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Nos différences, entre les hommes et les femmes

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MiV

le vendredi 16 janvier 2009 à 13h38

Est-ce plus confortable d’être une femme ?

Pour ma part, je n’ai pas honte de ce que je suis… Et je ne ressens donc pas du tout un besoin de me défendre…
Je suis un homme, avec une forte libido, mais je déteste la violence gratuite, l’autoritarisme, les machos, etc.

Je me rends compte qu’énormément d’humains sont conditionnés, aliénés, enfermer dans un rôle d’homme ou de femme et très peu ont remis en question leur éducation, leurs idées fausses, leurs peurs… Et pour les dépasser, je pense que les mots ne suffisent pas…

Pourquoi mettre de côté la potentialité de charmantes rencontres ? Que ce soit entre hétéros ou non, qu’importe… Trop de gens s’enferment dans une tour d’ivoire et ne savent plus communiquer… ou encore rien qu’avec des mots comme sur Internet. Quelle triste existence que celle de celui qui reste devant son écran à rêver ce qu’il aimerait vivre…

Pour ma part, je suis loin d’être pudique, au propre comme au figuré, je peux facilement me mettre à nu ! Oui, j’aime l’action, mais j’aime aussi le feedback, j’aime en discuter après et avant et surtout dans le but d’améliorer, de trouver encore plus de joies et de plaisir à vivre et éviter, surmonter ou atténuer déplaisirs et souffrances…

Pas l’impression d’être mal équipé pour parler de moi-même et je pourrais le faire longuement… Qu’aimeriez-vous savoir ? Je peux presque tout vous dire… Je n’ai pas grand-chose à cacher… Juste ce que la loi m’interdit, et encore, je proteste, je revendique le droit de dire la vérité et toute la vérité !

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Siestacorta

le vendredi 16 janvier 2009 à 21h51

Je m'accroche au débat par l'oblique, et l'idée est un peu démago, sans doute...
Mais j'aimerai quand même demander si : c'est moi ou le polyamour est moralement moins bien vu pour une femme mais pratiquement quand même plus accessible ?

Ou alors je me fais avoir par le vieux cliché sur les hommes qui proposent et les femmes qui disposent ?

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(compte clôturé)

le vendredi 16 janvier 2009 à 23h11

Ben il y a plus d'offres de mecs que de demandes de femmes, semble-t-il! Tu vois, tout ne change pas à la vitesse grand V :-)))))...

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MiV

le samedi 17 janvier 2009 à 14h18

Qu’est-ce qui vous fait dire qu’il semble y a plus d'offres de mecs que de demandes de femmes ?
Les femmes seraient plus satisfaites ? Où les mecs plus aimants et ayant donc plus à offrir ?

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(compte clôturé)

le samedi 17 janvier 2009 à 14h35

Non... juste qu'on traîne encore deux-trois trucs accrochés aux basques, au sujet des "rôles" sociétaux dévolus (offre-demande / proposition-disposition)... malgré des "poches" de représentants des deux sexes qui montrent des dispositions contraires à ces rôles.

A errer sur des sites de rencontre, je vois bien que quand une femme parle d'amours multiples, les réponses masculines affluent tout d'un coup, et les propositions sont très crues, souvent. Je crois plutôt qu'il y a malentendu sur les intentions à court et moyen terme: la faim sentimentale des unes se heurte là à la faim sensuelle des autres.

D'un autre côté, je suis frappée par le nombre d'hommes en recherche sentimentale monogame.

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MiV

le samedi 17 janvier 2009 à 15h20

Ah ok…
Il me semble que c’est un peu plus clair quoi que je ne comprenne pas ce que les basques viennent faire là-dedans…
Oui, il y a malentendus… Le problème vient souvent que quand on parle d’amour certains entendent « sexe » et d’autres « possessivité » ou encore autre chose…

L’amour, le sexe, la tendresse, les sentiments, la sensualité, la sexualité… Je pense que toutes ces choses ne devraient pas être séparées et vont ensemble…

Pour ma part, j’aimerais rencontrer une (ou plusieurs) polyamoureuse(s), je pense que je pourrais plus me réjouir d’instants de bonheur dans d’autres bras que de ressentir de la jalousie… Pourtant, j’aimerais une relation durables et si possible préférentielle… Puisque actuellement je n’ai que des relations secondaires et pas de relation principale ou préférentielle.

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(compte clôturé)

le samedi 17 janvier 2009 à 17h36

Basques avec b minuscule, désigne les pans arrière d'un habit style redingote.

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MiV

le samedi 17 janvier 2009 à 18h14

Euh... Je veux bien mais je suis pas sûr de bien comprendre cette expression...
Je pense que je devine... mais bon, pas grave...

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longuesjambes

le dimanche 18 janvier 2009 à 10h54

Hou là ! Cela va trop vite ! Ces derniers temps, j'ai peu de temps, et ce matin, alors que tous le monde dort encore, et fait la grâce matinée, je venais dire mes impressions.

MIV ! et Clementine de la Belgique ! ! !

Pouvez-vous me contacter le plus vite possible, dès aujourd'hui, sur mon adresse que vous trouverez en cliquant sur mon pseudo ?
C'est un peu compliqué de répondre sans avoir accès au messages, lorsque je me trouve comme maintenant, sur la page blanche qui me permet d'écrire ce tout petit mot.
Bon, je retourne au lecture des nombreux textes, mais MIV et Clementine, contactez moi le plus vite possible.

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MiV

le dimanche 18 janvier 2009 à 14h23

Euh... je veux bien mais en cliquant sur ton pseudo, j'arrive sur "serialwriters.lalibreblogs.be" et je ne vois pas d’adresse d’e-mail pour te contacter… Voici la mienne : [e-mail, cliquer pour voir l'adresse]...

Pour avoir plus facile de répondre, je recopier le sujet en utilisant le copier-coller (Ctrl + A pour tout sélectionner, puis Ctrl + C pour le mettre dans la mémoire puis Ctrl + V pour le coller) et ainsi je peux y répondre plus facilement en retournant lire ce que vous avez écrit, et souvent je le fais dans un traitement de texte puis je viens recopier ici ce que j’ai écris…

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clown.et.lapin

le jeudi 05 mars 2009 à 19h30

c'est dur d'être un homme poly-sentimental (et sensuel). Ce site me fait reprendre espoir : rencontrer des polyamoureuses, pour parler, pour échanger en mail ou en chat : [e-mail, cliquer pour voir l'adresse]

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Feufollet

le mardi 31 mai 2011 à 05h27

Je suis une femme et il m'arrive exactement ce que décrit longuejambe des hommes qu'elle connaît: au bout de quelques mois avec un copain (je vis en mono), je n'ai plus de désir, ou du moins il diminue de façon drastique.

Je suis très intéressée par cette différence. Effectivement, elle a l'air genrée: je veux dire que dans la majorité des cas, c'est l'homme qui ne désire plus. Je suppose qu'elle est due à une identification à un genre social (être un homme, c'est ceci et pas celà...idem pour une femme). Je pense quant à moi m'être beaucoup identifiée psychologiquement à un rôle masculin (et masculin vieille époque encore, comme vous allez le voir). En effet, j'ai passé mon enfance et mon adolescence en vivant seule avec ma mère, divorcée, qui n'a pas eu de relations amoureuses, et avec qui ce sujet n'était pas abordé, mais par contre m'a transmis son goût pour la lecture. Pendant toute l'adolescence, j'ai donc lu les classiques français du 19ième (Flaubert, Maupassant, Balzac, Zola) et mon éducation sentimentale et sexuelle, ce sont plus ou moins eux qui l'ont faite. Dans ces lectures, je me suis toujours identifiée au protagoniste masculin, et jamais aux protagonistes féminins (ça se comprend, elles n'avaient pas le beau rôle).

Je m'aperçois maintenant que pas mal d'idées reçues sur les hommes et leur comportement en couple s'appliquent à moi, et je ne peux m'empêcher de faire le lien avec ce que j'ai dit de mon adolescence.
Je me demande comment se crée l'identité sexuelle et comment fonctionnent les mécanismes d'identification. Si vous avez des idées...

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Siestacorta

le mardi 31 mai 2011 à 09h56

On se fabrique avec les modèles et les outils qu'on a à sa disposition pendant l'enfance, l'adolescence.... Nos comportement sexués compris. On se met dans des rôles :
- le patriarche / trop autoritaire,
- le mec tout ébahi d'avoir rencontré une fille / refusant toute modification de son nouveau cocon,
- les séducteurs impénitents / qui se sentent moches ou nuls si ils ont pas leur dose de charmés
- les passionnés / drama queen qui ne se sentent pas vivre si ça tire pas tout le temps...
- la maternante / qui protège tellement son aimé qu'elle le devance toujours et le laisse jamais découvrir...
- l'indépendant claustrophobe / incapable de bâtir quelque chose à quoi tenir plus de 3 mois.

Tous ces rôles, on les interprète, adapte à notre identité sexuelle... Qui elle même est un rôle.

Beaucoup, à un certain moment, croient ne plus changer. Ils craignent souvent de remettre en cause leur comportement actuel, parce qu'ils préfèrent un fonctionnement insatisfaisant mais connu à un fonctionnement possiblement meilleur mais demandant d'affronter des situations nouvelles, des choix nouveaux.

C'est trop fatigant de se remettre en cause... Mais il ne faut pas se laisser aller à sa propre lâcheté.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Deville

le vendredi 03 juin 2011 à 16h34

longuesjambes
En discutant avec quelques-unes de mes amies proches, je constate qu'elles ont les mêmes interrogations que moi sur les différences flagrantes entre la façon d’aimer des femmes et des hommes.

Je suis pour ma part très sceptique sur les généralisations utiles que l'on peut faire avec des catégories aussi vastes que "les hommes" et "les femmes" (pour le contexte, je suis un homme hétéro).
Un des livres les plus niais que j'ai lu c'est le best-seller: "Les hommes sont de mars et les femmes de venus". Ce genre d'ouvrage me parait être une propagande sexiste mono insidieuse, qui, sous couvert d'aider les couples monos à surmonter leurs conflits et leurs frustrations, ne fait que renforcer des stéréotypes de comportement normatifs aliénants pour les individus des deux sexes. Que de clichés éculés remis à une nouvelle sauce pseudo-thérapeutique. En fait les hommes et les femmes réels ne sont ni de Mars ni de Venus mais de notre belle planète Terre, et si tant d'entre eux se comportent de telle et telle manière c'est sans doute largement parce que quotidiennement on leurs ressasse les comportements distincts espérés d'eux en tant que garçon puis homme ou fille puis femme, ou que en fin de compte on INTERPRÈTE leurs comportements complexes et multi-facettes à travers le spectre de ces normes ne filtrant de ceux-ci que les facettes qui y correspondent.

J'avoue que ta description des différences hommes-femmes que tu constaté durant ton expérience de vie et celle des tes amies proches me rappelle un peu ce livre. Mais c'est louable de ta part et intéressant pour nous tous de te demander avec nous a quel point on peut en tirer des conclusions générales.

longuesjambes
Lorsque je tombe amoureuse d'un homme, je l'aime de plus en plus et mon désir pour lui augmente. Chaque jour, même si cela fait plus d'un an par exemple, j'apprécie mieux ses traits de visages la forme de ses mains, la silhouette de son corps. Tout cela nourrit à chaque fois mon désir pour lui, ma tendresse.
Je n’ai pas besoin qu’il mette des habits sexy, ni qu’il fasse preuve d’inventions spéciales pour que ce désir soit nourri. Il est tout simplement nourri par la simple vue de lui-même, par sa simple gentillesse et galanterie.
Nos conversations, nos difficultés même, cela me rapproche encore plus de lui, et augmente mon amour.

Je me reconnaît largement dans cette description ce que je ressent quand j'aime complètement (i.e., physiquement, sentimentalement et intellectuellement) une femme.

longuesjambes
Les hommes, cela semble une autre paire de manche !
Plus le temps avance, plus leur désir diminue. Les premiers mois, il leur suffit de nous voir pour qu’ils bandent. Et puis, on ne sait pourquoi, mais il faut trouver , en tant que femme, des trucs de plus en plus compliqués pour que leurs désirs reste vivace. Genre, mettre des minijupes, des bas jarretelles, de la lingerie de plus en plus compliquée, sexy etc…….

Pour ma part, les artifices que tu décris ne sont pas nécessaires pour maintenir un désir quasi-automatique pendant les 5 premières années tout du moins. Par contre, explorer peu a peu toutes les manières de faire l'amour qui nous conviennent à tous les deux, cela aide beaucoup. Qu'elle n'ai pas peur de montrer son désir a elle par des gestes, des regards et des paroles aide aussi. Pour moi, une regard ou une caresse stratégique sont toujours plus sexy que n'importe qu'elle lingerie.

Pour simplifier, les difficultés n'apparaissent avant 5 ans que si:
- l'amour n'est pas vraiment complet (i.e., pas assez d'attirance physique-chimique, pas assez d'ouverture des coeurs, pas assez de sujets de conversations ou de loisirs communs, etc.);

- son champs d'exploration sexuel est très limité;

- on est sur un conflit de fond sur les objectifs et la philosophie de vie (poly/mono, ou parent/non-parent ou indulgence/abstinence de drogues/tabac/alcool par exemple) qui génère des conflits périodiques toujours plus blessants ou désespérants (certaines disputes surmontées peuvent exciter les sens, mais trop de disputes les anesthésient).

Pour mes deux relations qui ont durées plus de 5 ans, le désir c'est fait plus rare et plus faible après 5 ans, et a même pour l'un des deux cas complètement disparu après 8 ans.

Mais, quand j'ai cessé d'aimer physiquement, j'avais en fait aussi cessé d'AIMER sentimentalement (et je n'avais jamais aimé intellectuellement l'une d'elle) auparavant, sans en avoir pleinement conscience.
J'avais encore beaucoup de tendresse mais je n'AIMAIS plus vraiment.

longuesjambes
Mais ces mêmes hommes sont aussi satisfaits de rester avec leur femme, l’aimant confortablement, la baisant gentiment sans trop d’effort. Il y a la de la commodité pour eux, une femme toujours disponible, qui les aime de toute façon, donc, ce n’est plus vraiment nécessaire d’être aussi amoureux et galant qu’au début de leur rencontre afin d’obtenir de la tendresse et de l’amour.

Souhaiterais-tu qu'il ne se satisfasse que d'aimer inconfortablement, et de baiser méchamment avec beaucoup d'effort??? :-D . Pas sur d'avoir compris.

Être amoureux est un sentiment que l'on ne contrôle pas. Être galant par contre, est une somme d'actes que l'on peut toujours effectuer. On l'est fatalement plus lors des premières rencontres que lorsque la relation devient presque quotidienne. Es-tu galantes après X années avec tout tes hommes?

longuesjambes
Comment se fait-il que deux êtres qui sont censés vivre et s’aimer tout une vie ensemble ont tant de différences ?

Parce que:
1) vivre et s'aimer toute une vie ensemble" est un cliché mensongé que cela soit entre un homme et un femme, ou entre 2 hommes ou entre 2 femmes, ou en trio ou quator hetero, homo ou bi.
et 2) au fond de leur être ils ne sont pas aussi différent que les normes sociales voudraient nous le faire croire.

longuesjambes
Car, comme me le dit Louve avec lucidité « Ce n’est probablement que parce que nous vivons dans un interdit que l’excitation et le désir persistent chez lui »

Ou alors parce qu'avec elle et elle seule justement "rien n'est interdit" et "rien non plus n'est attendu, exigé, obligatoire".

longuesjambes
Les femmes, elles aiment leur homme comme au cinéma, pour toute une vie. Elles sont fidèles, et dans leur cœur, et dans leur désir, pour leur mari ou compagnon. Ce n’est que parce que ceux-ci s’éloignent d’elles en attention dans leurs rapports sexuels, que souvent elles prennent des amants. En fin de compte, elles aiment leurs époux et leurs amants.
Mais donc, pourquoi cette différence de désir entre la femme et l’homme ?

Blabla clichés sexistes mono marso-venusiens à 2 balles :-D

longuesjambes
Est-ce une erreur de fabrication, ou bien est-ce nous qui nous nous trompons pensant qu’il faut vivre en couple exclusif avec un seul partenaire ?

Oui, ceux/celles qui pensent ainsi se trompent.

longuesjambes
Peut-être ne sommes-nous vraiment pas fait pour cela, peut-être que l’homme garderait plus son désir pour chacune de ses femmes s’il pouvait en aimer et désirer plusieurs en même temps ? Peut-être que les femmes seraient moins frustrées, pouvant être désirées et aimées par d’autres hommes que leur mari ou compagnon officiel ?

D'après ma psy, en 22 ans de pratique, elle n'a connu que 2 patient(e)s en couple qui n'avait jamais eu d'amant/maîtresse. Donc pratiquement tous ceux qui le peuvent le font. Le seul problème est la clandestinité dans laquelle ils le font et la culpabilité qui s'en suit. Culpabilité qui enrichit les psys et tue des relations avant l'heure.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Deville

le vendredi 03 juin 2011 à 17h18

longuesjambes
si j'ai désiré une fois un homme, ce désir est acquis, que je sois en lutinage ou pas. Même si j'ai avec lui un temps d'exclusivité.

Combien de temps a durée ta liaison la plus longue?

longuesjambes
Par contre, je constate que les hommes n'arrivent de toute façon jamais à garder ce désir pour une femme si ils sont coincés dans une monogamie. Ce qui le leur permet est souvent la pratique du polyamour.

J'ai quitté mon premier très grand amour après 5 ans, plus par ennui que par manque de désir, suite a un an de monogamie non désirée (un an de râteaux et de manque de temps à investir pour trouver une autre femme désirable voulant bien de moi). Quelques mois plus tard, alors que j'étais en relation très satisfaisante avec une autre, une soirée entre amis avec mon ex a dérapée en retour de flamme amoureuse. La suivante aussi. A la 3eme, nous avons reconnus être entrés dans un second chapitre amoureux. Il a duré 3 ans. J'avais donc besoin d'une autre relation pour ne pas m'ennuyer, me sentir prisonnier d'un train-train sans surprises ni découvertes.

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Siestacorta

le samedi 04 juin 2011 à 00h36

Deville, j'ai adoré ta longue réponse anti Mars-Vénus...

Moi qui au départ m'intéressais très peu aux questions de genre, ce bouquin, le Harlequin de la réflexion psy sur les relations amoureuses, a presque suffi à lui seul à me chercher un féminisme (les autres raisons, c'est mes amantes récentes, et le milieu poly, où ce questionnement est courant).

Longuesjambes : bien que je ne crois pas que tu t'y retrouves, je te conseille King-Kong théorie, de Virginie Despentes : c'est un texte très féminin, tout en sortant bien de l'image si triste de l'éternel féminin...

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Deville

le samedi 04 juin 2011 à 01h07

Siestacorta
Longuesjambes  : bien que je ne crois pas que tu t'y retrouves, je te conseille King-Kong théorie, de Virginie Despentes : c'est un texte très féminin, tout en sortant bien de l'image si triste de l'éternel féminin...

Virginie Despentes est l'une de mes idoles: une grande guerrière cavalière ninja de l'apocalypse, qui pourfend les clichés répréssifs a grand coup de sabre d'une précision implacable kill bill stylee man! Feeling IRIE (+) :-D

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(compte clôturé)

le samedi 04 juin 2011 à 10h35

Le désir est irrationnel -on peut désirer un homme avec qui on ne voudrait vivre pour rien au monde- - le couple est rationnel: projet de vie, projet d'enfant éventuel, vie quotidienne...
C'est assez antinomique et pour ma part je suis persuadée que le couple n'est pas le meilleur "lieu" du désir, ce qui n'a pas tant d'importance: le sexe y est alors un dialogue de connivence, de complicité, de tendresse. Je ne sais pas pour vous, mais je suis sexuellement différente avec chacun de mes amoureux. C'est d'ailleurs l'intérêt: se découvrir autre en découvrant les autres. Et les pluriamoureux permettent de vivre pleinement sa sexualité, alors que ça me semble impossible avec un seul partenaire. Mais ce n'est pas une question d'homme et de femme, je crois. Plutôt un bon tour que nous joue la nature: si la passion sexuelle gouvernait le couple, où trouverait-il le temps et l'énergie pour bosser, élever des enfants, cultiver des amitiés? Il passerait son temps au lit!

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Fleur

le samedi 04 juin 2011 à 12h05

J'ai beaucoup apprécié lire King Kong théorie de Virginie Despentes (la première fois que j'ai entendu parler de ce livre, c'était sur le chat de polyamour, merci)
Ses idées non conventionnelles apportent beaucoup, il fait pour moi office de référence. Je déconseille quand même de le lire dans un moment de spleen car il arrache un peu !

Cela étant dit, c'est effectivement un discours féministe incluant parfois, et à mon sens, des pics antiféministes. " La féminité c'est de la putasserie" ne me laisse pas indifférente. Je suis d'accord avec l'auteure mais je revendique aussi pouvoir plaire aux hommes et (aussi) avec des accessoires, même s'ils peuvent paraître futiles...

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Fleur

le samedi 04 juin 2011 à 15h32

Les propos de Virginie Despentes me plaisent dans le sens ou elle prétend qu'une femme a le droit, la liberté, l'indépendance d'être comme elle l'entend, sans être soumise aux diktats de la société.
Mais ce qui me gène, et je prends pour exemple le sentiment que j'ai eu en lisant son oeuvre, c'est ce petit côté que je retrouve chez certaines femmes féministes: puisque j'ai eu une expérience malheureuse avec un ou des hommes, alors ils sont tous pourris.... C'est oublier que chaque individu est différent et que tous les hommes n'ont pas la même valeur et les mêmes valeurs.

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