Polyamour.info



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Débuts orageux

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Artemis

le vendredi 31 octobre 2014 à 08h27

IL ne veut pas mettre de coup de frein comme vous dites. IL est dans la logique qu'il a changé et qu'il ferait marche arrière s'il mettait un "coup de frein". C'est tellement dur. Je ne sais pas comment je vais dépasser tout ca, juste dormir pour oublier. là il est sorti. Je voudrais qu'il sorte de mon espace de vie maintenant et en meme temps j'ai besoin d'être tenue, je n'ai personne ici pour me prendre dans les bras, ca fait 3 semaines que ca dure je suis si loin d'amis.
mais nous somme dans un pays hyper dur, une mégapole, il n'a pas d'argent et trouver un hotel s'avère difficile. Son avion repart dans 6 jours, Je ne peux pas supporter ce rythme pendant encore 6 jours. J'écris comme j'écrirais dans mon journal intime. Je me cogne la tete ca fait trop mal. Quoique je pense à propos de lui fait mal, tout tout.

Ce sentiment d'impuissance est si destructeur, je ne vois pas la fin, la sortie, que le mur. Pas de break, pleurer tout le temps puis m'allonger épuisée sur mon lit. Mais il faut que je travaille, il me faut être presentable. Je ne sais pas quelle part de son sentiment de culpabilité prend quand il veut me prendre dans ses bras. Que je rentre dans l'amour, la colère ou la tristesse tout fait mal.
Je rentre dans un mois, chez "nous" ou il a eu le geste inconsidéré de faire venir sa copine, parfois je compte juste pour essayer d'arrêter la douleur.

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Strega

le vendredi 31 octobre 2014 à 08h48

De loin j'ai l'impression que chacun de vous essaie de faire rentrer de force l'autre dans sa réalité: lui sa réalité de polyamoureux, toi celle de "mono qui veut changer mais n'est pas encore prête à franchir le pas". Peut-être qu'une solution serait de prendre en compte la réalité qui vous lie : vous vous aimez et vous avez deux envies différentes de continuer votre relation actuellement. Comment les faire coexister ? C'est dans ce dialogue, dans cette dynamique que vous pourrez chacun évoluer et faire évoluer votre relation. Cela demande du temps, du lâcher prise. Passer par des moments un peu choc comme celui que vous vivez est normal. Mais ce n'est pas facile à vivre du tout et tu fais bien d'essayer de prendre de la distance et des avis sur ce site.
Je rebondis juste sur ta dernière phrase : "chez nous où il a eu le geste inconsidéré de faire venir sa copine". Tout le monde n'a pas le même rapport territorial à son habitation. Il se peut qu'il n'ait pas du tout pensé que ça pourrait te faire du mal car la réciproque ne lui aurait rien fait. Ce que tu semble prendre comme un manque de respect ou de considération n'en est peut-être pas un.
Je comprends que dans ton état de souffrance partager le même espace avec lui soit difficile. Mais comme tu le dis, même seule tu souffrirais. Vous avez 6 jours encore à tenir. Peut-être qu'il faut faire un break dans les discussions, vous laisser de l'espace pendant 2-3 jours minimum (en ayant des activités à l'extérieur chacun de son côté par ex). Et/ou renouer avec des activités que vous avez plaisir à partager (cuisiner, aller au ciné, faire du sport, vous balader...), sans vous poser de questions superflues en essayant de vous reconnecter au plaisir d'être ensemble (je lance des pistes au hasard, je vous connais pas).
Prends soin de toi surtout. Manges bien, essaies de goûter aux différents petits plaisirs qui se présentent sur ta route tous les jours, et surtout essaies de dormir. On ne fonctionne pas bien en étant fatigué et en prenant pas bien soin de soi, c'est la base et c'est souvent ce qu'on oublie quand on va mal.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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LuLutine

le vendredi 31 octobre 2014 à 09h54

Artemis, ta première phrase c'est exactement ce que je disais : parfois, on n'est pas capable de mettre un coup de frein, parce qu'en effet on aurait l'impression d'un retour en arrière, et on ne le peut pas.

On ne le peut juste pas...!

Je le comprends aussi bien que je te comprends, c'est pourquoi je suggérais comme Shamal que vous fassiez une pause...
Les suggestions de Strega me semblent intéressantes aussi.

A toi (vous deux?) de piocher dans celles qui vous conviennent.

Tu n'as pas besoin de lui dans l'absolu, tu peux vivre sans lui, alors oui, même si c'est juste un tout petit peu au début, et que tu te sens encore triste, blessée, profite de toutes les choses qui te font du bien, même petites, et prends soin de toi !
Je suis passée par des épisodes comme le tien, et c'est comme ça que je m'en suis sortie en tout cas...

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Phoenix

le vendredi 31 octobre 2014 à 10h41

Chère Artémis je comprends et entends ta douleur. Moi aussi j'espère que tu parviens à dormir, te nourrir, et trouver quelques petites choses qui te font du bien. Seul le temps atténue cette souffrance. De belles choses peuvent parfois lui succéder. De loin, je t'embrasse.

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Alakaluf

le vendredi 31 octobre 2014 à 11h02

Bonjour Artémis.
Moi aussi, j'entends et comprends ce que tu ressens.
Courage, continue à échanger, c'est important de ne pas tout garder pour soi, de partager avec d'autres qui ont plus de recul que toi.
Je t'embrasse bien fort.

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Siestacorta

le vendredi 31 octobre 2014 à 11h02

Il ne s'agit pas de votre couple mais de toi - maintenant.
Tu veux qu'il sorte de ton espace : faites ça. Oui, c'est matériellement chiant, mais si c'est la seule solution pour que tu respires et que tu dormes, faut le faire.

Pour ce qui est de réfléchir à plus moyen-terme, rompre/pas rompre/ faire une pause, tu ne peux pas le faire sous cette pression. S'il ne veut pas freiner, il t'écrase. Donc, s'il ne veut pas freiner, tu ne restes pas sur la même route que lui.
Pour continuer ou rompre, je vois pas en quoi il peut en décider seul. Donc s'il n'accepte pas la pause dont tu as vitalement besoin (et je parle pas d'une pause dans son poly mais d'une pause dans votre relation, une pause de vous deux), il n'est pas le seul à pouvoir décider de ça.

Enfin, tu ne souffres pas seulement du changement, de ce qu'il veut faire, mais de votre passé. Si votre confiance n'est pas rétablie, ajouter encore d'autres nouveautés là-dessus ne va rien résoudre.

Pour ce qui est de ton besoin d'être consolée et rassurée, je ne peux que compatir. Je sais que c'est dur, mais tu devrais pas attendre ça de lui maintenant, ce serait comme prendre une plus grosse dose de poison pour faire passer la première (je parle pas de lui comme poison, mais de votre relation au présent). Ce n'est que mon expérience, si ça se trouve ça n'est pas valable maintenant pour toi.

Je sais que tu vis tout ça comme un drame, mais la vie va continuer. Tu vas être triste, mais moins douloureusement. Puis avec des raisons de pas être triste tout le temps (boulot, la vie).
Tu trouveras des tas de moyens pour vivre mieux que maintenant, vu ton état, c'est forcément possible.

T'inquiète, tu vas d'abord survivre, puis t'en remettre, puis vivre.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Strega

le vendredi 31 octobre 2014 à 12h25

Des fois le matériel n'est pas seulement chiant : il contraint, surtout à l'étranger. C'est dans cette optique que je t'avais répondu. Après je suis d'accord avec Siesta, s'il y a un moyen pour qu'il quitte ton espace pour les 6 jours à venir (et j'ajoute que ce n'est pas à toi de pallier à son manque de moyens) ou qu'il prenne un vol de retour plus tôt, autant le saisir.
C'est à toi que tu dois penser d'abord.

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LuLutine

le vendredi 31 octobre 2014 à 18h40

Siestacorta
T'inquiète, tu vas d'abord survivre, puis t'en remettre, puis vivre.

Je plussoie (+)

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Artemis

le samedi 01 novembre 2014 à 11h43

Merci Merci.
Vraiment, merci de votre soutien.
Vos mots résonnent depuis l'ancien puits de sagesse dont on est tous porteuse, porteur.

C'est vraiment le passage dans les machines puis on en ressort lessivée, bien sonnée, essorée dans un état de fébrilité et de fragilité, tentant de reprendre un peu le souffle.
Ca ne m'intéresse plus de vivre dans le drame, que je vois comme une certaine complaisance dans la peine. Ca, c'est mon mental...enchantée...
Je souhaite ne plus perdre de temps et d'énergie au drame qui brouille les pistes et rend la sortie tellement plus difficile.
Alors l'heure de drame passée, je sais profondément que le temps est un ami et en l'occurrence, il aide à mettre de la brume sur les sentiments, les rendre moins criants, réorganise les priorités. Je crois que le sentiment d'impuissance, etc..me coince dans une dynamique de victimisation. Au point que j'en oublie les raisons premières qui nous ont incités à regarder vers le polyamour.
Et c'est moi qui suis à l'origine de cela...

Je dois me le rappeler parce que ca me fortifie, ca me rend à la réalité que je suis bien dans ma vie et qu'il me faut assumer les conséquences de mes choix (que je place à l'opposé du sentiment de culpabilité).
C'est tout simplement trop tot pour réfléchir au pragmatique, d'autant que je suis loin de chez moi maintenant. Je suis en mode survie et je m'attache aux petits plaisirs simples, mais nous nous plombons mutuellement..
Aujourd'hui, entre mes heures de travail, nous semblons avoir développé une stratégie pour naviguer plus calmement, j'espère que cela va se prolonger pour les derniers 5 jours avant son retour (pas moyen de changer le billet d'avion ni de prendre une chambre d'hotel).
Au final, il m'a demandé si je préfèrerais qu'il s'engage à ne pas avoir d'autres relations jusqu'à ce que je revienne, disons fin décembre, ce qui a failli me faire reperdre mon calme. Je trouve cela difficile d'être mise en position de décider de quelque chose comme ca pour lui et du coup de me "responsabiliser" de quelque chose sur une route qu'il a déjà décidé et entamé..C'est un dialogue entre son amour pour moi et ses choix, ca le regarde, non?
Cela dit, honnêtement, je crois que s'il ne s'y engage pas de lui même, je me verrais mal applaudir et être heureuse pour lui...
Et puis comme tu dis SiestaCorta, il s'agit bien de moi. Pendant que je regarde de son côté, je m'oublie, je me "disempower", me sort de ma vie.
Alors, ce soir ca va mieux, le mental a repris sa place plus saine, cette vérité me semble de nouveau assez solide et m'aide à me rassembler.
Je vais songer à m'inscrire pour un prochain polycafé. Les échanges sur ce site même dans d'autres fils m'apportent énormément.
Merci encore. Encore.

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Ginette

le samedi 01 novembre 2014 à 19h11

tu décris dans ton premier message la relation polyamoureuse comme devant être "honnête, assumée et franche" : j'ai cru également qu'il suffisait de s'en convaincre...Mais dans votre situation, les règles ne sont pas si simples à appliquer tant ces fonctionnement (poly/mono) sont différents (merci à Tcheloviesk(...), Magentademars, Jayraymy, Phoenix...).
Ton amoureux te fait souffrir, mais c'est un homme dont tu connais les qualités pour avoir vécu en complicité pendant 10 ans : intellectualiser les relations polyamoureuses, c'est très différent de les vivre.
N'étant pas confrontée au même type d'orage que ton compagnon vous ne pouvez vous comprendre pour l'instant...Il faut décanter...
Comme tu le dis, quand on pleure des litres, une bonne part du fluide est composé d'auto-flagellation : pour ma part, je rince consciencieusement ma fierté mal placée, mon ressentiment, la peur de perdre, et j'ai à peu près essoré tout ça en 5 mois... Je m'appuie sur mes amis, je m'active à mort pour sortir d'un état de déprime dans lequel je plongerais gaillardement si je m'écoutais trop...
Si l'homme en qui tu as eu confiance pendant 10 ans te fait du mal aujourd'hui, c'est que d'autres éléments affectifs entrent en ligne de compte sur lesquels tu ne peux pas agir. Ce n'est pas toi, c'est lui.
Sois bienveillante, ne te laisse pas bouffer par les sentiments négatifs et ne te culpabilise pas des conneries de ton amoureux... Tout ça c'est transitoire et tu vas émerger plus forte après la crise, d'autant plus vite qu'il va repartir, et que tu ne rentreras à la maison que dans quelques semaines !
Quant au fait qu'il ait amené une de ses amoureuses chez vous, ben, c'est stupide et dégueulasse, mais qui dit qu'on est plus intelligent quand on est amoureux ? Tu trouveras sur le forum une collection des déceptions, des maladresses, des mensonges, des tromperies, mais on voit aussi que les hommes et les femmes finissent par relativiser et devenir moteur dans l'évolution du couple vers des séparations, des situations intermédiaires, du polyamour assumé bilatéralement (ça, ça a l'air trop coooool !), des tentatives d'équilibre poly et mono...
Allez, porte toi bien Artémis !

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Siestacorta

le dimanche 02 novembre 2014 à 01h34

Artemis
Au final, il m'a demandé si je préfèrerais qu'il s'engage à ne pas avoir d'autres relations jusqu'à ce que je revienne, disons fin décembre, ce qui a failli me faire reperdre mon calme. Je trouve cela difficile d'être mise en position de décider de quelque chose comme ca pour lui et du coup de me "responsabiliser" de quelque chose sur une route qu'il a déjà décidé et entamé. C'est un dialogue entre son amour pour moi et ses choix, ca le regarde, non ?

Clairement ! Tu peux pas prendre cette responsabilité à sa place, à court terme.
A plus long terme en revanche, si la situation se maintient et que ça te plait toujours pas, tu peux décider toi de rompre, ça ne dépend pas que de lui.
Mais qu'il te demande de décider de son comportement ou que toi tu lui mettes une épée de Damoclès au-dessus de la tête sur le "surtout fais comme tu veux, tu es libre, tu décides, mais... décide bien parce que, sinon...", c'est des façons de faire porter à l'autre des choix qui en réalité ne s'assument qu'à deux.

Seul, on définit ses besoins et ses limites. Quand on est deux concernés par la même décision soit on trouve un accord de où on va ensemble, soit on trouvee un compromis respectueux pour que la destination se précise au fur et à mesure, soit (et) on décide ensemble du moment où ça ne sera plus tenable
Plus tenable, c'est pas nécessairement le moment de souffrance psychologique, qui peut être très réelle sans que ça soit une caractéristique de la relation.
Plus tenable, c'est en posant à deux comment une relation ne peut que mal se dérouler.

Si vous arrivez à trouver ces accords sur le faisable et l'infaisable "à deux", pas seulement sur "moi j'veux - et moi j'veux pas", tout en continuant à vous respecter, ça peut encore faire mal, mais pas "pour rien", pas en ennemis.

(bon, là je parle pas d'amour, hein. Je parle du respect de l'autre qu'on peut manifester quand on aime, et qui permet de prendre les décisions sans se croire des droits sur l'autre qu'on a jamais réellement)

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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LuLutine

le lundi 03 novembre 2014 à 12h06

Ginette
Quant au fait qu'il ait amené une de ses amoureuses chez vous, ben, c'est stupide et dégueulasse

Cette phrase me gêne car j'y sens un jugement de valeur (mais je me trompe peut-être).
Comme il a été évoqué plus haut je crois, il est possible que pour lui, amener une amoureuse à la maison n'ait pas du tout la même signification que pour Artémis. Il est possible que pour lui, ce soit anodin...
Oui, même après 10 ans on peut découvrir qu'on n'est pas en accord sur certains "détails" !

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Siestacorta

le lundi 03 novembre 2014 à 12h13

C'est pas amener l'amoureuse, qu'est un problème, en fait, c'est ne pas en parler avant...
Comme échelle de comparaison, à moins d'avoir des habitudes très accueillantes de table ouverte permanente, même s'il s'agit d'amis, on prévient la personne avec qui on vit, que ce soit un partenaire amoureux ou un coloc'.
Et en absence de l'autre cohabitant, on a quand même quelques règles prédéfinies.
Ben en poly, pareil, en potentiellement plus sensible.

Après, non, amener quelqu'un c'est pas Mal en soi. Mais pas "on en a pas discuté donc je peux pas savoir" : par défaut, on surdemande.

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(compte clôturé)

le lundi 03 novembre 2014 à 12h43

lulutine
Cette phrase me gêne car j'y sens un jugement de valeur

Bien sûr, c'est un jugement de valeur, mais ça n'est pas gênant, à mon sens, car le polyamour n'est pas dénué de valeurs à respecter. Prôner le dialogue, l'empathie, voire la compersion ne signifie pas accepter tout au nom de cette ouverture d'esprit. Voir ou imaginer l'amie se comporter chez soi comme si elle était chez elle (ouvrir les placards, utiliser les produits de toilette, décrocher le téléphone) peut être plus difficile que vivre la non-exclusivité sexuelle. C'est symbolique, le lieu de vie, c'est la concrétisation de l'intimité... La moindre des choses est qu'avant d'inviter un(e) ami(e) à y venir on demande si cela gêne ou non l'autre partenaire. Sinon, cela peut cacher un manque de respect, déjà présent dans le fait de ne pas mettre de préservatifs avec ladite amie. J'insiste, car le sentiment de ne pas être respecté est plus destructeur que la jalousie. Et que par ailleurs, les comportements non respectueux peuvent parfois dissimuler l'envie (consciente ou inconsciente) de provoquer une réaction, une scène, qui permettrait de purger les conflits. En ne réagissant pas à ce qui fait du mal, en n'exprimant pas les indispensables limites, on bloque cette purges ô combien utiles. Les non-dits peuvent laisser des cicatrices durables...

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MagentadeMars

le lundi 03 novembre 2014 à 13h34

Tout à fait d'accord avec Françoise : ma maison c'est un refuge, un base de sécurité. Qu'un partenaire ne la voie pas de la même manière ne change pas son importe pour moi : il reste que si mon refuge est envahi, je suis déstabilisé.

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Siestacorta

le lundi 03 novembre 2014 à 14h36

aimerplusieurshommes
Et que par ailleurs, les comportements non respectueux peuvent parfois dissimuler l'envie (consciente ou inconsciente) de provoquer une réaction, une scène, qui permettrait de purger les conflits. En ne réagissant pas à ce qui fait du mal, en n'exprimant pas les indispensables limites, on bloque cette purges ô combien utiles. Les non-dits peuvent laisser des cicatrices durables...

(+) (+) (+)

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Lili-Lutine

le lundi 03 novembre 2014 à 17h13

Voilà mon vécu des débuts orageux, voilà comment l'orage s'est éloigné:

J’ai un peu vécu cela au début avec Fred, apprendre son adultère, pas de protection avec cette femme, puis savoir juste après qu’elle connaît mon chez moi … ce fut très violent. Je l’ai vécu comme le viol de mon intimité !

Mais ce fut rapidement bénéfique pour notre couple que je « pète un câble » et exprime ma colère avec force, c’est en ces instants très vifs en douleurs et en remises en question que nous avons pu « enfin » nous parler « vrai »… après seulement 13 années de vie commune sans aucune dispute :-) … jamais. :
Qui es-tu ? Qui suis-je ? Quel couple sommes-nous ?

Depuis il y a entre nous un travail quotidien d’attentions respectueuses sans cesse renouvelées, et une ferme volonté de compréhension et d’acceptation de nos différences.

Aucun de nous deux ne faillit à cette règle = prendre soin de l’autre.
Sinon je pense que notre relation n’aurait pas survécu.

Et prendre soin de l’autre c’est parfois différer un comportement ou une décision.

Il n'est pas question ici de se renier ou de s'oublier. Juste dire : Stop ! Prenons le temps de regarder où cela coince !

En ce qui me concerne la chambre « conjugale » n’a pas de valeur sacrée, pas plus qu’une autre partie de ma maison. Ce qui est sacré pour moi dans « notre » maison c’est bien ce que nous y vivons ensemble ou séparé, pourvu que cela soit toujours dans la transparence. (Attention, je ne vais pas plus détailler cela ici, mais transparence pour moi ne signifiera jamais tout se dire !)

Pour Fred occuper avec une autre de ses relations le lit "conjugal" est impossible, pour moi cela se peut sans problème. Il reçoit toujours dans la chambre d’amis(es), moi je reçois là où il reste de la place, parfois cela peut être dans le lit "conjugal", cela ne pose de problème aujourd’hui qu’à ceux ou à celles qui sacralisent le lit ou la chambre de notre couple.

Si je reçois une autre de mes relations, je préviens Fred, et vice et versa, et nous nous adaptons en fonction chacun(e) de nos possibilités du moment et de celles de nos partenaires.

C’est devenu très simple, et dans notre maison qui reçoit nos relations, parfois tous(tes) ensemble, règne une atmosphère très détendue quant à la circulation des uns(es) et des autres, chacun(e) ses limites, tout le monde est entendu et respecté dans ses choix.

Il n’y a qu’une règle pour moi en relation: SE PARLER et SE RESPECTER !

Je ne suis pas un animal, je peux différer ou modifier, soit un comportement soit une décision, sinon qui est cet autre que je dis aimer si je continue de le piétiner là où cela lui fait mal !

Qui suis-je, moi, pour insister … un bourreau sans cervelle et sans cœur ?

C’est quoi déjà l’amour dites-moi ?

Dis-moi toi comment tu m’aimes en me faisant souffrir ?

Et jusqu’où dois-je aller pour mériter ton amour ?

Désolée … mais j’ai envie là de secouer ce panier de non-dit … vite, vite … sinon tout cela va créer des névroses … et cela sera encore plus long … ou fatal !

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Ginette

le lundi 03 novembre 2014 à 17h30

Lulutine, désolée si ma réflexion était ambigue : je ne jugeais évidemment pas le compagnon d'Artémis, juste l'acte, qui était violent dans le contexte décrit par Artémis...et qui pouvait sembler stupide et dégueulasse, car pas négocié ... Je serais assez mal placée pour me permettre de juger ce garçon ...

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Siestacorta

le lundi 03 novembre 2014 à 19h08

C'est sympa quand tu prends un peu le temps de causer, Lili, dommage que ce soit pas plus souvent !

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Artemis

le mercredi 05 novembre 2014 à 12h12

Nous avons pu aller voir du beau ensemble pendant 2 jours et même s'il y a eu des moments douloureux, c'est ca de fait.

Merci Lili de ton partage. J'espère arriver à cette relativisation bientôt, très bientôt.

Il est reparti ce soir.
Il est arrivé à la décision que ce serait mieux pour moi qu'il mette un "coup de frein" pour 2 mois. Il dit aussi qu'il a besoin d'y voir plus clair..
Je sais que ce n'est que 'partie remise' mais 2 mois, c'est du temps et qui sait à quel point j'aurais pu relativiser d'ici là?
Nous nous aimons, ca aussi c'est clair.

Ce qui est moins clair, c'est que, lui ayant trouvé une ressource intérieure (même si elle implique "l'extérieur"),
je dois moi aussi trouver quelque chose de plus fort en moi pour m'aider à relativiser.
Je crois bien que c'est le travail que beaucoup d"entre vous avez déjà fait.
Une signature du couple "fusionnel"?

Je croyais qu'en poursuivant la passion de mon métier où je pratique dans des circonstances difficiles, j'avais trouvé d'autres resources.
Mais cet amour, cette relation formait le socle sur lequel nous nous sommes appuyés pendant des années et duquel il est arrivé à se distancer.
Et évidement, lui est sur sa route, à trouver d'autres références (le polyamour) et sa prise de large me fait peur car il est bien plus avancé que moi.
L'impression d'être restée sur le rivage, délaissée, exclue. Je touche clairement ici à une problématique personnelle.

Je ne suis pas prête à considérer le polyamour pour moi (pour lui, je n'y peux rien) car c'est trop tôt.
Parfois je regarde avec l'oeil de faucon et je suis lucide et vastement aimante.
Parfois je suis de nouveau happée par l'émotion du désespoir et je butte sur les détails de sa tromperie
(du style l'inviter chez nous, des gestes extrapolés de notre language intime qu'il partagerait avec elle, son degré d'attirance, si elle est présente à des fêtes d'amis avec ou sans son mari qui n'est pas au courant, etc..). Je n'aime pas ce que je vois en moi à ce moment là. Mais qui puis-je?
.
Probablement que le temps va aider à adoucir ces détails et à faire prévaloir l'amour...différemment.
C'est ce que j'aimerais, car je n'imagine pas ne plus voir cet homme dans ma vie. Je pense que c'est la même chose pour lui.

Je voudrais vous remercier encore pour vos partages.
Je ne m'attendais pas à ce que ce fil aille si loin dans le soutien et le partage.
Je suis réellement si touchée.

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