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Première expérience de polyamour

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Dja3zair

le mercredi 07 mars 2018 à 22h50

Merci Siestacorta de ta réponse...
Tu as bien synthétisé les 4 points douloureux.
Pour te répondre, je crois que j'ai envie d'aller essayer le polyamour pour en finir avec les idées reçues, les peurs, l'attente, pour arrêter de ne penser qu'à çà. Pour crever l'abcès, pour avoir l'impression d'impulser un mouvement, mon mouvement.
Je ne sais pas si ce sont de bonnes raisons.
Et c'est vrai qu'aujourd'hui je suis fragile. Alors pour le tester, peut être n'est ce pas le meilleur moment... Les conditions ne sont pas réunies pour que cela fonctionne. Cependant, attendre, me reconstruire dans la perspective d'un horizon polyamoureux ne me paraît pas viable.
Autant se prendre le platane maintenant...
Pour finir, j'adhère vraiment à ton explication sur ma vie de femme, de mère, de partenaire sexuel. Je vais réfléchir à cela.
Je te remercie encore.
Dja3zair

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Siestacorta

le mercredi 07 mars 2018 à 22h57

Dja3zair
Cependant, attendre, me reconstruire dans la perspective d'un horizon polyamoureux ne me paraît pas viable.
Autant se prendre le platane maintenant...

Ben je peux croire que les choses ont été tellement rudes que ton imaginaire s'est beaucoup investi, en bien et en mal, dans cet horizon. Mais même si ton compagnon l'a évoqué dans un contexte marquant, il n'est pas le seul possible, ni pour toi, ni pour vous deux.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Siestacorta

le mercredi 07 mars 2018 à 23h09

Mais je comprend aussi l'idée d'impulser un mouvement, de reprendre le pouvoir, en quelque sorte.

Une anecdote qui m'avait bien fait cogiter, dans un autre genre... J'ai eu une relation avec quelqu'un dont le compagnon était totalement débutant. Et après que j'ai passé du bon temps, chez eux, il revenait de son boulot, et me raccompagnait chez moi, tard le soir, alors que j'habitais loin.
J'étais dans mes petits souliers, j'avais vraiment l'impression d'abuser. Mais j'ai fini par comprendre que c'était sa façon d'être présent dans l'action, alors qu'il était pas forcément chaud pour ça au début. J'ai eu peur qu'il se fasse mal en s'exposant à la non-exclusivité (et j'ai une énorme admiration pour lui d'avoir géré ça ainsi).

T'es pas dans la même situation du tout, mais je comprend au moins le fait de vouloir participer à un truc qu'on subissait.
Mais malgré ça, j'ai le sentiment qu'il y a une fuite en avant, là, que c'est tout plutôt que rester dans le présent.
Le présent peut s'apaiser un peu. Va voir ton médecin, si besoin, et parler à un psy. Attend aussi que ton compagnon avance sur ce plan là. Bidibi a raison : même si moi je trouve qu'il a abusé, il souffre, et lui aussi doit se remettre d'aplomb.
L'épée de Damoclès, c'est pas choisir le poly ou pas, puisque ce serait bien un choix. C'est rester dans une relation souffrante, ou risquer de la voir exploser... Pour l'instant, continue ce que vous étiez déjà en train de faire : prendre soin de la relation, et chacun, de soi-même. S'il reste encore des menaces après, ou des obstacles, vous les franchirez les yeux ouverts. Une route difficile vaut mieux qu'un platane :-)

Message modifié par son auteur il y a un an.

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elfi

le jeudi 08 mars 2018 à 18h08

Bonsoir

Ton histoire me renvoi il y a 3ans quand la pma a été un échec total pour moi.
La chose que je peux te dire cest que oui tu as souffert et tu va encore probablement souffrir le temps de trouver un moyen "d'acceptation" de la situation. Mais y a une sortie au bout du tunnel!

A l'epoque j'avais trouvé violent le terme de deuil de l'enfant utilisé par les médecins. Aujourd'hui je le comprends mieux. Ca fera toujours parti de toi au même titre qu'être blonde/brune ou d'avoir les yeux bleux.... mais de même qu'être blonde ne signifie pas "cruche" comme dans les blagues d'humoriste, la maternité ne te défini pas en tant que femme.
Après tout les examens imposés par ce parcours du combattant il faut se re approprié son corps de femme en dehors du côté "gyneco/medical". Ne plus avoir la pression du "bon rapport au bon moment" n'est pas toujours facile à gérer non plus après des années de "conditionnement". J'ai toujours par exemple les réflexes de compter les jours de cycle, surveiller le "retard" même si c'est juste un traitement palliatif qui fait croire a mon corps qu'il marche... mais on fini par s'en détacher lentement mais sûrement. Il faut aussi que ton compagnon se fasse aider dans ce sens pour votre bien à tous les deux.

Peut-être être qu'un sexologue, ou que ton psy pourra t'aider avec ton compagnon à te re-approprié ton corps.

Personnellement la découverte et l'exploration de ma bisexualité a été salvateur sur ce point. C'était nouveau aucun renvoi a cette période!
Et puis je me suis aussi focalisé sur l'organisation d'un grand voyage prevu bien à l'avance pour me donner un objectif à moyen terme.

Comme l'on deja dit les autres : tu es dans la bonne dynamique en communicant avec ton compagnon, en consultant, en essayant de te trouver un nouvel objectif a moyen/long terme... bien que perso j'evitera le risque de platane.

Je ne sais pas si j'ai réussi a bien m'exprimer, j'espère ne pas être blessante et que cela pourra t'aider.
Je te souhaite plein de courage en tout cas!

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