscrit également ;)

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gdf

le mardi 14 août 2018 à 18h15

Ah ben oui, c'est facile, il suffit de définir "amour véritable" comme "exclusif avec un seul homme", et ça devient incompatible avec le polyamour.
Mais on peut contourner ça en définissant "l'amour authentique", qui est "sincère et honnête". La, ça devient compatible avec le polyamour.
Et pourquoi pas "l'amour juste" (qui respecte les lois, bien sûr) ou "l'amour naturel" (qui respecte les lois aussi, mais celles de la nature).
Allez, je suis sur qu'on peut aussi avoir l'amour écolo, ou l'amour bio, ou l'amour label rouge (le seul compatible avec la zoophilie).
Bref, chacun peut définir l'amour et dire qu'il est le seul qui vaille.
Moi je suis partisan de l'amour schtroumpf.

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bonheur

le mardi 14 août 2018 à 19h11

100% pour l'amour naturel, celui qui justement a fait que je sois sortie du moule et du cadre, par amour, sans confrontation avec l'amour. L'amour authentique, celui que je ressens et qui m'anime avec toute la certitude qui accompagne mes émotions, mes chamboulements, mes perturbations... et surtout dans l'abandon (qui est différent de se perdre) en signe "d'engagements" dans le nous, ce lien qui ne m'emprisonne pas, mais me révèle, m'épanouis, dans tous les regards, dans tous les mots, dans tous les bras accueillants, dans toutes les caresses, dans tous les sourires, dans l'accomplissement de tous mes instants de bonheur... qui n'enlève rien à autrui, en soi. Croire en l'effet boule de neige de l'amour qui amplifie l'amour <3 <3 <3 <3 <3 <3 <3

Ne pas mélanger dogme, mentalités et les difficultés de déconstruire pour réinventer, avec la notion d'amour, je veux dire aimer émotionnellement et sentimentalement. Intérieurement. Le polyamour n'est pas pour tout le monde. Les polyacceptants ne le sont pas tous à 100%, mais les poly respectent et n'obligent à rien et surtout pas à se rendre malheureux pour autrui. Les poly que je connais souhaitent toujours laisser le libre arbitre, même en aimant, je dirai surtout par amour. N'est-ce pas justement un pré-requis, comme l'honnêteté et la sincérité, comme la transparence minimale si l'on exclus un jardin secret opportun.

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bidibidibidi

le jeudi 16 août 2018 à 11h17

alinea7
Pour moi l'énergie/le temps/l'attention qu'on porte à un lien contribue à sa force. Si on se disperse on a des liens aussi intéressants/épanouissants mais moins forts.

Je trouve intéressant que ce concept soit acceptable en amour mais pas dans d'autres types de relations. Par exemple, si on a qu'un seul ami, on peut porter plus d'énergie, de temps et d'attention à ce lien. Pourtant, on a plusieurs amis et il ne viendrait à l'idée de personne de n'avoir qu'un seul ami.

Oui, avoir un seul lien nous permet d'y investir plus d'énergie, mais ça présuppose pas mal de choses :
1. Qu'il n'y ait strictement aucune illusion quant à la nature du lien, donc une connaissance quasi parfaite de l'autre. Parce qu'il faut que l'énergie soit investie dans la bonne direction.
2. Que l'autre soit suffisamment compatible avec nous pour créer un tel lien. Parce que sinon, on investi sur une relation qui n'en vaut pas suffisamment le coup.
3. Que l'autre n'évolue pas, que nous n'évoluions pas, sauf à évoluer exactement dans la même direction. Que jamais le lien ne soit remis en question parce que nos évolutions respectives nous éloignent. Et par évolution, je pense aussi aux évolutions plus ou moins funestes, car la vie se charge parfois de nous faire évoluer contre notre gré.

En clair, c'est illusoire (point 1), hyper difficile (point 2), et super dangereux (point 3).
C'est cette logique qui fait qu'un petit % de gens vivent des mariages heureux, pour un nombre hallucinant de divorces, tromperies et célibats indésirables. Alors, oui, on peut viser la lune et chercher "sa moitié", ou être plus réaliste et profiter de ce que nous donne la vie !

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calinou696

le jeudi 16 août 2018 à 11h49

Tout pareil que bidibidibidi

Et l'expression "Ne pas mettre ses oeufs dans le même panier" prends tout son sens ici ;-).

Pour ce qui est de la multiplicité des relations, la comparaison avec les amis est bonne, peut-on la faire aussi avec ses enfants?
Certes, quand on a 4 enfants plutôt qu'1, on passe moins de temps avec chaque, on connait moins les détails de leur vie (petits ou grands), mais est ce qu'on les aime moins pour autant ?
J'ai l'impression que cet "amour véritable" ressemble à de l'"amour fusionnel", et on sait ce que ca vaut.

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bonheur

le jeudi 16 août 2018 à 12h56

Je me permets. C'est aussi un choix de vie. On fait le choix de consacré du temps, de l'énergie et de l'attention. En tout cas, on fait le choix de la proportion dans notre emploi du temps, que l'on y consacrera. Non ? N'est-ce pas aussi cela, le polyamour ? S'offrir ce luxe de l'amour ET de l'amour ?

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Diomedea

le vendredi 17 août 2018 à 10h30

Et pour répondre à calinou696,
"...l'"amour fusionnel", et on sait ce que ça vaut..." : pour moi, en mon cas personnel, ça vaut beaucoup!!! et ne pose aucun problème pour le concept de polyamour : "amour fusionnel" n'étant pas nécessairement exclusif.
:)

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le vendredi 17 août 2018 à 11h13

Je suis également très "fusionnel" avec mes amoureux. Je suis même plutôt pot de colle.

J'invite à lire Serge Chaumier qui a écrit deux ouvrages sur le sujet : "déliaison amoureuse - de la fusion romantique au désir d'indépendance" et "l'amour fissionnel - le nouvel art d'aimer".

Ne pas confondre exclusif et fusionnel, ce n'est pas pareil du tout. On peut être fusionnel avec plusieurs amours.

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calinou696

le vendredi 17 août 2018 à 11h28

Je parlais d'amour "fusionnel' dans le cadre qu'une relation exclusive.
En "polyamour", cela pose beaucoup moins de soucis effectivement.
Lors de la séparation, après une vie monogame fusionnel, la chute est beaucoup plus dure.
Lorsqu'on s'est "fusionné" avec une personne, et le quotidien (et toute sa vie) qui va avec, ressortir la tête après une rupture est compliqué.
Expériences autour de moi, mais aussi témoignages de personnes qui viennent témoigner ici régulièrement.
Enfin je réagissais sur le 1er post je ne vois pas pourquoi l'amour fusionnel serait plus "véritable" que d'autres amours.

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bonheur

le vendredi 17 août 2018 à 12h07

calinou696
Je parlais d'amour "fusionnel' dans le cadre qu'une relation exclusive.

Enfin je réagissais sur le 1er post je ne vois pas pourquoi l'amour fusionnel serait plus "véritable" que d'autres amours.

Ah oui, nous sommes d'accord. Y compris s'il s'agit d'amours avec seulement la composante affective, attention, présence. J'ai eu une relation libertine essentiellement basée sur l'érotisme et la sensualité (et l'exhibition), ou une certaine fusion (et complicité) s'était installée naturellement. C'est d'ailleurs, à mes yeux, ce qui avait fait le charme, l'intérêt et d'une certaine manière la beauté. Mais pas d'amour ici, juste l'expression de deux corps (photos).

La fusion pour moi n'est pas de se perdre dans l'autre, mais de laisser une osmose naturelle s'exprimer d'elle-même.

calinou696
En "polyamour", cela pose beaucoup moins de soucis effectivement.
Lors de la séparation, après une vie monogame fusionnel, la chute est beaucoup plus dure.
Lorsqu'on s'est "fusionné" avec une personne, et le quotidien (et toute sa vie) qui va avec, ressortir la tête après une rupture est compliqué.

Là, je ne comprend pas bien. Evidemment, quand il n'y a pas de biens ou d'enfants communs, il y a des difficultés en moins. Par contre, une rupture sans vie commune est bien aussi douloureuse intérieurement que n'importe quelle autre rupture. Non ? Et puis, en polyamour, certain-e-s ont aussi des relations avec vie commune et enfants (et parfois plusieurs, ça arrive). Ou alors, je n'ai rien compris...

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