Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Hédonisme et amours plurielles ?

#
Profil

Anarchamory

le vendredi 28 juin 2013 à 07h27

demeter
Mon travail, comme celui de tout un chacun, est au service de ma propre existence, et n'a pas d'autre finalité hormis les théories que l'on peut développer pour s'en excuser, je ne vois pas comment quelqu'un pourrait se l'approprier. En revanche ce qu'il produit ne m'appartient pas.

Message modifié par son auteur il y a quelques instants.

Comment ton travail pourrait-il être au service de ta propre existence, si ce qu'il produit ne t'appartient pas ?
Exemple : admettons que tu ais passé l'année à cultiver ton jardin durement et laborieusement. Arrive le temps de la récolte : tu ne vois donc pas d'objection à ce qu'un quidam qui passe et qui n'a rien glandé de l'année se serve dans tes légumes ?

#
Profil

alps

le vendredi 28 juin 2013 à 09h39

MetaZet
Comment ton travail pourrait-il être au service de ta propre existence, si ce qu'il produit ne t'appartient pas ?

Exemple : admettons que tu ais passé l'année à cultiver ton jardin durement et laborieusement. Arrive le temps de la récolte : tu ne vois donc pas d'objection à ce qu'un quidam qui passe et qui n'a rien glandé de l'année se serve dans tes légumes ?

Tu nous parles de legumes serieusement ? combien de gens cultivent des legumes ici ? Parle nous du type qui travaille à la chaine de rnault ou qui travaille pour une boite d'informatique en tant que salarié.

Vu que tu n'as pas pris le temps de repondre à moon post.

Mr x croit en la liberté et la propriété comme fondement de son identité. Remettre en cause ca c'est remettre en cause son identité. Il n'est pas dans les conditions qui lui permettrait de comprendre que cette planète ne peut appartenir à personne. Qu'il ne suffit pas de mettre un drapeau dessus pour dire c'est à moi. Et faire ce que l'on veut. Cette planète etait là avant lui sans qu'il comprenne pourquoi. Elle sera là après lui sans qu'il comprenne pourquoi. Mr x ne comprend pas qu'on ne puisse pas miser ce que l'on ne peut pas perdre. On peut perdre sa liberté pour peu qu'on croit en avoir une. En revanche on ne peut pas se permettre de perdre notre milieu. La liberté de MR x, devant les interets de tous les humains vivants et à venir est belle et bien contingente. Et c'est bien ce point précis qui donne un grade supérieur nécessaire et suffisant à l'ordre devant la liberté pour peu que ca ait un sens de parler de liberté. Les islamistes, pas même les amishs ou les fascistes ou les nazis n'ont remis en cause d'une quelconque manière la pérennité de notre espèce.

liberté : ici j'emploi le terme liberté au sens courant du terme. Possibilité d'action et de mouvement sans contrainte. C'est purement utopique. Il existe des tas de contraintes qui n'ont rien à voir avec les hommes qui limitent par les faits la liberté.

La grande réalité de ce siècle est la perte de lattitude à agir, de liberté de par notre porte feuille d'energie en triste etat. Nous sommes à un stade où nous avons gaspillé l'energie de meilleure qualité pour créer des biens contingents. On va manquer non seulement d'energie de qualité, mais en plus les flux ne seront pas suffisantes à maintenir notre rythme de vie.
Grossomodo d'ici à 2050 nous auront de l'energie pour 1/3 de la population mondiale. Il va falloir faire des choix drastiques à l'avenir pour assurer une certaine qualité de vie aux membres de cette espèce. Parce qu'à ce stade 2/3 de la pop mondiale ne pourra ni se chauffer ni se deplacer, ni manger.

La question des libertés individuelles se posera nécessairement différemment à cette époque.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

#
Profil

demeter

le vendredi 28 juin 2013 à 20h32

MetaZet
Comment ton travail pourrait-il être au service de ta propre existence, si ce qu'il produit ne t'appartient pas ?
Exemple : admettons que tu ais passé l'année à cultiver ton jardin durement et laborieusement. Arrive le temps de la récolte : tu ne vois donc pas d'objection à ce qu'un quidam qui passe et qui n'a rien glandé de l'année se serve dans tes légumes ?

Difficile de te répondre, je ne suis pas démuni de théories, ni de sentiment de propriété.
En réalité, je ne sais pas. Si je cultivais un jardin pour me nourrir, il est possible que je n'apprécie pas. Je crois pourtant que cela n'aurait pas grand chose à voir avec mon travail. Surtout si j'avais de quoi manger par ailleurs.
Plutôt avec le sentiment d'inachevé : si la finalité était de manger les légumes, il est compliqué de se séparer de quelque chose d'inachevé.
Tout dépend du quidam : si mes enfants en profitaient, sans avoir rien foutu de l'année, je ne m'en sentirais pas dépossédé.
Par ailleurs le non respect de la règle sociale me gênerait, car il me faudrait y trouver du sens.
Probablement pour des tas d'autres raisons. Je me sais capable pourtant de travailler pour rien... pour une idée, ou un émerveillement. Probablement aussi parce que mes besoins vitaux sont satisfaits sans que je m'en préoccupe. C'est ce travail là qui m'importe, qui me rend heureux. Je me souviens de projet une fois fini, dont ce qu'il en advient m'importe peu, quelques soient les milliers d'heures que j'aie pu passer dessus, sans en avoir obtenu un centime en retour. Il en est de même des relations, non ?
Connais tu le livre de Giono, l'homme qui plantait des arbres ? Bien sur c'est un personnage de roman, de fiction... Personnage infréquentable en réalité, mais dont l'histoire rendue sous la plume de Giono laisse un sentiment magnifique.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion