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S'auto-suffire nécessite-t-il un minimum de distance ?

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bodhicitta

le mardi 04 mars 2014 à 16h10

Siestacorta
Bref, aimer ta solitude : aimer ce que tu fais et ce que tu vis quand tu es seul. Aimer des activités dans lesquelles tu t'impliques beaucoup pour toi, qui te font découvrir des nouvelles choses souvent.

En étant Poly <3 je cultive cet amour... aimer la vie qui s'offre à moi.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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ScottBuckley

le mercredi 05 mars 2014 à 20h49

Siestacorta
Récupérée aujourd'hui même chez une poly : "je suis pas anti-social, je suis pro-solitude".
En gros, si tu veux te sentir moins dépendant, faut aimer ta solitude. Etre bien quand t'es tout seul, mais aussi trouver ta façon d'être bien en étant "seul avec les autres".
Pour ma part, je suis rêveur, introspectif et contemplatif, donc bon, quand je suis seul avec quelqu'un, je crains plutôt que ce soit lui qui s'emmerde.

Bref, aimer ta solitude : aimer ce que tu fais et ce que tu vis quand tu es seul. Aimer des activités dans lesquelles tu t'impliques beaucoup pour toi, qui te font découvrir des nouvelles choses souvent.
Et même, aimer s'ennuyer un peu, pas avoir peur du vide, mais s'en servir. Ne serait-ce que pour se reposer, mais aussi pour voir ce qui vient spontanément dedans comme envies.

T'es pas obligé, cela dit, de fonctionner à l'auto-suffisance. Il y a quelques polys fusionnels, qui apportent une solution au même problème que toi (bien vivre les nouvelles relations) en s'impliquant au contraire à fond dans la relation avec le tiers. Faut encore que le partenaire soit dans le même trip.

Merci pour tout cela en partages cher Siesta, et chèr-es vous !

Pour ma part, ayant un caractère de chat (indépendant & tendre, pas trop fusionnel, parfois sauvage, ronrrronnant près des êtres aimés, refusant d'être promené en laisse, refusant le panneau "attention chien méchant", et parfois sortant les griffes si besoin.... ) , je me reconnais dans ce que dit Siesta .

Par contre Yoni je n'utilise pas le terme "auto-suffisance", qui me fait trop penser au mot "autarcie" (être isolé-e, coupé-e du monde) .

Une super amie appelle cela l'autonomie affective, et il me semble que si on veut vivre une belle vie, que l'on soit mono, poly ou autre ou sans étiquette, cette belle autonomie est plus qu'essentielle !

Cela veut dire, à mon humble avis, être une personne belle, donc pleine et entière (et non pas "la moitié" de l'autre), avec empathies,
nourrir régulièrement sa vie amicale, riche d'attentions, de sorties et d'activités libres (avec ou sans sa/son chéri-e),
avoir un bon cercle d'ami-es proches & confidentes, intimes, capables de partager de multiples conversations en mode ' no taboo ' (+) ,

ne pas croire en "The One / l'être unique pour le reste de la vie", et donc ne pas attendre qu'une seule personne (+ ou - possessive ?) comble 100% de nos besoins affectifs, relationnels, intellectuels, sexuels,

être au plus juste de soi-même, et avoir une juste estime de soi, être bien avec soi même seul*e,
ne pas être addicte à qui que ce soit (ni dominateur, ni dieu, ni laisse ni fil-à-la-patte),
... et quand on s'en rapproche, jour après jour, c'est tellement bon !!

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bodhicitta

le mercredi 05 mars 2014 à 21h03

GreenPixie
être au plus juste de soi-même, et avoir une juste estime de soi, être bien avec soi même seul*e,
ne pas être addicte à qui que ce soit (ni dominateur, ni dieu, ni laisse ni fil-à-la-patte),
... et quand on s'en rapproche, jour après jour, c'est tellement bon ! !

ça c'est bien dit!

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Siestacorta

le mercredi 05 mars 2014 à 21h48

GreenPixie
Pour ma part, ayant un caractère de chat (indépendant & tendre, pas trop fusionnel, parfois sauvage, ronrrronnant près des êtres aimés, refusant d'être promené en laisse, refusant le panneau "attention chien méchant", et parfois sortant les griffes si besoin.... ) , je me reconnais dans ce que dit Siesta .

Ouais. Et je me dis ces derniers temps, suite à un échange sur le groupe FB, qu'il ya au moins les poly félins et les poly canins. (Tous étant plus ou moins calins, oui, preum's pour le jeu de mot concon du jour).
Et ya pas à tortiller, je suis un greffier.

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KittyN

le jeudi 06 mars 2014 à 01h59

@greenpixie

assez d'accord avec ce que tu as dit concernant l'autonomie affective, car un autre problème au delà de la division mono/poly (monopoly, hihihi), c'est l'attachement et donc la "dépendance affective".
pour les autre je ne sais pas, mais en tout cas dans mon cas, c'est une maladie assez grave qu'une relation mono avec ma propre chérie n'a jamais pu résoudre.
Enfin oui, tu as raison, dans la vie il ne faut pas hésiter à rehausser son estime de soi, sinon on devient ultra dur avec soi même et les relations avec autrui en souffrent en conséquence.

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liloufleur

le jeudi 06 mars 2014 à 18h59

salut à tous, toutes
super fil Yoni, merci

j'ai lu tous les échanges et ai eu envie de réagir et de saluer à plusieurs reprises vos propos et réflexions et expériences

à mon sens, il y a une idée qui affleure derrière l'idée d'autonomie affective, d'auto suffisance, de plaisir à être avec soi même.... et j'ai envie de l'écrire car moi j'en suis à peu près là dans ma vie
alors tout ce que vous dites fait écho

je veux tomber amoureuse de moi !!
(sans égotisme par contre = culte de sa propre personne, j'en ai rencontré, perso, j'ai du mal!! )

me rendre disponible pour moi comme je sais si bien le faire pour l'Autre
m'écouter et avoir envie de me respecter comme j'essaie de le faire vis à vis de l'autre
avoir plaisir à me retrouver, avoir envie de faire des choses avec moi ...

et quand je serai de nouveau en amour avec moi même , les autres m'y aide aussi, je ne fais pas ça que toute seule - savoir s'entourer c'est important, car perso j'ai tendance à oublier que je suis une belle personne et je suis pas la seule à l'oublier je pense - alors j'aimerai véritablement peut être ( ?? autre fil !! )

si je m'aime de cette manière, alors j'aime la vie vraiment et je n'ai pas besoin d'avoir peur que ce qui m'y rattache disparaisse, car ce qui me tient du coup et me donne l'équilibre dont tu parlais Yoni, la joie... c'est l'Amour que je porte dans mon cœur pour moi et par là, pour l'humanité toute entière (allier à une quête spirituelle, visant plus le Soi qui unit que le moi qui sépare .... ref. coaching essentiel, vous cherchiez des psy?!)

si je ne m'aime pas et qu'il y en a un / une qui m'aime, alors cet autre prend certainement une place considérable d'où l'attachement démesuré, mon amour de moi dépend de son amour de moi (vécu et revécu et pas tout à fait guérie !!)
l'objet ( l'amour) reste à l'extérieur alors que je crois les réponses et les clés sont à l'intérieur

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Yoni

le vendredi 07 mars 2014 à 14h44

Vos réponses sont très intéressantes, merci. Effectivement le terme d'autonomie affective est plus joli ;-) mais c'est exactement la même idée que je souhaitais exprimer.

liloufleur
me rendre disponible pour moi comme je sais si bien le faire pour l'Autre
m'écouter et avoir envie de me respecter comme j'essaie de le faire vis à vis de l'autre
avoir plaisir à me retrouver, avoir envie de faire des choses avec moi ...

Très bien dit, ça résume assez ce que je crois avoir besoin en fait ! Ce dont on a probablement tous besoin pour l'équilibre de soi.

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bodhicitta

le dimanche 09 mars 2014 à 11h53

liloufleur
si je ne m'aime pas et qu'il y en a un / une qui m'aime, alors cet autre prend certainement une place considérable d'où l'attachement démesuré, mon amour de moi dépend de son amour de moi (vécu et revécu et pas tout à fait guérie !!)
l'objet ( l'amour) reste à l'extérieur alors que je crois les réponses et les clés sont à l'intérieur

En effet je pense également que nous avons trop tendance à s'imaginer que les choses vienne de l'extérieur de soi, alors qu'on a un rôle centrale. Sans notre soi rien ne serait possible.
C'est nous qui vivons et ressentons les choses, c'est mésestimer notre "force" de penser que l'on doit, n'importe quel sentiment, état d'esprit, à quelque chose d'exterieur à nous.
On peut nous proposer tel ou tel "porte" ou vision de soi par exemple,
mais je pense que nous sommes les seuls à faire le chemin au final,
c'est en nous que les "choses" vibrent, existent.
Cet amour qu'on nous "envoie" a besoin "d'une piste d'atterrissage", une réceptivité pour qu'il existe, vibre, et alimente notre amour de nous même au passage.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 04 avril 2014 à 00h24

liloufleur, j'aime beaucoup ce que tu écris!!
C'est sans doute la base de tout. Avant toute relation, si on arrivait à s'aimer, prendre soin de soi, s'estimer et se choyer autant qu'on le fait pour d'autres, ça serait parfait.
Yoni, pour arriver à l'autonomie affective dont tu parles, on peut envisager de faire des sortes de stages. Disons que se réserver des moments, non pas 1 heure ou 2 par jour ou semaine, mais réellement des jours voire des weekend, à se chouchouter, s'écouter, se distraire et se divertir seul. En prenant pleinement conscience et plaisir de ces moments de solitude choisis. ça nous aiderait non? :-)

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LuLutine

le mardi 13 septembre 2016 à 02h15

Bon, j'avais envie de poster un nouveau fil, mais après une petite recherche par mots-clés, je crois que celui-ci brasse déjà pas mal des notions qui m'occupent l'esprit...

Yoni
Avec une expérience trop fraiche mais pas mal d'introspection, j'en viens à me dire que cet équilibre nécessite un minimum de distance avec l'autre, ou plutôt de "laisser du mou" aux connexions que l'on a avec lui/elle. Sinon ça tire, et ça peut même arracher des parties de nous. Par connexions, je veux dire besoins/désirs/attentes et probablement beaucoup d'autres choses. Tout ce qui fait qu'on a envie/besoin de l'autre.
D'un autre côté je me dis que ça peut venir avec le temps, qu'on s'habitue à être en équilibre et s'auto-suffire sans pour autant se reculer, s'éloigner ; juste que l'on tient mieux sur ces jambes même quand on est "tirés".
Ou alors ça dépend avant tout des personnes (avoir cette force ou pas) et pas tellement de l'expérience. Qu'en pensez vous ?

Avec une expérience plutôt fraîche, quelqu'un a décidé que pour avoir une relation "moins passionnelle" il fallait "plus de distance".

Or moi (avec plus de temps d'expérience poly, mais c'est peut-être pas pour ça, c'est peut-être juste que "ça dépend des personnes"), je ne fonctionne pas du tout comme ça, c'est même souvent le contraire, plus il y a de distance, plus mes sentiments sont passionnels !

Quelque part, ça fait deux personnes pas très compatibles tout ça.... (et ça me fout une boule au ventre depuis dix jours, dont cinq où j'en étais littéralement malade, 80% du temps au fond de mon lit).

Je serais plutôt comme Evavita, dans le fait de justement maintenir la proximité avec le/la partenaire. Le contraire me donne plutôt le sentiment d'être éjectée (ou de m'éjecter, en supposant que je sois assez folle pour le faire moi-même) brutalement de la vie de l'autre, c'est juste complètement insupportable.

Est-ce que plus de distance diminue la passion ?

Chez moi très clairement, la réponse est non. Ca l'augmente et ça empire la situation (puisque distance + passion => souffrance).

Par contre, j'ai plus de facilité à avoir une relation "moins passionnelle" lorsqu'il y a des échanges réguliers et bienveillants avec la personne concernée...
(Je précise bien "échanges", pas forcément "présence IRL", si pour x ou y raisons la présence IRL est moindre, les échanges à distance peuvent suffire.)

Oui je sais....je suis une extra-terrestre, personne ne comprend mon fonctionnement "bizarre" et je ferais mieux de faire le deuil de toute relation, c'est probablement plus simple....

Merci pour vos réponses, si jamais...

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LuLutine

le mardi 13 septembre 2016 à 02h21

Ah oui, je me pose aussi des questions sur le fait d'utiliser une relation "pour prendre de la distance" avec une autre.

("Utiliser" n'est peut-être pas le meilleur mot, car on peut apprécier cette relation en tant que telle, sans que la volonté "utilitaire" soit première, mais je ne trouve pas d'autre mot pour l'instant.)

Chez moi ça marche juste....pas. Mais alors pas du tout. Là aussi, c'est à des années-lumières de mon fonctionnement affectif.

Une relation n'a pas d'influence sur mes sentiments ou mon désir de proximité affective vis-à-vis d'une autre relation. A priori ça va plutôt être le temps et l'évolution de la relation en elle-même qui va jouer. Pas la présence des autres relations.

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bodhicitta

le mardi 13 septembre 2016 à 14h46

Ce n'apas forcément l'utilité de faire prendre à soit même des distance mais rappeler à l'autre, notre indépendance. :-D

Dans ma relation qui me questionne sur la jalousie qui fait partie d'un certain type d'amour, j'ai vraiment l'impression que c'est moi qui lui ai laissé penser que je lui appartenais, j'lui ai "donné trop" en temps ets attention,.
C'est là qu'il a commencé à avoir des exigence et à se permettre des crise de jalousie pour Rien! :-(

J'l'ai aidé à démanager (chez lui mais à 500m de chez moi...) Je voulais l'aider a se sentir bien dans notre petite ville son nouveau chez lui etc.
Dés les débuts il savait qu'il n''était pas mon seul chéri et que j'avais une autre relation qui prenait beaucoup de place dans ma vie (et proche géographiquement), cette relation c'est fini. J'avais donc beaucoup de temps pour ce dernier, et j'ai l'impression que c'est là que ça a dérapé
Qu'il a pensait que j'étais à lui et commencé à se permettre des crises pour rien..

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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LuLutine

le mardi 13 septembre 2016 à 15h52

bodhicitta
J'avais donc beaucoup de temps pour ce dernier, et j'ai l'impression que c'est là que ça a dérapé
Qu'il a pensait que j'étais à lui et commencé à se permettre des crises pour rien..

Ah oui, je comprends. C'est exaspérant quand quelqu'un croit que tu vas devenir exclusive parce que tu lui consacres du temps.

Par contre ça n'a rien à voir avec mon vécu (enfin pas mon vécu actuel en tout cas).

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bodhicitta

le mardi 13 septembre 2016 à 17h59

désolée de passer à coté de ton questionnement sur la liaison entre passion et distance!

rassures toi, je te comprends, c'est pas encore le stade ou il faut que tu laisses tomber l’espoir de créer une belle relation! <3

Avec la distance c'est plus l’intellect qui marche je pense (bon je t'admets que pour certain(e)s plus que d'autres)
il me semble que la passion est plus intellectualisée avec notre imaginaire, l'esprit plein de l'autre etc
le concret, le proche, la communication franche et bien veillante, remet les pieds sur terre, on prend du recule, paradoxalement plus facilement aussi

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LuLutine

le mercredi 14 septembre 2016 à 11h33

bodhicitta
le concret, le proche, la communication franche et bien veillante, remet les pieds sur terre, on prend du recule, paradoxalement plus facilement aussi

Oui c'est exactement comme ça que je vis les choses !

C'est pour ça que chez moi la passion se calme s'il y a plus de proximité, et pas plus de distance....

Avec la distance, mon imaginaire s'emballe, je suis partie, et c'est compliqué de me rattraper !!!

Dans mon cas, reste à rétablir la communication....et c'est pas encore trop ça...je lui envoie un message plein d'émotions, avec tous mes ressentis, et je reçois en réponse juste quelques informations factuelles....en mode "je suis libre tel et tel jour mais pas tel et tel jour"...

On ne communique pas de la même façon visiblement ! C'est quelqu'un qui ne sait pas écrire ses ressentis...

Bon au moins on va pouvoir se parler, peut-être que ça se passera mieux IRL....

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oO0

le jeudi 15 septembre 2016 à 15h30

Je reprendrai le titre du fil : "s'auto-suffire" necessite-t-il un "minimum de distance" ?

Dans le fil, beaucoup de personnes ont préférer l'autonomie affective à l'auto-suffisance. Personnellement, je préfère "se contenter" au sens de l'art d'être content de ce qui a pu se vivre jusque là. Après, je ne connais pas la limite de voir la passion s'attiser dans la distance plutôt que de s'apaiser. J'ai cependant l'impression qu'il n'y a que l'aspect négatif de la passion qui anime tes propos. Ma question repose donc davantage sur comment est-ce encore possible pour toi de te réjouir de ce que vous avez vécu jusqu'ici ? Cette question me semble différente parce qu'elle n'implique pas que le rapport à soi dans la solitude, mais ce qui est vécu avec l'autre. La différence, c'est apprécier ce qui s'est passé avec l'autre plutôt que simplement apprécier sa vie sans l'autre. Cela me semble nécessaire, mais pas suffisant. A quoi bon apprécier sa solitude si c'est pour ne pas apprécier la présence de l'autre dans sa vie ?

Alors, cela doit sûrement passer pour de l'intellectualisation, mais je le vis plutôt comme une disposition à me laisser surprendre qu'il se passe quelque chose plutôt que rien dans la relation à l'autre. Face au rien, les petits riens apparaissent plus facilement, ce qui facilite l'étonnement, la capacité de se laisser toucher par de petits gestes. Même s'il y a quelques repères intellectuels, il s'agit surtout de ressentir le rythme de la relation ou de la communication comme dans une danse. Il peut évidemment y avoir des moments chaotiques de passion, où il n'y a plus de rythme, juste du chaos qui ne ressemble à rien, mais en tant qu' anarchiste relationnelle, j'imagine que le chaos peut également t'évoquer autre chose. En attendant, oui, il faut pouvoir encaisser ce sentiment de retrouver dans tous ses états. Tu es prise par l'horrible sentiment de ne jamais pouvoir trouver de relation même lorsque tu penses en avoir trouver une, mais n'est-ce pas plutôt une question de rythme, ici ? Un rythme à apprivoiser, à trouver ensemble du point de vu e du temps réellement disponible ?

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LuLutine

le jeudi 15 septembre 2016 à 23h58

C'est même pas (forcément) une question de temps disponible en fait...

On peut être présent-e tout en étant "à distance" (mais pas distant-e, ce qui est autre chose).

Ca tient à pas grand-chose finalement, je m'en rends compte.

- Ne pas rompre le dialogue

- Et ne pas faire UN truc que je ne supporte absolument pas (qui consiste basiquement à dire quelque chose et faire le contraire sans préavis ni discussions, mais je développe pas)

C'est pas bien compliqué finalement.

Et au-delà de ça, oui je gère assez bien par exemple l'absence physique liée à un éventuel manque de temps, à des contraintes etc...

(J'ai dit "assez bien", j'ai pas dit "parfaitement"...)

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oO0

le samedi 17 septembre 2016 à 11h09

Si cela peut te rassurer, je comprenais davantage ta situation comme une difficulté non pas relationnelle (absence physique de l'autre), mais communicationnelle (absence psychique de l'autre ou de soi dans le regard de l'autre). Bref, cela ne m'étonne pas que ce qui est ta salière, ce sont les absences de dialogues et leurs ruptures en tous genres.

Communication ne signifie pas nécessairement relation. Cela me semble une distinction essentielle pour faire la différence entre des attentes communicationnelles et relationnelles. Je remarque souvent pour ma part la crainte que les besoins communicationnels cachent des besoins relationnels car il y a une forte interdépendance entre communication et relation, mais il est possible de communiquer sans être en relation. L'inverse relève plus de l'exception qu'autre chose.

Je reste cependant sur la question du temps parce que communiquer nécessite aussi du temps de qualité, mais ce n'est justement pas le même temps que la relation. Quand je parle de rythme, je pourrais également parler d'intensité, d'une sorte d'art de décoller, certes, mais surtout d'atterrir lorsque s'annonce les moments d'absence. Comment se quitter momentanément sans avoir le sentiment de perdre le contact ? C'est comme pour un morceau de musique, une pièce de théâtre, un art de la fin ou plus exactement de la transition. Des signes d'attentions ne constituent pas la même chose que la reprise de loin en loin de sujet de discussion. Se manifester de temps à autre n'est pas se parler, se comprendre au-delà des malentendus. Les petits signes de manifestation n'offrent pas l'espace nécessaire, leur rythme est plus court. Un dialogue peut par contre s'installer sur plusieurs années avec des coupures fréquentes de plusieurs, jours, semaines ou mois. Le rythme du dialogue est beaucoup plus soutenu que celui du contact, de la manifestation de soi par de petits signes. Le rythme, c'est aussi une question de moment, certains ne sont pas disponibles ne fut-ce qu'à de petits signes, d'autres, moments donneraient lieu à une perte de rythme s'il se limitaient au contact : "Ca va ? (& Co)" Alors que c'est le moment de reprendre un dialogue essentiel à la relation. D'autres moments ne supportent par contre pas davantage que de brefs contact, le simple plaisir de s'assurer comment chacun va, d'entretenir un contact.

Pour faire simple, je pense que tu gagnerais à distinguer ta disponibilité à l'anarchie relationnelle de tes attentes communicationnelles. J'imagine que l'anarchie communicationnelle, pour peu que ça existe, ça ne te parle pas.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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swanndecoachella

le samedi 17 septembre 2016 à 22h38

LuLutine
Ah oui, je me pose aussi des questions sur le fait d'utiliser une relation "pour prendre de la distance" avec une autre.

("Utiliser" n'est peut-être pas le meilleur mot, car on peut apprécier cette relation en tant que telle, sans que la volonté "utilitaire" soit première, mais je ne trouve pas d'autre mot pour l'instant.)

Chez moi ça marche juste....pas. Mais alors pas du tout. Là aussi, c'est à des années-lumières de mon fonctionnement affectif.

Une relation n'a pas d'influence sur mes sentiments ou mon désir de proximité affective vis-à-vis d'une autre relation. A priori ça va plutôt être le temps et l'évolution de la relation en elle-même qui va jouer. Pas la présence des autres relations.

Pareil pour moi, ça ne marche ABSOLUMENT PAS ! Chez moi les sentiments ne s'annulent pas, ils s'aditionnent. De plus, d'un point de vue, éthique ça me parait discutable.

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LuLutine

le dimanche 18 septembre 2016 à 01h22

oO0
Bref, cela ne m'étonne pas que ce qui est ta salière, ce sont les absences de dialogues et leurs ruptures en tous genres.

En fait, non.

Par contre y a clairement eu déficit de dialogue à propos de la salière... (et même refus de dialogue, en fait)

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