Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Vivre avec un polyamoureux : comment bien le vivre ?

Jalousie
#
Profil

polynovice

le vendredi 30 décembre 2011 à 19h19

Bonsoir,
Depuis plus d'un an, je vis une très belle histoire avec quelqu'un qui aime aussi une autre femme. Lorsqu'il me l'a annoncé au bout de 4 mois de relation, j'ai rompu, la mort dans l'âme, conditionnée dans l'idée, qu'un couple, c'est deux personnes, et c'est tout.
Peu de temps après, il a rompu avec cette autre femme, non parce qu'il avait fait un choix entre nous deux, mais parce qu'il y avait des raisons propres à eux pour que leur relation s'arrête.
Toute heureuse de retrouver cet homme que j'adorais de toute façon, et dans des conditions que j'estimais "normales", j'ai repris mon histoire avec lui. Nous ne vivions pas ensemble.
En juin, je suis tombée enceinte. Le bébé arrive en février. Grossesse non prévue qui a nécessité beaucoup de questions : pour mon amoureux, pas question d'avoir un enfant si nous ne vivons pas ensemble. Une mise à plat a été faite pour que nous mesurions chacun notre capacité à vivre ensemble en tenant compte de nos caractères respectifs. De plus, nous avons déjà chacun un enfant d'une union précédente. Nous n'impliquions pas que nous.
Lors de cette réflexion qui a été très ardue, je comprends que mon amoureux a repris depuis plusieurs mois son histoire avec cette autre femme et qu'il n'était pas question que cela s'arrête, même si notre relation était plus importante.
Il était persuadé que je le savais mais que je ne souhaitais pas aborder le sujet. J'avoue que j'ai parfois eu des doutes, mais que j'ai vite écartés, pensant aussi qu'il me l'aurait dit.
Grosse douche froide pour moi où j'ai été prête à tout laisser tomber.
Mais voilà, je l'aimais, notre histoire était toujours aussi intense, et n'avait cessé d'évoluer de façon très positive durant tous ces mois.
J'ai finalement accepté de me lancer dans l'aventure, pour ne pas le perdre, pour que cette histoire toute singulière pour moi ne s'arrête pas. Mais certainement pas parce que je trouvais follement excitant d'avoir le sentiment de partager mon homme avec une autre...
Je me suis donc installée avec mon fils, chez lui, et ai changé de lieu de travail pour me rapprocher.
Je savais que ce serait difficile, mais je me disais que j'allais m'y faire. Je comprends que tout cela contribue à son bien-être, et fait partie de ce qu'il est. Jamais je ne lui ai demandé de choisir entre elle et moi.
Nous en parlons régulièrement, mais je me demande si j'arriverais un jour à supporter cela. Il essaie de me rassurer au maximum, mais je sens aussi que parfois, je peux l'exaspérer.
Je comprends complètement la démarche des polyamoureux. J'ai lu des livres et ai parcouru ce site en espérant pouvoir "me convaincre". Je suis d'accord avec tout ce qui est dit. Et je constate bien que mon amoureux m'aime, et est à 100 % avec moi, qu'il n'est frustré en rien avec moi, sinon, jamais il n'aurait accepté que l'on vive ensemble. Notre quotidien est vraiment très agréable à tous les niveaux. Je n'ai jamais vécu d'histoire aussi riche, aussi épanouissante et où je me sente si bien aimée. Alors de quoi je me plains me direz-vous ?!
Et bien, malheureusement, bêtement, je me sens comme une femme trompée et trahie lorsqu'il va voir son autre amoureuse.
Même si j'ai bien intégré la philosophie polyamoureuse, je ne la vis pas dans mes tripes. Le déconditionnement est très difficile pour moi.
Je suis très distante de lui les lendemains de nuits qu'il a passées chez l'autre femme. Et durant ces nuits, je suis malade de jalousie de le savoir avec une autre. Et je m'en veux de ne pas réussir à vivre tout cela de manière sereine.
Je me retrouve seule avec mon gros bidon à m'apitoyer sur mon sort et ne parviens pas à repenser à tout ce que je viens d'écrire sur le coté tellement bon de notre histoire.
Je ne parviens pas à être heureuse de le retrouver quand je sais que quelques heures avant, il était avec cette autre.
C'est encore plus difficile lorsqu'il part pour un week-end. Je sais qu'il envisage des vacances avec elle, et j'appréhende déjà.
J'ai l'impression de buter sur des détails futiles et d'être puérile, d'autant plus qu'il s'agit d'une situation dans laquelle je me suis mise en connaissance de cause, mais sans me rendre compte à quel point je pourrais en souffrir à certains moments. Je crois que je suis un peu fière.
Y en-t-il parmi vous qui ont vécu la même chose ? Comment avez-vous cheminé pour vivre tout cela positivement ? Qu'est-ce que ça vous fait de retrouver votre amoureux/se alors qu'il vient de passer du temps avec un/e autre amoureux/se que vous ? La jalousie finit-elle par s'effacer ? Comment arrivez-vous à vous réjouir pour lui de s'épanouir auprès d'une autre que vous ?
J'ai encore plein de questions et réflexions en tête, mais je vais m'arrêter là pour l'instant pour ne pas être trop confuse.
Je vous remercie d'avance de vos réponses et de m'avoir lue.

#

Popol (invité)

le vendredi 30 décembre 2011 à 19h39

Salut!

Deux choses avant de répondre à tes questions.

D'abord, dans tes propos il me semble que tu cherches beaucoup plus à t'adapter coûte que coûte qu'à gérer la situation à deux. Et de manière générale: c'est toi qui vas vivre chez lui, toi qui te questionnes sur "comment me changer moi toute seule". Je trouve l'engagement inégal.

Pourquoi c'est toi qui devrais faire tout le boulot?

Ensuite, comme tu dis, vous avez soigneusement évité, chacun à votre manière, de soulever le problème depuis qu'il a commencé à en être un. Chez moi, on appelle ça "cacher la merde au chat". ;-)

Maintenant, comment je vis ça... je ne souffre pas à proprement parler de jalousie, mais je m'efforce de tolérer à mes partenaires ce que je m'autorise, en toute justice et cohérence. Ce n'est donc pas confortable pour moi de les savoir "ailleurs", et pour cette raison il est hors de question d'habiter avec aucun d'entre eux.

Maintenant, même s'il y avait un enfant... je crois que je demanderais fermement à trouver des appartements proches mais séparés, pour que le crotchon puisse être avec ses deux parents autant que possible.

#
Profil

Katouchka

le lundi 02 janvier 2012 à 22h33

Polynovice, serais-tu mon âme soeur?

Oui car à peu de choses près nos histoires sont les mêmes.
Mon ami avec qui je suis depuis 6 ans et que j'aime depuis 7 ans est tombé amoureux d'une autre femme il y a 3 mois et entretient une relation avec elle. Il m'aime aussi, bien plus selon ses dire vu tout ce que l'on a construit ensemble... D'ailleurs nous allons avoir un bébé qui va naître en février. Comment je le vis? Mal et de plus en plus... Tout allait si bien, tout était si parfait... Je supporte mal de partager son coeur avec une autre fille surtout en ce moment. Je pense tellement à ça tout le temps que je ne pense pas à mon bébé et je pleure tout le temps ou presque. J'ai l'impression d'avoir perdu quelque chose, j'ai l'impression de vivre le deuil d'un amour qui ne reviendra pas. Certes, il est aux petits soins, il me rassure, il me dit qu'il ne me quittera pas... Bref, il n'a jamais été aussi proche de moi mais je ne sais pourquoi, je l'ai perdu quand même. En tous cas celui que je croyais aimer, celui avec qui je me sentais en sécurité, sereine. Je suis si déçue qu'il ait fait ça maintenant comme ça au moment où j'aurais eu besoin justement d'être "unique". J'aimerai que cela soit simple, accepter la situation, profiter des moments de bonheur au jour le jour, devenir amie avec elle pourquoi pas? Mais pourquoi? J'ai essayé, je n'y suis pas parvenue, pourquoi ce serait à moi de faire des efforts, pourquoi je dois m'adapter, pourquoi? Je n'arrive pas à le quitter non plus, pourquoi le ferais-je puisqu'il m'aime et moi aussi? Ce serait plus simple s'il ne m'aimait plus, ou si moi je ne l'aimais plus... Au début, j'ai accepté car j'estime ne pas avoir le droit de lui dire ce qu'il doit faire, c'est sa vie, son choix. Ces derniers jours, je lui ai bien fait comprendre que la situation était pourtant devenue intenable mais rien n'y fait, il me console c'est tout. Cette nuit j'ai peu dormi, j'ai beaucoup pleuré et ce soir il est avec elle quand même... Il ne renoncera pas, pas même par amour et cela me crève le coeur. Je sais qu'il faudrait le quitter,ou au moins vivre séparés, que c'est le seul moyen de me préserver mais je n'arrive pas à m'y résoudre...
Alors voilà, je suis comme toi et si tu veux et bien la première qui trouve la solution la dit à l'autre...
Bon courage à toi.

#
Profil

polynovice

le mardi 03 janvier 2012 à 22h48

Merci pour vos réponses.
Je comprends bien ce que tu veux dire Popol sur le fait que c'est moi qui cherche à tout prix à m'adapter. Mais comment faire autrement ? Mon amoureux a mis cartes sur table quand la question de vivre ensemble a été évoquée. Ce mode de vie fait partie de son équilibre, c'est peut-être même ce qui fait qu'il est ainsi, tel que je l'aime, même si cette idée peut me faire tousser....
Je lui aurais demandé de renoncer à cette autre femme, il aurait gardé du ressentiment envers moi, et les moments que nous vivons ensemble ne seraient pas tels qu'ils le sont.
C'est pourquoi, je pense qu'il me faut m'adapter, ou alors, je n'aurais pas dû accepter cette situation dès le début.
Je ne conçois pas que l'on vive séparément, alors que nous allons avoir un enfant. Dans ce cas, je ne l'aurais pas gardé.
Maintenant, je constate que l'adaptation est très difficile, faisable, mais dans la durée. Et je cherche des personnes qui sont passées par là, pour qu'elles me parlent de leur vécu et de ce qui a contribué à leur bon cheminement.
Katouchka, effectivement, nous avons des points communs. Moi aussi, j'aurais souhaité une "exclusivité" au moins pendant cette période de grossesse. Je sens bien que tout cela m'a affectée, et je me demande dans quelle mesure, cela peut avoir un impact sur le bébé d'éprouver des sentiments douloureux par moment.
Néanmoins, j'arrive à apprécier pleinement ma vie avec mon amoureux lorsque nous sommes ensemble. Cette situation m'a fait comprendre l'amour très sincère qu'il me portait, sinon, pourquoi m'avoir tout "dévoilé" et accepté que l'on vive et ait un enfant ensemble alors que ce n'était pas dans nos projets immédiats ?
Je pense vraiment que vivre avec un polyamoureux nous fait faire des montagnes russes dans les sentiments vécus : je passe des moments où je suis pleinement confiante, sûre d'être aimée, d'être avec quelqu'un qui est heureux d'être avec moi, et qui donc, ne me trompe pas. Est-ce le cas de tous les couples "traditionnels" ? A d'autres moments, les vieux réflexes reviennent, et tout dégringole, et la jalousie est là, qui occulte le reste. Souffres-tu même lorsque vous êtes ensemble ? En parlez-vous facilement ?
Pour ma part, je souhaite réussir à me sentir sereine, et à ne plus ressentir de bas sentiments de jalousie qui pourraient me pousser à la méchanceté, lorsque je le sais avec cette autre femme.
C'est fatigant cette ambivalence.
Je pense que vous lire peut m'aider à avancer ...?

#
Profil

Katouchka

le mercredi 04 janvier 2012 à 16h00

Et bien c'est exactement ce que je ressens.
L'autre soir quand j'ai écrit ma réponse, j'étais 6 pieds sous terre et aujourd'hui tout va bien.
En fait, quand on est ensemble tout va bien et on parle beaucoup. Et je sais qu'il m'aime vraiment profondément.
Les relations polyamoureuses, c'est pas comme les autres, il n'y a pas de mode d'emploi, d'unique manière de les vivre.
Souvent je souffre bien trop et comme tu dis, c'est fatigant cette ambivalence.
J'ai donc commencé par dire à mon ami (l'autre soir) que je ne pouvais pas continuer et que je préférais que l'on se sépare. Lui ne veut pas bien sûr alors il a dit qu'il allait cesser sa relation avec l'autre ce que je refuse de lui demander mais qu'il allait faire pour ne pas me perdre. Après avoir réfléchi un moment, je lui ai dit de ne surtout pas faire ça. Rien ne pourra empêcher le fait qu'il l'aime et qu'il la voit tous les jours (ils travaillent au même endroit). S'il la quitte et qu'il l'aime encore alors je le perds quand même.
Mais pas question de continuer à souffrir de la sorte et de surcroit pendant ma grossesse. Du coup, je lui ai dit que jusqu'à l'accouchement, je préfère qu'il ne passe aucune nuit avec elle. Qu'il la voit un peu moins souvent, qu'il ne l'appelle ou lui envoie des messages en ma présence. S'il dîne avec elle un soir, il doit revenir pas trop tard. Je ne sais pas pour toi mais moi c'est la nuit que je psychotte le plus. Au moins jusqu'à l'accouchement, ça m'embêterait vraiment si lors des premières contractions je dois le joindre et qu'il est avec elle.
Après, peut-être les choses seront différentes...
Je souffrirai toujours sûrement mais je pense que d'éviter les situations les plus insupportables m'aideront à accepter progressivement l'amour qu'il ressent pour elle. Et s'il m'aime il peut comprendre, d'ailleurs il m'a dit qu'il comprenait et si elle me respecte, comme je la respecte, alors elle acceptera ce petit "désagrément" provisoire. Que penses-tu de ma réaction?

#
Profil

LuLutine

le mercredi 04 janvier 2012 à 16h56

Katouchka
je préfère qu'il ne passe aucune nuit avec elle. Qu'il la voit un peu moins souvent, [...] Au moins jusqu'à l'accouchement, [...]Et s'il m'aime il peut comprendre, d'ailleurs il m'a dit qu'il comprenait et si elle me respecte, comme je la respecte, alors elle acceptera ce petit "désagrément" provisoire. Que penses-tu de ma réaction ?

Bon, c'est pas à moi qu'on pose la question, mais je réponds quand même ^^

En ce qui me concerne ça me paraît relativement raisonnable. Une femme enceinte a besoin de plus d'attention, et ça me semble tout-à-fait pragmatique de se dire que ça peut être bien de pouvoir joindre le père dès les premières contractions ;)

#
Profil

Katouchka

le mercredi 04 janvier 2012 à 17h38

Merci Lulutine, ta réponse me rassure.
Par ailleurs, ils peuvent passer des après-midis ensemble, c'est juste que la nuit venue c'est plus dur... Pour mon premier, les contractions sont intervenues la nuit alors ça a peut-être un lien...
Enfin bon, en tous cas merci.

#
Profil

polynovice

le jeudi 05 janvier 2012 à 11h55

Bonjour Katouchka,
Ce que tu as demandé à ton ami est ce que je tente de demander au mien. Je ne l'ai pas fait franchement, en me disant qu'il le ferait de lui-même, à savoir rester présent tous les soirs, l'accouchement se rapprochant.
J'ai les mêmes angoisses que toi : la crainte de devoir le faire revenir de chez elle, alors que le travail a débuté. Je lui ai déjà fait part de l'immense déception que ce serait pour moi. Je n'apprécierais pas qu'il soit encore "imprégné" d'elle, alors qu'il devrait, à ce moment-là, être tout à moi et au bébé.
Je suis gênée quand j'évoque ça avec lui, comme si sa relation avec l'autre femme était salissante, face à la "pureté" d'une naissance.
Ce que tu as demandé à ton amoureux me conforte dans l'idée qu'il faut que je pose réellement les choses et que c'est légitime.

#
Profil

tentacara

le jeudi 05 janvier 2012 à 12h54

Vous êtes en tout cas légitimes à leur dire ce que vous ressentez et comment vous aimeriez que les choses se fassent. Mais n'oubliez pas que leur point de vue compte aussi. Pendant ma grossesse, j'ai beaucoup angoissé d'avoir des difficultés à joindre le père de ma fille : son réseau téléphonique était très aléatoire et il ne consultait pas régulièrement ses messages. Il a dû acheter un second téléphone de secours, sur un autre réseau pour me rassurer. Mon problème n'était pas qu'il soit dans d'autres bras (j'angoissais tout autant de ne pas pouvoir le joindre pendant sa pause déjeuner) mais d'avoir l'impression qu'il n'était pas conscient que l'accouchement pouvait intervenir n'importe quand.
Croyez-moi, qu'il sorte ou non d'une nuit torride avec une amante ne changera rien au fait qu'il sera présent et totalement impliqué et ému, à vos côtés lors de l'accouchement.
Je me suis permis pendant ma grossesse de demander des restrictions concrètes à leurs pratiques sexuelles, afin de protéger la santé du bébé. Même si j'ai eu du mal à me faire entendre, ces restrictions ont été respectées. Mais ni la santé du bébé, ni la mienne n'exigeait de mettre une limite à leurs émotions, même temporaire. La grossesse est une période où l'on a effectivement besoin d'un peu plus d'attention que d'habitude, mais souvenez-vous que la qualité de vos relations avec vos hommes ne dépendent pas de leurs relations avec d'autres personnes. Il est possible que le travail se déclenche alors qu'ils sont au boulot, en train de faire un tennis avec un copain, ou en pleine séance de galipettes avec une copine, leur émotion lors de la naissance de vos enfants, leur présence à vos côtés n'en seront pas moins "pures" et certainement pas moins sincères.

#
Profil

tentacara

le jeudi 05 janvier 2012 à 14h05

Edit : Je m'aperçois que j'omets une donnée importante. C'est vrai qu'il m'était plus facile de vivre cette situation du fait que j'avais deux amoureux pour s'occuper de moi et qu'ils s'arrangeaient entre eux pour que je ne passe pas une nuit toute seule, surtout à l'approche du terme, pour que je n'aie pas à affronter seule le stress des premières contractions, le trajet vers la maternité, etc..
Peut-être pourriez-vous trouver un arrangement avec vos compagnons pour trouver une récurrence qui vous paraisse raisonnable : une fois par semaine, par quinzaine ou par mois, par exemple, où il peut disposer de sa nuit à condition d'avoir cherché et trouvé ensemble une personne de confiance, ami, famille avec qui vous pourriez passer une bonne soirée en son absence, sans avoir à vous justifier, et qui passerait la nuit chez vous.
Je sais à quel point les émotions sont exacerbées et qu'on a l'impression de ne rien contrôler, mais ce n'est pas dû spécifiquement à vos hommes : je me suis retrouvée en larmes, totalement désespérée parce que j'avais cassé un verre en faisant la vaisselle... Accrochez-vous, les filles.. it gets better, comme dirait l'autre.. ;)

#
Profil

Katouchka

le jeudi 05 janvier 2012 à 19h27

Encore une fois Tentacara, merci pour tes bons conseils.
C'est la deuxième fois que tu me redonnes l'espoir en peu de temps.
Après avoir lu ta première réaction j'ai effectivement pensé que pour toi c'était plus simple étant donné tes 2 hommes. Mais je retiens l'idée d'un ami de confiance et je lui en ai déjà parlé d'ailleurs.
En ce qui concerne l'idée de "pureté" je te rejoins mais c'est sûr que ce n'est pas pareil d'être non disponible car le papa est au travail plutôt que non disponible car il est avec son amoureuse. Rien que d'imaginer plus tard raconter l'histoire de sa naissance à mon fils, je trouve un peu bizarre de lui raconter ça mais bon c'est sûrement un peu irrationnel comme idée... Et puis même si je ne trouve pas impure sa relation avec elle par rapport à notre bébé, je trouverai ça dommage que si cela arrive il n'est pas tout fait pour être là à ce moment car si un moment travail/maison n'est pas interchangeable, celui-là l'est... Encore une idée irrationnelle je sais... Mais j'ai du mal, bien que largement ouverte sur la question à penser différemment. Enfin, demain est un autre jour... It gets better (c'est sûr) comme tu dis.
:-)

#
Profil

LuLutine

le samedi 07 janvier 2012 à 15h49

Katouchka
Rien que d'imaginer plus tard raconter l'histoire de sa naissance à mon fils, je trouve un peu bizarre de lui raconter ça

D'une part, tu n'es pas obligé de raconter *tous* les détails à ton fils. D'autre part, on ne m'a pas raconté l'histoire de ma naissance et je ne suis pas traumatisée. (On m'a surtout raconté une parti de ce qui s'est passé après l'accouchement, et pas avant, alors si mon père avait été avec une autre femme, je ne l'aurais pas su !)

#
Profil

Katouchka

le samedi 07 janvier 2012 à 18h17

C'est vrai je ne suis pas obligée de le faire mais j'aimerais le faire comme je l'ai fait avec mon aîné qui adore cette histoire. Et j'avoue, j'aimerai aussi me remémorer cet instant avec plaisir. Car si tout ce qui se passe une fois arrivée à l'hôpital n'est pas forcément joyeux, je trouve que ce moment où tu comprends que là ça y est on y est, c'est un moment particulier et j'aimerai que pour moi, comme pour le papa cet instant ne soit pas "parasité" par cette personne qui même si je ne lui en veux pas personnellement n'est pas synonyme d'épanouissement ou de joie pour moi... J'accepte le polyamour de mon conjoint, par amour, par respect de sa liberté et parce que je sais qu'il continue de m'aimer, bien plus encore d'ailleurs, mais à un moment il ne faut pas se voiler la face, peut-être la situation aurait été tout autre s'il était tombé amoureux d'elle avant ma grossesse mais là je me retrouve un peu coincée et malheureuse car fragilisée émotionnellement et physiquement par celle-ci. Et c'est comme ça je n'y peux rien.
Mais bon effectivement il n'y aura pas mort d'homme si cela devait être le cas, l'enfant sera préservé mais pas moi comme tout le début de cette histoire.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion