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La confiance est-elle indispensable dans une relation amoureuse ?

Bases
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Ventus (invité)

le dimanche 29 mars 2015 à 19h58

Siestacorta a écrit dans un autre fil : "Je ne crois pas que ce soit possible d'établir de la confiance avec quelqu'un qui ne se tient pas à ce qu'il a dit qu'il ferait".

Je partage cet avis. Mais une fois qu'on a dit ça, j'aimerais avoir votre avis sur la question de la confiance.
Est-ce que vous avez déjà vécu une relation amoureuse avec quelqu'un qui n'était pas en mesure de respecter une promesse faite ou un engagement pris avec vous ? (je parle ici d’une promesse ou d’un engagement concernant un sujet important pour la relation, pas quelque chose d'anodin).
Si oui, comment l'avez-vous vécu ?

Plus généralement, est-ce que vous pensez que la confiance est quelque chose d'indispensable dans le cadre d'une relation amoureuse ?

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Ventus (invité)

le dimanche 29 mars 2015 à 20h04

Une précision après avoir relu mon post : quand j'ai écrit "Est-ce que vous avez déjà vécu une relation amoureuse avec quelqu'un qui n'était pas en mesure de respecter une promesse faite ou un engagement pris avec vous ?", j'aurais dû écrire "avec quelqu'un qui n'a pas respecté une promesse faite ou un engagement pris avec vous". Le "qui n'était pas en mesure" ne veut pas dire, par exemple, qu'un événement extérieur l'en a empêché. La personne a choisi de ne pas respecter sa promesse / engagement.

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bonheur

le dimanche 29 mars 2015 à 20h14

bonjour Ventus.

La confiance. En ce qui me concerne, c'est un mot qui n'a pas de sens. Je précise que je suis l'élément poly d'un couple mono/poly. Donc, évidemment, c'est un sujet pertinent qui fut abordé, ne serait-ce que dans mon couple. C'est ma conclusion. La confiance en l'autre est en nous. L'autre n'a donc pas, en théorie, d'impact sur notre confiance en l'autre. Je préfère la transparence, c'est à dire le dialogue sain et opportun. Ce qui implique que l'on puisse répondre à autrui "ta question touche l'intimité que j'ai avec X et donc je n'y répondrai pas". En soi, je n'ai jamais eu à utiliser cette expression et il me serait désagréable de le faire, extrêmement désagréable.

Contrairement à beaucoup sur le site, j'ai des attentes, voir des exigences et je me préoccupe de celles d'autrui. J'ai également des limites. J'ai consigné tout ceci sur un document, non exhaustif, et pouvant évoluer et mis à jour suivant la pertinence de situations nouvelles et inédites. Par contre, chacun-e sait (y compris les relations principales ou secondaires que pourraient avoir les personnes que j'aime).

Donc, confiance, qu'est ce que ça veut dire ??? Où se situe pour toi, Ventus, cette notion de confiance ?

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Ventus (invité)

le dimanche 29 mars 2015 à 21h06

J'entends ici la notion de confiance dans le cadre qu'a décrit Siestacorta : tu fais confiance à la personne car tu sais qu'elle se tient / se tiendra à ce qu'elle a dit qu'elle ferait.

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bonheur

le dimanche 29 mars 2015 à 22h05

Comment savoir si l'autre tiendra sa parole ? Tout peut arriver dans la vie, y compris l'imprévisible.

J'ai expliqué, je suppose dans cet autre fil de discussion que pour moi, une personne ne peut se révéler elle-même que sur une période longue. Et puis, il est important d'aider l'autre à nous montrer son vrai visage (et réciproquement). D'où l'importance de se connaitre, de savoir se décrire et si l'on n'y arrive pas, de donner des éléments ou des pistes pertinentes.

Ventus, je crois que ce que tu nommes confiance, c'est la manière que l'on a de se sentir bien avec autrui, dans l'instant présent ET sur la durée.

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LuLutine

le dimanche 29 mars 2015 à 22h11

Ventus
J'entends ici la notion de confiance dans le cadre qu'a décrit Siestacorta : tu fais confiance à la personne car tu sais qu'elle se tient / se tiendra à ce qu'elle a dit qu'elle ferait.

Pour ma part je peux entretenir une relation amoureuse avec quelqu'un qui ne se tient pas à ce qu'il dit, si j'ai confiance en la sincérité de ses sentiments envers moi (ce qui est autre chose !).

Il y a des gens qui sont juste comme ça (enfin si l'on peut dire), incapables de se tenir à ce qu'ils disent...

Alors simplement j'en tiens compte, et je ne vais pas par exemple réserver tout mon week-end pour la personne sachant qu'elle ne viendra peut-être pas. Ou alors, seulement si ça ne me dérange pas parce que j'ai un plan B que je peux sortir à la dernière minute au cas où elle me laisse tomber !

Par contre, si clairement je vois que la personne serait fiable avec les autres et pas avec moi, je vais avoir des doutes sur la sincérité de ses sentiments et sur ses intentions. Là du coup, j'ai tendance à lui ôter la totalité de ma confiance.
A ce moment-là aucune relation n'est possible...

Bref, pour répondre au titre du fil, je dirais que dans mon vécu, une certaine forme de confiance est nécessaire, oui.
Mais si je n'ai pas confiance pour certains sujets en particulier, ce n'est pas forcément rédhibitoire.

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Profil

LuLutine

le dimanche 29 mars 2015 à 22h16

bonheur
pour moi, une personne ne peut se révéler elle-même que sur une période longue.

Je partage ce point de vue.
D'ailleurs je ferais le lien avec ce que je disais plus haut : sur la durée, je me rends compte qu'untel a toujours 15 minutes de retard par exemple.
Et bien je l'accepte comme tel. Lorsqu'on a rendez-vous, je ne m'en fais pas s'il est en retard, je sais que c'est "normal". (NB : Ceci est un exemple fictif - enfin a priori, je n'ai personne de particulier en tête)

Je ne lui fais donc pas confiance pour être à l'heure (même si parfois il dit qu'il le sera), ça n'empêche pas la relation.

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bonheur

le lundi 30 mars 2015 à 14h22

Perso, le "si A ne peut pas finalement ce n'est pas grave, B sera certainement dispo", j'ai du mal avec cela.

Après oui, chacun a ses petites manies (comme l'exemple cité d'arriver en retard systématiquement) et on apprend vite à s'y habituer.

Pour moi, relation principale comme relations secondaires, ces dernières ne me devant aucun compte et menant leurs vies à leurs guises, me doivent (ce que JE considère moi, je parle bien de moi) toutefois un minimum de respect et de savoir-vivre. Je ne suis pas quelqu'un que l'on peut se permettre de "garder sous le coude" pour une raison x ou y. Un relationnel jonché d'implicite et qui se complet dans le flou du "peut être" ne ME convient pas du tout.

Ce n'est pas ici une question de "confiance", c'est à mes yeux de la politesse élémentaire et du savoir-vivre : autrement dit une forme de respect. Un individu n'est pas un jouet que l'on sort du coffre à jouets les jours où l'on se rappelle qu'il existe et que pourquoi pas jouer avec aujourd'hui.

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Nurja

le lundi 30 mars 2015 à 14h38

Pour moi, la confiance est indispensable dans toute relation.
Cela dit, je ne retire pas ma confiance parce que quelqu'un arrive systématiquement plus tard que ce qui est convenu. Je planifie simplement en fonction de cela.
Et puis, je ne demande pas des masses de promesse. Quand on promet peu, c'est plus facile de tenir.

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(compte clôturé)

le lundi 30 mars 2015 à 15h30

bonheur
Perso, le "si A ne peut pas finalement ce n'est pas grave, B sera certainement dispo", j'ai du mal avec cela.

Après oui, chacun a ses petites manies (comme l'exemple cité d'arriver en retard systématiquement) et on apprend vite à s'y habituer.

Pour moi, relation principale comme relations secondaires, ces dernières ne me devant aucun compte et menant leurs vies à leurs guises, me doivent (ce que JE considère moi, je parle bien de moi) toutefois un minimum de respect et de savoir-vivre. Je ne suis pas quelqu'un que l'on peut se permettre de "garder sous le coude" pour une raison x ou y. Un relationnel jonché d'implicite et qui se complet dans le flou du "peut être" ne ME convient pas du tout.

Ce n'est pas ici une question de "confiance", c'est à mes yeux de la politesse élémentaire et du savoir-vivre : autrement dit une forme de respect. Un individu n'est pas un jouet que l'on sort du coffre à jouets les jours où l'on se rappelle qu'il existe et que pourquoi pas jouer avec aujourd'hui.

Absolument d'accord. Pour moi, maintenir les engagement pris est un point indispensable de la vie d'adulte, non seulement dans la vie amoureuse mais aussi dans le monde du travail et dans les rapports commerciaux.

Pour les poseurs de lapins, je n'ai pas pitié. (je peux avoir un peu plus de pitié pour les lapins poseurs d'œufs, mais seulement parce que c'est Pâques)

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Evavita

le lundi 30 mars 2015 à 19h47

Lulutine : "Ou alors, seulement si ça ne me dérange pas parce que j'ai un plan B que je peux sortir à la dernière minute au cas où elle me laisse tomber ! "
Bonheur : "Perso, le "si A ne peut pas finalement ce n'est pas grave, B sera certainement dispo", j'ai du mal avec cela. "
Rien n'indique ici que Lulutine parle d'un être humain quand elle parle d'un plan B. Moi tel que je le voyais, elle parlait d'une activité où elle pensait aller si la personne ne venait pas. Mais rien n'indique ça non plus.
C'est intéressant les interprétations variés qu'on peut faire face à ce genre de phrase...
Pour en revenir au sujet, je trouve que ce qui est exposé par Lulutine est intéressant. Quand on sait qu'on ne peut faire confiance à quelqu'un par rapport à un engagement précis, il faut voir avec soit même si c'est capital pour nous ou si ça nous demande pas beaucoup d'énergie de faire avec.
Je dis ça mais en même temps, j'ai émotionnellement beaucoup de mal avec les engagements d'importance qui n'ont pas été tenus même quand j'ai intellectuellement décidé de passer outre. Quand ça arrive je le vis intensément et soit j'arrête tout de manière immédiate soit je décide de m'accrocher (ce qui est arrivé une fois pour l'instant). Mais c'est long, ça necesite que j'aille puiser dans mes ressources et je suis obligée d'avoir à faire à des parts de ma personnalité auxquelles je n'ai à faire que très rarement.

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bonheur

le lundi 30 mars 2015 à 21h06

Evavita. Question interprétation : je n'ai pas REPRIS les propos de qui que ce soit d'une manière exacte (sinon j'aurai fait une citation). J'ai indiqué un cas de figure, rien de plus. Et ce cas de figure est pertinent.

Je ne parle pas de PLAN B mais bien d'une personne A et d'une personne B...

Après il me parait évident que si on me "pose un lapin" (avec ou sans les oeufs :-D ), je ferai autre chose. (lire un bouquin, par exemple). Je ne resterai pas à chialer comme une madeleine sur mon petit sort.

Chacun-e agit à sa guise et j'ai très EXPLICITEMENT indiqué que mes propos me représentent. C'est d'ailleurs ce qui est pertinent pour l'initiateur de ce fil de discussion : avoir des avis divergents

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Profil

bonheur

le lundi 30 mars 2015 à 21h09

Quelo
Absolument d'accord. Pour moi, maintenir les engagement pris est un point indispensable de la vie d'adulte, non seulement dans la vie amoureuse mais aussi dans le monde du travail et dans les rapports commerciaux.

Je suis d'accord. Une personne qui ne fait pas preuve de constance, J'AI beaucoup de mal à valoriser et positiver une relation quelqu'en soit la nature. Aujourd'hui, face à cela, je tire tout simplement ma révérence.

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Profil

LuLutine

le lundi 30 mars 2015 à 23h35

bonheur
Perso, le "si A ne peut pas finalement ce n'est pas grave, B sera certainement dispo", j'ai du mal avec cela.

Je confirme que je n'ai jamais dit ça (même s'il semble dans les messages suivants que ce soit clair pour bonheur - donc ce n'est pas pour toi que je le précise - d'autres ont pu l'interpréter ainsi donc je vais détailler).

Comme l'a bien compris Evavita :

Evavita
Moi tel que je le voyais, elle parlait d'une activité où elle pensait aller si la personne ne venait pas

Quand j'ai parlé de plan B plus haut (enfin il me semble que j'en ai parlé), c'est en effet plutôt du genre "si A n'est pas dispo pour me voir après mon cours de tai-chi, tant pis je rentre directement chez moi".
Sachant que dans l'histoire, le rendez-vous avec A se situe sur le trajet entre mon cours de tai-chi et chez moi, donc au final je ne me suis pas "dérangée" pour rien puisque je vais de toute façon au tai-chi, et que lorsque je rentre je passe de toute façon devant chez A.
Donc si je ne passe pas la soirée avec A, tant pis (ou tant mieux parce que c'est bien aussi en fait !) je la passerai avec moi-même, et c'est super !

Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres...
Evidemment ça ne s'applique pas à toutes les situations et ne convient pas à tout le monde et je l'ai dit plus haut.

En résumé mon "plan B" ce n'est pas quelqu'un d'autre, c'est moi-même ! ;)

Cas assez rare où le plan B implique d'autres gens : on m'a proposé une autre soirée et j'ai dit que je n'étais pas sûre de venir mais que si je pouvais me libérer je viendrai, sauf que je ne le saurai qu'à la dernière minute, et les personnes concernées ont accepté le "deal"...

bonheur
Je ne suis pas quelqu'un que l'on peut se permettre de "garder sous le coude" pour une raison x ou y.

Ah bah pour ma part j'ai déjà envoyé balader quelqu'un qui voulait me garder sous le coude justement (alors qu'à la base on avait des projets - et pas qu'un peu - et tout-à-coup son discours était "non mais on peut être juste amis"...!! Ma réponse : "Ca ne me convient pas, et c'est hypocrite car ce n'est pas la nature de notre relation et on le sait tous les deux. Donc au revoir !").

Par contre il y a des relations que je ne vois pas souvent et pour lesquelles vu de l'extérieur, on pourrait peut-être avoir l'impression d'être "gardé sous le coude" ; mais dans la mesure où ça convient aux deux et où il y a une réciprocité, ça n'est pas un souci.

Je reste quelqu'un de souple....dans la limite de ce qui me convient évidemment, car je ne suis pas un paillasson !

Nurja
je ne retire pas ma confiance parce que quelqu'un arrive systématiquement plus tard que ce qui est convenu. Je planifie simplement en fonction de cela.

Yep, c'est ce que je disais plus haut.

Nurja
Et puis, je ne demande pas des masses de promesse. Quand on promet peu, c'est plus facile de tenir.

Dans l'immense majorité des cas je n'en demande pas sauf lorsque moi je dois m'engager (à me rendre quelque part par exemple, à engager des frais...).
Par contre on m'a déjà fait des promesses sans que je ne demande rien et qui n'ont pas été tenues.

Et ça c'est insupportable !

Evavita
j'ai émotionnellement beaucoup de mal avec les engagements d'importance qui n'ont pas été tenus même quand j'ai intellectuellement décidé de passer outre. Quand ça arrive je le vis intensément et soit j'arrête tout de manière immédiate soit je décide de m'accrocher (ce qui est arrivé une fois pour l'instant)

Evidemment ça dépend ce qu'on appelle "d'importance", mais moyennant la définition de ce mot, je pense fonctionner à peu près comme toi...par contre je ne suis pas sûre d'avoir déjà réussi à m'accrocher (fouille dans ses souvenirs...).

bonheur
Je suis d'accord. Une personne qui ne fait pas preuve de constance, J'AI beaucoup de mal à valoriser et positiver une relation quelqu'en soit la nature. Aujourd'hui, face à cela, je tire tout simplement ma révérence.

Très intéressant ce mot, la constance.
Etant moi-même plutôt constante de nature (du moins pour ce qui est important et sur le long terme), je trouve que tu mets le doigt sur une des bases de la confiance.

Finalement, si Théo passe son temps à venir en retard à nos rendez-vous, son comportement aura une certaine constance, et je finirai par lui faire confiance....pour être en retard ! :P

Limite si je ne serai pas déçue le jour où il arrive à l'heure ;) (d'ailleurs il aura des chances de devoir m'attendre, parce que je serai sûrement en retard, ayant supposé qu'il le serait aussi !)...

Inversement, quelqu'un qui fait un projet avec moi et change brusquement d'avis est inconstant, pas fiable. Je ne peux plus avoir confiance sauf s'il y a de bonnes raisons à ce changement (ça arrive, mais dans mon expérience ce sont souvent plutôt des "caprices" malheureusement).

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Profil

bonheur

le mardi 31 mars 2015 à 09h46

Puisque je dois justifier la "petite phrase" qui fait "polémique" et son interprétation. Elle était en rapport avec la situation de base, celle décrite sur un autre fil de discussion. L'achèvement de cette histoire suffit en soi à ne pas revenir dessus, par égard notamment pour celui qui en souffre.

Je crois qu'en revenir à la notion de constance, on en revient à la notion d'installation d'une relation dans la durée. Moi j'ai besoin de cela dans mon relationnel, amical et/ou amoureux. Cela ne veut pas dire que cette notion soit liée à la notion de projets puisque je n'en fais que des ponctuels en dehors de ma vie de couple. Dans mes relations secondaires le respect et l'amour s'auto-suffit à valoriser la relation. Je ne confine pas mes relations secondaires dans une construction concrète puisque je ne construit rien. Cela implique que ces personnes sont libres de construire à leur guise, parallèlement. Ici leur "confiance en moi" sera de me faire partager leurs projets même s'ils ne concernent pas notre relation. Actuellement, mes amours sont en pleine construction et je suis leurs parcours, c'est (+) . D'une certaine, j'y participe, je m'y sens intégrée et comme leurs grands projets ne vont à l'encontre ni de notre lien ni de nos rencontres (projets à court terme comme des vacances communes, par exemple)

Peut être qu'il y va de la notion de "lancer une idée de projet" autrement que "je me lance à fond dans ce projet" et sans doute que, quelque soit l'ampleur des projets, plusieurs projets ne sont pas incompatibles entre eux, sauf si l'on n'accepte pas l'idée d'un autre projet parallèle. Moi du moment que ça n'est pas négatif pour le lien, que ça n'occasionne pas de conflits ou de prise de tête... ce qui m'obligerait à rompre évidemment.

J'ai une relation secondaire, qui m'a présenté une autre relation comme volonté de devenir sa relation principale. Nous nous entendons bien et avons passé de super moments à deux, à trois, et à quatre et même à cinq + avec des amis proches. Avec cette personne nous avons appris à nous connaitre et à respecter nos places réciproques auprès de cet amour commun. Un bel équilibre est établi et l'on y tient tous.

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Profil

Siestacorta

le mardi 31 mars 2015 à 14h56

Ventus
J'entends ici la notion de confiance dans le cadre qu'a décrit Siestacorta : tu fais confiance à la personne car tu sais qu'elle se tient / se tiendra à ce qu'elle a dit qu'elle ferait.

C'est rattaché à la confiance, mais ça n'est pas ce qui la définit.
Dire ce qu'on fait/faire ce qu'on dit, ce sont des conditions de confiance, pas vraiment la confiance elle-même, si on veut détailler.

L'intitulé du fil c'est "la confiance est-elle indispensable... ?"
Qui peut répondre : "ah, non, je fais de super relations avec des gens en qui je ne met pas de confiance" ?

Mais on peut tenter de définir "confiance", ce qu'ont peut et veut faire avec ça. Quel genre de confiance serait indispensable...

- je pense que les conditions de confiances, les pratiques de cohérence entre les actes et les paroles, c'est nécessaire à construire et maintenir la confiance, sans pour autant qu'on puisse en espérer une garantie.
Sans l'effort, on obtient pas quelque chose qui puisse se prolonger plus que le temps d'un "flash". Il s'agit d'être solide, d'être en accord avec soi-même, de penser que l'autre aura des réactions bienveillantes. Un genre d'a priori de base, comme, avant de parler à quelqu'un, savoir si on a un langage commun.
Cependant, quand cet effort est fait, même en tablant sur la sincérité de quelqu'un, on ne peut pas pour autant être certain, ni d'être toujours la personne qui a fait et dit quelque chose (on change, la vie change), et encore moins que la personne qu'on a regardé et entendu sera toujours motivée de la même manière. Ce que nous apporte la relation, ce qu'elle contient de fiabilité, on peut faire les efforts pour ça, mais on peut pas être certain d'avance si les efforts seront suffisants.
Du coup...

- une autre consolidation qu'on peut apporter, c'est assumer notre vulnérabilité. On décide de placer notre confiance en l'autre quand on peut le faire malgré notre vulnérabilité. Si, une ou des occasions X, l'autre ne fait pas ce qu'il a dit, ne dit pas ce qu'il a fait : à quel point le mal que peut nous faire cette "trahison" (plus ou moins forte, significative) a la capacité de rendre la confiance définitivement nulle ?
Je peux avoir confiance en quelqu'un qui merdoie régulièrement. A titre personnel, j'ai alors besoin qu'il reconnaisse sa façon de merdoyer, et qu'il manifeste son désir de progresser, mais ma confiance ne tient pas sur la promesse qu'il va changer et devenir fiable sur ce point de son caractère. Ma confiance, elle tient dans le fait que ce que je ressens pour lui est plus fort, plus motivé, que ma vulnérabilité. Il y a des moments où je ne peux pas faire confiance, où je sais que je serais blessé. Et ce serait pas (que) la faute de l'autre, c'est aussi moi qui m'exposerais. La confiance en l'autre, elle vient à la fois que je pense ne pas pouvoir être détruit, et que le risque de merdoiement de l'autre est tolérable. Que je l'aime, avec les défauts, les "vices propres".

Bien sûr, si quand l'autre merdoie
(ou moi, hein, ya plein de raisons que ce soit à l'autre de décider que sa confiance en moi n'est pas tenable)
il ne propose ni excuse sincère, ni proposition de réparation, ni proposition d'amélioration s'il se rend compte que le problème qu'il pose c'est pas que son partenaire actuel qui le ressent, mais qu'il le pose régulièrement dans ses relations, ça devient difficile : peu de gens ont une confiance totale en leur propre solidité et en celle de leur sentiment pour dire "il peut arriver n'importe quoi, ça marchera quand même".
Ya des sages qui s'estiment capables de ça, qui en estiment les autres capables... Ca me laisse un peu sceptique, je pense que c'est contradictoire avec les désirs d'attachement, avec le fait que des fois, c'est pas aimer "pour aimer" qui va compter, mais "aimer cette personne comme ça à tel moment".

Bref : c'est ma façon de réfléchir à la confiance que j'accorde. Il y a d'ailleurs des tas de moments où je ne peux pas l'accorder.
Mais ce qui fait que la confiance est pas tenable tient pas forcément à "il a menti", ou "il a pas fait comme prévu". C'est aussi mon parti-pris, ma connaissance de ma capacité de confiance et de ma vulnérabilité, des mes attentes dans les relations, de mes attentes envers la personne en question (je peux avoir des attentes envers elles qui ne soient pas mes attentes "en général", et donc mesurer sa fiabilité et sa capacité à me blesser et à me faire du bien à des critères plus spécifiques).

Pour résumer, je pense qu'on ne peut pas faire sans attendre qu'une parole donnée corresponde à des faits, mais que la décision de faire confiance ou pas vient de nous-même, de notre capacité à nous dire "moi ça ira" "cette relation m'ira". Ca demande d'être assez au clair avec soi pour savoir ce qu'on risque donnant de la confiance : se faire mal, être blessé, être gravement blessé.... et si on sait si la personne qui nous a fait mal peut ou non, paradoxalement, nous aider à nous remettre.

C'est plus simple que c'en a l'air quand je le raconte, je crois...

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Profil

ScottBuckley

le mercredi 01 avril 2015 à 16h17

Bonjour Ventus,

puis-je t'encourager à être ( gratuitement ) membre du forum, à part entière, pour écrire + recevoir des messages + t'inscrire à des cafés and compagnie ?
( car le statut " invité-e " ne te le permet pas )

Bonne suite à toi !

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