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Du lien que l'on tisse.

Engagement
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bliss

le lundi 26 juin 2017 à 17h20

Salut à tous, et à toutes,
je crois que ça fait des années que je n'ai pas mis les pieds ici.
Mais il y a un truc qui me titille, je viens chercher des réponses par là, en principe je les trouve.
Un de mes amoureux m'a annoncé hier qu'il n'arrivait pas à me donner plus que les temps où l'on est ensemble, où il peut être à 100 % avec moi, mais pas plus...
On vit à 600 km l'un de l'autre. On se voit deux à trois fois par mois. Et encore. Alors si on ne prend pas de nouvelles de l'autre, qu'on ne partage rien, qu'on ne s'écrit pas, se parle pas, hors ces temps où on se voit, ça me "fait "un peu triste. C'est hyper frustrant pour moi.
Je me dis qu'en fait il veut juste une amante, et basta. Pas du tout une amoureuse. Mais moi je ne suis pas polyamante, je suis polyamoureuse ;-).

C'est pas la première fois que ça m'arrive, il y a un malentendu, souvent : j'ai l'impression qu'à chaque fois que j'annonce que je suis " poly", ( ou "ouverte aux relations multiples", ou "non exclusive" comme je ne suis pas friande de ce mot), que j'arrive dans une nouvelle relation ( avec du coup aussi les hommes qui sont déjà dans ma vie) les hommes projettent alors sur notre relation l'idée d'un non-lien, d'une relation légère. Alors que c'est tout le contraire que j'ai envie de vivre. Moi j'ai envie de constance, d'engagement. L'amour c'est comme une plante, ça s'arrose. Un lien ça s'entretient, ça se cultive, ça se nourrit, selon moi.
Pourquoi pour beaucoup d'hommes, Poly = non lien ?
Ça me pose question véritablement.
C'est moi qui attire ces personnes particulièrement ou vous avez vécu ce genre d'expérience de manière multiples aussi ?

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le mardi 27 juin 2017 à 10h51

Une relation à distance sans correspondre ou téléphoner (ou visio, ou autres) ? Ben c'est en effet ce que j'appellerai servir de doudou. On a besoin de toi pour satisfaire des besoins et en dehors, on te délaisse.

J'ai vécu cela et j'ai rompu. Je ne suis pas une machine à câlinerie, mais un être humain qui vit au quotidien.

Perso, je suis asexuée dans mes relations secondaires. J'offre certainement plus dans le domaine affectif et dans la tendresse. Mais il faut croire que le phénomène reste le même.

Désormais, je m'offre l'opportunité de l'apprivoisement, façon le petit prince et le renard (A. de St Exupéry). Autrement dit, je prend mon temps. Ca permet de faire le tri et de voir qui se donne la peine de consacrer du temps à une potentielle relation.

Après, est-ce que c'est moi qui attire ces personnes en particulier ? Je me suis posée la question et n'est pas trouvé de réponses. Le fait est que l'élément commun est moi, ça c'est une certitude.

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Camille_B

le mardi 27 juin 2017 à 12h05

C'est énorme 600km de distance, ça ne m'étonne pas que ça puisse être compliqué pour quelqu'un de "donner plus" quand on fait déjà 3600km de route par mois pour se voir.

Satisfaire des besoins et délaisser le reste du temps ? C'est peut-être un peu radical. Je ne dis pas que ça n'est pas ce que tu as vécu bonheur, mais on ne peut pas projeter sa propre expérience aussi rapidement sans connaître la personne dont on parle ( son emploi du temps, ses devoirs familiaux, de travail etc. ).

L'amour aussi est un besoin, et il faut quand même reconnaître que lorsque l'on exige de l'autre "plus de présence", "plus d'investissement", c'est aussi pour satisfaire des besoins. Il n'y a rien d'honteux à cela.

Quand à la "légèreté" en amour, je ne dis pas que ce doit être la norme, mais ça n'est pas nécessairement une mauvaise chose en soi. Savoir prendre les choses comme elles viennent, sans se prendre la tête, sans exiger toujours plus, c'est parfois plaisant.

Mais ça doit être accepté des deux côtés, convenir au deux personnes.

Quand à l'équation poly = non lien. Je ne crois pas qu'il n'y ai pas de liens qui vous unissent, ils sont justes moins "forts" ou moins "présents" que ce que tu attends. Ca n'est pas en soi une mauvaise chose, mais si cela ne te convient pas il faut pouvoir en discuter, trouver quelqu'un qui t'apportera ce lien, ou accepter que cela puisse se passer ainsi avec lui et autrement avec un autre.

Faire 3600km par mois c'est en soi entretenir une relation. Il y a des plantes qui ne durent qu'une année, d'autres qui ne demandent que peu d'entretien, et certains sur lesquelles il faut un arrosage constant. Ca ne fait pas de ces plantes de bonnes ou mauvaises plantes, elles fonctionnent juste différemment.

Mais la question de fond me semble être : pourquoi beaucoup d'hommes poly semblent rechercher des relations "légères", moins "constantes" ?

Je me trompe peut-être mais je crois que la raison est culturelle et est liée à la culture patriarcale qui appris aux femmes à se sentir dépendantes des hommes, avoir besoin de leur présence pour se sentir protégée, soutenue etc.

On constate la même chose en amitié. Beaucoup de femmes ont tendance à "entretenir" les amitiés avec beaucoup de constances, d'effort, quand chez les hommes il n'est pas rare de voir des amis ne pas se donner de nouvelles pendant des mois et se retrouver un soir, presque par hasard, et se parler comme s'ils s'étaient vu hier.

On a appris aux femmes à penser que ne pas "entretenir" ses relations étaient une marque d'irrespect, voire d'égoïsme. Quand aux hommes ils ont appris à cultiver leur liberté et à ne pas empiéter sur la liberté de leurs autres amis.

C'est un peu caricatural, mais je ne crois que ce soit tout à fait éloigné de la réalité. Dans tous les cas il ne s'agit pas de juger négativement l'une ou l'autre des attitudes, mais trouver un arrangement qui convienne à chacun selon le caractère et les attentes de chacun.

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bonheur

le mardi 27 juin 2017 à 12h20

Je vois ce que tu indiques Camille_B, et non, tu ne sais pas ce que j'ai vécu.

Nous disposons de merveilleux moyens de communication ultra moderne. Ceux-ci ne demande même pas que l'autre soit dispo en mm temps que nous (sms, mail, messages écrit skype...). Donc faire un petit coucou au moins une fois par semaine ne demande pas de faire "des efforts".

Entretenir est pourtant, enfin pour moi, indispensable. Au moins dire "je pense à toi". C'est à la portée, je crois, de n'importe qui. Ca n'a rien à voir avec une quelconque protection. Du soutien éventuellement, mais aujourd'hui la femme est une grande.

Après, oui, il s'agit de trouver ce qui convient, avec équilibre. Le hic, est peut être plus le fait que quand on indique ce déséquilibre et qu'autrui n'y prête aucune attention et s'en fout, ben je prend la seule décision possible à mes yeux. J'ai constaté que les absences d'entretien menait également à des absences dans le soutien à la relation.

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Camille_B

le mardi 27 juin 2017 à 12h31

Je suis tout à fait d'accord avec toi sur le fait que si on exprime un besoin et que l'autre s'en fout il faut savoir prendre cette décision.

Et oui, je pense aussi que ça n'est pas difficile d'envoyer de temps en temps un petit message. Mais nous ne sommes pas "égaux" sur ce point. Pour certaines personnes, envoyer un petit message de temps en temps c'est un message tous les jours, pour d'autres un tous les trois jours, une fois par semaine, que sais-je. Certaines personnes sont mal à l'aise avec les messages à distance ( texto, webcam, lettre, que sais-je ) et préfèrent voir les gens en face, ne voient pas l'intérêt des contacts à distance.

Nous sommes tous différents et c'est pour cette raison qu'il me semble difficile de donner des conseils généraux dans de telles situations.

Certaines personnes abreuvent leurs amant-e-s de messages moins par soucis d'eux que par désir de possession, de contrôle. D'autres sont peu prolixes mais restent attentionnés et soucieux de la liberté de l'autre. Certains communiquent beaucoup par plaisir et attention, et d'autre pas du tout parce qu'ils s'en fichent. Les actes sont les mêmes, les raisons sont radicalement opposées.

Je ne peux pas dire à bliss : voilà la situation, voilà ce que je te conseille de faire. Car je ne connais pas la personne dont elle parle. Elle seule peut déterminer si cette situation lui convient ou non. Tout ce que je pense pouvoir faire c'est de donner des opinions générales ( et qui restent personnelles ) qui pourront peut-être l'aider à prendre une décision plus facilement à partir d'éléments qu'elle est la seule à posséder réellement.

Il n'y a pas de miracles, la meilleure manière de prendre la bonne décision c'est que chaque membre du couple discute de ses besoins profonds pour voir si un accord peut-être trouvé.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le mardi 27 juin 2017 à 12h40

J'ai juste indiqué ce qui était valable pour moi. Indiquer ces souhaits et surtout ce que l'on vit mal est indispensable. Bliss n'est pas une "novice", je suppose (à tort peut être, c'est vrai) qu'elle a déjà abordé le sujet avec la personne concernée. Si celle-ci en avait tenu compte, son questionnement n'arriverait pas jusqu'ici. Si je me trompe, alors oui, il faut aborder en premier lieu le sujet avec la personne directement concernée.

Comme elle l'indique, ça fait des années qu'elle n'avait pas mis les pieds ici... J'ai tenu compte avant toute chose de cette introduction.

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