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Le cœur a ses raisons que la Raison ne connait pas

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Sur ce forum et ailleurs, j'ai souvent eu l'occasion d'observer une certaine idée reçue, assez commune, mais qui me fait tiquer à chaque fois : la supposée complexité du polyamour, par rapport au reste.

On nous demande souvent : « C'est pas trop compliqué le polyamour ? Ce ne serait pas plus simple si tu n'étais qu'avec une seule personne ? »
Ce à quoi je réponds toujours : « Tu peux enlever le…

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(compte clôturé)

le samedi 23 octobre 2010 à 12h51

Je suis d'accord, l'important est de trouver le mode de vie, quel qu'il soit, qui correspond le mieux à ce qu'on est. Et effectivement, à partir de là, c'est une légèreté et un soulagement de vivre qq chose de conforme à ce avec quoi on est le plus doué. J'ai toujours su que j'étais une erreur de casting dans le mariage monogame, et été pleinement heureuse quand j'ai décidé "je suis comme cela, et alors?" Mais il m'a fallu des années, non pas pour vivre le Lutinage, mais pour me foutre radicalement du regard des autres, ou en rire. La difficulté du pluriamour (mot que je préfère décidément à polyamour, pour des raisons sémantiques et de fond) c'est qu'il suscite tant de discussions, tant de critiques, les gens attendent tellement qu'il t'arrive malheur, que tu as parfois l'impression de traverser pieds nus une jungle infestée de serpents. Moins aujourd'hui, certes, mais ça fait 35 ans que j'expérimente... Enfin, il est lassant d'être toujours étiquetée en tant que "pluri" ou pire "vous êtes très libérée, dites donc", alors qu'on s'intéresse à tellement d'autres choses.
En revanche, d'accord avec toi sur l'organisation. Ca se met en place tout seul, et le pluriamour ne prend pas plus de temps que la monogamie. Chaque amoureux n'a pas 100% de notre temps... mais c'est ce qui rend si précieuxles moments passés ensemble. justement!

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titane

le dimanche 24 octobre 2010 à 16h35

Chez les monoamoureux non plus ils n'ont pas 100% de leur temps pour l'autre...

Je provoque souvent les couples sur le calcul de leurs moments passés vraiment à deux avec un vrai plaisir partagé.... Hm....

Pas de quoi en faire un argument....

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Gin

le dimanche 24 octobre 2010 à 20h09

Francoise
Chaque amoureux n'a pas 100% de notre temps... mais c'est ce qui rend si précieux les moments passés ensemble. justement !

justement ! :)

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LuLutine

le dimanche 24 octobre 2010 à 22h14

titane
Chez les monoamoureux non plus ils n'ont pas 100% de leur temps pour l'autre...

Peut-être qu'ils en sont moins conscients que les pluriamoureux, et profitent moins des moments vraiment passés ensemble.

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titane

le lundi 25 octobre 2010 à 06h06

En effet, je le crois... Sans généraliser of course

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Goffio

le lundi 25 octobre 2010 à 11h05

Ce que je perçois pour ma part, à travers la société actuelle, c'est ô combien les couples monogames institués moralement, se retrouvent souvent dans un relationnel transactionnel d'occupations, au fil du temps : la fameuse routine !

Parce que c'est quoi, être ensemble, véritablement ? A mon sens, c'est savoir conserver la flamme de la connivence, du besoin de partage, de l'envie de percevoir l'autre en train de s'épanouir... Serait-ce vraiment ce qui domine, autour de nous ?

Pour ma part, je perçois surtout des gens partis du principe qu'il faut savoir "construire ensemble", et qui serrent les fesses autour du principe comme si c'était un épi de maïs : désolé pour l'image ni élégante ni glamour, mais très éloquente. Cette majorité de nos contemporains fait preuve de tout un état d'inhibition qu'elle ne veut plus percevoir, tout en transmettant par contre très bien cet état d'esprit là à ses enfants, quand il y en a. D'où le sempiternel malaise adolescent, comme s'il était normal et naturel que les ados soient rebelles...

Le coeur a ses raisons que la Raison ne connaît pas : je suis pleinement d'accord. Alors si la monogamie d'institution était une solution idéale d'harmonie sociale : cela se saurait... Mais à force d'imposition de cet état de fait, comme s'il s'agissait là d'un besoin fiscal : on retrouve surtout une société bien incapable, de percevoir l'aspect naturel d'un être pluri ou polyamoureux !!! C'est donc toujours celui que l'on dénonce comme étant complexe, parce que l'on ne sait plus être simple soi-même...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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titane

le lundi 25 octobre 2010 à 20h34

routine = relationnel transactionnel d'occupations... wow Goffio!! Tu ne serais pas consultant toi ?

Pourquoi le coeur aurait des raisons d'abord ?... faut-il une raison à l'amour ? n'est-il pas la raison première ? celle qui n'a plus besoin de raison elle-même?

Goffio, attention... quelle la raison originelle qui n'a pas besoin de raison à elle-même?

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Siestacorta

le lundi 25 octobre 2010 à 20h53

titane

Goffio, attention... quelle la raison originelle qui n'a pas besoin de raison à elle-même ?

Dieu : c'est le seul phénomène qui pourrait ne pas avoir de cause pouvant le précéder.

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titane

le lundi 25 octobre 2010 à 21h12

ben voilà...

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titane

le lundi 25 octobre 2010 à 21h14

Un dieu qui se fait homme... un homme ou une femme qui aime... au pluriel !!!

La fameuse biodiversité amoureuse de Françoise Simpère !!

Tu croyais que son nom de famille était un hasard ?

:-)

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Siestacorta

le lundi 25 octobre 2010 à 22h29

Voué... Mais j'ai du mal à utiliser la métaphysique ou la spiritualité pour parler de mes sentiments.
Le vocabulaire n'est pas le bon, mais là j'ai pas le temps de me fouiller mieux : pour moi, ce penchant spirituel est une variable, même pas forcément forte, et pas une constante ou une loi, dans les sentiments amoureux.

LES sentiments amoureux ne s'unifient pas tous en un amour essentiel, ils ne sont pas tous transcendants, ni même tous acceptables, ils sont contradictoires.
Ils sont parfois libres, spontanés, gratuits (et bio) ; mais parfois pas du tout, et ne tendent pas à le devenir. Même avec des efforts.

Alors, des raisons que la raison ignore ? Oui mais pas parce que la raison n'est pas capable de comprendre l'amour, ni parce qu'il n'y aurait pas de raison à l'amour.

Mais parce que la biodiversité, c'est aussi ce qui est inexploré. Ce qui est dangereux, comme la nature, qui peut nous retomber sur la tronche parce qu'on regardait le ciel sans regarder où on marche.

C'est utile de se repérer avec les étoiles, hein, ça aide. Mais avancer sur le plancher des vaches, la terre parfois boueuse, sèche, pentue, aride, glissante, surbalisée, ça fait aussi partie des voyages amoureux. Tous les lieux se ressemblent si on les regarde de trop haut.
Et je n'ai pas envie de voir partout le même paysage de l'amour.
Je suis plus apte à en traverser plusieurs, et à m'y adapter différemment, qu'à être le même avant et après mes voyages.
(désolé pour la lourdeur métaphorique)
...
(et grammaticale)
...
(désolé).

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Goffio

le mardi 26 octobre 2010 à 10h42

Il n'y a pas de quoi être désolé, Siestacorta ! Ce que tu écris là est plutôt poétique, et non dénué de sens : il me semble que je te suis bien, à travers les paroles... Sans pour autant affirmer, que j'ai tout saisi. C'est à la fois spontané et très personnel : l'expression d'une émotion, de bonne nature ! J'aime bien...

titane
routine = relationnel transactionnel d'occupations... wow Goffio! ! Tu ne serais pas consultant toi ? Pourquoi le coeur aurait des raisons d'abord ?... faut-il une raison à l'amour ? n'est-il pas la raison première ? celle qui n'a plus besoin de raison elle-même ? Goffio, attention... quelle la raison originelle qui n'a pas besoin de raison à elle-même ?

Concernant la raison originelle : Siesta a très bien répondu je trouve, par la nuance quant au phénomène... Parce qu'à citer Dieu : on le fige déjà comme pour en faire un dogme, ou une idéologie de projection personnelle. Alors qu'il s'agirait dans son insaisissabilité pour nous-mêmes, comment dire autrement : des énergies, ou de l'esprit de la Création ? A bien l'observer de près : notre humanité ne sait pas faire autrechose qu'entretenir la guerre pour le pouvoir, au prétexte de Dieu.

Routine = relationnel transactionnel d'occupations. Quand il n'y a plus de réelle volonté commune d'empathie. Bah quoi, Titane ?!
Le coeur aurait tout plein de raisons, d'avoir des raisons...
La raison de l'amour : c'est là dans l'expression, une question de degré de conscience...

Ouhlala ce fil est entrain de virer à la discussion philosophique et spirituelle, du genre de celles qui font stratégiquement fuir les électeurs... :-/

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titane

le mardi 26 octobre 2010 à 14h01

Tous les lieux se ressemblent si on les regardent de trop haut.

@ Siestacorta. Je comprends ce que tu veux dire. Mais la spiritualité n'est pas toujours un regard "vu de haut". Au contraire. Il peut s'agir justement de voir de l'intérieur... exactement comme tu le fais dans ton message.

je plaisantais un peu avec Goffio sur une envolé pseudo religieuse de l'amour..

Je crois sincèrement qu'une certaine spiritualté est justement à propos d'un certain réalisme... un peu comme dans la discussion avec Rosalie sur la subversion... le regard que tu sembles poser sur l'amour me semble corrispondre à une possible spiritualité intime de l'amour... entre vécu, ressenti et être (navigation à vue dans un environnement parfois hostile).

La spiritualité répondrait justement à ce monde apparemment hostile afin de donner plus de confiance dans nos façons de naviguer "à vue" (la fameuse bonne "vision").

C'est ce que je crois. Pas de grande envolées spirituelles, mais au contraire une juste vision réaliste et génératrice de confiance sans être à côté de la plaque

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Romy

le mardi 26 octobre 2010 à 16h13

En fait, je n'ai aucun problème avec la spiritualité. La seule chose qui m'embête, c'est lorsque cette spiritualité est commune, avec des préceptes, et ne tolère pas la contradiction. La vraie contadiction j'entends. Une spiritualité qui accepte les contradictions, on ne peut pas la contredire...et ça m'énerve. Je veux réfléchir par moi même. Et surtout au niveau de la sexualité, je veux laisser parler mon inconscient, je n'aime donc pas que l'on m'impose un modèle (comme un Boudha à l'entrée d'un club échangiste).

Et la spiritualité, je crois, a généralement pour objet de vivre mieux. Alors que parfois, j'ai envie de souffrir, de me faire violence. Comme dit Renaud (je me répète): la souffrance, c'est très rassurant, ça n'arrive qu'aux vivants!

L'humour est la seule vertue.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Gin

le mardi 26 octobre 2010 à 16h27

Rosalie

Comme dit Renaud (je me répète) : la souffrance, c'est très rassurant, ça n'arrive qu'aux vivants !

L'humour est la seule vertue.

l'humour, ah l'humour, ouiii !! <3

par contre, pour la souffrance.... je suis sure qu'il est possible de souffrir après la vie si on veut bien se donner la peine !

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titane

le mardi 26 octobre 2010 à 16h35

Alors que parfois, j'ai envie de souffrir, de me faire violence.

En spiritualité cela pourrait s'appeler "la passion"... :-)

Une spiritualité qui n'accepte pas de contradiction n'en serait pas une.... cela serait un dogme... une spiritualité n'est pas, je crois, une vérité, mais une "voie" de réflexion, de "vision" du monde, de son monde... ce que tu proposes Rosalie en serait des prémices justement..

cette envie de se faire violence pour se découvrir et découvrir ton monde... ta sexualité et celle des autres éventuellement... serait ta voie... ta "spiritualité sexuelle" ton "érotisme"

Tout ça persillé d'humour !! se faire violence avec humour... se faire violence avec tendresse... ça s'appelle pas un "gros câlin" ça?

:-/

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Romy

le mardi 26 octobre 2010 à 16h51

Un jour, quelqu'un devra m'expliquer ce qu'est un bisounours.

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titane

le mardi 26 octobre 2010 à 17h31

aucune idée...

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Drya

le mardi 26 octobre 2010 à 17h51

Pour la culture, "passion" en allemand se dit "Leidenschaft", "leiden" signifiant "souffrir" et c'est effectivement plutôt employé dans un sens négatif.
Autre exemple: en français, on dit "danger de mort", en allemand "danger pour la vie"... comme quoi, rien que la langue qu'on utilise nous donne déjà une tendance vis à vis de certains thèmes, c'est à dire que c'est très relatif...

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Siestacorta

le mardi 26 octobre 2010 à 18h01

Rosalie : T'avais déjà demandé...
En amérique, c'est les care-bears, au québec, les câlinours.

titane
Siestacorta : "Tous les lieux se ressemblent si on les regardent de trop haut".

Oh pitain, je vais corriger mon orthographe sur le passage que tu cites, ça jure trop....

titane
Mais la spiritualité n'est pas toujours un regard "vu de haut". Au contraire. Il peut s'agir justement de voir de l'intérieur... exactement comme tu le fais dans ton message.

Je comprend. Et je sais qu'une partie de ce que je fais peut avoir un aspect spirituel. Mais j'évite de passer de l'un à l'autre. Mes capacités d'introspection et d'écoute ne relèvent pas particulièrement de la transcendance. Dans les relations amoureuse, ce dialogue ne dépasse pas, n'a pas à dépasser les personnes concernées.
Ca peut, tant mieux parfois. Mais c'est pas obligé, et c'est pas une voie plus épanouissante qu'une autre.

Si elle me parle du soir où elle pleurait seule, du goût de ma peau, d'un message où j'étais maladroit, d'un projet d'avenir, des fois où elle m'en veut... Je crains finalement que dire "l'amour est, le reste est secondaire", me recentrer sur un essentiel, un présent, une base spirituelle, c'est un risque de regarder la relation à travers un prisme inadapté. Enfin, surtout si je n'ai que celui-là.
J'accepte que ce soit un outil, mais juste un parmi d'autres.

Le chemin vers soi que représente la spiritualité, il peut être très épanouissant, mais c'est pas spécialement un chemin pour les amoureux. Deux amants peuvent s'y retrouver ensemble, et ça peut être une bon destin, mais y aller pour être mieux-aimant ?
Ca fait du bien surtout à ceux qui peuvent y croire... C'est déjà quelque chose, c'est vrai.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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