Hmmm... discussion ancienne certes mais intéressantes sur ce point : Psychologie Magazine reste une publication "normative" avec juste ce qu'il faut de provocation pour aguicher, mais le message de fond reste, lui, « bien dans le cadre ».
La "psychologisation" (hou le vilain mot) de surface n’est là que pour donner un emballage « trendy » à un sujet que l’on peut retrouver assaisonné à différentes sauces suivant les lectorats cibles des publications de la presse « mainstream » (pour citer des extrêmes, on se doute que le lecteur de Guts ne va pas trouver son compte dans les articles de Jeune et Jolie et inversement ! XD
Pourtant, la norme sociétale -morale- enfouis sous le verbe de ces magazines sont les mêmes).
Je fais des bonds au plafond (ouille ! ) à chaque fois lorsque je tombe sur ce genre d’article, car ils nient profondément mon vécu, celui des personnes que j’aime ou d’autres de ma connaissance.
Parler ici de « norme » est à propos, car que nous le voulions ou non, nous sommes bien minoritaires à vivre de cette manière.
« Anormaux », « Marginaux », nous ne sommes pas des « cibles » valides pour les « tendanceurs » de la presse commerciale.
Ne représentant pas assez de « potentiel d’achat » pour ces produits, nous ne pouvons donc nous attendre à d’autre traitement que celui de la « monstration » spectaculaire, ou de jouer le rôle d’amorce pour des propos qui ramènent vite le lectorat au confort rassurant de « sa » norme.
Et pourtant, la vie affective est tellement plus simple –claire– une fois que l’on cesse de nier l’existence de ces sentiments multiples, et c'est si bon d'aimer...
Choses rassurantes : je rencontre de plus en plus de gens qui –sans pratiquer le polyamour eux-mêmes– n’ont plus cet a priori négatif de la chose, voir parfois, me disent qu’ils aimeraient bien y arriver mais… sont soit trop exclusif, jaloux, peureux de perdre leur conjoint, etc. tout un tas de raison que je m’abstiendrai bien de juger.
La barrière sera définitivement franchie le jour où l’on sera devenus assez nombreux pour que les grands groupes de presse nous jugent dignes de devenir des cibles potentielles pour des publications à grand tirage et pour la pub : le polyamour sera alors un phénomène connu du grand public, affiché.
Serons nous alors « récupérés » ?
Peut-être.
Mais ce ne serait pas un bien grand mal. ;)
(Note : je ne fais pas de pub dans cette réponse, ne faisant bien sûr pas partie du lectorat des deux magazines cités plus haut ! ;) )
