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Rennes (France)

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Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour

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artichaut

le vendredi 23 mars 2018 à 09h43

Siestacorta
les options "reste seul" ou "plus de deux" ne sont pas valorisées socialement.
De deux, c'est quand même plus facile à organiser à deux qu'à plus

Whoua qu'elle syntaxe ! J'avoue que je m'en suis emmêlé les pinceaux (rien de grave).

Sinon tant qu'à être dans le péri-sujet, mon hypothèse pour Siestacortale c'est que ça sonne bien, donc quand l'erreur arrive, on la garde. bonheurle, artichautle, même Stitchele ça sonne moins bien que Siestacortale (qui ressemble à crotale en plus, genre un crotale qui fait la sieste)

…et tant qu'on est dans la syntaxe :

Siestacortadépasser son propre biais de confirmation

Je me demandais : quand tu utilise le mot biais (que tu semble affectionner), c'est pour désigner une manière biaisée de penser (et donc ça a plutôt une connotation péjorative : "toi mon gars, tu prends pas toutes les données en compte, tu raisonne à ta sauce, pas très rigoureuse") ou ce peut être aussi une manière de prendre les choses sous un autre angle, de "faire un pas de côté", d'explorer des chemins de traverse (qui ne sont pas forcément illogique, mais juste sous-représentés, invisibilisés) et du coup avec possiblement une connotation positive ?

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Discussion : Filmographie sur le polyamour #1

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artichaut

le jeudi 22 mars 2018 à 22h53

pas de souci bonheur, au contraire

peut-être qu'un jour je ferais un fil ou un article spécifique aux séries, pour rassembler tout ce qui traîne de-ci, de-là, mais c'est beaucoup de taf, alors en attendant, ben ici c'est pas trop hors-sujet

———
bonheur à créé un fil spécial pour la série J'ai 2 amours (spoil)

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Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour

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artichaut

le jeudi 22 mars 2018 à 13h15

Minora
lui expliquant que pour moi il était vital de ne jamais me sentir une parmi d'autres mais au contraire de sentir que j’étais pleinement importante et spéciale (unique ?) Pour lui.

Pour moi aussi c'est tout à faite indispensable.
Me sentir pleinement important et spécial. Et que l'autre soit pleinement importante et spéciale. Sans quoi pas de relation viable.
C'est sur le unique peut-être que l'on peut (un peu) différer. J'ai le sentiment que le unique c'est soit même qui nous le donnons (je suis unique), quoique l'autre peut le dire aussi ("tu es unique") et ça fait plaisir, mais il me semble que je place cette unicité sur un truc de personnalité, pas trop sur un truc relationnel. En même temps si notre relation est unique aussi. Alors unique voulant dire différente des autres, et pas "la seule", ou la seule à être comme ça et pas la seule à exister.

Minora
une myriade de relations d'ordres différents (avec ou sans amour, amitié, sexe...
Et ça, pour moi c'est intellectuellement ET psychologiquement beaucoup plus entendable/vivable que des relations amoureuses, toutes sur le même plan, avec les mêmes caractéristiques.
Dans ce cadre de relation différentes je me sens moins en danger, parce que dans ce cadre là, j'ai une place claire.

Oui faut pas que 2 relations se ressemblent trop. Sinon on se compare et on se sent en danger.
Chercher ce qui est spécial dans la relation, ce qui la rend unique.

Moi je peux me sentir en danger
- soit quand 2 relations se ressemblent trop (si le metamour a beaucoup de points communs avec moi, genre même centres d'intérêts, même traits de personnalité, etc)
- soit si le (généralement la !) métamour joue tellement dans une autre catégorie que moi, sur un terrain où je n'ai aucune prise, et que je sais être très important pour mon aimée

Dans les 2 cas j'ai besoin d'être rassuré que je reste pleinement important et spécial. Les mots sont efficaces, mais généralement ne suffisent pas, il faut des attentions particulières, du temps passé juste à deux, etc

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Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour

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artichaut

le jeudi 22 mars 2018 à 11h25

En tant que mono ou non-exclusif ou poly-débutant, on a souvent du mal à accepter que la tierce relation ai une influence (bonne ou mauvaise) sur notre relation "principale".

C'est même bien souvent un cas de principe. Notre relation est préexistante. Hors de question que le nouveau venu vienne chambouler ça.
Et on se met plein de barrière pour contrer cela.

À fortiori dans des idées relationnelles que l'on repousse, comme par ex les relations "homosexuelles" pour les mecs hétéro : accepter que l'autre ai une influence, serait symboliquement perçu comme accepter sa part d'homo/bi/sexualité. (et là, c'est socialement difficile, ça remet beaucoup de choses en question, à commencer par le caractère Unique de notre personnalité, où unique se confond avec "je me/te suffit", "je vaut pour tous les autres" …ou "ce qu'un mec peut t'apporter, je peux te l'apporter").

Et puis certain.e.s finissent par accepter celà, voire aimer celà, que toute relation (pas que amoureuse et sexuelle), tout événement nous change et influe sur les autres relations, que non seulement c'est pas grave, que même ça peut être joyeux, et que peut-être c'est ça qui fait de nous des êtres vivants.

C'est poreux les relations.

Ça veut pas dire que tout le monde doit vivre en harmonie et de manière fusionnelle ou partouzienne avec tous ses metamours. Mais penser le couple comme une chose poreuse, au même titre que les êtres sont poreux, ça renverse un peu la vision (amatonormative) habituelle.

Par contre je pense vraiment pas que ça puisse s'accepter (pour des relations amoureuses ou sexuelles) sans en avoir vécu des aspects positifs (et sans avoir rencontré au moins une fois un.e metamour et l'avoir trouvé sympa).

(donc c'est pas avec ça qu'on va "vendre" le polyamour, hein
…et tant mieux, tiens, qu'on le vende pas)
(c'est plutôt avec ça qu'on se soutient entre polys : toi aussi tu trouve ça génial ? ouais grave !)

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Discussion : Filmographie sur le polyamour #1

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artichaut

le jeudi 22 mars 2018 à 10h11

Bon c'est aussi les débuts de Varda (20 ans avant Sans toit ni loi, 35 ans avant Les glaneurs et la glaneuse).

Mais de la part de Varda j'ai du mal à me dire que la prod lui ai imposé une résolution normative (contrairement aux films américains par ex, où il est notoire que la prod à le dernier mot). Celà-dit elle avait un projet de long métrage intitulé La Mélangite qu’elle ne tournera jamais, faute de financement. Je ne sais pas ce qu'est ce film, mais le titre laissait entrevoir des possibilités poly.

Après le film de Varda à ceci d'intéressant que (contrairement à la plupart des films poly d'aujourd'hui)
- elle ne filme pas des bobos, mais des prolos
- elle ne filme pas des très jeunes gens, mais des adultes dans la vie active

SPOIL
Aussi pour la possibilité poly il y a de belles répliques sur le fait que l'amour s'additionnent et ne se soustrait pas. « Toi et moi et les petits, on est comme un champ planté de pommiers, un champ carré, bien net. Et puis j’aperçois un pommier qui a poussé en dehors du champ, en dehors du carré, et qui fleurit en même temps que nous. Ce sont des fleurs en plus, des pommes en plus. Ça s’ajoute, tu comprends. » Mais déjà faut attendre la fin du film pour qu'il passe aux aveux, et dans son bonheur béat il est juste incapable d'entendre ou d'imaginer que ça puisse être difficile pour sa compagne. Celle-ci se suicide et l'amante devient sa nouvelle femme et "mère" de ses enfants (parce que bon lui c'est un mec, il va pas non plus s'occuper des gosses, hein) et le bonheur est toujours là (l'autre s'est suicidée, bah c'est la vie quoi). C'est plus qu'un retour à la normale, ça ressemble carrément à un constat d'échec.

Là où le film a été considéré comme immoral lors de sa sortie, c'est dans l'adultère niaisement assumée du mec (pas une once de culpabilité, aucune conscience qu'il pourrait ainsi faire du mal). Et p-être le fait qu'il se remette aussi facilement en couple avec son amante.

Là où on pourrait se poser la question (et repêcher le film ?) c'est en se disant que c'est l'époque qui impose cette résolution normative (peu de films poly avant 1965 !). Et que déjà amener l'idée que l'amour se multiplie et ne s'annule pas, est poly-précurseur pour l'époque (enfin en cinéma, parce qu'en littérature ça me semble beaucoup moins vrai).

FIN DU SPOIL

Et oui à part ça, des extensions à la filmo pourraient être possibles.

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Discussion : Filmographie sur le polyamour #1

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artichaut

le jeudi 22 mars 2018 à 00h38

***SPOIL***

ben…
ça pourrait ressembler à ce que tu énonçais plus haut : la possibilité du polyamour… et puis non.

Je me suis par exemple posé la question avec Même heure, l'année prochaine (Same Time, Next Year) de Robert Mulligan 1978, qui pour le moment n'a même pas eu le droit d'être dans la "liste des refusés" :

Un homme et une femme se retrouvent chaque année a la même période pour une petite semaine en amoureux. Ils parlent de leur mari/femme respective, de leurs enfants, etc
En un sens ils sont "poly" (connaissent l'existence des autres partenaires, en parlent et l'accepte)… mais ils trompent leur mari et femme. En clair ce n'est qu'un couple adultère.

Dans une relation adultère stable, l'amant.e, bien souvent ne remet pas en cause l'existence de l'époux ou de l'épouse et ne cherche pas à prendre leur place.
Est-ce que pour autant ça en fait des polys ??

Pour revenir au film de Varda, c'est une relation adultère qui finit dans les larmes et si ma mémoire est bonne, la tentation du suicide.
Et c'est dommage parce qu'il ne manquait pas grand chose (un mec moins lâche) pour éventuellement en faire un film poly.

Moi qui aime bien les films de Varda, j'avoue que j'ai été très déçu.

Mais c'est vrai y'a quelques répliques sur le fait d'aimer 2 femmes en même temps (= le bonheur)

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Discussion : Un nouveau un peu perdu ...

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artichaut

le jeudi 22 mars 2018 à 00h08

PolyÉric
Pour le virilisme décomplexé, si on considère qu'une femme peut être virile, alors oui, ce virilisme est décomplexé, mais je trouve le mot insidieux. Car la solution que je donnais peut évidemment être appliquée par une femme, et pour tout dire, cette idée m'a été expliquée par une femme.

Euh non, quand je parle de virilisme, c'est à propos de mec cis, bien sûr.
Je présume que tu es un mec, tu t'adresse et conseille un mec, tu contextualise a la mode hétéro, et tu énonce comme solution "être LE plus fort". Avoue que tu ne donne pas beaucoup de billes, pour imaginer que tu parle aussi de femmes.
Cette solution utilisée par une femme pourrait être discutable, mais ne serait pas du virilisme, tout au plus une manière d'utiliser "les armes de l'ennemi" (ou de l'oppresseur, si dans l'expression, "ennemi" te semble trop fort).
Et un outil, quel qu'il soit n'a pas la même signification, ni la même valeur éthique, selon qu'il est utilisée par le dominant ou le dominé.

PolyÉric
En fait, être "gentil" a pour effet de reculer le conflit mais ne l'évite pas. De plus, le "méchant" (…)

C'est étonnant (et révélateur je trouve) comment tu présuppose ou énonce que la personne qui visibilise ou porte le conflit est méchante, et la personne qui faire reculer le conflit est gentille.
Comme qui dirait : la CNV au profit du plus fort…

PolyÉric
Soit on considère qu'on peut éventuellement changer, faire des concessions et dans ce cas on peut négocier. Soit on considère qu'on ne peut pas changer (…)

Oui c'est là, je pense qu'est notre désaccord de fond (au delà de l'aspect sexiste ou viriliste de ta proposition), ça me semble une manière de se considérer comme taillé dans le béton, et refusant toute "concessions".

Il est clair, que si on n'est prêt à faire aucune "concessions" il vaut mieux jouer franc-jeu plutôt que de louvoyer.

Bon perso cette posture me semble un peu trop monolithique, et ni très poly (au sens consensuel), ni très amour (au sens empathique).

Mais bon, on est pas obligé d'être d'accord, hein.

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Discussion : Filmographie sur le polyamour #1

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artichaut

le mercredi 21 mars 2018 à 23h14

Siestacorta
Je crois pas que celui-ci ait été proposé : Le bonheur, d'Agnès Varda.

Si si. Il est dans la liste des refusés.

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Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour

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artichaut

le mercredi 21 mars 2018 à 22h30

Je trouve ce fil passionnant, même si comme dit Caoline on le détourne partiellement de son sujet d'origine.

Et ta conclusion actuelle Stitche est tout à ton honneur, et la preuve si besoin, que poly, ne rime pas forcément, avec imposer à l'autre son point de vue, ni que la personne la plus mono doivent forcément céder à la personne la plus poly.

J'ai envie de rebondir sur ce qu'on dit les autres.
Même si globalement je partage plutôt le point de vue de Caoline, je trouve les interventions d'alinea7 et Minora très constructives (et ravi de voir qu'il y a des monos sur le forum !)

Je trouve très intéressant que Minora ne vive pas avec son amoureux et que Caoline soit dans un couple très fusionnel. On est bien loin des clichés poly/mono !

Je trouve tes questionnements alinea7 passionnants. et j'admire ta capacité de remise en question

Il me semble que tu touche le noeud du problème :

alinea7
Je crois vraiment qu'une personne exclusive à qui on arrive à faire sentir qu'elle compte vraiment, à rassurer, peut accepter de voir moins l'être aimé, au profit d'une autre relation. Toute la difficulté est de trouver ce qui va rassurer la personne.

Et j'ai envie de citer les 5 langages de l’amour de Gary Chapman (que j'ai très récemment découvert grâce au livre Compersion d'Hypatia from space).
Voir par exemple ici : partie1, partie 2, partie 3.
Pour le dire vite, ça énonce que tout le monde ne parle pas le même langage amoureux, que beaucoup d'incompréhensions viennent de là et que pour être comblé/rassuré il nous faut des signaux dans notre langage amoureux à nous. Que nous devons donc faire un travail pour apprendre à connaître notre langage et celui de notre/nos partenaire/s.

alinea7
Le fait est que c'est seulement depuis que cette question des relations multiples a surgi que je me suis vraiment posé la question de savoir ce qui me fait sentir aimée, concrètement.

Question primordiale s'il en est !
Quel paradoxe d'être condamné à exiger que l'autre comble des besoins qu'on ne connaît même pas nous même !
Alors mieux vaut apprendre a se connaître soi-même, avant d'exiger des choses. Et oui, moi aussi c'est les relations multiples qui m'ont amené à cette question.
Et du coup non seulement on peut être poly ou mono, mais aussi c'est à mettre en dialogue avec nos besoins (habiter ou pas ensemble, relation fusionnelle ou non, etc)

Et c'est aussi le polyamour qui m'a permis de remettre en cause "l'idée de source unique d'affection".
J'ai le sentiment qu'on est quasi toutes et tous, vraiment des êtres handicapés affectivement, que la plupart du temps on y comprend rien, et qu'on tente de trouver des pis aller (le couple monogame comme rempart contre l'insécurité aussi bien que les amours multiples comme solution miracle et preuve de notre indépendance affective) et que le plus souvent on se plante, mais alors grave.

Et après tout mono, poly, qu'est-ce que ça peut faire, si on ne réussit pas a travailler sur notre confort affectif, individuellement ET collectivement.

alinea7
Comme je suis une amoureuse, c'est dans le domaine amoureux que se joue encore la sensation de délaissement.

Et du coup oui s'il y a sensation de délaissement, c'est bien là dessus en effet qu'il faut travailler, et cela peut tout aussi bien venir
- d'un problème personnel à résoudre (travailler notre confiance en nous, apprendre à ne pas avoir une source unique d'amour, etc)
- d'un amant trop peu présent (pas assez rassurant, empathique, amoureux, etc)
- d'un problème d'adéquation entre ce que nous offre notre/nos partenaire.s et ce dont nous avons besoin.
Et la fuite en avant dans les amours multiples, aussi bien que la politique de l'autruche monogame, peuvent ne jamais réussir à résoudre ce manque affectif patent, qui pour reprendre l'expression de Minora est "essentiellement perturbant en fait".

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Discussion : Un nouveau un peu perdu ...

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artichaut

le mercredi 21 mars 2018 à 12h58

discret
du coup moi j'ai toujours opté pour le cas n°3 nous vivons comme un couple libre mais aux yeux des gens nous sommes célibataire! je ressent pas le besoin de chanter partout que je suis un couple l'important a mes yeux c'est d'être bien avec la personne même si cette relation ne porte pas de nom.

Ah ben vouloir rester célibataire, et en utilisant ce mot, je comprends mieux pourquoi aucune ne reste ! Ça donne l'impression d'être inconsidérée et ça peut être ressentis comme une négation de la relation.
Et attention, si l'idée de profiter des avantages sans les inconvénients est séduisante de manière théorique, ça ne peut fonctionner que si tu était seul au monde. Dans la pratique un avantage pour quelqu'un.e s'associe souvent d'un inconvénient pour quelqu'un.e d'autre. Sauf à travailler ensemble à maximiser les avantages pour toutes et tous, mais comme dit bonheur ça veut dire se relever les manches et surement pas trouver tout seul, une solution toute faite… (et l'imposer à l'autre)

Moi je t'inviterais, plutôt à persévérer avec ton Cas n°2 :

discret
Cas n°2 = tout est ok elle accepte! sauf que les gens extérieur vont me voir bavarder avec des filles avoir des jeux de séductions... et là ils vont se dirent : il est en couple et il drague des filles... résultat ma partenaire aura une image de fille trahie et je ne veux pas de ça.

Qu'importe ce que disent les gens ! (même si oui c'est du travail de réussir à s'en foutre !).
Et puis tu n'es pas obligé d'être démonstratif dans tes jeux de séductions, a fortiori devant les potes ou la famille de ta chérie. Il y a plein de polys qui vivent relativement cachés et qui le vivent très bien (l'important étant que dans les relations en jeu, les choses ne soient pas cachés).
Enfin que ta partenaire ai une "image de fille trahie", tu ne penses pas que c'est à elle de décider si ça lui va, et non pas à toi ?
Ne serait-ce pas toi qui tu te voiles la face et n'assume pas tout à fait l'image que tu donne de toi-même ?
Suis les conseils de bonheur et Siestacorta, tu va découvrir un monde ou être multi-amoureux est non seulement possible mais valorisé, et ce sans avoir besoin de te déclarer "célibataire" pour autant (pour quoi faire ? pour te protéger du reste du monde et ne pas passer pour un salaud ?)

…euh gillou, qui es tu pour dire "les femmes sont comme ci", "les hommes sont comme ça" ??
C'est même pas du cliché, c'est de la catégorisation. En plus d'être hyper genré et sexiste c'est extrêmement affaiblissant et bien tristounet comme vision du monde.

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Discussion : Un nouveau un peu perdu ...

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artichaut

le mercredi 21 mars 2018 à 00h30

Outch !
J'ai d'abord cru à de l'ironie PolyEric (mais je ne pense pas finalement que ça en soit) tellement ton post me semble faire l'éloge d'un virilisme décomplexé, de la négation de l'autre, d'un refus de mise en jeu… sous couvert d'indépendance affective et de revendication libertarienne.

PolyÉric
La meilleure solution pour éviter les conflits, c'est d'être le plus fort

…éviter le conflit ??
ça ressemble plutôt à une tentative d'imposer une issue au conflit, en annihilant à sa source toute possibilité de contestation, de questionnement, de discussion, d'empathie, de prise en compte de l'altérité, de surcroît au sein d'une relation structurellement dominante.
Ça fait un peu froid dans le dos.
Accessoirement c'est ce que pratique le libéralisme, un peu partout dans le monde. Oui ça impose le respect, et oui on aime (ou crois aimer) parfois son oppresseur…

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Discussion : Filmographie sur le polyamour #1

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artichaut

le lundi 19 mars 2018 à 23h41

J'avais précédemment rajouté :
- Les Deux Anglaises et le Continent de François Truffaut, 1971
- Deux Anglaises (Two English Girls) de François Truffaut, 1985
- Marie-Jo et ses 2 amours, de Robert Guédiguian, 2002
- Amours salées et plaisirs sucrés (Dieta Mediterranea), de Joaquín Oristrell, 2009
- Amelia de Mira Nair, 2009
- My Wonder Women (Professor Marston And The Wonder Women), d'Angela Robinson, 2017

Mon coup de coeur : My Wonder Women, film américain récent qui évoque la vie peu connue du créateur des comics Wonder Woman et la difficulté d'être poly assumé dans les années 40.

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Discussion : Filmographie sur le polyamour #1

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artichaut

le lundi 19 mars 2018 à 23h25

J'ai très récemment ajouté :
- Le Temps qui reste, de François Ozon, 2005
- Kiss Me Again, de William Tyler Smith, 2006
- My Wife Got Married, de Jeong Yoon-Soo, 2008

Mon coup de coeur sur les 3 et que je vous conseille est My Wife Got Married : film sud-corréen qui contient pas mal de polyamour subi (et pour cela a failli n'avoir que 5 ♥ au lieu de 6 ♥) mais à part ça décrit une chouette et drôle traversée du polyamour tout en posant plein de questions sur le regard de la société, la famille, comment avoir un enfant quand on est poly, etc.
C'est assez réjouissant aussi que pour une fois dans un cadre de polyamour subi, ce soit la femme qui mène le jeu et l'homme qui subisse et aussi qu'il n'y ai pas besoin (comme c'est trop souvent le cas) d'attendre 1h de film pour que l'histoire poly démarre.
Bref un film rare, à voir sans tarder.
Le film est inspiré du roman de Hyun-wook Park Comment ma femme s’est mariée (ça donne envie de le lire !).

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Discussion : Filmographie sur le polyamour #1

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artichaut

le lundi 19 mars 2018 à 23h06

Love de Gaspard Noé … est dans la listes des "refusés" (page 1 de la page discussion)

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Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour

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artichaut

le lundi 19 mars 2018 à 23h03

Ben, c'est sûr on est toutes et tous différents. Et le polyamour, c'est certain, ne convient pas a tout le monde.

Après perso, ce n'est pas non plus la Liberté ou l'indépendance affective, que je recherche, et au contraire j'adore la proximité affective. Je tenterai plutôt d'amplifier cette proximité affective que de la réduire, et aussi la généraliser (ne pas l'appliquer à la ou les seules relations amoureuses). Perso la compersion participe de ma proximité affective.
Je dis pas ça, pour dire tous les polys sont comme ça, juste pour donner un exemple.

Et aussi le côté, est-ce la bonne stratégie de citer ça pour le convaincre de devenir poly, me gêne un peu. Le but n'étant pas nécessairement de le convaincre, mais d'essayer de donner des éléments de ce que c'est qu'être poly. Et on parle pas si souvent des avantages (égoïste ou pas) que ça induit.

Mais j'entends cette difficulté mono à percevoir comment une absence, une vacance peut être positive.

Pour moi, c'est un peu comme faire le choix d'habiter ensemble ou non : je perçois que pour un.e mono, l'habitat séparé (ou les chambres séparées) puisse être plus difficile à concevoir et à vivre. L'un ou l'autre choix génère des proximité affective différentes (dans la régularité ou dans l'intensité).

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Discussion : Un nouveau un peu perdu ...

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artichaut

le lundi 19 mars 2018 à 22h31

que Léopoldine ou bidibidibidi ai raison, c'est sûr il faut chercher un peu des deux côtés…

- il y a t-il un vrai engagement de ta part susceptible de faire durer une relation ?
- changes-tu au fil de la relation deviens-tu moins attentionné, etc ?
- tu dis "ne pas aimer le conflit" : prends-tu vraiment en compte tes partenaires (y compris dans leur changement d'état d'esprit) ? as-tu de l'empathie pour leur demandes ?
etc

inversement, rencontrer des polys, semble une bonne idée
…juste si ça recommence à l'identique (ce que je ne te souhaite pas du tout), là faudra vraiment te poser des questions…

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Discussion : Filmographie sur le polyamour #1

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artichaut

le lundi 19 mars 2018 à 13h45

Je me demandais, quand j'ajoute un film à la filmo, est-ce que vous voulez que je poste aussi ici (pour que vous soyiez tenu au courant des nouveautés) ?

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Discussion : [Ne pas répondre à ce fil] Brouillon / Bac à sable BaS / Mise en forme / Tests en tous genres

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artichaut

le lundi 19 mars 2018 à 13h32

J'ai envie de poursuivre une réflexion commencé ici.

J'ai dit plusieurs fois que je me sens aujoud'hui moins enclin à nommer relation les liens que je tisse (et détisse) et à lui préférer le terme d'intercation.

*

ayant jadis beaucoup utilisé le terme relation, ça me questionne encore parfois. j'en connais les avantages qu'il a pu avoir pour moi :
- désigner un lien générique sans préciser sa nature (exclusif ou pas, sexuel ou pas, amoureux ou amitié, etc)
- être suffisamment précis et neutre à la fois, pour y mettre ce qu'on veut
- signifier une importance affective particulière, différent de liens +superficiels (potes, collègues, connaissances…)

j'en suis revenu, car je trouve qu'il porte en lui tellement de monogamie cachée (le terme relation n'est-il rien d'autre qu'un sous-mariage, un sous-couple, un euphémisme qui ne dit pas son nom, mais qui chercherait toujours la même chose ?) que je n'arrive plu à m'y reconnaître. et je ressens beaucoup trop de quiproquo ou de non-dit à son égard.

j'ai dit dans d'autres fils, combien à mon sens ce terme désigne de fait, prioritairement dans le langage courant — même chez les poly les +aguéri·e·s — les relations amoureuses ou sexuelles (et encore je suis gentil quand je dis "ou") et prône de fait encore et toujours cette saleté de hiérarchie, qui fait tant de mal à nos vies émotionnellees et affectives.

*

j'ai voulu essayer de creuser un peu +loin et voir ce que ces termes désignent pour moi.

je vais tenter quelques comparaisons

quand un lien fonctionne avec une certaine dymanique, intensité, régularité, et que l'un·e diminue
- dans une interaction : ça s'arrête ou ça se distend
- dans une relation : l'autre souffre

- une interaction me semble désigner quelque chose d'actif (l'interaction désigne un présent)
- une relation me semble désigner quelque chose de passif (la relation désigne un état qui dure, quelque chose d'ancré, peut-être pas dans le marbre, mais presque)

- dans une interaction il n'y a pas d'engagement sur la durée
- dans une relation il y a une forme d'engagement implicite sur la durée

*

identifier ce qui se joue avec l'un ou l'autre terme peut peut-être permettre d'être au clair, sur ce que l'on veut, ce que l'on demande.

*

préférer le terme interaction peut sembler ressembler à refuser toute forme d’engagement, toute forme de charge relationnelle, d’implication émotionnelle, etc (comme c’est beaucoup le cas, avec les mec cis qui ne veulent pas de «  prise de tête »)

mais le terme relation peut inversement désigner un désirable jamais atteind, et forcément voué à l’échec (toute relation est vouée à s’arrêter, le terme interaction à le mérite de ne pas vendre du rêve)

et aussi le terme interaction me semble désigner sans équivoque possible que s’il n’y a pas ‘travail relationnel’ (je préférerais dire ‘travail intercationnel’ du coup), s’il n’y a pas remise en question perpétuelle de ladite relation, s’il n’y a pas ‘prise de tête’ si l’on veut, alors juste ça s’arrête. et non, on ne peut pas se dire «  ça y est, c’est fiat », «  c’est acquis », «  je suis marié·e et je vis le bonheur », etc.

il faut 100 fois remettre son, travail interactionnel sur le métier.
et c’est une autre sorte d’engagement, que d’ainsi accepter l’impermanence, le perpétuel mouvement d’un lien

*

peut-on lier les deux, ou complexifier tout ça ?

j’ai envie de partager deux choses que j’ai vécu via des personnes que je connais

l’une d’elle à un jour proposé un rencard relationnel et amoureux unique.
elle et un gars rencontré sur Okcupid devait se voir, passer une soirée ensemble comme s'iels étaient amoureux et en couple de longue date, juste pour profiter de ça, et il n'y aurait pas de lendemain.
c'est la version relation réduite à sa plus petite contingence.

une autre, n'utilise plus le terme de relation amoureuse mais d'interaction amoureuse.
bien que sur une modalité qui se pense amoureuse et dans la durée, elle réfère ce terme d'interaction.
c'est la version intercation pouvant se vivre à l'infini.

dans les deux cas, j'y vois quelque chose qui cherche au-delà de la norme, qui cherche à (ré)inventer, à ne pas se contenter de…

*

voilà où j'en suis a peu près…
c'est à dire je sais pas trop où
mais pas là, ni là
mais quelque part entre

en tout cas, je n'ai plu du tout envie de croire aux mirages
et au contraire de regarder la réalité en face
et la réalité c'est qu'on est toutes et tous des handicapés affectifs, des frustré·es émotionnel·les, et qu'on vit sinon en carence affective, du moins dans une sorte d'apnée affective permanente

et que y'a du taf

et pas juste du taf pour son maintenir à flot son petit couple, ou pour se maintenir hors de l'eau
mais du taf aussi à un niveau +vaste et +large

revendiquer l'interactionnel sur le relationnel, ça peut aussi être ça
déployer la tendresse au delà de nos 2-3 relations importantes et prioritaires
(je ne parle pas de polyamour, je m'en fout du poly/amour s'il ne sait pas penser +loin que le petit bout de son trouple)

inversement je conçois que revendiquer le relationnel puisse être une manière de ne pas se perdre, ne pas de noyer dans le superficiel, et de déployer une tendresse qui fait aussi du bien car on la connaît et qu'elle revient.

j'aurais presque envie de dire :
- relationnons avec nos voisin·es, avec les commerçants de nos quartiers, avec les personnes qui nous entourent et à qui on acciorde si peu d'attention
- et interagissons avec nos proches, sans rien se promettre, et en toujours acceptant l'impermanence de ces liens ; il ne tient qu'à nous de continuer à interagir et re-interagir ensemble si ça nous fait du bien

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Discussion : [Ne pas répondre à ce fil] Brouillon / Bac à sable BaS / Mise en forme / Tests en tous genres

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artichaut

le lundi 19 mars 2018 à 13h28

Il m'arrive de vouloir tester des choses (caractères, mise en forme) et je ne sais où le faire.

Je propose donc ce fil, pour nos tests en tout genres.

Ce qui est sur ce fil n'est pas de la discussion et n'a pas à avoir de suite logique.
Il n'est pas judicieux de répondre sur ce fil, où tout pourra être effacé sans préavis.

Pour éviter de faire remonter sans cesse ce fil, dès que vous y avez posté une fois, il vous suffit de modifier votre message, au lieu d'en créer un nouveau (le fil est modifié, mais ne remonte pas dans la liste des discussions).

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Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour

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artichaut

le lundi 19 mars 2018 à 12h41

Stitche
Il m'a aussi dit que la différence entre femme et homme pour lui, c'est qu'il n'était pas bisexuel lui, pas attirer par les hommes. La différence avec les femmes c'est qu'il peut partager ça avec moi.

Ben oui, avec une femme, il peut se dire, "elle finira aussi dans mon lit".

Il y-a-t-il eu des cas où t'as eu une relation avec une femme (par ex. une lesbienne, mais ça marche aussi avec une hétéro), que même ça puisse être intense, mais que cette femme, n'ai pas envie de partager ça avec ton amoureux ?
Comment réagirai-t-il si cela arrivais ?

Cela-dit, avec un homme, même sans être bi, on peut partager. Déjà parce que partager ça veut dire "répartir entre plusieurs personnes" (même si c'est pas forcément la bonne façon de voir le polyamour, car plus que partager, ça s'ajoute… bon sauf pour les disponibilité d'emploi du temps, là oui en général faut "partager"). Mais surtout parce que, il peut avoir une relation autre que sexuelle et amoureuse avec ce.s homme.s !! Combien de metamours hommes sont devenus amis. Aimer la même femme donne plein de points communs en vrai.

Après oui ça va à l'encontre totale de ce que la société nous dicte. Et je pense que pour l'instant, il n'envisage par l'existence de cet autre homme, comme autre chose qu'un inopportun. Ni pas beaucoup vis à vis de ce qu'il peut t'apporter à toi. Mais juste, semble t-il du bénéfice, qu'il pourrait en tirer lui. Si c'est le cas, c'est plutôt égoïste.
Cela dit même dans une perspective purement égoïste, le polyamour (et je parle pas de soi-même aller voir ailleurs, mais bien ici que l'autre le fasse) à du bon :
- ouf je ne suis plus obligé de combler tous ses désirs et lubies
- chouette je ne suis plus obligé de l'accompagner partout
- ouf, je suis rassuré qu'elle m'aime pour ce que je suis vraiment, et que même si elle a une histoire avec un autre gars, c'est pas ça qui va faire qu'elle me quittera
- chouette j'ai du temps pour moi
- dis donc c'est chouette de se parler autant
- j'ai l'impression qu'elle m'aime encore plus qu'avant
- elle est devenu vachement plus à l'écoute de mes besoins
- etc, etc
Mais tout ça, presque on ne peut pas s'en rendre compte, tant qu'on ne l'a pas vécu.

Bon courage pour ton opération.
Dis donc c'est une période forte en bouleversement de tous ordres, on dirais…

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