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Débuts orageux

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Caline

le mercredi 05 novembre 2014 à 17h37

Super cette avancée.
Tiens bon le cap'Artemis, cela en vaut la peine.

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LuLutine

le jeudi 06 novembre 2014 à 20h13

aimerplusieurshommes
Voir ou imaginer l'amie se comporter chez soi comme si elle était chez elle (ouvrir les placards, utiliser les produits de toilette, décrocher le téléphone) peut être plus difficile que vivre la non-exclusivité sexuelle. C'est symbolique, le lieu de vie, c'est la concrétisation de l'intimité...

Attention à ne pas prendre mon intervention pour ce qu'elle n'est pas. En fait, ce qui m'a gênée c'est de voir ce commentaire "c'est stupide et dégueulasse", qualificatifs qui pour moi n'apportaient rien à la discussion (surtout que si l'autre n'a pas les mêmes valeurs, il ne verra pas en quoi c'est "stupide et dégueulasse", donc retour à la case départ, alors que lui expliquer "Mon chez-moi c'est mon intimité, n'entre pas qui veut, il faut demander avant", là oui !).

Je suis on ne peut plus d'accord avec ce que tu écris Françoise, et d'ailleurs je fais plutôt partie des personnes totalement non-possessives avec leurs amours mais...très très possessives avec leur espace !!! (Même si parfois j'essaie de le cacher)

Ne rentre pas chez moi qui veut !
Ne fait pas chez moi telle ou telle chose qui veut !

Ouh là là !
Je ferais plutôt partie de ceux/celles qui trouvent en effet le comportement dont on parle "stupide et dégueulasse", mais je n'utiliserais pas ces qualificatifs pour en parler car j'estime que ça ne mène à rien.

aimerplusieurshommes
La moindre des choses est qu'avant d'inviter un(e) ami(e) à y venir on demande si cela gêne ou non l'autre partenaire.

Tu écris cela comme si c'était une valeur universelle partagée par tous. Je suis parfaitement d'accord avec toi, pour ma part.

Mais sais-tu par exemple que j'ai déjà cohabité avec quelqu'un qui trouvait "normal" (ou du moins, "pas trop grave") de prêter ma chambre en mon absence sans me le demander ?
Dans la situation inverse (et même si c'était une situation très particulière), je ne l'aurais pas fait...mais tout le monde ne fonctionne pas comme toi ou moi.

Je ne pense donc pas (même si je le regrette, possessive que je suis avec mon espace) que la valeur "mon chez moi, c'est intime, on demande avant de (faire) entrer" soit partagée de manière si universelle.

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LuLutine

le jeudi 06 novembre 2014 à 20h19

Ginette
Lulutine, désolée si ma réflexion était ambigue : je ne jugeais évidemment pas le compagnon d'Artémis, juste l'acte, qui était violent dans le contexte décrit par Artémis...et qui pouvait sembler stupide et dégueulasse, car pas négocié ... Je serais assez mal placée pour me permettre de juger ce garçon ...

Oh mais j'avais bien compris, que c'était de l'acte et non de la personne qu'il s'agissait !
Mais comme je viens de l'expliquer, même l'acte n'est pas vu de la même façon par tout le monde.
Je le verrais probablement comme toi, mais d'autres non.

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Strega

le jeudi 06 novembre 2014 à 21h19

Je trouve amusant que ce fil dévie autant autour de cette question de l'intimité du lieu de vie. Ce qui avait motivé ma réflexion au départ c'était ce que dit précisément LuLutine : j'ai remarqué que nous n'avions pas tous le même rapport à notre lieu de vie et j'invitais Artémis à se poser cette question de savoir si elle et son compagnon avaient la même (notamment pour l'aider à prendre un peu de recul à un moment où tout lui sautait à la gorge).
Après il me semble que nous avons pu tous nous rendre compte un jour ou l'autre que nous n'avons pas tous le même rapport à l'intimité et à son lieu de vie et que dans le doute mieux vaut poser la question avant.

Ce qui m'avait interpellée pour ma part c'était l'attitude de la copine. Sans doute parce que je suis plus dans ce rôle que dans celui de la compagne officielle. Personnellement je ne me serais jamais permise d'entrer chez un amoureux sans que sa compagne soit au courant et ait émis un accord préalable (et je m'en serais préoccupée avant d'y aller). Parce que justement je sais que c'est une question sensible (surtout chez des femmes dans mon échantillon fort peu statistique de connaissances).

Ce que j'ai compris de l'intervention de aimerplusieurshommes c'est que dans le cas du compagnon d'Artémis qui n'avait déjà pas utilisé de préservatif avec sa copine, cette invitation prenait potentiellement une autre envergure que celle d'une simple divergence de conception de l'intimité de l'espace de vie partagé. Et elle attirait aussi l'attention sur le fait que franchir les limites de l'autre (plus ou moins consciemment) pouvait être une manière détournée de provoquer une confrontation salutaire.

En tout cas, je suis contente pour Artemis que la phase choc dans laquelle elle était semble passée et qu'elle ait retrouvé un peu de distance et de confiance dans la suite, même si c'est fragile et encore difficile.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Ginette

le jeudi 06 novembre 2014 à 22h02

Mouaiiis...Je vois ce que tu veux dire Lulutine, mais je continue à penser qu'il y a des trucs qui relèvent de la politesse universelle !
La protection du partenaire, et le territoire en font partie et il me semble que si ces règles sont transgressées souvent, elles ne peuvent être ignorées que de personnes qui viennent de Pluton ...

Tu cites un prêt de chambre en ton absence, mais cet exemple n'a rien à voir avec le fait, pour un amant d'y faire l'amour avec un/une autre sans en parler avec le partenaire co-propriétaire du lit ... Si ?
Dans de nombreuses familles, quand on a une petite maison, on prête le lit conjugal aux invités : c'est une tradition d'accueil, plutôt traditionnelle, et les invités ont le droit d'y copuler, ça ne choque personne ...En refusant de prêter sa chambre à des invités on se met en position de nier la règle d'hospitalité traditionnelle...Idem si tu es gêné de dormir dans le lit du couple qui t'accueille...(petit point d'ethnographie discutable, je suis originaire du nord Deux-Sèvres !)

Lulutine, il y a certainement plein de bonnes raisons de transgresser les règles élémentaires de savoir-vivre, mais je maintiens que c'est universellement pas gentil de ne pas en parler au préalable à ses amants, parce qu'on est pas des bêtes et qu'une attitude irrespectueuse est salissante pour celui qui la subit (c'est plus long, mais ça veut dire pareil que "stupide et dégueulasse "!) ...

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LuLutine

le jeudi 06 novembre 2014 à 23h49

Ginette
Mouaiiis...Je vois ce que tu veux dire Lulutine, mais je continue à penser qu'il y a des trucs qui relèvent de la politesse universelle !

Et bien...non.
La "politesse universelle", je ne pense pas que ça existe.

Après, bien sûr qu'on peut aussi analyser la situation comme ça :

Strega
Ce que j'ai compris de l'intervention de aimerplusieurshommes c'est que dans le cas du compagnon d'Artémis qui n'avait déjà pas utilisé de préservatif avec sa copine, cette invitation prenait potentiellement une autre envergure que celle d'une simple divergence de conception de l'intimité de l'espace de vie partagé. Et elle attirait aussi l'attention sur le fait que franchir les limites de l'autre (plus ou moins consciemment) pouvait être une manière détournée de provoquer une confrontation salutaire.


C'est vrai que je n'en ai pas parlé mais j'étais d'accord aussi que c'est une hypothèse valide dans la situation qui nous a été présentée.

Et ce qui me semble vrai dans ce que tu dis Ginette, c'est que "si ces règles sont transgressées souvent" et que l'on a exprimé clairement que ça nous dérange, alors oui l'autre ne peut ignorer qu'il y a un problème dans son attitude.

Ginette
Tu cites un prêt de chambre en ton absence, mais cet exemple n'a rien à voir avec le fait, pour un amant d'y faire l'amour avec un/une autre sans en parler avec le partenaire co-propriétaire du lit ... Si ?

Ben si.
Très honnêtement, si tu prêtes ma chambre à quelqu'un en mon absence, tu peux aussi bien y faire l'amour avec lui, franchement je ne vois pas ce que ça change.
A partir du moment où tu as décidé de disposer de mon espace à ta guise, que ce soit pour y loger quelqu'un ou pour y faire l'amour, le résultat est le même pour moi. J'ai le même ressenti.

Je suis parfaitement consciente que ce ne sera pas le cas de tout le monde (ben oui, c'est pas universel).

Mais à partir du moment où, sans mon accord, tu as pris mon espace (oui oui je suis possessive avec mon espace !) ce que tu en fais a assez peu d'importance.

Ginette
Dans de nombreuses familles, quand on a une petite maison, on prête le lit conjugal aux invités : c'est une tradition d'accueil, plutôt traditionnelle, et les invités ont le droit d'y copuler, ça ne choque personne ...En refusant de prêter sa chambre à des invités on se met en position de nier la règle d'hospitalité traditionnelle...Idem si tu es gêné de dormir dans le lit du couple qui t'accueille...

Il est évident que si je décide d'inviter quelqu'un chez moi, la situation est différente.
Là on parle de quelqu'un qui invite une autre personne chez toi sans te demander ton avis et même sans te le dire.

Ginette
je maintiens que c'est universellement pas gentil de ne pas en parler au préalable

Non mais tu sais, moi je pense comme toi, mais ce n'est pas le cas de tout le monde.

Si Monsieur A et Madame B habitent ensemble, Monsieur A peut se dire "C'est chez moi donc j'invite qui je veux", cqfd. Très honnêtement je pense que c'est ce "raisonnement" qui peut avoir lieu.
Monsieur A pense au fait que c'est chez lui. Il ne pense pas au fait que c'est aussi chez Madame B. Je ne dis pas que ce n'est pas une erreur à mon sens ! Je dis juste que certains la font.

Ils sont en mode : "C'est bô l(e) (poly)amour, on partage tout, donc l'autre est implicitement d'accord pour que j'invite qui je veux" !

Quoiqu'on dise tout le monde n'a pas la même conscience des autres, la même capacité d'empathie etc. (Y a même des cas médicaux là-dessus d'ailleurs, mais on diverge beaucoup là...)

Maintenant, dans le cas qui nous occupe, je me rapprocherais plutôt de l'hypothèse d'aimerplusieurshommes, même si comme évoqué ce n'est pas forcément 100% conscient (le fait de franchir les limites de l'autre)...

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Siestacorta

le vendredi 07 novembre 2014 à 08h53

Je voudrais savoir dans quelle mesure demander l'autorisation avant, et pour l'absent, la donner (ou proposer carrément cette possiblité avant demande), sont pas des démarches difficiles mais émancipatrices une fois qu'elles sont faites : on passe le pas de faire confiance, on se débarasse de sécurités si elles encombrent, en les remplaçant par une sécurité soit contractuelle (tu refais le lit / je vous retrouve pas à poil / si il laisse des affaires on en parle...), soit personnelle (on y va, on fait comme si c'était un vieux pote, mais tu lui laisses pas faire ce que je tolèrerai pas d'un vieux pote même bourré).

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(compte clôturé)

le vendredi 07 novembre 2014 à 10h45

lulutine
La "politesse universelle", je ne pense pas que ça existe.

Je crois que si, ça existe, même si certains ne la respectent pas. Une valeur peut être universelle, même si elle n'est pas respectée par tout le monde et en tous temps et lieux. Je m'explique: ne pas tuer est une valeur universelle, celle du respect de la vie d'autrui. Tout le monde est d'accord sur le fait que tuer, c'est pas bien. Il n'empêche que plein de gens en tuent d'autres et même, en temps de guerre, qu'on commande à des jeunes gens d'en tuer d'autres qui ne leur ont rien fait et qu'ils ne connaissent pas! La valeur universelle respectée à 100% n'existe sans doute pas. Pour en revenir à la question première, le polyamour insistant sur l'importance du dialogue et des règles à définir ensemble, poser la question avant d'amener sa copine à la maison aurait été préférable et ne pas la poser n'a pu qu'envenimer les choses.

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