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(France)

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Discussion : [Site] OkCupid : qu'en pensez-vous ?

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bliss

le samedi 16 mars 2013 à 21h31

Excusez-moi, je suis inculte, mais c'est quoi okcupid ?
Un site de rencontre international qui permet de renseigner qui l'on est et qui croise les infos pour mieux rencontrer qui risque de nous plaire ?

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Discussion : Coup de main, pour utiliser les bons mots dans un film qui aborde le polyamour

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bliss

le samedi 16 mars 2013 à 21h20

Oui, je m'obstine peut-être à vouloir changer quelque chose dans cette voix pour tenter de mieux convaincre, mais c'est peut-être vain.:-/
Ceux qui ont envie de voir chez lui un macho ne changeront pas d'avis pour autant.
Je suis naïve.. ! :-)

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Discussion : Coup de main, pour utiliser les bons mots dans un film qui aborde le polyamour

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bliss

le samedi 16 mars 2013 à 21h02

Tu as raison, en fait l'entretien me va bien. La manière dont il en parle aussi. Mais simplement les gens qui l'ont vu n'ont pas la même définition que moi et lui de ces termes. Oui.
Bon, mais à part ça, t'en penses quoi de cette voix off ? Tu partirais sur un terrain politique toi ? Tu aimerais l'entendre dans un film ?

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Discussion : Coup de main, pour utiliser les bons mots dans un film qui aborde le polyamour

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bliss

le samedi 16 mars 2013 à 20h56

:-)
Mais comment parler simplement de cette notion de fidélité ? Je le trouve trés fidèle, comment partager ce truc-là ? quels mots employer ?

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Discussion : Coup de main, pour utiliser les bons mots dans un film qui aborde le polyamour

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bliss

le samedi 16 mars 2013 à 20h29

Salut à tous,
un post un peu spécial
des mois que je ne suis pas venue sur ce forum... qui m'a pourtant permis de tenir le coup lorsque j'ai fait mon coming out ! ;-)
je ne suis pas sympa, je pourrais au moins rendre au centuple ce qu'on m'a donné ici ! ;-)
La tempête est passée, et je suis plus polyamoureuse que jamais.
Et je suis en train de terminer un film qui aborde ce sujet.
Je fais le portrait d'un homme polyamoureux,qui n'a jamais mis ce mot sur ce qu'il vit depuis 50 ans. Il en a 70 aujourd'hui. Dans ce film, je parle aussi d'autres choses, d'autres pans de sa vie. C'est un auteur. Et j'ai besoin d'aide, pour écrire une voix off qui parle de sa manière d'aimer. Je n'arrive pas à trouver de mots juste.
Pourriez vous me filer un coup de main, en me disant comment vous vous voyez les choses.
Voici la voix off, dans son état actuel.

"G est un éternel amoureux. Dans ses livres il a beaucoup parlé de ses amours.
Beaucoup de gens qui ont croisé G, disent de lui que c'est un homme à femmes, un Don Juan, un macho.
Pour moi il est tout le contraire.
C'est l'homme le plus fidèle que je connaisse, fidèle à lui même et à ses amours. Il a toujours aimé plusieurs femmes en même temps mais les femmes qu'il a aimé à 30 ans, il les aime toujours".

"Sans le crier sur tous les toits, et sans en tirer de gloire, G a remis en question pas mal de dogmes de nos sociétés : Il a donné aux femmes de sa vie une grande liberté, il a même élevé lui-même certains de ses enfants pour qu'elle puisse vivre d'autres amours.
Il est un homme libre.Il n'a pas cherché à réfléchir, à le penser, le théoriser, sa vie a fait qu'il s'est retrouvé à la vivre de cette manière".
ou

"Il ne cherche pas ainsi à faire voler en éclat les fondements de notre société, le couple et le patriarcat, il n'a en tous cas jamais mis ses mots -là, mais c'est la vie tout simplement, et sa quête incessante de toujours plus d'ouverture, de liberté qui l'y a mené".

( ou : Il n'y met pas consciemment de pensée politique, ne cherche pas par l'amour non exclusif à remettre en cause le couple et le patriarcat, mais de fait, il le fait.)

"Il le vit simplement. Parce que ça arrive. Et compte sur le temps.
Il me dit toujours : Ne ferme jamais les bras. Ouvre -les.
G m'a appris, par ses livres et par sa vie, à pouvoir aimer plusieurs personnes. "

C'est du brouillon.
Ma question principale c'est : est-ce qu'à votre avis, dans un film plutôt grand public, je balance ces termes de " remise en cause du couple et du patriarcat ". Je le vis comme ça, mais pas lui. OU pourriez vous m'aider à trouver une manière d'en parler qui puisse parler à tous ? et soit peut-être moins politisé. Sans qu'on le juge et donc nous juge ! ;-) Au contraire pour amener à plus de compréhension.

J'ai fait une projection la semaine dernière, de travail, avec non pas une voix off mais un extrait d'un entretien qu'on avait ensemble où il disait :

«  Mon image peut gêner terriblement et ce que je vis peut gêner.
- Le fait que t’aies plusieurs amoureuses ?
- Oui c’était gênant, oui, ça ne va pas, ça ne se fait pas. Mais maintenant bien sûr, je suis vieux c’est encore moins normal. Mais je veux dire à 40ans c’était pas normal et un homme de 40ans je crois, c’est relativement jeune. C’était pas normal d’avoir 2 ou 3 amies. Non c’était pas normal.
- Et dans ce cas-là comment tu expliques que tu sois pas rentré dans la norme ?
- Beh je ne sais pas, à 14 ans ça me semblait déjà impossible d’aimer une seule femme toute ma vie. Ça me semblait ridicule et ça me semblait un mensonge et je le disais déjà à mes amis : c’est pas possible, il y a tellement de belles personnes, pourquoi est-ce qu’il y aurait un amour et puis un seul amour. Mais en même temps j’ai jamais fais de discours, peut-être à 14 ans on fait ces discours là mais depuis que j’ai 20ans, je ne me suis jamais répandu à dire de quelle manière il fallait vivre parce que je ne dis pas que je suis plus heureux que celui qui vit avec une seule femme ou un seul homme.
Attention, attention, les gens que j’ai, les gens, les femmes, mais je pourrais dire les gens, les hommes aussi, que j’ai aimé à 20 ans, je les aime toujours, donc c’est toute sa vie. En vérité, oui, c’est toute sa vie. Si aime, si on dit je t’aime, c’est pour la vie à chaque fois. »

Les retours que j'ai eu m'ont vraiment étonné ( et énervée je dois le dire) , puisqu'on m'a dit, avec un brin de moquerie, que "bon, ça va il vit toujours comme dans les années 70, et puis en vrai il veut surtout se taper pleins de nanas."
argggg !!!
Je pensais qu'il le disait plutôt bien de manière à faire comprendre son mode de vie.
D'où ma décision, de tenter d'en rajouter une couche en voix off, pour qu'on ne le prenne pas pour un salaud. C'est dingue les réactions de ce genre que je me coltine en ce moment.
Avez vous des idées sur la question ?
Ça peut vous sembler bizarre comme discussion/demande, mais je me dis qu'il y a tellement de travail pour faire accepter notre manière d'être, que j'ai la possibilité d'en parler dans un film, et que je veux pas me louper, alors je demande conseil à ceux qui vivent comme moi cette aventure hors-norme, qui je l'espère ne le sera plus un jour.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : Polyamour, le fruit du néo-libéralisme... ?

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bliss

le mardi 22 novembre 2011 à 15h13

Waou... beaucoup de choses dans tout ce que vous écrivez qui vont m'aider. Merci. Mille fois.
Je vais tenter le " pourquoi tu dis ça ? ", essayer de ne pas me faire désarmer par ses attaques.
La séparation, on l'a déjà vécu cet été. Moi j'étais malheureusement résigné à l'avoir définitivement perdu, c'est lui qui l'avait décidé. Et puis il est revenu, parce qu'on est heureux autour de notre enfant aussi ( Pour te rassurer @Eolemuseion, on avait décidé de se séparer mais que notre enfant reste dans sa maison, et c'est nous qui alternions chez lui, 3 jours avec son père, 3 jours avec moi, tout ça dans une ambiance plutôt sereine. Ça se présentait bien. L'équilibre du biboundé étant pour nous deux primordial, on sait faire abstraction de nos histoires quand on est avec lui ) et que je crois qu'on s'aime profondément. J'ai pas envie qu'on se sépare. Je peux avoir envie de ne pas vivre avec lui sous le même toit, je sens que j'aspire à ce mode de vie. Mais je peux aussi continuer à vivre avec lui, si je sens qu'il ne souffre pas de la situation et qu'il me laisse vivre mes autres amours sans que ce soit trop douloureux pour lui. J'ai beau suivre nombreux de vos conseils ( merci @Siesta, depuis des mois sur la brèche..;-)) je culpabilise quand même... de le faire souffrir autant et qu'il ait une du coup une si piètre image de moi, qu'il me voit en monstre d'égoïsme...
Et oui, merci @Clairobscure pour ta remarque, je suis d'accord, il faut qu'on arrive à aller plus loin que "parce que j'ai mal", puisque c'ets là que ça devient intéressant. mais comme il le formule toujours dans quelque chose d’agressif, qui me fait mal, sur le mode " reproche", je n'arrive pas moi à le dépasser.
Quand à lui faire lire ce post.. on en est pas là. Il a lu "pour me faire plaisir" les bouquins de Françoise, a bien compris, et est même d'accord sur le principe..mais répète qu'il n'arrive pas à le vivre ( et je suis témoin qu'il essaie..) . Je crois qu'il ne serait pas content du tout de savoir que je discute de tout ça avec vous... Et je crois que j'aime aussi cet espace pour cela, je sais que je peux partager ce que je vis avec lui, sans me soucier de veiller à ce que je dis au cas où il le lise.
je pense @Coucou que tu vois clair quand tu dis :

coucou
"On dirait qu'il considère juste que tu es dans la "faute" (dans le pêché). Une faute qui te détournerait provisoirement de la bonne voie (la seule possible dans ses convictions profondes). Il essayerait donc tout banalement, d'après ma théorie, de te ramener sur la bonne voie, celle qui consiste à se persécuter soi-même pour réussir. C'est pour cela qu'il chercherait à te culpabiliser, ce serait pour ton bien. En d'autres mots, il t'aiderait à te culpabiliser, par amour. D'ou l'ambiance un peu loufoque (des mots d'amour au beau milieu d'une persécution en règle)."

C'est certain, selon lui il n'y a que moi qui suis dans la faute et qui suis responsable de tous nos malheurs. Je vais essayer de parler avec lui à nouveau de nos besoins, sentiments, sans me faire bouffer...
Au fait, c'est pas "mon mari", mais mon compagnon. On est pas marié. Et ça me va très bien :-) .

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Discussion : Polyamour, le fruit du néo-libéralisme... ?

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bliss

le dimanche 20 novembre 2011 à 22h54

Bon...
où j'en suis.. pour tenter de répondre à tout le monde... du côté du politique ou des sentiment... ? évidemment des sentiments. Même si oui le polyamour me pose questions dans notre contexte global, et merci Siesta, tes réflexions apporte de l'eau à mon moulin, mais en effet, j'ai en face de moi quelqu'un qui cherche à me faire du mal ( et qui y arrive), à me rendre la monnaie de ma pièce. Depuis le début de cette histoire il ne cesse de répéter que je suis responsable de tout, de l'échec de notre couple, de notre déséquilibre familiale, de sa souffrance.. Il est déjà parti une fois, à annoncer à tout le monde qu'on était séparé mais est revenu.. Depuis le début il me culpabilise, et ça marche.
Lilitu, j'ai dû lire 3 bouquins sur la CNV ces derniers mois, mais la violence des sentiments rend la chose impossible pour moi, quand il m’assène des arguments de ce genre, je n'arrive pas à me placer en position d'écoute, je suis blessée à chaque fois. Et ça me tétanise, je m'enferme dans un mutisme profond. Lui ça le rend fou. je vois pourtant bien à chaque fois que c'est sa douleur qui parle, mais je n'arrive pas à passer à l'étape suivante. "L'écoute active" quand quelqu'un se plaint, a besoin de parler, je sais faire, mais quand quelqu'un m'attaque, je n'y arrive pas. Si tu as des billes, pour lancer le processus je suis preneuse. J'ai l'impression aussi que pour atteindre ce niveau de compréhension mutuelle, il faut que les deux soit persuadés que le problème est commun, or pour lui je suis la seule à avoir un problème et à être responsable de cette situation et en effet à être "égoïste comme les néo-libéraux".
Quand j'aurais réglé ce problème, peut-être alors aurais je un plaisir, tout théorique, à manipuler les concepts et à comprendre comment peut-être, en effet, "ma pratique individualiste de faire passer mon choix avant l'intérêt de l'autre n'est pas fait que d'égoïsme"... c'ets qu'il me fait douter l'animal. Que c'est dur de prendre des chemins hors-norme, de les incarner et de pouvoir toujours les assumer...

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Discussion : Polyamour, le fruit du néo-libéralisme... ?

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bliss

le vendredi 18 novembre 2011 à 21h15

Merci à tous.
Je vais essayer de faire bon usage de tout ça, mais j'ai l'impression d'être face à un mur...
Patrice tu as raison, c'est un travail de sape....et il y arrive.
J'ai surtout du mal avec sa manière de "psychologiser" ma vie. " Tu es le fruit du néo-libéralisme, tu veux avoir ce que tu veux quand tu veux, un nouvel amour, un autre toit. Mais tu fuis. Tu crois trouver dans d'autres amours une fuite. Parce que la vie de famille avec moi et l'enfant te fait peur". Moi ça me déprime en fait qu'il ait une opinion si maigre de ce que je suis, des choix que j'ai fait. Je ne fuis pas quand j'aime aussi un autre , j'invente au contraire la vie que j'aimerais avoir et en effet oui, j'obéis à mes désirs. Enfin je ne leur "obéis" pas, je ne me soumets pas, je les écoute simplement, histoire de ne pas m'oublier en chemin ( et dieu sait qu'être maman peut faire qu'on s'oublie en chemin, que la femme s'oublie en chemin..) Mais que faire quand l'autre souffre de mon choix ? Et quand il voit là tout ce qu'il exècre, l'idéologie du " tout, tout de suite quand je veux"...
J'avoue ce soir, je perds la "foi", et je me demande si le chemin que j'ai choisi n'est pas trop difficile pour moi, j'ai pas la force de m'opposer à ces arguments, parce que je sens qu'il est méprisant, il m'a d'ailleurs déjà dit que j'étais folle. Que ma vision de la famille ( qui pour moi peut ne pas se résumer à un couple et des enfants) est absolument irréaliste...Quand je vois le gouffre qui s'est creusé entre nous depuis des mois, je ne comprends pas pourquoi, ni comment on peut encore être ensemble. Et s'aimer. En vivant juste au jour le jour. C'est douloureux.

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Discussion : Polyamour, le fruit du néo-libéralisme... ?

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bliss

le vendredi 18 novembre 2011 à 10h45

Bonjour à tous,
Cela fait un moment que je ne suis pas venu sur le forum. Pour re-situer mon histoire, je vis depuis plus d'un an une histoire avec un second amoureux, alors que je suis en couple, avec une petit enfant, et cela se passe plutôt mal avec mon compagnon, qui en souffre beaucoup. Il n'envisage plus aucun avenir avec moi, et dit à tout le monde qu'on est séparé, alors qu'on vit encore sous le même toit, qu'on dort dans le même lit et que l'on se dit que l'on s'aime. En fait quand on ne parle pas de ce sujet, ça va, on arrive à vivre ensemble, mais dés que je veux ré-aborder le sujet, en parler, on se prend la tête et l'écart se creuse entre nous. Hier soir il m'a à nouveau tenu un discours qui m'a à nouveau blessé et me laisse sans voix et sans argument. Il me dit que mon comportement est irresponsable et symptomatique du néo-libéralisme, et de notre société d'aujourd'hui : chacun pour sa gueule, soumis à nos moindres désirs. Quand j'évoque la solution, de vivre chacun sous un toit pour pouvoir vivre plus sereinement (puisque souvent nos conflits viennent du quotidien dans un même espace) il me dit que là aussi ça n'est que de l'individualisme, si propre à nos sociétés, que ce n'est pas ça vivre ensemble, que lui il veut vivre sous le même toit que moi. Et ne veut pas vivre avec quelqu'un qui soit " soumis" à ses désirs ( arf ... ça s'était dur à entendre..) .... comme on pourrait dire "je veux cette bagnole, donc je l'achète, donc je suis. Je consomme donc je suis. En gros il me dit que je consomme de l'amour comme d'autres des bagnoles, je crois.
Je ne sais pas quoi répondre à cet argument que je trouve dur, il sait qu'il me touche et me fait du mal en me disant cela, puisqu'il me reproche un comportement que je critique chez d'autres personnes, et même plus encore puisqu'il touche à mon idéal, et à ma vision politique du monde en me renvoyant dans le camp de "l'ennemi".
Je viens chercher des arguments auprès de vous. Je sais, fondamentalement, qu'au contraire pour moi laisser à l'autre la liberté d'aimer c'est aller vers plus d'ouverture, et pour moi plus "libertaire" que n'importe quel autre mode d'être. Et aux antipodes de cette jungle et de ce " chacun pour sa gueule" que nous vivons aujourd'hui. Je n'arrive pas à lui faire entendre. Il me trouve égoïste, individualiste. Le fruit de mon époque.
Que dire ?

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Discussion : Mon compagnon me quitte, je culpabilise....

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bliss

le mercredi 07 septembre 2011 à 00h08

Impressionnant.. (+) Je pars 3 jours, sans accès à internet, et je découvre à mon retour deux pages de nouveaux post,où j'y croise même DSK... je ne pensais pas que ce fil pouvait dériver à ce point sur ces questions de responsabilités. :-)
Merci RIP pour ton avant- dernier message, il me donne un nouvel angle d'où penser la situation, et c'est presque "apaisant".
En effet, ce qui me fait le plus culpabiliser c'est que je peux sentir dans ses accusations, ( que je précise toujours énoncées calmement, ça vous donne une épaisseur de plus au personnage) que j'ai pu VOULOIR lui faire du mal. ce qui n'est pas le cas. Au contraire j'étais persuadée de faire quelque chose qui pouvait être bénéfique pour notre relation, à savoir l'ouvrir, au lieu de la refermer sur nous-mêmes. Bon... ça a foiré. Mais ces quelques jours passés avec Z, à parler de nos conceptions de l'amour et aux difficultés à vivre des amours non exclusives, me conforte - quelle paradoxe ! - dans ce " choix" qui n'en est pas un, fondamentalement, puisque c'est juste que je m'autorise enfin à être qui je suis.
D'ailleurs un souvenir m'est revenu récemment, que j'avais complètement occulté, mais ma première histoire d'amour à 17 ans était une histoire à 3. Mon premier amoureux sérieux aimait déjà une autre demoiselle depuis 4 ans.Il me disait : je vous aime toutes les deux. Il avait l'air très emmerdé. Ça ne correspondait pas à la norme. Je me souviens que nous nous sommes retrouvés dans un café tous les trois : pour en parler. Avec le recul, je me dis que nous étions à 17 ans très ( est-ce que j'ose le mot ? allez ..) "responsables". :-) Bon, mais ce jour-là nous nous sommes quittés sans réponses à nos questions, sans avoir rien décider. Puis voyant dans quelles sombres états d'âmes cela plongeait mon amoureux, j'ai annoncé quelques jours après que je partais, que je les laissais continuer leur histoire seuls. Je crois qu'à l'époque cela ne m'ait même pas venu à l'idée qu'il aurait pu nous garder toutes les deux, il fallait qu'une de nous cède la place. Incroyable, non ? J'étais dans le trip encore très ado de l'"amour sacrifice". On est resté ami.
Je trouve incroyable d'avoir oublié cette histoire toutes ces années. Et le sens qu'elle prend aujourd'hui au regard de tout ce que je vis depuis un an.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Mon compagnon me quitte, je culpabilise....

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bliss

le vendredi 02 septembre 2011 à 23h50

C'est bien ce que je dis, ou du moins ce que je vis, mais j'ai dû mal m'exprimer : avec ce psy, je comprends très bien pourquoi j'agis de telle ou telle façons, il parvient vraiment à me faire prendre conscience de tous les mécanismes, mais ça ne change rien, dans le sens où je ne peux pas du tout maitriser mon agressivité, je me regarde faire, je comprends tous les mécanismes, mais cela n"agit" pas.
Bon mais à l'origine j'ai pas écrit ce post pour parler de mon travail avec mon psy...:-)

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Discussion : Mon compagnon me quitte, je culpabilise....

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bliss

le vendredi 02 septembre 2011 à 22h19

De toute façons, mon compagnon refuse de " se faire aider", alors c'est réglé...:-)
Moi je suis "aidée" par un psy depuis des années, je ne vois pas trop de changements dans mon quotidien... je sais mieux mettre des mots sur mes maux, mais ça ne change rien. En tous cas pas mes comportements agressifs par exemple. Pour la culpabilité par contre, ça marche plutôt bien. Mon psy est super, très intéressé par le polyamour, me demande souvent des références de bouquins, de site comme celui-ci, etc. Jamais il ne m'a dit que quelque chose était bien, ou mal.
Mais bon, dans mon quotidien, encore une fois, j'ai pas l'impression que cela m'aide à régler fondamentalement mes problèmes.

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Discussion : Mon compagnon me quitte, je culpabilise....

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bliss

le jeudi 01 septembre 2011 à 17h39

eulren
Ton pauvre compagnon est dans un étau dont il ne pourra sortir qu'avec une grosse prise de conscience : il a parfaitement manoeuvré pour obtenir ce qu'il était "sommé" d'obtenir : la séparation et l'enfant qui vivra ce qu'il a vécu.
Ça serait également fort intéressant de savoir si cette situation ne rappelle pas aussi chez toi quelque chose ?

euh, moi j'ai des parents qui se sont séparés quand j'avais 27 ans ! Un modèle parental pathétique. Ils auraient dû se séparer bien avant, mais sont restés ensemble " pour les enfants". Super...
Donc oui peut-être... ça me rappelle des trucs, de loin.
Brisez la chaine ... oui je veux bien, mais comment ? un travail thérapeutique de couple ?

Salsero, je suis d'accord avec toi, le polyamour n'est qu'un catalyseur. J'en suis persuadée. Je demandais d'ailleurs aujourd'hui à mon ex, avec qui j'ai vécu 10 ans, si j'avais été agressive comme je peux l'être avec mon compagnon, avec lui. Il m'a assuré que jamais je n'ai élevé la voix. Que jamais il ne s'était senti agressé par des remarques. Cela me rassure, j'en viens à me dire que c'est "nous" qui fabriquons ce mode d'être ensemble et que je ne suis pas fondamentalement agressive et que je ne cherche pas à dénigrer l'Homme, à tuer le père avec chacun des hommes de ma vie. Et qu'il se passe donc un truc entre nous. Cela rejoint tes réflexions eulren, non ?

Ladymarlène, il a toujours été clair : le concept lui plait. En tous cas il a envie d'être " un mec ouvert", donc il a essayé de vivre le polyamour. Mais dés le départ, il a souffert terriblement : crises de jalousie terrifiantes, tremblements, lecture de mes mails.etc.. et en fait il me dit aujourd'hui qu'il a cru être capable mais qu'il n'y arrive pas. Mais que si ça allait bien entre nous, il serait capable. Que les efforts qu'il déploie pour vivre avec moi, ne sont plus assez contrebalancés par l'avenir qu'il imaginait avec moi, les enfants, la famille, vieillir ensemble, etc...
Toute cette sécurité affective peut-être qu'il n'a plus. Un amour, une vie. Il est l'unique.. donc il donne et cela lui sera rendu. il y a un truc de cet ordre -là....Je ne sais pas si je suis claire ?

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Discussion : Spolyers ! Un fil qu'il est bien pour la culture G

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bliss

le mercredi 31 août 2011 à 12h25

Rayon bandes-desinées, il y a "l'Arleri" de Edmond Baudoin, ( et les amours plurielles, même s'il ne met pas ce nom sur sa manière de vivre, transpercent dans tous ces bouquins, qui sont pour la plupart autobiographiques). L'arleri c'est une discussion entre un vieil homme, peintre et son modèle, une jeune femme, sur sa vie passée, ses amours, les femmes qu'il a aimé, les hommes qu'elles ont aimés. Un hymne à la vie, l'amour..
www.bd.gallimard.fr/ouvrage-A61452-l_arleri.html

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Discussion : Mon compagnon me quitte, je culpabilise....

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bliss

le mercredi 31 août 2011 à 12h00

Vous lire me fait le plus grand bien. Je vais mieux depuis hier.
Merci Eulren, tes mots qui sont une traduction de ce que me dit mon compagnon m'aide à accepter sa notion de responsabilité.

eulren

Je lui préfère la notion de responsabilité : chacun est responsable de la totalité des évènements qui lui arrivent. Tu n'as pas choisi de tomber amoureuse d'un autre homme, mais tu as choisi de vivre cet amour. Ton mari n'a pas choisi ton polyamour, mais il a choisi d'essayer (il aurait pu aussi te dire "niet" catégoriquement et immédiatement, il ne l'a pas fait...), puis de ne plus essayer et de te quitter. S'il part c'est de sa responsabilité : parce que tes actes ne sont pas cohérents avec ses envies peut-être, mais s'il peut toujours dire que c'est en raison de tes choix, il ne peut pas te forcer à assumer son choix

Oui j'ai choisi de vivre cet amour, car comme le dit Devil, je vais pas attendre que cet amour, et il n'en est pas de plus magique, me passe sous le nez. Et cela aurait été me nier dans ce que je suis, et je dirais même ce que je deviens.

Devil, je suis d'accord avec tout ce que tu dis et partage la plupart de tes conceptions de la vie et de l'amour. Ma culpabilité nait de ma propension à me mettre à la place de l'autre, et donc à adopter ses conceptions à lui. Il est lui-même fils de parents séparé, en a énormément souffert, mais parce que ses parents ne se sont plus jamais revus et ont systématiquement, l'un et l'autre, dénigré l'autre parent, et demander aux enfants de prendre parti. L'horreur. Nous nous aimons trop, malgré ce qui se passe en ce moment, pour tomber un jour dans ce travers. Nous ferons d'autres erreurs sûrement, mais pas celles-ci.

Devil, tu dis :
"Chercher qui est coupable lorsqu'un couple se sépare me parait vain et erroné. D'ailleurs concevoir une séparation comme un gâchis me parait tout aussi vain et erroné. C'est une vision infectée du même de l'amour éternel, du mythe du "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants pour le meilleur et pour le pire jusqu'à ce que la mort les sépare".
Mon compagnon est dans ce mythe, justement parce qu'il a toujours voulu ne jamais refaire ce que ses parents avaient fait avec lui. Il m'a dit hier " regretter" d'avoir fait un enfant avec moi. Parce qu'il se retrouve à faire vivre à son enfant ce qu'il a vécu. Il est dans l'illusion du miracle perpétuel.
C'est difficile pour moi d'entendre ça. Mais je comprends sa réaction.
Depuis hier soir, je suis plus sereine, j'essaie d'envisager la séparation comme une continuité. Pas une "rupture". De toutes façons les choses bougent tout le temps. C'est beaucoup plus proche de ma manière de prendre les choses d'habitude, mais face à ce bloc de rancoeur, de regret, d'accusation, et de volonté de faire reposer LA FAUTE sur moi, mes convictions sont ébranlées.
Merci de me remettre d'aplomb !
De me remettre les idées en place. Mes idées.

Eulren, pour répondre à tes conseils quant à la responsabilité et à l'enfant, nous avons justement rediscuté hier avec mon compagnon, et les frontières deviennent plus floues. Nous nous sommes dit que nous allons simplement penser la chose en ces termes : nous ne pouvons plus vivre ensemble, ok. C'est trop difficile à vivre pour lui et on ne se supporte plus, ok. Alors nous allons vivre séparément, dans deux espaces différents.ET nous allons voir ce que ça donne. Ainsi, avec plus de distance, nous verrons si notre histoire d'amour se termine ainsi tout en douceur, ou si nous pourrons souffler sur les braises, et qui sait trouver une nouvelle manière d'être ensemble, voir de s'aimer. Je me demande simplement comment parler de ça à l'enfant ? Est ce que cela ne va pas plus l'embrouiller qu'autre chose : " papa et maman ne peuvent plus vivre ensemble mais ils s'aiment toujours". A priori je trouve ça pas mal. Mais est-ce qu'on ne se leurre pas un peu, je ne sais pas.. est ce que je ne m'obstine pas encore à maintenir un lien d'amour voué aux embuches, puisqu'apparemment il est vraiment monogame.
Compliqué.
Ladymarlène, pour te répondre, on est ensemble depuis 5 ans. Je ne sais pas ce que tu entends par l'âge du couple qui poserait problème ? Pas assez de vie commune ?

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Discussion : Mon compagnon me quitte, je culpabilise....

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bliss

le mardi 30 août 2011 à 11h32

"Du monde compatissant autour de moi".. ben heureusement que vous êtes là... :-)
Non, en fait je n'ai personne à qui je peux parler de tout ça ouvertement, à part Z, et une amie rencontrée sur ce forum. Parce qu'autour de nous, nos amis communs sont justement des amis communs... et Y m'a toujours demandé implicitement d'être discrète sur mes amours plurielles, il n'a pas envie " que ça se sache". Et a peur surtout des "fuites", des choses qui pourraient revenir aux oreilles de sa famille, et ça il ne veut absolument pas, il sait que cela provoquerait chez eux des réactions de pitié, ou de plainte genre " oh mon pauvre chéri.." qu'il refuse de recevoir. Et puis les rares ami(e)s à qui j'en ai parlé m'ont jugé plutôt de manière négative. Les réactions sont d'ailleurs souvent plus violentes chez les femmes. J'ai entendu beaucoup de choses qui font plutôt mal et te font douter des liens d'amitié, des " fais attention, tu déconnes". Des jugements. Jamais de véritable écoute. Je ne la trouve souvent qu'ici.
Merci Tentacara, tu es toujours très rassurante, et "déculpabilisante", ça fait un bien fou. Pour répondre à tes questions, Z est un polyamoureux de toujours même s'il n'a jamais mis ce mot sur sa manière de vivre et a souffert des jugements lui aussi tout au long de sa vie, puisqu'il a toujours aimé plusieurs femmes en même temps. Il est un soutien précieux. Il aimerait lui aussi partager plus de choses avec Y. Jusqu'à déménager pour se rapprocher de nous, pour me simplifier les choses ( il habite à 600 km) Il lui a écrit plusieurs fois, de belles lettres, auxquelles Y n'a jamais voulu répondre. Lui a même ramené des cadeaux de voyages, un pour moi, un pour notre fils, un pour Y. Il l'a toujours inclu dans notre histoire.
Il culpabilise aussi de cette situation, se sent responsable d'avoir "brisé" un couple, mais l'oublie quand je suis dans ses bras. Plusieurs fois il a proposé de "partir", pour me laisser à Y, voyant la souffrance qui s'installait dans ma vie. J'ai toujours refusé. Je sais que cela aurait été pire. J'aurais tout perdu.
Rester soi-même c'est un peu difficile quand on arrive à se détester comme je me déteste ces derniers temps.
Hier soir après avoir écrit sur ce forum, j'ai encore discuté avec Y.
Il place toute la problématique de ce qui nous sépare aujourd'hui sur une question de responsabilité.
il dit par exemple :
"Tu as choisi de tomber amoureuse d'un mec alors que notre enfant avait un an.T'es irresponsable. - mais je n'ai pas choisi de tomber amoureuse de lui. - si, on choisit toujours. La question a se poser c'est pourquoi tu tombes amoureuse de quelqu'un alors que tu viens d'avoir un enfant ? c'est pas normal. Parce que tu veux détruire la famille, parce que c'est tellement horrible de vivre en couple pour toi avec un enfant que tu détruis tout".

Moi ça me scotche tellement ces discours, c'est tellement loin de ce que je suis, ce que je vis, que ça me sèche, je ne peux plus lui répondre, il me ramène toujours sur le terrain de la responsabilité. Là où je vais sur celui des sentiments, des émotions, de la vie.
- "Tu refuses d'admettre tes responsabilité, tu dit que tu ne maitrises pas, c'est trop facile. Alors un mec qui viole, qui tue, il dit qu'il ne maitrise pas et il est pas responsable ! Tu refuses la responsabilité, je vois pas à quoi ça sert de parler. - Mais si j'avais quitté Z, j'aurais souffert, je ne peux pas ne pas vivre cette histoire avec lui. - et ben oui, tu as choisi, t'as choisi que ce soit les autres qui souffrent à ta place. Moi et notre fils."

Là ça blesse tellement, c'est un poignard dans le ventre. J'en reste muette.

Pffff:-( , je sais pas comment je vais pouvoir sortir de cette culpabilité avec tous ces mots en tête... Parce que forcément je finis par le croire, par accepter sa logique. Et je suis rongée de l'intérieur.
Comment continuer à discuter ? Et qu'est-ce que cela changerait ?
J'ai surtout un besoin urgent de sauver ma peau et de ne pas me rendre malade, d'essayer de continuer de m'aimer un peu.

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Discussion : Mon compagnon me quitte, je culpabilise....

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bliss

le lundi 29 août 2011 à 23h44

Tout est dans le titre.
( Je ne suis pas venue sur ce forum depuis des mois, c'était la tempête..)
Petit rappel pour ceux qui n'avaient pas suivi mes précédentes aventures : Je vis avec Y depuis 4 ans, on a un petit de deux ans et demi, et depuis un an, j'aime aussi Z. J'ai tenté de garder les deux amours, mais depuis le début mon compagnon souffre beaucoup de la situation. Il me dit que dans l'idée il ne dit pas non au polyamour, mais que notre enfant est trop petit, que j'aurais dû attendre, que ce n'était pas le moment.
Il m'a toujours demandé une "non porosité " totale avec mon " autre vie" comme il l'appelle. Cela se traduit concrètement par une interdiction par exemple à ce que mon enfant rencontre Z. Je ne peux pas non plus lui parler de lui, de quoi que ce soit qui y touche, puisque cela lui fait du mal. J'ai de plus en plus de mal à vivre ces deux amours sur ce mode-là. Je n'ai qu'une vie, et deux amoureux. Je me sens complètement morcelée à devoir toujours opéré cette dichotomie dans mon esprit, toujours faire attention à ce que je dis, ce que je fais, ne pas pouvoir partager avec lui des choses par exemple que j'ai découvert avec Z. Donc je ne vais pas bien, je suis mal quand je rentre à la maison, puisqu'il est mal. Je deviens agressive ( jamais su gérer mon mal-être autrement, malgré les heures chez les sophrologues et les psys...) Je ne supporte plus rien des choses ( soucis ordinaires de vie commune dans un même espace... pas les mêmes seuils de tolérance au rangement, la propreté, l'ordre etc.. ) que je supportais avant chez lui puisque je l'aimais... Et je lui fais beaucoup de reproches. Alors que je sais qu'il aurait besoin au contraire d'attention multipliée, de caresses. Mais je n'arrive plus à lui donner, puisque je vais mal. Et que sûrement quelque part je le rends responsable peut-être de ce mal-être. Et donc il souffre trop, et il a décidé de me quitter.
Depuis cette annonce je culpabilise énormément, et il fait peser la responsabilité de sa décision sur moi, enfin mon comportement. Selon lui, c'est moi qui ai tout gâché, qui suis responsable, qui ai choisi cette situation. Il insiste beaucoup sur cette notion : que j'ai "choisi" d'aimer Z. Que pour ma famille et son unité j'aurais pu attendre. Mais moi j'ai pas du tout l'impression d'avoir choisi quoi que ce soit..
On arrive plus du tout à se parler comme tout au long de cette année, où malgré sa souffrance, on a toujours discuté et échangé longuement. Ses paroles me blessent à chaque fois et je me défends alors de manière abrupte. J'ai l'impression que nous ne nous comprenons plus du tout. Cela m'emplit d'une tristesse infinie, j'aime cet homme, j'aurais voulu que nous construisions quelque chose ensemble, à très long terme. Il est aussi un père formidable. Mais je sais avoir trouvé dans le polyamour un mode d'être qui me ressemble, me convient. Mais lorsque celui-ci est accepté et ouvert, au sens où toutes les personnes impliquées peuvent se côtoyer, et que le contrat ne soit pas bardé d'interdits.
Je ne pourrais jamais "pour l'équilibre de ma famille et celui de mon enfant", me forcer à "aimer" un seul homme. J'ai l'impression d'être responsable d'un échec terrible. Sans parler de la culpabilité de faire vivre une séparation à notre enfant, qu'il ait désormais deux maisons, et ne grandisse pas avec ses deux parents "ensemble"... cela me ronge. Mais je ne suis pas heureuse si je ne peux pas unir un minimum ces pans de ma vie.
Lorsque je parle de cela à Y, il me traite d'utopiste, me dit que je "plane", que je vis dans des sphères. Dans ces moments-là je lui parle de toi Tentacara par exemple, de l'idéal que vous représentez pour moi... mais je vois dans ces yeux qu'il me prend vraiment pour une rêveuse de première..complètement irréaliste.
J'ai cru, un jour, en les voyant tous les deux ( Z et Y) discuter gaiement ( avant que Z devienne mon amant) que cela serait possible, mais je me suis trompée.
J'en ai mal au bide ce soir, et je suis emplie d'une tristesse infinie... Est-ce là la fin de mon rêve de polyamour.. ? Suis-je capable de le vivre vraiment ? Puisqu'à ces interdits, aux termes du contrat défini ensemble, je ne peux répondre..
Désolée je pense que je dois être un peu confuse, je viens chercher du réconfort...

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Discussion : Du désir pour l'un, mais plus pour l'autre

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bliss

le dimanche 19 juin 2011 à 15h26

.... merci à vous pour ces réponses.
RIP, mon souci c'est que je n'ai jamais été réellement dans cette force irrésistible, dans le torrent... mais toujours dans ce lac dont tu parles.. de par mon histoire et de grosses difficultés avec le sexe que j'ai dépassé grâce à des années de thérapies... donc, je suis bien embêtée... quand je dis plus de désir, c'est même plus envie d'aller vers l'autre, d'entrer en relation. Mais peut-être que cette situation bipolaire réveille mes peurs ancestrales, celles contre lesquelles j'ai lutté, que je croyais avoir "vaincues"... pas facile à vivre en tous cas.

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Discussion : Du désir pour l'un, mais plus pour l'autre

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bliss

le vendredi 17 juin 2011 à 21h52

Tout est dans le titre. J'ai deux amoureux, l'un pour lequel j'ai énormément de désir, et l'autre plus du tout... Au début de la deuxième histoire, le désir pour l'un rejaillissait aussi sur l'autre, mais depuis quelques mois c'est le contraire... est-ce que cela vous ai déjà arrivé ? Est-ce que vous avez des "trucs" pour retrouver du désir ?

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Discussion : Ah non ! D'accord pour un, mais pas deux !

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bliss

le mercredi 18 mai 2011 à 21h04

Oui, sûrement, un endroit où personne me dit ce que j'ai à faire ! Tranquille, pépère ! Pas emmerdée ! :-)

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