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S'auto-suffire nécessite-t-il un minimum de distance ?

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swanndecoachella

le dimanche 18 septembre 2016 à 12h16

je suis en plein dedans étant donné que je suis entre deux relations : rupture de notre triade, douloureuse, frustrante et pleine de colère, mais simplifiée par le départ de l'ex, amoureux qui semble s'éloigner, (vous parliez de contact, lui est plus ou moins en train de les rompre tous, au point qu'il m'avait communiqué son désir de trouver une amoureuse poly en me gardant en réserve, et que je me demande s'il ne l'a pas déjà trouvé, esquisse d'une nouvelle relation… Bref, pour le moment, rien sauf mon mari qui lui a une relation qui marche très bien. Nous avons passé le week end dernier séparés, (moi avec mon amoureux, lui avec la sienne,) et le week end prochain, il travaille, donc il reste dormir chez sa copine. Je peux le gérer, sauf que mon syndrome d'abandon remonte violemment dans ces moments là. il suffit qu'il ne m'appelle pas, (et ce n'est pas toujours facile quand il travaille,) qu'il ne m'envoie pas de SMS et ne me donne pas signe de vie… Je ne pense même pas qu'il puisse ne pas revenir, simplement, que pendant le temps donné où il est loin, il ne pense pas à moi. Durant ce fameux week end j'ai pensé à lui tout le temps et lui m'a dit qu'il n'avait pas pensé à moi tout le temps… Ça a été dur à entendre. De plus, je commence à faire des comparaisons, sur le plan sexuel notamment (4 mois avec elle, 26 avec moi, je me dis que forcément, c'est plus passionnel avec elle… et qu'il va comparer, et que je suis trop chiante, trop compliquée, pas assez attentive, pas assez tactile (il m'a dit qu'elle l'était énormément,) trop dans mes écrits (et pourtant, ça m'arrange aussi car quand j'ai la tête dans une intrigue, au moins ça m'arrange que lui soit occupé de son côté…) bref, pas simple !

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(compte clôturé)

le jeudi 22 septembre 2016 à 11h19

LuLutine
Or moi (avec plus de temps d'expérience poly, mais c'est peut-être pas pour ça, c'est peut-être juste que "ça dépend des personnes"), je ne fonctionne pas du tout comme ça, c'est même souvent le contraire, plus il y a de distance, plus mes sentiments sont passionnels !

Quelque part, ça fait deux personnes pas très compatibles tout ça.... (et ça me fout une boule au ventre depuis dix jours, dont cinq où j'en étais littéralement malade, 80% du temps au fond de mon lit).

Je serais plutôt comme Evavita, dans le fait de justement maintenir la proximité avec le/la partenaire. Le contraire me donne plutôt le sentiment d'être éjectée (ou de m'éjecter, en supposant que je sois assez folle pour le faire moi-même) brutalement de la vie de l'autre, c'est juste complètement insupportable.

Est-ce que plus de distance diminue la passion ?

Chez moi très clairement, la réponse est non. Ca l'augmente et ça empire la situation (puisque distance + passion => souffrance).

Par contre, j'ai plus de facilité à avoir une relation "moins passionnelle" lorsqu'il y a des échanges réguliers et bienveillants avec la personne concernée...
(Je précise bien "échanges", pas forcément "présence IRL", si pour x ou y raisons la présence IRL est moindre, les échanges à distance peuvent suffire.)

Oui je sais....je suis une extra-terrestre, personne ne comprend mon fonctionnement "bizarre" et je ferais mieux de faire le deuil de toute relation, c'est probablement plus simple....

Je ne trouve pas ça du tout extraterrestre ... ou alors j'habite la meme planète ...

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swanndecoachella

le jeudi 22 septembre 2016 à 15h41

Enora
Je ne trouve pas ça du tout extraterrestre ... ou alors j'habite la meme planète ...

Eh bien moi aussi !

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bodhicitta

le lundi 26 septembre 2016 à 03h04

swanndecoachella
lui m'a dit qu'il n'a pas pensé a moi tout le temps...

C'est p t etre simplement qu'il a un esprit plus pratique que le tien parce que, techniquement on ne peut pas penser tout le temps à l'autre, surtout si on est avec un autre chéri.
Un coté pragmatique ça a du bon des fois... ça aide à relativiser

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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swanndecoachella

le lundi 26 septembre 2016 à 10h39

bodhicitta
C'est p t etre simplement qu'il a un esprit plus pratique que le tien parce que, techniquement on ne peut pas penser tout le temps à l'autre, surtout si on est avec un autre chéri.

Un coté pragmatique ça a du bon des fois... ça aide à relativiser


Message modifié par son auteur il y a 8 heures.

Ah ça ne fait aucun doute, il est plus pragmatique que moi et a moins de tempêtes émotionnelles.

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FloWolF

le mardi 27 septembre 2016 à 18h05

Yoni
Pour bien vivre le fait que son partenaire passe du temps avec quelqu'un d'autre, de façon intime (émotionnellement et/ou physiquement), je pense qu'il faut se détacher de l'autre. Sans pour autant cesser de penser à l'autre, j'aurais tendance à croire qu'on ne peut pas se sentir bien si on ne se recentre pas sur soi même, sans replacer son "point de gravité" sur soi, quelque part s'auto-suffire.
Je vois ça un peu comme un équilibre, lorsqu'on s'appuie sur quelqu'un et qu'à un moment il s'enlève, on doit retrouver appui sur ses deux jambes.

Avec une expérience trop fraiche mais pas mal d'introspection, j'en viens à me dire que cet équilibre nécessite un minimum de distance avec l'autre, ou plutôt de "laisser du mou" aux connexions que l'on a avec lui/elle. Sinon ça tire, et ça peut même arracher des parties de nous. Par connexions, je veux dire besoins/désirs/attentes et probablement beaucoup d'autres choses. Tout ce qui fait qu'on a envie/besoin de l'autre.
D'un autre côté je me dis que ça peut venir avec le temps, qu'on s'habitue à être en équilibre et s'auto-suffire sans pour autant se reculer, s'éloigner ; juste que l'on tient mieux sur ces jambes même quand on est "tirés".
Ou alors ça dépend avant tout des personnes (avoir cette force ou pas) et pas tellement de l'expérience. Qu'en pensez vous ?

Sujet qui résonne pas mal dans le grand dépendant affectif que je fus :)

Le terme d'autonomie tel que l'ont soulignés plusieurs personnes, me parle davantage que auto-suffisance. L'être humain est un animal social, aussi suffisant que l'on soit, le contact à l'autre enrichit.

Je dirais que pour bien vivre le fait que son partenaire passe du temps avec quelqu'un d'autre, mais de mon point de vue ça se généralise à vivre sainement la totalité des relations interpersonnelles, il faut se sentir bien dans sa relation à soi-même.

J'entends par là avoir l'estime de soi suffisante (sans tomber dans un narcissisme démesuré) pour se sentir bien avec soi-même en l'absence de l'autre pour nourrir cette estime.
Avoir suffisamment les pieds assez sur terre pour avoir conscience que toute relation, poly, mono, ou hors du champ amoureux, est quelque chose d'aussi dynamique et évolutif que peut l'être la vie, et apprendre à faire avec cette réalité.
Rester conscient qu'au delà de toutes les évolutions, changements, accidents de parcours qui pourront arriver, il restera une personne : soi-même. D'où l'importance d'apprendre à se sentir bien avec, et suffisamment en confiance pour se dire qu'on se relèvera probablement de tous les écueils que l'on rencontre.

J'ai l'impression d'être un gros imbu de ma personne en relisant ce que j'ai écrit, et pourtant je ne peux rien écrire d'autre, parce que c'est ainsi que j'ai trouvé l'apaisement et l'épanouissement dans mes relations.

J'ai le sentiment que ce qui permet à une relation de se développer sainement, ce n'est pas la volonté de la tirer dans une direction ou une autre, venant combler une de nos failles ou une autre, mais de la laisser exister dans le réel de ce qui se passe, et d'apprécier ce réel pour ce qu'il est, et accessoirement la personne en face de nous pour qui elle est aussi.
En ayant confiance dans le fait que la personne en face de nous ne nous veut pas du mal, tout en sachant qu'elle peut nous en faire sans s'en rendre compte.
En ayant confiance dans sa propre capacité à pouvoir supporter ce "mal" s'il arrive, parce qu'il ne vient pas de l'autre mais juste de notre propre construction, et qu'en tant que tel il est possible d'utiliser sa raison pour déconstruire cette construction si elle nous est nocive.

Je constant qu'invariablement, dans mes relations, tout début de relation avec une personne n'étant pas déjà suffisamment "bien" avec elle conduit rapidement à l'épuisement de la relation, parce qu'on cherche à me tirer vers quelque chose qui n'est pas moi, et que ça épuise soi moi soit l'autre, aussi grande que puisse être l'affection mutuelle.

Par ailleurs je trouve rarement attirantes les personnes qui envoient le message "je ne suis pas une personne complète toute seule, vient combler mes failles"
Et à contrario, je trouve très attirantes les personnes qui me donnent l'impression d'être déjà autonomes et heureuses ainsi. Elles me donnent l'impression qu'on va vraiment s'enrichir mutuellement si l'on fait connaissance, et ce quelle que soit l'issue, même si on ne se revoit jamais après avoir pris un verre.

Je ne nie pas que d'autres modes de fonctionnement puissent très bien marcher pour d'autres personnes, question de dynamique encore une fois, mais pour le sujet abordé ici ça tombe avec pas mal de choses sur lesquelles j'en avais à raconter :)

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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