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Faut il écouter sa tête ou son cœur ?

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Anarchamory

le vendredi 19 juillet 2013 à 21h48

LuLutine
Je suis tout-à-fait sur la même longueur d'onde.
A ceci près que je n'ai pas le sentiment de "m'obliger" à quoi que ce soit. Même passionnée, il y a toujours un moment où je vais penser aux autres...je suis faite ainsi, toujours 42 choses en tête en même temps ! :)

Bah peut-être que tout simplement tu as plus ou moins naturellement une certaine disposition à conjuguer sentiments intenses et sang froid. Tu peux appeler ça de la passion quand même, mais c'est vrai qu'en général, je crois que les gens entendent par passion ce que vit régis13, où tu es complétement obnubilé et submergé au point de perdre contact avec le réel (bon, je grossis les traits et évidemment, il y a des niveaux de gris). C'est comme de l'eau liquide, tu peux continuer à appeler ça de la "glace fondue", mais la plupart des gens diront que c'est de l'eau.

LuLutine
Ce que je fais volontairement, c'est de me "retourner" après coup sur mes actes et de me demander si je n'ai pas trop délaissé les autres, etc.
Je ne le fais pas au bout de trois mois bien sûr !
Je le fais régulièrement. Mais je ne m'interdis pas de penser à quelqu'un qui me passionne. Je crois que j'ai simplement une disposition naturelle à continuer malgré tout à m'intéresser à tout ce et tous ceux qu'il y a autour de moi !

C'est une belle éthique de vie, et que tu ne sois pas obligée de te forcer pour l'adopter ne gâche rien ! (+)

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Anarchamory

le vendredi 19 juillet 2013 à 22h18

regis13
J'écoute tout ce que vous me dites avec beaucoup d'intérêt. Ici il en ressort qu'il faut écouter sa raison. Ailleurs sur d'autres forum, d'autres façon de penser, écoute ton coeur : Mieux vaut vivre avec des remords qu'avec des regrets ! bon ce n'est pas un philosophe qui a dit ça mais Patrick Bruel !
Vraiment dommage que la passion ne dure pas ! enfin c'est ce que j'entends !

Pour une fois que quelqu'un dit de nous que nous sommes du côté de la raison, ça fait quand même plaisir (pour ma future ex-belle-mère, le polyamour c'est de la débauche, "jouer avec son zizi" et profaner le beau et vrai amour vertueux... comprendre : monogame et béni par l'Eglise ! :-/ ). Cela dit, comme souligné par d'autres, nous sommes aussi du côté du cœur, mais le cœur ne se limite pas à la passion... Je pense vraiment — sans vouloir faire mon "polyvangéliste" :D — que la plupart d'entre nous, pour peu que nous ayons réfléchi à ce que nous sommes, parvenons à intégrer harmonieusement les différentes dimensions de l'être humain. On ne fait pas du saucissonnage, on n'oppose pas le cœur, l'esprit, le corps. Nous ne sommes ni des puritains à ne jurer que par l'esprit, la raison, l'intellect et à mépriser tout le reste ; ni des Don Juan guidés par leurs seules pulsions et collectionnant les "proies sexuelles"...
A titre personnel, mon amour, mon amitié, viennent toujours de tout mon être et portent sur tout l'être de quelqu'un d'autre. Toute femme que j'aime est aussi une amie, toute amie est aussi une femme que j'aime.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Anarchamory

le vendredi 19 juillet 2013 à 22h34

LuLutine
Très bonne remarque de bouquetlfeuri.
J'ai vécu la même chose avec un amoureux qui m'aimait, voulait une relation avec moi....mais exclusive, ou bien un minimum "sous son contrôle" (or je ne concevais pas de décider pour lui quand il peut aller voir sa mère, boire un verre avec ses amis, partir en rando avec eux etc, donc je ne concevais pas non plus qu'il me dise qui je peux fréquenter, quand et comment).

Je plussoie à la puissance 12 ! :-D
Aimer l'autre, c'est avant tout ne pas s'imposer à lui et respecter son individualité, voire encourager le développement de cette individualité. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas passer des bons moments ensemble, partager des projets communs, etc. Mais c'est du bottum-up, pas du top-down. Je veux dire : ce sont deux (ou +) individus qui concourent à créer quelque chose de plus grand et qui les dépasse (un couple, un trouple, etc., une famille, une poly-famille, etc.) ce n'est pas ce quelque chose qui s'instancie dans deux (ou +) fractions individualisées.
J'ajoute que les personnes exclusives ont parfois une propension à l'être aussi pour ce que j'ai mis en gras, d'ailleurs.
Parfois, ma future ex boudait si j'avais le malheur de vouloir un peu trop voir mes parents à son goût (ce qui ne l'empêchait nullement de voir sa mère aussi souvent qu'elle le souhaitait, et même de me l'imposer, et moi je ne disais jamais rien, sauf quand elle me l'imposait, mais de toute façon elle passait outre...)

LuLutine La femme dont il rêvait, je ne sais pas qui c'était...je sais juste que ce n'était pas moi ! Et que si j'avais fait en sorte de devenir cette femme exclusive, elle n'aurait pas été heureuse et épanouie comme moi. Elle aurait été triste, seule et renfermée. Je ne pense pas que c'était la personne dont il rêvait !

Très bien dit. En inversant les sexes, je pourrais presque reprendre ce passage mot pout mot et l'envoyer à ma future ex pour qu'elle comprenne que ce qu'elle a aimé, c'est une certaine image qu'elle s'était créée de moi, mais pas moi vraiment.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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LuLutine

le vendredi 19 juillet 2013 à 22h53

MetaZet
J'ajoute que les personnes exclusives ont parfois une propension à l'être aussi pour ce que j'ai mis en gras, d'ailleurs.

Euh, je plaide coupable !!!

Et oui, lorsque je fonctionnais en mode exclusif, je ne concevais pas qu'un amoureux puisse avoir envie de faire quelque chose sans moi...
D'ailleurs c'est quand j'ai commencé à comprendre que l'on pouvait être indépendants, que je me suis dirigée tout doucement, tout logiquement, vers le polyamour...

MetaZet
je pourrais presque reprendre ce passage mot pout mot et l'envoyer à ma future ex pour qu'elle comprenne que ce qu'elle a aimé, c'est une certaine image qu'elle s'était créée de moi, mais pas moi vraiment.

J'emploie aussi souvent cette phrase en fait. Il est possible qu'il aime une image qu'il a de moi. Une moi virtuelle qui n'existe pas. Mais que ce ne soit pas moi qu'il aime.

L'autre solution c'est qu'il m'aime vraiment mais ne se rend pas compte que ma "polytude" est constitutive de qui je suis, et qu'on ne peut pas me la retirer sans me changer.

En fait, pour rebondir sur le titre de la discussion, ça me fait penser que oui, vraiment, j'écoute ma tête ET mon coeur.
Mon coeur aime quelqu'un. Ma tête découvre que cette personne n'est pas parfaite et/ou pas exactement comme je l'avais imaginée, et elle m'aide à accepter de continuer à l'aimer avec ses "défauts".

Ma tête est contente, car je ne me fais pas d'illusions (je sais qu'untel sera toujours en retard, que tel autre sera bordélique, qu'un autre encore changera d'avis comme de chemise...etc), et mon coeur est content, il peut continuer à aimer :)

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Len

le samedi 20 juillet 2013 à 00h37

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Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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LuLutine

le samedi 20 juillet 2013 à 02h44

Len
Pour moi écouter son cœur, ça revient à écouter sa nature profonde, ses (bas) instincts, on en parlait y'à pas longtemps concernant les instincts de reproduction, ça revient à écouter cela.

C'est-à-dire être à la merci de nos passions...

Ce n'est pas ce que j'entends par "écouter son coeur".
Si j'avais voulu dire ce que tu dis là, j'aurais dit "écouter ses instincts", justement ; voire même "écouter ses instincts primaires".

Mon coeur ne s'oriente pas forcément, ou pas seulement sur le chemin de la passion, parce qu'il est capable d'aimer de manière dépassionnée justement, et sur la durée. :)

Pour moi "le coeur", ce n'est pas (que) la passion.

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Len

le samedi 20 juillet 2013 à 09h39

*

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 20 juillet 2013 à 10h58

Je crois Len que de toute façon ton avis est respectable mais que je ne suis pas toi et que tu n'es pas moi, ni Lulutine, ni les autres personnes communiquant sur ce site.

Mon bonheur n'est pas le tien et inversement. Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi tu t'obstines à vouloir que l'on soit comme toi.

Nous aussi, et nous l'avons presque tous indiqué ci-précédemment, désirons que Regis13 puisse prendre des décisions d'une manière sereine, raisonnée et avec la force de son esprit. Simplement, nous ne lui dirons pas de dédaigner son ressenti qu'il soit passionnel ou non. Notre raison est certainement moins musclée que la tienne. Pour toi tout est blanc ou noir alors que la plupart des poly vivent dans des nuances de gris car la réalité n'est pas à mon sens tout blanc ou tout noir et justement nous vivons dans la réalité.

Pour ce qui est de l'infernal appétit de nos sens et du perpétuel bouillonnement (bas instincts), si c'est uniquement de cul que tu parles, sache que je suis polyaffective mais monosexuelle. Donc, mon cas est en parfaite contradiction avec tes propos. J'aime toujours un homme que j'ai connu avant mon mari, donc pour toi "l'intrus" est mon mari ! Chercher l'erreur ! Avec cet homme, je n'ai jamais eu de relation sexuelle et pourtant je tiens toujours tellement à lui... Merde alors, comment tu expliques cela. Serais-je redevenue une extraterrestre ou suis-je seulement une femme qui aime réellement et sur la durée.

La raison aurait voulu que, une fois mariée, j'oublie définitivement cet homme. Et bien non, il revient régulièrement dans ma vie par épisodes et dans mon coeur il co-habite avec mon mari en permanence... Oh ! la vilaine petite fille qui n'a pas su musclée son esprit et sa raison !

Quand à Platon...

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Len

le samedi 20 juillet 2013 à 11h31

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Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Anarchamory

le samedi 20 juillet 2013 à 12h01

En ce qui concerne Platon, je tiens à préciser, pour ma part, qu'il n'a jamais dédaigné l'amour charnel et sentimental, mais a simplement souligné que ce dernier devait être discipliné par la raison (si je ne m'abuse) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Amour_platonique#Ori...

Extrait :

Wikipedia
Platon accordait pour sa part une place naturelle aux relations charnelles. Dans le Banquet, à travers le personnage d'une prêtresse, Diotime, Platon explique ainsi que la sexualité est nécessaire pour avancer sur le chemin menant à la vérité. C'est sans doute sa description du refus par Socrate de relations charnelles avec Alcibiade, relaté dans ce même Banquet, qui a accrédité par la suite la confusion entre amour platonique et vision non-charnelle de l'amour.

Parler de l'amour platonique comme d'un amour asexuel voire incorporel est un abus de langage.

Encore un extrait :

Wikipedia

Le concept d'amour platonique désigne dans le langage courant, un amour privé d'accomplissement charnel. Cette interprétation de la pensée de Platon est inexacte. La fin de l'amour, enseigne le Banquet, c'est « la génération dans la beauté » : celui qui est transporté d’amour aspire à se survivre dans sa postérité et veut obtenir par la génération un équivalent de l'immortalité. Mais surtout elle est caricaturalement réductrice. Le Banquet est le récit d'une discussion sur l'amour entre les convives d'un banquet. Le discours de Socrate en constitue l'apport philosophique essentiel.

Non seulement, le corps est présent dans l'amour platonique, mais également les émotions, le désir :

Wikipedia
L'amour, montre Socrate, est essentiellement désir. Or on ne désire qu'une chose qu'on n’a pas. L'amour est donc la soif d'un bien dont nous sommes privés et dont la privation nous fait souffrir. Que désire-t-on ? Ce qui est bon et beau. On voit par là que l'amour est suscité par la valeur de son objet. L'émerveillement éveillé par la grâce d'un visage ou la perfection d'un corps, l'admiration pour des qualités intellectuelles ou morales hors du commun sont des expressions de l'amour. Pourquoi désirons-nous les choses belles et bonnes interroge Socrate ? Pour être heureux répond le Banquet car « la possession des choses bonnes nous rend heureux ». L'amour est donc fondamentalement égoïste : un être qui serait tout à la fois physiquement disgracié, mentalement handicapé, méchant, bref sans valeur, ne peut être aimé d'amour puisqu'il ne nous apporte aucune joie2. Bien que la définition de l'amour autorise une application très générale, (certains sont amoureux des affaires, d'autres de la gymnastique ou de la science remarque Socrate) l'usage en a circonscrit le sens à l'amour sexuel : c'est de lui que traite le Banquet. Le thème majeur en est le récit que donne Socrate de son initiation, au temps de sa jeunesse, à la philosophie de l'amour, par Diotime, prêtresse de Mantinée.

L'amour platonique n'est pas très éloigné de la compréhension polyamoureuse de l'amour et s'oppose à l'obsession passionnelle exclusive sur un seul "objet", propre à une certaine façon de voir l'amour romantique :

Wikipedia
Celle-ci veut révéler à Socrate que la visée de l'amour dépasse infiniment l'objet sur lequel il s'est provisoirement arrêté. Mais l'amant l'ignore et croit naïvement être épris d'un être singulier. Diotime va aider Socrate à dissiper cette illusion et à prendre conscience de son vouloir profond. Elle remplit en quelque sorte à l'égard de Socrate le rôle d'un psychanalyste : elle l'aide à dégager la signification, d'abord inconsciente, de son vécu. Toutefois, contrairement à la psychanalyse, le sens dégagé ne renvoie pas à des événements accidentels de l'histoire individuelle, mais à la vocation essentielle de la personne.

Une révélation de cette envergure ne peut se faire que progressivement ; elle comporte des étapes ordonnées. C'est dans cette perspective qu'il faut comprendre la progression initiatique du Banquet. À l'amoureux d'un beau corps, le guide montrera qu'il y a de la beauté donnée ailleurs, tout aussi digne de son amour que l'exemplaire singulier qui l'a séduit. Lorsqu'il sera convaincu que son amour s'adresse à la beauté physique en général, on lui montrera alors, en dehors d'elle, des beautés spirituelles, plus fascinantes encore, beauté des occupations et des styles de vie. Puis, le guide prolongera l'ouverture de sa perspective, en lui dévoilant à côté de la beauté des conduites la beauté des sciences. D'élargissement en élargissement, le candidat à l'initiation finit par contempler « l'océan du beau » au regard duquel son amour initial apparaît dérisoirement limité. Il est alors mûr pour la révélation intuitive du terme de l'initiation : le Beau absolu, source de toutes les beautés particulières et moteur de tous les amours. Ainsi, l'expérience mystique ou du moins son premier moment, la découverte amoureuse de Dieu, constitue le terme de l'initiation. Elle était potentiellement présente dans les amours ordinaires qui visent inconsciemment l’absolu, mais dont l’élan avorté ne parvient pas à son terme.

D'ailleurs, il me semble que Platon parle d'Eros comme d'une énergie qui amène à contempler les idées.

Sinon, dans un autre registre, plus scientifique, je t'invite à lire :

www.amazon.fr/Lerreur-Descartes-La-raison-%C3%A9mo...

"Etre rationnel, ce n'est pas se couper de ses émotions. Le cerveau qui pense, qui calcule, qui décide n'est pas autre chose que celui qui rit, qui pleure, qui aime, qui éprouve du plaisir et du déplaisir. Le coeur a ses raisons que la raison... est loin d'ignorer. Contre le dualisme du corps et de l'âme, mais aussi contre ceux qui voudraient réduire le fonctionnement de l'esprit humain à de froids calculs dignes d'une machine, voilà ce que révèlent les acquis récents de la neurologie. Un ouvrage déjà classique, par l'un des plus grands spécialistes et théoriciens mondiaux du cerveau."

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 20 juillet 2013 à 12h06

Len >>

Super, si on dit la mm chose. Je ne comprend juste pas pourquoi tu parles de débauche car parmi les poly je n'en connais aucun qui soit débauché (ou alors nous n'avons pas la mm définition).
Aussi, j'ai toujours l'impression que tu désires que les autres deviennent comme toi alors qu'ici je crois que personne ne veut ressembler à autrui. Si c'était le cas, ce serait imposer. Je prends d'ailleurs souvent soin d'expliquer que ce que je dis est MON point de vue, MON ressenti et j'accepte que les autres pensent autrement. C'est peut être plus dans la manière dont tu t'exprimes que dans ce que tu dis qui me pose problème. Aller vers le blanc est TA "quête" (je ne trouve pas d'autres mots) et je ne la partage pas car elle m'obligerait à trop de contraintes alors que je suis au contraire dans l'ouverture de ma liberté et surtout sentimentale et de pensées. Pour ce qui est du travail sur moi, j'ai beaucoup avancé en ce sens mais sans doute pas de la manière que tu l'entends. Je pense que la différence entre nous est que tu recherches à atteindre un idéal alors que moi je suis dans la découverte de moi-même et de choix de vie qui me correspondent mieux (principalement la polyaffectivité). J'avoue que j'ai beaucoup de mal à te comprendre et ton précédent discours m'a irritée. On dirait toujours que tu considères les poly comme des pervers alors qu'ils sont au contraire tout l'inverse. Tu ne t'en rends peut être pas compte mais tu agresses (poliment je te le concède)... enfin je le ressens souvent comme ça. Tes propos, je ne les ai pas tous lu évidemment, ne me laisse pas supposer que tu sois favorable à la polyaffectivité mais plutôt que tu luttes contre la tienne. La différence entre nous est peut être dans l'acceptation de ce fait chez moi et la volonté de rejet chez toi.
Platon, je ne l'ai pas étudié simplement je n'ai pas besoin de philosophe antique pour me dire ce que je dois dire ou penser en ce début de siècle. Ce qui avait valeur à l'époque ne peut plus être à 100% aujourd'hui. L'homme a évoluer, pas nécessairement dans le blanc, je te l'accorde. D'ailleurs, mm parmi les ouvrages de ma bibliothèque (ouvrages contemporains pour ce qui est du développement personnel), il y a des propos avec lesquels je ne suis pas d'accord mm si généralement un ouvrage contient du bon pour soi et du non concevable pour soi. Tu vois, je suis vraiment dans les nuances de gris.
J'ai fait un peu d'histoire (pas de philosophie) et j'ai aussi dans ma bibliothèque des écrits de Grégoire de Tours et il suffit de les lire pour se rendre compte de certaines choses et comprendre l'attitude et la mentalité de la société actuelle mm si celle-ci évolue et se libère du carcan d'une religion qui imposait collectivement sans se préoccuper de l'individu qui compose pourtant ce collectif. Ce sont des ouvrages qui je pense t'intéresseraient.
Je n'ai rien contre toi Len mais tes propos non nuancés m'agacent parfois.

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(compte clôturé)

le samedi 20 juillet 2013 à 12h42

Merci MetaZet. Ouais, ben je laisse au philosophe ce qui leur incombe. Je préfère garder mon petit cerveau immature finalement.

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bouquetfleuri

le samedi 20 juillet 2013 à 12h57

À mon sens, le sentiment poly amoureux est plus spinoziste que platonicien. Pour Platon, l'amour est le manque de l'autre, manque qui disparaît en sa présence, alors que pour Spinoza, l'amour réside dans le fait de se réjouir de l'autre, de son existence (il avait déjà jeté les bases du concept de compersion).
Et on y intègrerait une pincée de Nietzsche pour qui ce sentiment est la puissance créatrice en son entier.

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(compte clôturé)

le samedi 20 juillet 2013 à 13h35

Bon là ça me dépasse un peu. Je ne me pose pas autant de question. Au vue du discours de Bouquetfleuri, je serai plutôt spinoziste. J'ai déjà dit à des personnes que j'aimais particulièrement de remercier de ma part ceux qui l'avaient mis au monde. Cela ne voulait pas dire que j'avais de l'affection propre pour les géniteurs mais que j'étais heureuse de leur démarche de procréation dans ce cas précis. Par contre, l'effet de manque, je le ressens aussi fortement et oui, il disparait en la présence de l'autre. Donc, ne pas non plus rejeté Platon. Nietzsche, trop compliqué pour moi et je suis en vacances, pas envie de me torturer le cerveau.
Donc, j'en reviens aux nuances de gris. Je prends ce qui me convient et correspond quelque soit la "source" d'idées ou de données ou de pensées ou de réflexions... Cela ne veut pas dire que je rejette le reste qui me permettra de comprendre d'autres même si parfois j'ai du mal, beaucoup de mal. Faut croire que je ne suis pas parfaite... vue que je suis humaine... Ben ouais, je suis très loin du tout blanc !

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Anarchamory

le samedi 20 juillet 2013 à 13h52

bouquetfleuri
À mon sens, le sentiment poly amoureux est plus spinoziste que platonicien. Pour Platon, l'amour est le manque de l'autre, manque qui disparaît en sa présence, alors que pour Spinoza, l'amour réside dans le fait de se réjouir de l'autre, de son existence (il avait déjà jeté les bases du concept de compersion).
Et on y intègrerait une pincée de Nietzsche pour qui ce sentiment est la puissance créatrice en son entier.

Possible. Je me suis lancé sur Platon parce que cité par Len en défense d'une soi-disant vision purement rationnelle de l'amour, et parce que ça me donnait l'occasion de casser un mythe (l'amour platonique, en dépit du sens courant de l'expression, n'est pas un amour asexué, détaché et incorporel) et même de poser les jalons d'un rapprochement avec le polyamour. Ensuite, c'est Socrate qui parle de l'amour comme étant un désir, une soif d'un bien dont nous sommes privés. Je ne sais pas ce qu'en pensait Platon (il faudrait que je lise ce fameux Banquet, j'avoue n'avoir survolé que des extraits et lu que des commentaires... :-/ ) qui, si j'ai bien compris, exprime sa pensée à travers le personnage de la prêtresse Diotime.

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Siestacorta

le samedi 20 juillet 2013 à 13h56

"amour platonique", c'est plus liée au monde des idées de platon, celui où l'idée de chaise a une réalité plus importante que la chaise.

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Anarchamory

le samedi 20 juillet 2013 à 14h30

Siestacorta
"amour platonique", c'est plus liée au monde des idées de platon, celui où l'idée de chaise a une réalité plus importante que la chaise.

Ouaip, mais d'une façon plus modérée, je trouve qu'il n'est pas faux de se dire que si j'aime (d'amour ou d'amitié, tout pareil pour moi) telle ou telle femme, c'est parce que j'aime en elle un ensemble de qualités que j'apprécie. La différence (peut-être) avec Platon, c'est que je ne peux me contenter de vivre avec l'idée d'une femme pleine de ces qualités que j'apprécie, mais j'ai "besoin" de vivre avec une ou plusieurs femmes qui les instancient concrètement.

NB :
- Quand je dis "vivre avec", je veux dire surtout : "vivre des trucs avec", et par "truc" j'entends : des discussions, des activités, du quotidien, des câlins, etc.
- Quand je dis "besoin", c'est davantage au sens d'une aspiration pour m'épanouir encore davantage que comme un manque à combler pour ne pas être malheureux.
- Après, il y a aussi l'amour bienveillant, mais c'est encore différent : je peux avoir de la bienveillance pour plein de gens qui ne sont ni forcément mes amis/amours, ni même qui ont des qualités que j'apprécie, par contre je suis forcément bienveillant avec mes amis/amours.
- Je distingue aussi l'attachement de l'amitié/amour. Je peux ressentir de l'attachement pour des gens avec qui je n'ai rien en commun, par simple habitude de leur présence (c'est un peu biochimique je pense). Il me semble que là, il y a une réelle indépendance avec l'amitié/amour. J'ai l'impression que les personnes auxquelles je suis le plus attaché (mes parents pour l'heure) ne sont pas forcément celles dont je me sens le plus proche en terme de connexion d'êtres, même si j'ai toujours quand même un minimum d'attachement envers mes amis/amours. Idem pour la bienveillance. Je me laisse parfois un peu plus aller à l'égoïsme (toute proportion gardée) avec mes "attaches", et je suis davantage bienveillant avec mes amis/amours.

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(compte clôturé)

le samedi 20 juillet 2013 à 16h14

Moi, je veux juste être bien et heureuse. Mon moi ne concerne en fait que moi et si j'en parle ici c'est pour l'améliorer et permettre à d'autres de s'en servir. C'est aussi pour ne pas me croire le centre du monde et rester dans l'humble de la petite personne que je désire être.
Si je m'expose ici, c'est aussi parce que je vis dans une société qui ne m'acceptera ainsi que par une avancée des mentalités individuelles. Vouloir être accepté tel que l'on est ne signifie pas vouloir prêcher ou convertir. Par contre je sais qu'il n'y a rien de pire que de se sentir anormal ou extraterrestre, surtout lorsqu'on ne l'est pas. J'ai été ignorante et je désire qu'autrui ne le soit pas car l'ignorance dans ce domaine peut causer des blessures profondes. Les miennes, je m'en arrange mais je trouve idiot que d'autres les cumules inutilement. Là je me sens utile à autrui encore plus qu'à moi.
Je retrouve d'ici une petite heure une ancienne connaissance qui a travers mon discours est en train de comprendre ce qu'elle n'aurait pas conçu. Comme moi, son ignorance est à l'origine d'un grand mal être. Je ne ferai que lui laisser entrouvrir des portes et sans doute que pour elle aussi il y aura beaucoup de nuances de gris, qui s'éclairciront sans doute un peu. Alors, j'aurai fait ce qu'il fallait et si elle arrive à accomplir sa reconnaissance du moi, à l'accepter et à l'aimer, elle entrouvrira à son tour des portes, sans imposer, juste dire que l'on a le droit d'avoir une vie affective hors norme...

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Len

le samedi 20 juillet 2013 à 18h33

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Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Anarchamory

le samedi 20 juillet 2013 à 19h27

Len
MetaZet >> Ce qui est dommage c'est que Wikipédia ne peut pas donner l'information complète, au moins une bonne synthèse des pensées de Platon. Alors et bien on ne peux pas faire grand étude où un avis à partir de ça.

Euh, là c'est un peu facile. D'accord, j'ai cité Wikipédia aussi un peu par facilité, et je sais qu'il faut prendre avec des pincettes ce qui y est dit, mais si tu veux, je peux te trouver d'autres sources, dont le sérieux est moins contestable, et qui vont dans le même sens.

Exemple : society-for-philosophy-in-practice.org/journal/pdf...

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