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Sur le consentement

Sexualités
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juby

le vendredi 08 novembre 2013 à 01h09

L'autre fil de discussion m'a fait réfléchir, ces derniers jours. Je vous lisais tous, et ça semblait assez courant que de penser qu'un garçon qui demande avant d'embrasser, c'est pas top (c'est turn off, comme on dit ici). Je ne sais pas, il me semble que ça découle d'un mythe que je dois moi même combattre, celui de l'âme soeur, qui nous trouvera et nous comprendra dès le premier regard. Comme s'il était normal d'attendre d'un pur étranger, parce que nos phéromones connectent, qu'il nous comprenne sans qu'on parle, qu'il devine nos envies les plus secrètes, nos limites, nos humeurs.
Je trouve qu'on se met beaucoup de pression. Pour ne pas foutre en l'air une fausse impression de communion, on voudra jouer le jeu avec l'autre, faire semblant qu'il nous a bien devinée, et surtout ne pas dire non.
Bref, si je peux imaginer vivre une relation sexuelle parfaite et sans mot avec mon compagnon des huit dernières années, c'est surtout que nous avons osé à certains moments dire es choses qui ne se disaient pas, expliquer des choses qui "cassaient" le rythme, refuser un enchaînement qui semblait naturel à l'autre.
Voilà, j'avais envie de vous entendre là dessus. L communion physique au premier regard, ça existe vraiment? Vous sentez parfois de la pression à "se la jouer" ou pas?

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Tcheloviekskinoapparatom

le vendredi 08 novembre 2013 à 23h01

Le mythe de la communion au premier regard me semble effectivement délétère. Quelque part une relation, c'est toujours avancer prudemment vers l'autre, se demander ce qu'il/elle veut, se remettre en question, et aussi (ça va avec) avoir confiance dans le désir de l'autre quand il est évident... tout ça passe par l'établissement d'une communication entre les deux qui se construit au long d'une relation.
Dans ce cadre, la verbalisation me semble tout à fait central - c'est quand même ce qu'on a trouvé de mieux pour être un peu clair ! Cela ne veut pas dire qu'on est obligé-e de demander formellement "je peux t'embrasser ?" la première fois - on peut aussi simplement approcher doucement le visage, voir ce qui se passe, si le désir est réciproque.... ou bien commencer par se prendre la main.... mais tout cela n'empêche pas qu'il y a un moment où il est utile de discuter aussi plus explicitement.

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(compte clôturé)

le samedi 09 novembre 2013 à 11h58

Oui, la parole peut éviter des idées reçues. On peut, pour une raison propre, "éviter" les lèvres de l'autre sans que ce soit un rejet de l'autre. On peut ne pas faire quelque chose même si conceptuellement on pourrait le désirer. Je suis dans une période, avec quelqu'un ou je n'arrive pas à savoir ce que je ressens réellement à cause de parasitages (il faut croire que je n'ai pas encore tombé tous les tabous, ouaip !). C'est très désagréable pour moi et aussi pour l'autre (je suppose). Je pense que la seule solution ça va être le dialogue, la communication avec des mots (mettre des mots sur mes maux) et là encore, pas facile. Perso, je communique plus aisément par écrit. Mais l'autre désire parler des choses importantes par oral et esquive donc toutes mes tentatives. Ca va être dur car je vais donc devoir communiquer sur quelque chose d'important tout en étant pas à l'aise avec le mode de communication qui s'impose (je fais le choix de m'adapter à l'autre, sinon on tournera en rond, spirale infernale qu'il faut casser).
Des signes par gestes m'ont été adressé, mais là encore, était ce juste un rapprochement amical ou se cache-t-il quelque chose de plus important chez l'autre ? Comment savoir ? Comment interprété les gestes ? Généralement, je n'ai pas de doutes sur ce que JE ressens, mais là, je nage un peu... J'ai peur de faire souffrir et en même temps j'ai conscience que mon indécision peut être pour l'autre une forme de souffrance. Casser la spirale, j'en reviens à la même conclusion.
Parfois, un regard, un touché, un sourire en disent long... mais sont mal interprétés. Parfois aussi des mots en disent long... et sont mal interprétés.
Le zéro défaut dans une relation n'est pas possible. Nous serons toute notre vie des apprentis en ce domaine. C'est en tout cas ma pensée actuelle.

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oO0

le mardi 19 novembre 2013 à 02h39

J'ai envie de positiver alors je relance ce fil dont l'origine me semble être cette intention, soit parler de ce qui est souhaitable plutôt que ce qui ne l'est pas.

Le consentement concerne toutes les relations que des êtres humains peuvent accepter de vivre ensemble. Cependant le simple terme "consentement" s'associe le plus souvent à une quantité de jugements moraux souvent plus culpabilisants les uns que les autres. Pourtant, ici, dans le cas des relations érotiques qui se passent bien, le consentement est là tout au long de la relation. La manière dont il se manifeste, c'est l'envie, mais pas seulement l'envie, mais l'envie partagée de vivre cette envie. Même si ni l'un(e), ni l'autre n'arrive à atteindre le plaisir qui motive cette envie, le simple fait de partager cette envie peut déjà être un plaisir en soi, sinon le principal plaisir. Cela n'a pour ainsi dire rien avoir avec les jugements moraux culpabilisant et ce n'en est pas moins ce qui est moralement souhaitable.

Donc, si je ne m'abuse, il s'agit là du consentement dans sa forme positive, soit quand il y a consentement. La forme négative est ici quand il n'y a pas consentement, c'est ce que j'entends par positiver, s'intéresser à la forme positive plutôt que négative.

C'est une évidence, justement, mais pourquoi avec une telle évidence morale, la morale apparaît comme un obstacle ?

Un obstacle ?

Si les mots semblent être souvent un obstacle aux gestes, par exemple, dans la séduction, n'est pas parce qu'ils ont une connotation moralisatrices ? Alors ce que j'apprécie, ici, c'est que les mots permettent d'éviter des malentendus, aux gestes de se trouver, etc. J'ajouterais même le fait que dire ou s'entendre dire avoir envie ou être l'envie est l'occasion de la vivre une première fois ou une deuxième fois, de dédoubler en pensée en acte la manière de le vivre là où l'art les démultiplie. Ce que j'apprécie encore plus, c'est cette manière de lever cette tendance à vouloir vivre ses rencontres ou ses relations comme un tournage de film hollywoodien ... même si la vie à sa manière de se mettre en scène.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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oO0

le vendredi 22 novembre 2013 à 02h24

Je relance ...

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(compte clôturé)

le vendredi 22 novembre 2013 à 11h45

Si on relance... je suis donc.

Le consentement peut être sournois. Il arrive que l'on n'ose pas dire non ou que l'on accepte pour de mauvaise raison (qui serait extérieure et non intérieure). On peut se sentir mal à l'aise dans une situation et ce mal être empêche cette liberté de consentement. C'est quelque chose que je ressens assez fortement chez des personnes qui me sont très proches.

Les films hollywoodiens doivent rester pour ce qu'ils sont, des films, même si parfois un film sonne juste à mes oreilles, ce ne sera jamais le reflet exact de MA réalité. Quand au paysage idyllique, il sera celui du moment présent, la magie d'un regard, la connivence d'un sourire et la musique celle du silence, celle de la respiration de l'autre, celle du baiser, celle du murmure des mots. Le film sont les images de l'instant gravées à jamais en moi.

Je suis polyaffective, aussi j'ai ce bonheur de "tourner" dans des films différents avec des acteurs-trices différents car aucun n'a les mêmes yeux, aucun n'a les mêmes lèvres, aucun n'a les mêmes expressions de visage, aucun n'a la même taille, aucun n'a la même peau, aucun n'a la même douceur, aucun n'a la même chaleur, aucun n'a les mêmes mots, aucun n'a la même sensibilité... Qu'est-ce qu'ils sont beaux, ensemble et séparément. Que je suis chanceuse... de vivre autant de moments de consentements !

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Alygator427

le vendredi 22 novembre 2013 à 12h01

Je me suis déjà laisser abusé pas mon propre consentement que je croyais être vrai. Donc il peut être aussi sournois quand il viens de nous même, car on n'est pas objectif, on dispose pas toujours de ce qu'il faut pour consentir ou pas librement. C'est un peu comme une trahison qu'on se reproche longtemps après et qu'on n'a du mal à se pardonner.
Pour consentir ou non, il faut aussi avoir confiance en soi. Enfin il me semble que c'est important.

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(compte clôturé)

le vendredi 22 novembre 2013 à 14h07

Merci Alygator427 d'avoir mis en lumière par du vécu ce que j'ai mal expliquer ci-dessus. Oui, évidemment la cause d'un mal être peut venir de l'intérieur et nous avons tous, je crois, un jour ou l'autre, eu à affronter nos propres reproches. Ca fait partie sans doute des expériences de la vie même si on s'en serait volontiers passé.

Je parlais plus de cette impression parfois que l'autre peut m'accueillir par "compassion", pour ne pas me blesser et lorsque je ressens cela, j'ai du mal à lâcher prise. Le hic c'est que j'ignore si ça vient de moi et de ma culpabilité, affaibli à ce jour, mais toujours persistante ou si j'ai raison sur le ressenti profond de l'autre qui ne veut pas me "décevoir" ou me faire de la peine en "rejetant" ma "proposition" ou si c'est à cause de tabous extérieurs.

Ca peut être aussi tout simplement que l'autre juge le moment inopportun. J'ai constaté par exemple qu'avec les personnes actuellement très proches de moi, outre mon mari (qui lui me dit directement "pas maintenant" et qui viendra vers moi plus tard), le consentement était naturel si l'on est seuls ou entourés de personnes "acceptantes" mais que je devais me résoudre à m'abstenir ou à accepter une forme de rejet (donc non consentement) de la part de l'autre. Suivant les circonstances (les lieux ou les personnes environnantes) je dois adapter ma propre attitude au consentement de l'autre et cela est très perturbant. Le simple fait de faire une bise courte sur chaque joue pour dire bonjour ou au revoir au lieu de me blottir contre l'autre longuement et l'embrasser dans le cou (j'adore embrasser dans le cou :-D ) c'est difficile. Rejet ? non consentement ? évidemment non puisque par la suite (ou avant) l'acte se faisait dans la plus belle harmonie...

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Alygator427

le vendredi 22 novembre 2013 à 16h26

Ce que tu dis me parle, même si je ne peut pas l'expliquer pour l'instant, car c'est trop présent, mais ça fait échos .

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(compte clôturé)

le vendredi 22 novembre 2013 à 17h20

C'est également actuellement très présent en moi mais j'ai bon espoir qu'avec le temps le naturel prendra le pas sur la crainte de l'extérieur et aussi sur les indécisions intérieures. Il faudra aussi sans doute qu'un dialogue plus clair et net se mette en place.

J'ai l'impression de valser : un pas en avant vers l'acceptation totale, trois pas en arrière... et hop, quatre pas de côté et si on se mettait à tourner avant arrière, heu j'ai le tournis.

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oO0

le samedi 23 novembre 2013 à 00h39

Je passe, ...

... mais je respecte. C'est juste que je ne m'attendais pas à ce que cela aille dans cette direction : consentement apparent, mais justement apparent donc ... ?

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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ScottBuckley

le samedi 23 novembre 2013 à 10h53

Bonjour,

Oui, tout comme Alygator427 ( tout corps branché sur sa pleine conscience étant appelé à s'émouvoir (+) ) , je crois que cela a un lien direct avec la confiance en soi.

* Une personne qui a une faible confiance en soi, une faible estime de soi, pourrait plus facilement " consentir " à beaucoup de choses, car elle croirait ne pas mériter mieux, vue l'image faible qu'elle a d'elle-même.

Ce sera un consentement assez passif, sans désir, sans réel enthousiasme, un accord minimal de personne plutôt dominée, couchée. Le rapport de forces n'est alors pas en sa faveur. Elle devra à terme renverser ce rapport, et la vapeur qui va avec.

* Une autre personne, qui aurait une juste estime de soi ( suffisamment bonne, ni trop faible ni trop forte, comme dirait mister Donald Winnicott ;) ) , a priori saura plus facilement exprimer son désaccord, exposer ses limites, dire franchement Non ou Oui, faire des (contre-)propositions, présenter des alternatives auxquelles elle croit en son fort intérieur, et ne restera surtout pas silencieuse durant une réunion si on marche sur ses platebandes (car " qui ne dit mot consent " ).

Son consentement à une décision serait alors bien plus actif, car elle participera davantage à la prise de décision, après mûre réflexions et discussions, avec conscience & consensus, voire avec désirs.

> Du coup, je vois au moins 3 formes & 3 temps de consentement se dessiner :
.............................................

a) " je consens parce que là je n'ai vraiment pas trop le choix à court terme " (face à "un seul choix" qui arrive en force, massivement) : --> " je supporte en silence ces actes " .

b) " je consens, Ok, mais c'est la dernière fois, on ne m'y reprendra plus " --> " il est trop tard pour revenir en arrière dans ce contexte, mais je réfléchis déjà à comment rebondir et sortir à moyen terme de cette situation insatisfaisante " ,

c) " je consens à cette situation et d'ailleurs c'est moi qui ai impulsé ce cadre " --> " ce contexte, j'y ai ma large part de co-responsabilité, je ne suis pas restée silencieuse et résigné-e les bras croisés, je me suis engagé-e à plusieurs reprises ici après bien des discussions, et à long terme je veux cultiver une Culture du consensus, et des rencontres ou discussions participatives & concrètes sur des thèmes comme la ' sociocratie * ' , pour reprendre le pouvoir sur Ma vie , façon empowerment " .

* à propos de la ' sociocratie ', sur wikipedia : fr.wikipedia.org/wiki/Sociocratie

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 23 novembre 2013 à 12h01

GreenPixie
> Du coup, je vois au moins 3 formes & 3 temps de consentement se dessiner

Le consentement est un vaste débat, évidemment et chacun ayant un ressenti propre et comme nous avons "plusieurs" personnes auprès desquelles le consentement a de l'importance à nos yeux... Il y a un nombre incalculable de dessin à réaliser

RIP
...je ne m'attendais pas à ce que cela aille dans cette direction

Je suis pas sur de comprendre ton questionnement. Le consentement peut être apparent et donc réel dans certaines circonstances et invivable dans d'autres d'où un rejet. Je l'ai déjà expliqué ci-dessus et là seul un vrai dialogue peut aider à comprendre les réticences "ponctuelles" de l'autre. Mais je ne crois pas que ce soit de cela que tu parles et comme cette discussion est placée dans sexualité (pourquoi ?) je m'aventure sur le terrain : as-tu l'impression d'un faux consentement juste pour que tu acceptes une sexualité que tu refuserais autrement ?

Si c'est le cas, cela répond aussi à une partie du questionnement de certains face à ma manière de vivre mes relations affectives extra-conjugales : je veux un consentement basé sur l'affectif et que la sexualité (acte sexuel pure, je garde tendresse, câlins, baisers, caresses, etc) ne vienne pas parasiter cela. C'est à mes yeux une des raisons principales...

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Anarchamory

le samedi 23 novembre 2013 à 13h36

GreenPixie
* Une personne qui a une faible confiance en soi, une faible estime de soi, pourrait plus facilement " consentir " à beaucoup de choses, car elle croirait ne pas mériter mieux, vue l'image faible qu'elle a d'elle-même.

Ce sera un consentement assez passif, sans désir, sans réel enthousiasme, un accord minimal de personne plutôt dominée, couchée. Le rapport de forces n'est alors pas en sa faveur.

Et voilà pourquoi je me suis marié...

GreenPixie
Elle devra à terme renverser ce rapport, et la vapeur qui va avec.

Et voilà pourquoi je suis en train de divorcer...

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LuLutine

le samedi 23 novembre 2013 à 19h12

Coucou GreenPixie, quand tu parles de contre-propositions, ça me fait penser à une anecdote...

Un copain me dit un jour : "As-tu remarqué ? A chaque fois que je te propose quelque chose, tu fais une contre proposition !"

Bon, sa remarque était partiellement fausse, j'ai en tête des exemples où je n'ai pas contre-proposé et où j'ai accepté sa proposition telle quelle. Mais il est vrai que je contre-proposais très souvent, même sur des "détails mineurs".

J'ai toujours trouvé normal de répondre ainsi. Sauf que lui m'a fait cette remarque (en italiques plus haut) comme un reproche. Du moins, je l'ai vraiment ressentie comme ça. La suite de la discussion ne m'a pas détrompée, a priori (même s'il n'a pas dit texto que c'était un reproche).

Ca m'a donné le sentiment que pour certaines personnes, dans certains cadres (notamment celui d'une relation "importante"), il faudrait - au moins à certains moments ou sur certains sujets - tout accepter !

En gros, le comportement de la personne "pas sûre d'elle" (le consentement passif dont tu parles) serait souhaitable au moins dans certaines circonstances !

J'ai aussi observé ça dans des groupes, des remarques du style : "Machin a décidé que tout le monde ferait ça, pourquoi tu veux discuter et proposer autre chose ?" (Bon, c'était pas dit comme ça, mais de fait une ou deux personnes avaient décidé, parmi les autres certaines étaient consentantes et d'autres non mais ces dernières n'osaient pas faire de remarques pour ne pas passer pour des emmerdeuses...ce pour quoi je dois souvent passer du coup !!!)

Et bien moi, cela me choque qu'on puisse penser comme ça, et au contraire je trouve toujours "normal" que quelqu'un me fasse une contre-proposition lorsqu'une de mes suggestions ne lui convient pas.

A certaines occasions, j'ai donc vraiment eu le sentiment que beaucoup n'ont pas une culture du consentement, comme j'ai tendance à me dire que cela serait souhaitable pour bien vivre ensemble.

Tant qu'on trouvera "normal" que quelqu'un "s'écrase" dans ce genre de circonstances (pour faire plaisir, pour ne pas être un(e) emmerdeur(euse) etc.), il y aura un souci.

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ScottBuckley

le samedi 23 novembre 2013 à 19h53

Oui chère LuLutine, en effet !

Restons éveillé-es, avec une belle écoute active, et avec à chaque fois s'il le faut (et il le faut souvent hélas) des pro-propositions et/ou des contre-propositions (+)

Et ce n'est pas être un " emmerdeur " comme certain-es le prétendent, c'est au contraire > avoir du respect pour soi-même, pour les autres aussi, et pour son propre libre arbitre, pour celui de chacun-e, et pour une véritable démocratie éclairée pour toutes & tous (pas seulement pour les grandes gueules qui ont la voix qui porte).

Et ce respect de soi (& des autres) cela commence à n'importe quel niveau, que l'on soit deux, en duo, en couple, ou 8 en réunion/meeting, ou des millions devant des urnes.

Si tu ne te respectes pas toi-même, d'autres se permettront sans complexe de t'ignorer dans ton silence, voire de te piétiner, allègrement.

D'où l'intérêt de peser chacun des mots que l'on nous met dans la bouche, ou que l'on nous attribue, et de se rapprocher autant que possible d'une juste ' parole impeccable ' ( voir le livre : ' les 4 accords toltèques ' de Miguel Ruiz, à ce sujet, il en parle bien, de mémoire > ce livre est d'ailleurs dans la bibliothèque de plusieurs ' polys ' d'ailleurs :-) : fr.wikipedia.org/wiki/Miguel_Ruiz ) .

... Sauf que du coup je trouve encore un peu trop floue ( - désolé - ) l'expression " culture du consentement " (que j'éviterais d'exprimer avec un tel langage, je préfère la culture du consensus + la CNV & la sociocratie) :
si c'est un consentement pleinement éclairé, actif, avec de vrais désirs frais, vivants, je suis assez pour (mais cela dépendra quand même du contexte) ;

si c'est un consentement tiède, passif, du bout des lèvres, en petit comité (deux personnes) ou en groupe(s) (voir le lien wiki ci-dessous), là je crains le pire : la médiocratie (opposée à la démocratie) et le fameux paradoxe d'Abilène, dont j'avais déjà parlé dans un autre fil de ce forum.

Mais il y a wikipedia si besoin à ce sujet ;)

fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_d%27Abilene

* A titre personnel, une remarque : quand des journalistes nous répètent 30 fois par jour, notamment en 2012 " attention à ne pas répéter le scénario du 21 avril 2002 " (quand JMLP était au 2nd tour des présidentielles en France), je me dis que notre démocratie se porte mal .

alors oui j'ai subi ce bourrage de crânes et d'écrans et à force de manipulations et de pressions venant de multiples médias dominants et oppressants, du coup j'ai " consenti " à voter pour M. Hollande dès le 1er tour en avril 2012, .... Mais au fond je n'en avais pas vraiment envie intérieurement (c'était un consentement bien passif en effet),
... et de nombreux crétins ( comme M. JM Aphatie : www.acrimed.org/article3784.html ) qui se surnomment " journalistes " (sic) se sont aussitôt permis de cracher sur les dits "petits candidats" (notamment sur Eva Joly & sur d'autres) qui du coup (à cause de ce soi-disant "vote utile" pour Hollande) au 1er tour, ont fait un "petit" score, écrasés par les "gros partis" politiques. Ecoeurant.

** Vous l'avez déjà vu ou vécu, vous, le paradoxe d'Abilène ?

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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oO0

le samedi 23 novembre 2013 à 20h07

@ gcd68,

voilà, la direction que je proposais, mais ce n'est qu'une proposition.

RIP
J'ai envie de positiver [...] il s'agit là du consentement dans sa forme positive, soit quand il y a consentement. La forme négative est ici quand il n'y a pas consentement, c'est ce que j'entends par positiver, s'intéresser à la forme positive plutôt que négative.

Par exemple, si je devais mettre en situation cette manière d'aborder le consentement, je pense qu'il s'agit soit de situation qui me mettrait mal à l'aise et où je me retirerais, soit de situation où pensant que la personne avait besoin d'être mal à l'aise, c'est moi qui me retrouverais mal à l'aise après du genre : "Mais pour qui me prend-t-on pour ne pas oser me dire "non" ?!? Pour qui ?" Je comprends le manque de confiance en soi, mais ce manque de confiance déteint aussi sur les autres et certains manques de confiance dans les autres peuvent être blessant.

@ Lulutine,

parlant de proposition, voire de contre-proposition, je me permets de t'en faire une sur ta manière d'interpréter la situation. Voir ses propositions presque sans cesse contrées est épuisant, voire humiliant car cela laisse le sentiment qu'aucune de ses propositions ne vaut jamais la peine et, personnellement, dans une telle relation, je me demanderais si je vaux quoi que ce soit qui en vaille la peine. Encore une fois, pour être concret, j'aurais plutôt tendance à penser que tous ces "non" signifie un "non" plus général qui ne veut pas sortir et j'aurais tendance à vouloir me retirer de la relation. Ce qui me pousserait définitivement à me retirer, c'est ce recours au "consentement" pour formuler des jugements moraux négatifs, je pense que le "consentement" vaut mieux que ça.

Alors ce n'est pas une manière d'imposer ma proposition d'une direction plus positive, mais plutôt mon droit de ne pas consentir davantage à de telles directions négatives. Je préfèrerais me taire, mais ce serait consentir à ce genre de direction.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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ScottBuckley

le samedi 23 novembre 2013 à 20h24

@ RIP :
Oui, bien sûr que le ' consentement ' peut mériter mieux que cela... mais quand un verre est à moitié rempli, il faut bien regarder ses deux dimensions : à moitié vide ET à moitié plein, non ?

Et si tu souhaites ( à juste titre ) que l'on développe une discussion sur tout ce que peut avoir de positif le consentement (et en effet, cela existe !), alors à mon humble avis il faudrait parler ensemble, notamment, de communication relationnelle, et d'intelligence émotionnelle et/ou relationnelle (voir les livres de Daniel Goleman * à ce sujet, et qui portent ces titres) .

Car là on y trouve des exemples qui sont positifs, plus subtils, dans des relations humaines, et peut-être qui pourraient te plaire, qui sait ?

* fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Goleman

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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LuLutine

le dimanche 24 novembre 2013 à 00h18

RIP
Voir ses propositions presque sans cesse contrées

Sauf que, je l'ai précisé, ce n'était pas le cas, et il avait exagéré en disant cela.

J'ai bien précisé aussi que très souvent, mes "contre-propositions" portaient sur des détails, et c'était la majorité des cas.

Exemple : "Tu veux venir chez moi à 20h ?"
(Là, je sais que 20h c'est trop juste pour moi et que je risque d'être très en retard si je dis oui.)
Je réponds : "Plutôt à 21h, si ça te va ?"

Je n'ai donc absolument pas rejeté la proposition, au contraire je propose justement ce qui va me permettre d'accepter la proposition de départ (dans ce qu'elle a de réellement important : ce n'est pas l'heure où j'arrive qui compte dans ce contexte, c'est le fait que je vienne) !

Par contre, j'ai vraiment eu le sentiment (et je le redis, c'est mon sentiment, pas forcément la réalité, mais l'ayant ressenti dans plusieurs situations, je me dis qu'il doit y avoir un fond de vrai dans au moins un des cas) que j'aurais dû toujours accepter sans contre-proposer, y compris sur des détails, et non je ne trouve pas ça "normal".

Et oui, je trouve "normal" que quelqu'un me dise : "Euh, oui je veux bien passer te voir un week-end, mais pas le prochain, plutôt celui d'après si tu veux bien ?"

Comme le dit GreenPixie, tout est question de communication. Pour reprendre son parallèle, dans mon exemple le verre n'est pas à moitié plein, il l'est à 90%, et toi tu regardes les 10% vides ! (Comme le faisait peut-être la personne dont je parlais plus haut...il y a des gens comme ça !)
De toute façon je crois qu'il y a suffisamment de gens qui me connaissent assez et personnellement pour savoir que je ne passe pas mon temps à rejeter les propositions, bien au contraire.
Par contre, je m'affirme (quoique pas encore tout le temps et en toutes circonstances...) et ça visiblement, ça en gêne certains. Tant pis pour eux.

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oO0

le dimanche 24 novembre 2013 à 03h37

@ Greenpixie,

peut-être, mais je pense que, ici, l'intention était le verre à moitié plein.

RIP
J'ai envie de positiver alors je relance ce fil dont l'origine me semble être cette intention, [...] il s'agit là du consentement dans sa forme positive, soit quand il y a consentement. La forme négative est ici quand il n'y a pas consentement, c'est ce que j'entends par positiver, s'intéresser à la forme positive plutôt que négative.

Après Alygator427, gcd68, MetaZet et toi, vous explorez une zone grise qui tend finalement au noir avec Lulutine.

@Lulutine,

je ne te connais pas, effectivement, et je suis sûr que je manque une personne agréable à connaître. Reste que justement, même si je n'ai aucune raison a priori de faire connaissance avec ton ex, après ce que j'en lis je n'aurais que des a priori qui me coupent toute envie de faire sa connaissance. Est-ce que je dois te citer à son sujet ?!? Reprendre d'autres sujets pour montrer que c'est aussi négatif ? (Je n'aurais pas davantage envie de me retrouver dans les groupes dont tu parles.) Si cela peut te rassurer, je trouve intéressant le problème de l'attente de soumission que tu évoques avec ton ex ou dans les groupes, mais cela n'a rien avoir avec une forme positive du consentement puisqu'il s'agit de conditions douteuses. D'ailleurs, voilà l'impression que je garderais de ton ex, l'impression d'une personne douteuse ou encore, de groupes douteux.

90% de positif ? 10% de négatif ?!? Vraiment ?

Pas plus que je ne te connais, je ne connais ce que vous avez vécu et je n'ai ni la prétention, ni l'intention de le connaître, c'est juste l'impression que la lecture de tes propos me laisse de toi, ici ou ailleurs, parfois, même si dans l'ensemble je suis habitué à de toutes autres propos. Je pourrais faire l'effort de situer tes propos dans l'ensemble des propos que tu as tenus sur ce forum, mais je n'ai pas le courage de passer les impressions négatives qu'ils me laissent alors je donne ma première impression telle qu'elle se donne, comme si j'étais la personne dont on parle ou une des personnes. Ici, je ne me sentirais même pas à l'aise de parler de la sorte.

Par contre, si tu as des récits à proposer qui misent sur le meilleur des autres, qui offre des parades qui permettent d'atteindre des conditions de consentement agréables à vivre ou simplement des récits où ces conditions étaient agréables, là, oui, je suis preneur. Tiens, l'estime que tu as de ta confiance en toi fait plaisir, mais son récit fait plus place à un portrait peu flatteur de l'adversité que tu as l'impression qu'elle te vaut plutôt qu'autre chose.
_________

Ici, pour une fois, j'ai envie de me sentir à l'aise lorsque je me mets à la place des autres pour comprendre, que l'autre soit la personne qui s'exprime ou une des personnes au sujet desquelles elle s'exprime. J'ai envie de me sentir dans un environnement où autrui a le droit de se voir prêté un minimum décent de sens du consentement. Par minimum, j'entends la possibilité de pouvoir se sentir soi-même à l'aise en se voyant prêté ce minimum.

Est-ce que vous vous sentiriez à l'aise de vous voir prêté le sens du consentement que vous prêtez aux autres ? Après, si je ne me sens pas à l'aise, je pense au minimum avoir le droit d'exprimer mon malaise.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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