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Lesbiennes et polyamoureuses comment faites vous ?

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Annabelle

le jeudi 28 mars 2013 à 14h44

C'est une question que j'adresse aux femmes qui aiment les femmes et qui sont polyamoureuses :

Comment vivez-vous cette double particularité ?
Et surtout est-ce que vous avez le sentiment que cette double particularité restreint encore plus les possibilités de rencontres ?

De mon côté je ne suis ni adepte des rencontres sur le net et encore moins des communautés lesbiennes, ce qui il faut bien le dire ne facilite pas les choses.

Je crois que trouver des témoignages de personnes vivant cette situation m'aiderait à me sentir moins seule.

Merci d'avance à celles qui voudront bien répondre.

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lutinette

le jeudi 28 mars 2013 à 15h42

Bonjour Annabelle,

Alors pour ma part, je ne suis pas lesbienne mais bisexuelle, je sais pas si cela peut t'aider à te sentir moins seule mais bon je tente quand même.

Je ne pense pas que cette double particularité soit un frein au polyamour. Il n'est pas simple de trouver des personnes avec qui l'on puisse partager cette vision de l'amour qu'elles soient hommes ou femmes.
Si ça peut te rassurer j'ai vécu une belle histoire polyamoureuse avec une autre femme qui elle aussi était poly amoureuse, comme quoi rien n'est impossible !

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Annabelle

le jeudi 28 mars 2013 à 16h36

Merci pour ta réponse,

bien sûr que le vécu des bi est intéressant pour moi aussi. Peu importe d'ailleurs que l'on soit bi ou homo (à vrai dire je n'aime pas beaucoup les "catégories")
Je me dis que quand on est avant tout en accord avec soi-même on doit ,de fait, rencontrer aussi les bonnes personnes, à un moment donné ou à un autre.
Mais je ne peux pas m'empêcher de trouver que le fait d'aimer les femmes quand on est une femme, et d'avoir en plus une vision différente de l'amour rende les choses plus difficiles.
En même temps je suis quelqu'un de très exigent qui ne tombe pas amoureuse de la première venue. Pour pouvoir me faire de l'effet, une femme doit avoir déjà en elle une certaine forme d'ouverture d'esprit.
Peut-être que j'ai globalement du mal à rencontrer ce type de personnes autour de moi.
J'ai tellement le sentiment que l'amour est enfermé dans ce carcan de l'exclusivité.
Là où moi je ne me sens pas jalouse à l'idée que ma partenaire puisse aimer quelqu'un d'autre.
Je ne supporte absolument pas tout ce qui peut ressembler à la possessivité.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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lutinette

le jeudi 28 mars 2013 à 17h34

"Je me dis que quand on est avant tout en accord avec soi-même on doit ,de fait, rencontrer aussi les bonnes personnes, à un moment donné ou à un autre."

C'est sûr que d'être "clair" avec soi -même ça aide à savoir ce que l'on veut et ce que l'on ne veut pas . Je ne rencontre pas tous les jours (et c'est même très rare) des femmes avec cette ouverture d'esprit, et pour être totalement honnête, je ne suis pas sûre de retrouver cette "liberté" amoureuse avec une autre femme un jour.

Ce qui était compliqué pour moi c'était de cacher notre amour/attirance à l'extérieur (je parle pas des proches mais de se balader mains dans la main dans la rue...), chose qui avec un autre homme n'existe pas pour moi. Alors effectivement, ça fait un cumul avec le polyamour.

D'ailleurs parfois ça me fait sourire car je me dis "qu'est ce qui surprendrai plus mes proches, que je sois polyamoureuse ou bisexuelle?"
:-)

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lam

le jeudi 28 mars 2013 à 18h51

Salut Anabelle,
Alors je me dis que la particularité d'être et lesbienne et polyamoureuse ça fait beaucoup mais là maintenant ça me correspond et je ne me vois pas faire/vivre autrement.
Rencontrer l'Autre c'est jamais simple il me semble, qu'on soit mono/poly, hétéro/bi/homo, cis/trans... avant tout on est unique et on est à un moment unique de notre vie à chaque seconde.

Bref, sinon concrètement ça facilite quand même pas les choses pour nous parce qu'on vit dans un monde ou monogamie et hétérosexualité sont des contraintes normatives, qu'on nous rappelle tout le temps, et qui sont bien fort imprégnées dans nos esprits et ceux de nos rencontres amoureuses potentielles....
Aussi j'évolue dans un "milieu" politisé, entre autres autour du féminisme et de l'anarchisme, où les relations non exclusives sont vues comme politiquement correctes.
Avoir des relations non exclusives (dans ce monde là on emploie peu le mot polyamour), ne pas s'approprier l'autre, c'est plutôt bien vu et en phase avec ces identités de gouines anarka féministes.
Pour autant les choix de relations de couple sont quand même majoritaires, et tout le monde n'a pas envie forcément de remettre en question le couple, le romantisme, et de chercher des alternatives à ça pour trouver du bien-être et de la stabilité affective (mais je trouve quand même quelques alliées dans cette réflexion là).
Ca veut pas dire que c'est simple, mais du coup ça a une existence, ça se nomme, des textes sont écrits et des brochures diffusées...

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lam

le jeudi 28 mars 2013 à 18h57

Annabelle
En même temps je suis quelqu'un de très exigent qui ne tombe pas amoureuse de la première venue. Pour pouvoir me faire de l'effet, une femme doit avoir déjà en elle une certaine forme d'ouverture d'esprit.
Peut-être que j'ai globalement du mal à rencontrer ce type de personnes autour de moi.

Je me reconnais là dedans, et personnellement c'est en m'investissant dans des luttes que j'ai rencontré et que je rencontre des meufs, des trans aussi, qui ont des idéaux, qui réfléchissent, qui veulent changer le monde et se changer elles/eux-même, un monde où la révolution c'est pas juste contre les gros méchants et les principes absurdes mais aussi un combat quotidien fait de travail intérieur, où on cherche à renforcer des solidarités entre nous et entre différentes luttes.
J'avais juste envie de dire que c'est possible, il y a forcément un moyen de trouver des femmes comme celles que tu cherches.

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Annabelle

le jeudi 28 mars 2013 à 21h48

Merci les filles, ça fait sacrément du bien de vous lire.
De mon côté c'est l'inverse de toi Lutinette, il est beaucoup plus facile pour moi d'assumer mon homosexualité que ma tendance poly aujourd'hui.
J'ai beaucoup plus de mal à imaginer les réactions autour de moi si les gens savaient combien je me sens tout sauf exclusive.
Combien cette exclusivité que j'ai vécue justement durant de longues années m'a toujours pesée, rongée de l'intérieur, et continue d'ailleurs de le faire car j'ai encore du mal à assumer pleinement mes désirs.
Bref, je suis en chemin vers ma vérité et ma liberté intérieures.
Et je sens bien que je suis de plus en plus à contre courant de tout et de tout le monde. C'est parfois très difficile à vivre d'ailleurs.
D'autant plus que je suis très consciente du fait que rencontrer des personnes qui font ce cheminement là est rare. Je me dis que ces rencontres là n'en sont que plus précieuses.
Lam, les milieux dont tu me parles ne me sont pas très familiers. Ce que tu en dis me rassure aussi sur l'existence de mouvements dans lesquels je pourrais peut-être me reconnaître. Tout au moins faire des rencontres intéressantes en tout cas. Je suis preneuse de références, de textes, de nom d'assos ou autres que tu pourrais me communiquer si tu le veux bien.
J'ai vécu très très longtemps dans la norme hétéro exclusive moi-même. Gros gros bouleversement au moment d'en sortir, sutout que moi je ne fais pas les choses à moitié là pour le coup.
Merci de votre soutien en tout cas.
:-)

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LuLutine

le vendredi 29 mars 2013 à 00h48

Annabelle
Et je sens bien que je suis de plus en plus à contre courant de tout et de tout le monde. C'est parfois très difficile à vivre d'ailleurs.

Ah. Moi je ne suis pas lesbienne ni bi, "juste" poly, et consciente de l'être depuis quelques années (4) seulement.

Mais d'une manière ou d'une autre, je me suis toujours sentie à part, à contre-courant, pour une raison ou une autre. "Différente". Dès mon jeune âge.

Alors, très difficile à vivre ? J'en sais rien. Je l'ai vécu. On survit largement, si ça peut te rassurer ;)

Puis, je me souviens d'un week-end avec des amis a priori exclusifs, qui ne savaient pas que j'étais poly, tous en couple ce week-end-là, moi seule (pas d'amoureux disponible pour venir avec moi).

Je me souviens de cet excellent week-end où j'ai été profondément heureuse qu'ils soient eux, qu'ils semblent heureux comme ils étaient (exclusifs) - et profondément heureuse d'être moi (pas exclusive, ayant choisi ma vie). Je n'aurais pas voulu être une autre, je n'aurais pas voulu qu'ils soient autres...

Depuis que je n'ai plus l'impression d'être une extraterrestre, être à contre-courant de la majorité, ça ne me gêne pas !

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Plusssdamour

le vendredi 29 mars 2013 à 02h29

LuLutine
" Ah. Moi je ne suis pas lesbienne ni bi, "juste" poly, et consciente de l'être depuis quelques années (4) seulement.
Mais d'une manière ou d'une autre, je me suis toujours sentie à part, à contre-courant, pour une raison ou une autre. "Différente". Dès mon jeune âge".

Idem, je me suis toujours sentie différente sans trop savoir pourquoi ? cela ne me dérangeait pas, a part que je pensais que je n'étais pas "normale" face aux dictas de la société !
Un nom à mettre sur mon "anormalité", le mot est fort, je sais, c'est ce que je ressentais, être différente et consciente de cette différence...Je ne l'avais pas ce mot qui expliquait tout...
Pas facile à gérer dans la société actuelle, on est pris dans le tourbillon de la vie, les enfants, et l'on s'oublie un peu... beaucoup !
Et le hasard d'une belle rencontre m'a fait comprendre ce que je suis aujourd'hui, des tâtonnements aussi, beaucoup de tâtonnements..., pour me reconstruire, avec ce mode de vie, et pas encore au top ! Mais, j'assume...
Le soulagement d'être ce que l'on est, enfin..., et d'avancer sur le bon chemin, celui qui me convient, et permet d'être claire avec soi même !
Cela fait bientôt 2 ans, je suis heureuse d'avoir trouvé le mode de vie qui me convient, même si je ne l'ai pas encore vécu, j'ai cherché sur les sites de rencontres sans succès, je ne suis plus adepte...
Aujourd'hui, je laisse faire le hasard ..., je n'ai qu'un polyamoureux, je lui doit beaucoup, j'avance, cela me permet de mieux savoir ce que je veux vraiment...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Annabelle

le vendredi 29 mars 2013 à 08h43

Ce que vous dites Eve et Lulutine je l'ai ressenti exactement comme ça lorsque j'ai découvert mon homosexualité.
Cette façon de m'être toute ma vie sentie différente comme une extraterrestre sans savoir pourquoi.
J'ai assumé mon homosexualité il y a 2 ans. Libération incroyable pour moi.
Et je la vis super bien aujourd'hui. Sans peur aucune du jugement (malgré la grosse vague homophobe au sujet du mariage pour tous).
J'ai pressenti à peu près au même moment qu'il n'y avait "pas que ça".
Que le carcan de l'exclusivité, du grand amour à vie, j'y avais laissé beaucoup de plumes aussi.
J'en suis à un point où je n'assume pas encore bien cette façette là.
Il faut dire que ça fait un peu beaucoup à la fois. Je suis encore dans un processus de changement.
Je pense que je ressentirai bien moins ce sentiment de "difficulté" lorsque je parviendrai parfaitement à assumer pleinement toutes les facettes de ma personnalité.
Mais il faut bien reconnaître que c'est pas évident d'être lesbienne + non exclusive. D'autant plus que les femmes sont très très prises dans ce carcan de l'amour romantique et le "prince charmant" chez les lesbiennes devient "la princesse charmante" censée nous rendre heureuse pour la vie.
Ce dans quoi je ne me reconnais pas...
Doublement extraterrestre je suis, et pire que ça d'ailleurs encore car il y a tellement de choses dans ma vie pour lesquelles je ne rentre pas dans le moule...

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lutinette

le vendredi 29 mars 2013 à 11h12

C'est exactement ce que je voulais exprimer LuLutine et Eve 69.

Peu importe que l'on soit hétéro, homo ou bi, dès que nous sortons des stéréotypes de notre société, on se sent au début extraterrestre. D'ailleurs, c'est valable pour le polyamour mais aussi pour d'autres "décisions" (ne pas vouloir d'enfant, préférer ses enfants à sa carrière, vivre à la campagne, ne pas avoir de télé ... )

En bref, Annabelle, courage, la remise en question et les questionnements sont permanents mais on en sort toujours plus forte.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le samedi 30 mars 2013 à 01h22

Annabelle
il y a tellement de choses dans ma vie pour lesquelles je ne rentre pas dans le moule...

Je crois que pas mal de monde ici te dira la même chose....étonnamment... ;)

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Annabelle

le lundi 01 avril 2013 à 22h01

Etonnament en effet ;-)))

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Annabelle

le mardi 02 avril 2013 à 19h07

lam
Je me reconnais là dedans, et personnellement c'est en m'investissant dans des luttes que j'ai rencontré et que je rencontre des meufs, des trans aussi, qui ont des idéaux, qui réfléchissent, qui veulent changer le monde et se changer elles/eux-même, un monde où la révolution c'est pas juste contre les gros méchants et les principes absurdes mais aussi un combat quotidien fait de travail intérieur, où on cherche à renforcer des solidarités entre nous et entre différentes luttes.


C'est intéressant ce que tu dis là parce que pour moi aussi ce questionnement sur une alternative au modèle amoureux unique et socialement admis, prend sa place dans un questionnement plus global,sur des alternatives au système en général dans lequel je ne me reconnais pas non plus.

Serai-je anar moi aussi...?? ;-)))

Plus sérieusement, ça me fait penser à Françoise Simpère qui parle "d'écologie amoureuse", une forme de relations qui aurait finalement à voir avec un rapport différent au monde dans sa globalité.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Calicemuelle

le mardi 02 avril 2013 à 21h49

Alternatives... autrement... forcément quand on commence à attaquer l'édifice, ça gagne de mur en mur... ma première grande histoire d'amour était avec un homme qui avait une copine, mais ne me l'avait pas dit (je l'ai su au bout de 3 mois) et passait son temps à avoir des aventures, en cachant toujours la situation à ses nouvelles conquêtes... j'ai traversé la jalousie pour me rendre compte que l'exclusivité n'était pas ma priorité... après j'ai vécu dans une relation monogame très très classique, j'avais bien essayé de faire préciser ce qu'on entendait par engagement, de mettre l'accent sur le fait que la fidélité se situait ailleurs que dans l'exclusivité, j'ai senti un mur en face et je n'ai pas insisté. Mais au fond de moi, il n'y avait pas ce bastion de l'exclusivité.

Quand je suis devenue mère, j'ai complètement basculé dans l'alternatif (avant sortir des sentiers battus, je ne faisais ça que pour mes goûts musicaux) : accouchement, maternage, et le reste a suivi, sans que ce soit un rejet des modes dominants, mais juste pour le maximum de sujets, une réflexion pour savoir si le modèle dominant me convient ou non, et quels sont mes vrais désirs...
Après je trouve que très vite dans chaque monde alternatif, de nouvelles normes se créent, tout aussi emprisonnantes.

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Annabelle

le mardi 02 avril 2013 à 22h28

C'est vrai, de nouvelles normes peuvent finir par apparaître et devenir aussi "enfermantes".
Trouver son propre modèle, l'inventer et le réinventer chaque jour, je crois que tout se passe là.
Très certainement en amour aussi. Ce terme de polyamour est utile pour exprimer une certaine réalité, pour savoir de quoi on parle, mais il peut devenir lui aussi une sorte de case dans laquelle on se rangerait.
Je préfère dire que je ne me sens pas exclusive en amour, plutôt que de me définir comme étant polyamoureuse.

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lam

le mercredi 03 avril 2013 à 06h50

Annabelle
Serai-je anar moi aussi...? ? ;-)))

Ben y'a que toi qui peux savoir ;-)

Tiens je ne me retiens pas de faire remarquer que, comme les salopes, les anarchistes se coltinent plein de préjugés, alors illes s'adaptent et parlent de polyamour et de socialisme libertaire.

En tout cas je suis très sérieusement "anar" comme tu dis, je ne trouve pas ça moins sérieux que l'écologie, je dirais plutôt que c'est une philosophie qui englobe certains aspects de cette dernière.

Parce que bon quand on a dit "écologie" on a rien dit au fond: l'écologie c'est aussi des crises, des incendies, des extinctions, des migrations des repeuplements, des luttes pour/par la survie de son espèce au détriment des autres... cela ne porte pas "en soi" des fondements d'égalité de respect, ni une critique de l'autorité et de la hiérarchie, ni des propositions pour tendre ensemble vers une société plus libre et égalitaire.

Et puis souvent l'écologie s'appuie sur une vision déformée de l'état de nature où tout serait en équilibre et harmonieux, où on devrait défendre la jolie nature assez hypocritement parce qu'elle est jolie et pas réalistement parce que c'est d'abord des ressources dont on a besoin pour sa survie (individuelle et en tant qu'espèce).

Bref pour moi l'écologie c'est plus comme un domaine où penser l'anarchisme, et l'anarchie une mise en pratique des idées anarchistes qui reposent sur un tout autre rapport global au monde.

Bon voilà je voulais pas que ce post soit véhément, et c'est pas un truc personnel Annabelle mais je suis souvent fatiguée des remarques qui ne prennent pas l'anarchie au sérieux (et même l'inverse), un peu comme pour les relations non-exclusives où on te fait parfois remarquer que tu dois bien rigoler et te faire des histoires en te la coulant douce sans réfléchir et de manière irresponsable, tu sais quoi c'est pas sérieux.

Alors oui pas rester figé-e-s dans des normes, mais rester ouvert-e-s à la différence et à la diversité.

Tiens un exemple positif: Emma Goldman, elle était pas lesbienne mais avait pris position en faveur de l'homosexualité et contre la supériorité d'une forme de relation par rapport à une autre - elle était une des premières personnes à la faire publiquement - contre l'avis de ses contemporain-e-s anarchistes,
elle était féministe et se battait pour les droits des femmes et notamment le contrôle de la fertilité, mais elle avait pris position contre le mouvement pour le vote des femmes parce qu'elle voyait que celui-ci était enraciné dans des privilèges de classe moyenne et que ce combat n'allait pas changer les racines du système patriarcal et la position inférieure des femmes dans ce dernier,

Comme quoi des fois il ne faut pas oublier d'être pas d'accord, même avec ses allié-e-s proches et politiques.

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Cendre

le mercredi 03 avril 2013 à 13h17

lam
Comme quoi des fois il ne faut pas oublier d'être pas d'accord, même avec ses allié-e-s proches et politiques.

Juste en passant même si on dérive franchement du sujet, ne pas être d'accord sur tout, ok, laisser les opinions de chacun s'exprimer, c'est génial ; mais y'a quand même une limite dans la constitution d'un groupe, un moment où il faut être d'accord entre nous. Je l'ai cherchée, je l'ai pas trouvée.
Mais résultat des courses : je me suis sortie moi même du groupe politique avec lequel j'ai le plus d'affinité, littéralement épuisée par leurs luttes intestines...

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Annabelle

le mercredi 03 avril 2013 à 18h03

Lam,

En tout cas si quelqu'un ne prend pas trop l'anarchisme au sérieux ce n'est pas moi car je connais bien trop mal ce mouvement pour avoir quelque préjugé que ce soit.
Je ne sais pas où tu as ressenti une "non prise au sérieux" mais si c'est juste parce que j'ai dit "serais-je anar ?" tu as mal interprété. Ce n'était pas du tout une moquerie en direction des anar, mais plutôt de l'autodérision à savoir "qui suis-je finalement" puisque c'est ma grande question du moment.
La politique c'est tout sauf mon sujet de prédilection. Je suis plutôt du genre à ne rien attendre des politiques mais à penser plutôt que c'est à soi d'opérer des changements dans sa vie pour apporter sa petite pierre à l'édifice...
Quand à l'écologie c'est pas non plus mon cheval de bataille. Je pense comme toi que ça veut tout dire et rien dire à la fois. A chacun de gérer son rapport à la nature et à l'environnement, pas besoin de grands mots pour ça ;-)))

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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lam

le mercredi 03 avril 2013 à 20h53

Yep, je relis (c'est un peu un post d'insomnie matinale ce que j'ai envoyé), et oui j'ai interprété ce que tu dis n'est pas ironique finalement... sorry :-/

Et sinon oui c'est hors sujet mais pas tant. Pour moi être lesbienne et poly c'est des choix personnels et politiques (je revendique le mot mais pas dans la signification "politique politicienne" bien sur, il est trop important pour qu'en plus de le galvauder la classe politicienne me le vole totalement...),
parce que je pense que la vie et nos choix sont politiques parce qu'on vit dans et qu'on est façonné-e-s par une société, traversée de rapports de domination.
Et mon lesbiannisme par exemple au delà d'une orientation sexuelle, c'est aussi un positionnement politique féministe. Je ne me force pas (à pas avoir de relation avec des mecs cis par exemple) mais mes choix actuels sont aussi le résultat de comment je me positionne dans une société sexiste et hétérocentrée. Je choisis un camp d'allié-e-s, je suis pas "juste" née comme ça.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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