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Girouette ou polyamoureuse ?

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Fleurdeschamps

le vendredi 11 mai 2012 à 15h50

Bonjour ! j'ai découvert ce forum il y a quelques temps, j'ai fait quelques recherches, et finalement l'évolution de mes sentiments m'ont poussée à revenir par ici.
Ma situation actuelle est la suivante : je suis en couple avec un garçon que j'aime depuis presque 2 ans et nous avons emménagé ensemble il y a quelques mois. J'ai auparavant déjà été amoureuse de deux personnes à la fois et j'ai dû soit choisir entre l'un ou l'autre, soit refouler tant bien que mal mes sentiments pour le "non-officiel". Aujourd'hui, je dois avouer que j'ai développé des sentiments pour un ami, qui est à la fois le mien et celui de mon copain. Ma question : étant donné mon passé amoureux, je me demande si je ne serais pas du genre "girouette", à tomber amoureuse dès qu'une relation s'installe par peur de l'engagement ou de l'ennui, ou bien tout simplement capable d'aimer plusieurs êtres en même temps...
Je n'ai pas peur de remettre en questions les schémas préconçus du couple et de l'amour, la fidélité pour moi doit être vécue à soi-même avant tout et j'ai du mal à me cacher mes propres sentiments, que je vois arriver à mille lieux à la ronde...
Cependant, je souhaite le moins au monde faire de la peine à mon amoureux. J'ai évoqué quelques théories sur le "polyamour", qui n'ont fait qu'éveiller son scepticisme voire sa possessivité (oups, il se révèle très monogame).
Et avant d'assumer une quelconque relation parallèle ou une confession de mes sentiments à garçon n°2 (dont l'attitude est à la fois objectivement irréprochable et subjectivement ambigüe à mon égard), la réflexion s'impose.
Je ne peux en parler à personne en des termes aussi honnêtes et j'ai peur d'être incomprise, surtout par mon amoureux que je pourrais blesser irrémédiablement par mon égoïsme amoureux...

Lutins, lutines, qu'en pensez-vous ?

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exred

le vendredi 11 mai 2012 à 22h08

Bonjour,

Quelle est plus précisément le type de réticence qu'a exprimé ton copain lorsque tu as tenté d'aborder le thème du polyamour ? était-ce un refus en bloc sans discussion possible, avait-il des arguments (si oui lesquels ?), a t-il exprimé de l'incompréhension sur des points précis, son rejet était-il plus dû à une peur de te perdre ou d'autre chose ?

C'est en tout cas tout à ton honneur de chercher à réfléchir avant d'agir.

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Fleurdeschamps

le samedi 12 mai 2012 à 12h22

J'ai dû évoquer deux ou trois fois la possibilité d'une non-exclusivité,
- dans un contexte général sur les relations de couple (après tout, qui a dit qu'on ne devait aimer qu'à deux, être fidèles...?), il a simplement répondu "oui, ça se discute bien sûr, mais moi je trouve ça bien compliqué, c'est quand même bien à deux, et plus simple"
- en affirmant qu'il était, que nous étions, libre/s et que s'il avait un jour envie/besoin d'autre chose ça ne remettait pas forcément en cause toute notre relation (j'ai préféré lui parler de sa liberté, plutôt que de la mienne, qui lui fait un peu peur) résultat il a haussé les sourcils d'un air incrédule, m'a dit que c'était gentil mais que ce n'était pas la peine, qu'il était bien avec moi, avec une légère appréhension du type: "mais toi si c'est ce que tu veux, je ne suis pas sûr de le supporter"
- une période où nous étions à distance, et où je lui ai avoué quelques envies de légèreté, sur le ton de la confidence et de l'humour, sa réaction "vas-y tu as ton appart maintenant, ramènes qui tu veux, je ne préfères pas le savoir. Tu t'arrangeras avec ta conscience après" (j'ai bien réfléchi, ça semblait être un feu vert sur fond d'amertume ou bien un constat plutôt dégouté de sa part)
-enfin, un jour c'est lui qui a abordé le sujet, nous parlions de la jalousie (sentiment que je déteste, dont je peux être fortement victime, mais je me soigne sérieusement pour ne pas imposer ça à lui, à moi, bref, je règle mes complexes et mes démons intérieurs et ça va bien depuis que je suis avec lui". Là il me lance: "toi qui parle d'amours plurielles tout ça tout ça, et parfois tu n'aimes pas ma façon de parler d'une fille à la télé (je précise, ce n'est pas un beauf, mais il lui arrive de faire des commentaires anodins, qui éveillent parfois ma vilaine et bête jalousie), alors franchement je doute que tu supporterais de me savoir libre avec une autre fille!"
c'était sur le ton et l'humour et dit plutôt gentiment mais j'ai bien reçu la pique !

Voilà, c'est un garçon avec qui je peux parler ouvertement de beaucoup de choses, qui ne fait pas de fausses promesses, mais pour lui la fidélité, l'exclusivité dans le couple sont des choses importantes.

Depuis ses conversations, nous avons emménagé ensemble, il est devenu un peu jaloux, et plus possessif qu'avant. je n'ai réussi qu'à le faire douter....

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wolfram

le dimanche 13 mai 2012 à 09h53

il faut bien se souvenir que le polyamour ne concerne pas tous les humains... il ne s'agit pas d'une évolution mais d'une capacité qui se révèle ou non.
dans la théorie de MacLean sur le cerveau triunique, le reptilien contient le territoire, la reproduction et la survie. le limbique concerne les sentiments et la mémoire à long terme puis le néo-cortex l'ego, la créativité et la raison...
s'il n'est pas capable de faire émerger le polyamour (il s'agit d'un mélange de territoire et de reproduction), tu pourras le raisonner comme tu veux mais s'il fini par accepter, cela se fera dans sa souffrance (limbique).
il te faudra peut-être accepter que ce n'est pas avec lui que tu vivras cela.

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Fleurdeschamps

le dimanche 13 mai 2012 à 12h17

@wolfram: merci pour cette explication très intéressante.
qu'il s'agisse effectivement d'une nature ancrée dans les gènes à travers les âges, ou simplement d'un caractère, il ne faut pas le forcer... Si je souhaite moi-même vivre comme je l'entend, je ne peux pas exiger de l'autre d'accepter des choses contre son gré.
J'ai peut-être un reptilien prêt à partager son territoire et à envisager la reproduction librement, tandis que lui se sent mieux dans un schéma d' "inséparables" :)
c'est mignon en même temps, et vive la différence !
à condition d'y trouver un terrain d'entente pour que chacun s'épanouisse...<3

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Fleurdeschamps

le lundi 15 juillet 2013 à 15h47

Je reviens sur ma petite histoire, pour ceux qui en ont entendu parler à un précédent café - poly et étaient intéressés de connaître la suite, et pour exprimer mes quelques sentiments quant au dernier "dénouement" en date...peut-être à la recherche de personnes compatissantes :)

Cela faisait un peu plus d'un an que j'avais accepté le fait que je pouvais aimer plusieurs personnes à la fois, après m'être interrogée sur la nature de ces sentiments, amour ou illusion.. c'est à ce moment-là que je me suis inscrite ici. En lisant les différentes discussions, en m'informant, j'ai trouvé peu à peu le courage d'en parler autour de moi et de me forger une certaine assurance quant à ce que je ressentais au fond de moi.
Concrètement, j'ai abordé la question de façon générale avec mon petit ami, puis plus précisément ces derniers mois en évoquant un garçon en question.
J'ai certainement été maladroite, cherchant à protéger mon amoureux 1, en n'avouant pas la force de mes sentiments pour amoureux 2, en entretenant l'ambiguité amitié/attirance/complicité avec ce dernier, sans pour autant passer à l'acte.
J'ai passé des mois à me retenir, à chercher une solution, à croire qu'un polyamour serait possible. J'ai avoué à amoureux 2 qu'il comptait pour moi, lui me répondant qu'il ne trahirait pas mon copain, sans vraiment me dire ce que je représentais à ses yeux. J'ai rassuré amoureux 1 en lui assurant que je ne voulais pas le quitter.
Ils sont amis et étaient censés en discuter entre eux... mais les mois ont passé et j'ai continué à gérer ça toute seule dans ma tête, supportant toujours plus difficilement de ne pouvoir être plus qu'une simple amie pour garçon 2.
Mais tout a explosé récemment, une soirée de trop où je ne pouvais plus dissimuler, et au lieu de me jeter bêtement et passionnément sur l'objet du désir, j'ai pleuré pendant des heures...
Mon copain a bien compris pourquoi, il a été très compréhensif et m'a soutenue. L'autre n'a pas vraiment pris ma peine au sérieux.
Puis mon copain a revu ses arguments et m'a posé un ultimatum : lui ou moi. Je le comprends, il n'a pas à souffrir de cette situation. Mais le grand absent du débat est toujours garçon 2, qui fuit les questions importantes.
J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai écrit une lettre à garçon 2, en étant le plus honnête possible, l'invitant à me dire librement ce qu'il pense et ressent vraiment. Il me dit avoir plein de choses à dire, à l'occasion.

Le problème est que je suis en attente de sa réponse, même si je sais déjà le contenu - j'ai trop d'imagination, je me suis fait des films -, que j'espère encore un peu qu'il me comprenne et écoute mes sentiments, plus tellement qu'il y réponde.
J'ai compris quelle était la limite de mon copain, que ce que je lui faisais subir était déjà beaucoup aux yeux de tous, que je courais à notre perte en m'entêtant.
J'ai compris que l'idée du polyamour était un leurre dans le cas de notre relation, bien qu'il soit le seul à voir véritablement que je puisse aimer un autre, sans l'accepter toutefois.
Je me dis de plus en plus que j'ai été folle de me laisser aller à aimer un autre... A entretenir cette amitié en sachant bien que je voulais davantage. Mais au fond de moi je sais bien que ce n'était pas qu'une obsession, et je sais aussi que je ne pourrai jamais empêcher que de telles situation et sentiments surviennent à nouveau (et heureusement?).

J'ai l'impression que tout le monde veut me "ranger" à ma place, que j'ai mis le désordre et ça n'est "pas bien". Ce serait plus facile si mon coeur pouvait suivre ma raison, si je pouvais ne plus être touchée affectivement. Les gens ne comprennent pas ma situation...
C'est comme si ce que je suis, ce que je ressens, ce dont je rêve était mauvais, à corriger...
Et pourtant, je n'ai rien fait de mal. Quelle déception.

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LuLutine

le lundi 15 juillet 2013 à 16h44

Fleurdeschamps
C'est comme si ce que je suis, ce que je ressens, ce dont je rêve était mauvais, à corriger...
Et pourtant, je n'ai rien fait de mal.

Je me retrouve exactement dans tes mots Fleurdeschamps.

Je pense sincèrement que le côté "mauvais, à corriger" vient tout simplement d'un conditionnement social.

Mais la plupart des gens ont bien trop peur de remettre cela en question.

Moi non plus je n'ai jamais eu le sentiment d'avoir fait "quelque chose de mal". Et c'est le cas, je n'ai rien fait de mal en choisissant les relations plurielles.

Pourtant, c'est l'image qu'une partie de la société nous renvoie.

N'hésite pas à revenir par ici, dans les cafés poly etc. On se sent moins seul !

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Siestacorta

le lundi 15 juillet 2013 à 17h10

Fleurdeschamps

C'est comme si ce que je suis, ce que je ressens, ce dont je rêve était mauvais, à corriger...
Et pourtant, je n'ai rien fait de mal. Quelle déception.

Bien, ici, c'est établi, c'est pas un Mal d'aimer plusieurs, et de tenter de le vivre. Et on peut tenter de le faire sans faire de mal par la suite, et ici on cherche des solutions, et tant mieux.
Donc, pour répondre à ton sentiment d'être jugée pour ce que tu ressens : le problème ne vient pas de toi, tu n'as pas à accepter ce regard là, mais c'est plus difficile d'en poser les termes dans une société mono.

Par contre, je suis sensible à un aspect de ton histoire : les conséquences de l'indécision.
C'est quelque chose à quoi je suis confronté souvent, dans ma vie, parce que je suis quelqu'un de très indécis, qui a du mal à affirmer ses désirs, en amour et pour plein d'autres choses.
Le problème, c'est que de la même manière que je ne peux pas m'empêcher de ressentir ce qui me met dans l'indécision, les gens autour de moi ne peuvent pas s'empêcher de ressentir et de continuer à vivre non plus.
Donc, mettons, si je dis "je ne sais pas si on va pouvoir partir en vacances ensemble" à mon amoureuse, et que je laisse traîner, alors que je ne fais rien, je lui fais quand même mal.

Ainsi, une des choses qui peut pousser ton amoureux à changer d'attitude par rapport à tes désirs poly, c'est de ne pas t'avoir vue les prendre en main. De son côté, pendant ce temps, il est face à ses propres tourments. Tu évoques un horizon "théorique", il est obligé de composer non pas avec un choix poly, mais avec tes difficultés. Le fait qu'il décide de te demander "moi ou lui" est une façon de résoudre ce que toi tu ne résous pas. En imaginant que tu aies pris le parti d'être poly et de l'assumer, c'est à ça que vous auriez à vous confronter ensemble, et c'est sur des situations vraies et pas théoriques que vous chercheriez ce qui vaut la peine de faire.

Bref : il peut y avoir un procès moral aussi parce qu'on a laissé s'installer une situation où il n'y avait que des questions morales, pas des faits.

Ne culpabilise pas, hein : la vie polyamoureuse, que ce soit avant ou pendant, c'est de toute façon pas simple, encore moins que l'amour classique, donc bon, ça se comprend parfaitement que tu hésites, que les gens aient des réactions difficiles.
Par ailleurs, va pas prendre ça pour une injonction à passer à l'action...
mais pour comprendre cet épisode précis, je rappelais qu'il peut y avoir des peines sans que personne n'ai souhaité ni fait de mal, et pour pouvoir les traiter, faut pas se gourrer sur d'où elles viennent, c'est pas seulement "toi poly", mais "toi indécise" qui sont concernés.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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aviatha

le mardi 16 juillet 2013 à 12h49

Je rejoins Siestacorta sur ce point.
S'il te demande maintenant de choisir, c'est que sans doute pour lui le polyamour était et est une souffrance. Il a pu l'accepter un temps mais 1) on peut accepter de souffrir à un certain prix, rarement pour rien (en l’occurrence, par exemple, il voulait te voir épanouie et heureuse, et il constate que tu reste dans le déséquilibre et l'indécision et que ça te fait plus de mal qu'autre chose, donc pour lui le jeu n'en vaut pas la chandelle) et 2) il a également le droit d'exprimer son refus du polyamour comme tu en exprimais ton désir, s'il estime que lui n'est pas fait pour ça et que cela lui fait violence. A partir de là, c'est un problème plus "classique" d'un couple en désaccord sur un point de leur vie (c'est ça, ça pourrait être le mariage, les enfants...) et devant arriver à le résoudre.

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Len

le mardi 16 juillet 2013 à 16h03

*

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le mardi 16 juillet 2013 à 17h44

Je remarque une chose Len quand même, c'est qu'avant de vivre une relation asexuée avec ta compagne (ex-compagne), vous avez quand même eu une relation sexuée pendant 11 ans.

Moi aussi j'étais prête à accepter une relation asexuée avec mon compagnon depuis 9 ans, mais quand son autre copine a décidé de mettre 50 autres conditions (et en gros, de décider pour nous tout ce qu'on aurait le droit de faire ou non, même en-dehors du sexe), il a dit oui, j'ai dit non.

Pour le sexe, je trouve que c'est plus facile de se passer de cette dimension justement lorsqu'on l'a déjà explorée avec la personne. Lorsque ça n'a pas été le cas, je vois mal comment j'accepterais qu'un partenaire décide pour moi ce que je dois faire ou non de mon corps. Ca me paraît complètement déplacé. A noter que l'inverse (moi qui déciderait ce qu'un partenaire doit faire de son corps) est la première chose qui a fini par me sembler absurde, avant que je n'y pense pour moi-même...

Evidemment c'est mon expérience, tu as la tienne.

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Len

le mardi 16 juillet 2013 à 18h20

*

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le mardi 16 juillet 2013 à 18h52

Len
Après, la solution que je vois pour faciliter les relations poly affectives et justement faciliter l'asexualité c'est de laisser le temps passionnel...prendre le temps, prendre le recul, ne pas s'enflammer.
Et voir si la relation a finalement besoin de cette dimension pour exister, être bénéfique, enrichissante, constructive...

Tu tombes très bien, tiens.
Il y a plusieurs personnes pour lesquelles j'ai développé des sentiments amoureux, parfois passionnels. Pour certaines de ces personnes, cela fait plusieurs années.
Parce qu'il n'y avait pas réciprocité de sentiments, ou parce que la personne ne le souhaitait pas (bien que je lui plaisais aussi), il n'y a eu aucune relation sexuelle entre nous.

Tu seras intéressé d'apprendre que le fait d'avoir laissé passer la période passionnelle dont tu parles n'a pas réduit mon désir physique.

Autrement dit, si aujourd'hui l'une de ces personnes avait du désir pour moi et que toutes les conditions nécessaires soient réunies (entre autres qu'elle accepte ma non-exclusivité et qu'elle ne soit pas engagée avec un partenaire exclusif préalablement à notre relation), et bien je n'hésiterais pas à avoir des rapports physiques avec elle.

Donc oui, on peut laisser passer du temps, mais pour certaines personnes (comme moi), ça ne change rien.

Len
Je ne dis pas que le sexe c'est mal, je dis juste que c'est un problème récurent que je constate dans les relations humaines, alors je pense que la tempérance pourrait éviter bien des drames, jalousie, séparation et j'en passe.


Exactement, le sexe c'est bien ^^
Quand je lis ça sous ta plume (enfin, ton clavier) j'aurais presque tendance à penser que tu as co-écrit The Ethical Slut tiens ;)

Je pense que justement, si c'est comme tu le dis "un problème récurrent [...] dans les relations humaines", c'est aussi parce que pour certains "le sexe c'est mal" (sauf avec un(e) partenaire exclusif(ve)), même s'ils ne le pensent parfois qu'inconsciemment.
Pour certains, c'est le coeur d'une relation amoureuse (si on n'en a pas, ou qu'on en a avec d'autres, ils en concluent que la relation "va mal", alors que l'amour n'a absolument rien à voir avec le désir même s'ils peuvent coexister !).

La tempérance par rapport au désir d'exclusivité, ça pourrait aussi faire des miracles...

Len
Prendre du recul, voir la personne sous un autre angle, dépassionné (le sexe entretient cette passion au début, [...]

Chez moi, il semble que l'absence de sexe prolonge la passion, ou en tout cas ne la raccourcisse pas...

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Len

le mardi 16 juillet 2013 à 19h39

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Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le mardi 16 juillet 2013 à 19h50

Len
Lol n'exagérons rien non plus, coécrire The Ethical Slut pas certain que les idées exposées soit en adéquation avec mon moi profond :-)


Je plaisantais, mais tu l'avais compris ;)

Len
En fait, je crois fermement que nous devons nous sortir de la société de consommation

Tu vas tomber d'accord avec un certain nombre de polyamoureux !
Et oui, la plupart d'entre eux refusent justement la logique de consommation ! Ils ne sont pas du tout dans ce fonctionnement-là. :)

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Fleurdeschamps

le mardi 16 juillet 2013 à 19h56

Tout d'abord, merci à Lulutine, Siestacorta et Aviatha pour leur réponse; ça reste réconfortant d'avoir un endroit où se confier en toute bienveillance.

@Len &co, sans rancune:
Je trouve assez drôle le tour qu'a pris cette discussion, car justement, il n'a jamais été question de sexe dans cette histoire !! Je suis d'ailleurs très frustrée et j'ai mis ma libido au placard pour supporter cette situation.

Bien sûr, le sexe c'est, c'était, une énergie, un potentiel qui a compté, mais avec ce 2e garçon j'ai surtout développé une amitié, une complicité.... et je n'ai jamais eu droit ne serait-ce qu'à un petit bisou ! encore moins à des ébats passionnés...
Alors pour ce qui est de vivre une relation asexuée, c'est fait.

Le sexe - comme idée de ce qui aurait pu se passer entre ce garçon et moi - a dérangé mon copain, l'a rendu jaloux d'avance, a causé des troubles dans ce petit triangle amico-amoureux. Mais je tiens à souligner que justement, rien rien rien ne s'est passé et pourtant j'en aurais tellement eu envie !
J'ai même pensé un moment que c'était là le problème, qu'en assouvissant au moins ce point précis je réussirais à apaiser mon ardente passion, fascination, attirance pour ce garçon. Mais j'en suis restée à la sage et chaste discussion, lui gardant une prudente distance...

Mais il faut croire que même l'amitié asexuée pose problème, quand l'un fait les yeux doux à l'autre.

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LuLutine

le mardi 16 juillet 2013 à 20h12

Fleurdeschamps
Mais il faut croire que même l'amitié asexuée pose problème, quand l'un fait les yeux doux à l'autre.

Pour moi (et ça n'engage que moi) c'est le point de vue typique de la personne exclusive qui, même si "rien" n'est concrétisé, se sent jalouse et/ou perd confiance en elle de par l'existence d'un désir envers quelqu'un d'autre qu'elle.

Même s'il y a promesse que le désir ne sera jamais réalisé, certains ne supportent pas l'existence même de ce désir.

Pour moi la solution est plus à trouver chez celui qui se sent en insécurité, que chez la personne qui désire aussi quelqu'un d'autre que son partenaire (ce qui ne signifie pas qu'elle ne peut pas aider le premier à dépasser ses peurs).

De quoi ton compagnon a-t-il peur, en fait ? Qu'est-ce qui le gêne si au final tu n'envisages qu'une amitié asexuée avec l'autre ?

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Siestacorta

le mardi 16 juillet 2013 à 20h26

Je renouvelle brièvement mon observation : le projet et le désir de faire l'amour à quelqu'un d'autre peuvent avoir plus de conséquences sur la relation qu'être passé à l'acte ; un peu comme la peur de sauter du grand plongeoir peut être beaucoup plus fortement ressentie que le saut lui même.

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Siestacorta

le mardi 16 juillet 2013 à 20h28

Et du coup, mise au placard de la libido, parce qu'elle ne s'était pas exprimée en direct, c'est dire si "trop penser" coince le réel.
Je dis ça en étant un pratiquant régulier, hein.

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LuLutine

le mardi 16 juillet 2013 à 20h33

Siestacorta
Je renouvelle brièvement mon observation : le projet et le désir de faire l'amour à quelqu'un d'autre peuvent avoir plus de conséquences sur la relation qu'être passé à l'acte

Ah oui, là je suis d'accord.

Mais notre amie avait l'air de sous-entendre qu'elle se contenterait bien d'une relation platonique ?

Evidemment, s'il y a projet de, c'est différent.

Cela dit, dans cette situation aussi, on peut réfléchir aux peurs qui entraînent des résistances par rapport à ça...

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