Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

J'ai l'impression d'être quelqu'un d'autre.

Témoignage
#

Heika (invité)

le jeudi 27 avril 2017 à 11h14

Bonjour à tous,

Je viens ici dans l'espoir de trouver des réponses, ou du moins des pistes/balises de réflexion, ds témoignages. J'en ai déjà trouvé de très beaux d'ailleurs mais pas forcément applicable à mon cas. Bien que ça aille déjà mieux (la panique totale s'est dissipée) qu'il y a quelques mois, je me sens encore complètement perdu et ne sait pas trop comment aborder la suite de ma vie.

Version courte :
J'ai toujours été un fervent défenseur de la pure monogamie traditionnelle, suis marié, ai déjà un enfant, bientôt deux. Sauf que toutes mes certitudes se sont écroulées il y a quelques mois. Vous devinez sans doute déjà pourquoi étant donné le site où je vous écris : j'ai pris conscience d'aimer plusieurs personnes à la fois, ce qui est à l'encontre même de tout sur quoi je me suis construit. De plus, j'en ai parlé à mon épouse et elle le vit extrêmement mal. Si elle pouvait elle m'enfermerait presque pour être sûr que je ne puisse poser le moindre acte de tendresse encore une autre femme.

Version "complète" :
Voici donc l'histoire.
Actuellement père de famille (un enfant + une grossesse en cours) de vingt-six ans, je suis marié depuis quatre ans. Entre mon épouse et moi, tout allait pour le mieux jusqu'à présent : nous nous aimons tendrement et passionnément depuis maintenant sept ans, la vie suit son cours plutôt dans la bonne direction, nous sommes heureux, etc. Portrait banal de n'importe quelle jeune famille qui va bien.
Pour poser un peu le contexte, je viens d'une famille très catholique pratiquante, et ai été élevé dans un milieu où la famille, la fidélité absolue, pas de sexe avant le mariage, etc. sont le dogme... et ça m'allait très bien ! Elle ne vient pas d'une famille religieuse mais partage globalement ces valeurs quand même.

Sauf qu'il y a quelques mois, j'ai revu à l'occasion d'un soirée une amie qui m'est très chère, avec qui j'ai eu une histoire jamais achevée. J'ai toujours gardé des sentiments pour elle, mais, fort de mon convictions, les ai toujours repoussé en me prétextant que c'est juste des vieux démons, un fantasme, etc. Mais voilà qu'après une longue discussion lors de cette soirée, cette amie me fait une déclaration. Et là, c'est le drame.

Quelque chose a littéralement brisé en moi. Pour faire une image, c'est comme si depuis huit ans, j'avais construit un barrage dans un coin de mon cœur qui s'était remplit, remplit, remplit, et que cette déclaration avait dynamité ce rempart, laissant les flots détruire tout ce que j'avais construit derrière.
Du coup panique à bord, mais je tente de garder le contrôle, repousse ses supplications de baisers que je reçois comme des coups de masse les uns après les autres, tant j'ai envie aussi de l'embrasser. Bref, je résiste à ses avances bien qu'à chacun de mes refus j'ai l'impression de m'arracher un bout de coeur au passage.
Le lendemain l'amie en question s'excuse de son comportement de la veille, du en partie à la désinhibition de l’alcool, mais le "mal est fait". C'est moi qui suis de nouveau complètement accroc, comme il y huit ans (sauf qu'elle n'avait pas encore quinze ans (presque) et moi tout juste dix-huit, d'où le fait que notre histoire ne s'est jamais vraiment faite).
Bref, je me dis qu'une fois rentré chez moi, avec ma femme et ma fille tout ira bien, que ça va passer, comme à chaque fois que j'ai de l'attirance ou autre pour une fille (ce qui m'arrive souvent en fait). Mais pas du tout. Je vis pleinement le mal d'amour comme un ado de treize ans : maux de ventre, perte d’appétit, etc. Du coup ma femme, qui pense bien faire me propose d'aller le WE suivant (15 jours après la soirée initiale) chez mon meilleur pote pour me changer d'air vu que je lui ai juste dit que j'avais l'impression d'étouffer (ce qui était vrai) et d'être prisonnier, coincé dans ma routine. Elle va jusqu'à me donner une "carte blanche" pour embrasser une fille à la soirée si jamais je suis trop soul où autre et que je me fais draguer un peu.
Vous vous demandez sûrement le rapport avec le smilblick ?
Le rapport c'est que la tendre amie, c'est la petite soeur de ce pote. Vous cernez mieux là ? ;)
Bref, je passe une super soirée, et évidement le baiser fini par arriver entre mon amie et moi.
On culpabilise tous les deux le lendemain de ce bisous concupiscent, et finalement je l'avoue à mon épouse. Grosse crise, elle en est à retirer son alliance et hésiter à partir, etc..
Bref, on arrive à discuter sereinement, on reprend notre vie en quelque sorte, mais quelque chose s'est brisé en elle à ce moment. Et en moi aussi.

J'ai toujours cru que cette attirance passagère pour certaines filles, ces vieux sentiments qui revenaient me hanter un peu parfois (souvent à bien y repenser), mon éternel coeur d'artichaut, etc. c'était parce que c'est naturel pour un homme ou autre conneries comme ça, que c'est juste une question de bonne volonté et de contrôle de soi et fin de l'histoire.
Bref, avec mon épouse ça s'est un peu arrangé, temporairement disons. Sauf que la situation n'a pas vraiment évoluée, et dès que j'essaie de remettre la discussion sur le sujet, ça a tendance à dérailler. Elle est compréhensive et a accepté l'idée que je puisse en aimer aussi une autre. Mais déjà, ça la fait quand même souffrir d'y penser, donc elle préfère essayer de faire comme si ce n’était pas le cas, et surtout pour elle il est maintenant impensable que je vois mon amie (ou tout autre femme susceptible de me plaire) seul.

On a l'impression d'être dans une impasse totale => soit c'est moi qui souffre à vie, parceque j'en besoin/envie/je-ne-sais-pas de pouvoir poser au moins quelques gestes avec mon amie et que je peux pas. Soit c'est mon épouse qui se mortifie à l'idée que je suis seul avec mon amie et qui s'imagine tout ce qu'on fait (ou pas d'ailleurs) ensemble.

Le truc, c'est que suite à la rupture de ce "barrage hydraulique", quelque chose d'autre s'est déverrouillé en moi. J'ai pris le temps de réfléchir à l'amour vraiment, et j'en suis arrivé à la conclusion (mais je me trompe sans doute) que l'amour 100% exclusif, n'est finalement qu'une forme d'égoïsme, de possession de l'autre pour soi, et pas pour lui, ce qui est donc un non-sens. On aime l'autre pour soi, pas pour lui en quelque sorte. Quand j'essaie d'imaginer des scénarios inverse, où c'est mon épouse qui irait voir un autre, ben.. Quelque part mon égo en prend un petit coup, mais en même temps l'idée de la voir rentrer rayonnante de bonheur ensuite... C'est moi qui profiterai de tout ce bonheur supplémentaire au final et ça me rend heureux pour elle ! Enfin le gars hypothétique aussi évidement, mais ce que je veux dire, c'est que "sur le papier", ça ne fait que créer du bonheur supplémentaire et ça n'enlève rien à personne (vous appelez ça la compersion je crois, ce bonheur ressenti de savoir l'autre heureux de son coté ?).

Quand je dis ça à mon épouse, tout ce à quoi j'ai droit : c'est "on en se comprend pas".
J'ai peur qu'à la longue ça nous détruise, qu'on finisse par en souffrir trop, ce que je ne veux pas, parce que je l'aime vraiment fort, tendrement et tout ce qu'on veut. (et qu'accessoirement on a une fille, bientôt un deuxième enfant et que je veux continuer ma vie avec elle). Sauf que je vois déjà comme je souffre moi-même de ne pouvoir, ne serait-ce que passer une après-midi avec mon amie, même sans rien faire de plus que discuter, se promener ou autre, parce que mon épouse en souffrirait trop.

Est-ce que c'est toujours aussi compliqué pour vous ? Avez-vous déjà eu ce genre de soucis ? Je suis relativement perdu/confus.
Merci d'avoir pris le temps de lire tout ce pavé indigeste :/ . Rien que de l'écrire, quelque part ça me fait déjà du bien.

#
Profil

bonheur

le jeudi 27 avril 2017 à 11h42

Tu es dans une situation paradoxale qui entraine un flou perpétuel. On ne peut avancer dans un brouillard épais sans se cogner.

Désolée de dire cela, j'ai lu la version courte et une partie de la version longue mais pas tout.

Il existe la polyaffectivité telle que je la vis. Pour moi aussi, la découverte de mon amour pour un autre homme a fait l'effet d'un choc version bombe qui explose intérieurement. Plus de repères, ou plutôt des anti-repères. La religion, je m'en étais un peu débarrassée mais comme ton épouse j'en gardais des valeurs.

Aujourd'hui, les églises, je peux les admirer d'un point de vue architecturale et le seul texte que j'admire dans la bible c'est le cantique des cantiques. Pour ce qui est de ce que l'on ressent, même enfermé, on continue à le ressentir. En pensées, on échappe à tous les emprisonnements.

Tenir compte de la grossesse de ta femme. Perso j'étais anxieuse et susceptible lors de mes grossesses (explications : aucune ne s'est bien passées). Ce serait bien que vous viviez cet accomplissement à deux et non l'un face à l'autre. C'est important je pense.

Je disais, et j'y reviens la polyaffectivité. Je la vis en gardant une sexualité, qui dans mon couple a toujours été au top, et je vis en dehors des amours affectifs (avec de la tendresse et des câlins non sexuels, voir des baisers).

Il ne sagit pas de s'incliner devant la loi monogame, mais simplement, je le vis parfaitement bien ainsi et mon mari nettement mieux sachant cela. Pour nous, les enfants sont désormais grands et m'ont vu dans les bras amoureux de mes affectifs. Les enfants sont biens quand les parents son biens. Ils sentent cela.

Dans notre cas, nous avons mis plusieurs années avant de nous y retrouver vraiment. Nous avions mes états d'âmes sur le dos de la crise de la quarantaine car nous ne connaissions pas le polyamour et sa définition. Je n'imaginais même pas qu'un mot existait pour définir ce que je vivais depuis 4 ans (ma bombe a explosé depuis 10 ans désormais, à quelques jours près). Aujourd'hui, ça m'est difficile d'annoncer mes émotions et ressentis pour une nouvelle personne (les rencontres de la vie :-) ).

En tout cas, tu peux te féliciter d'avoir eu le courage et le bon sens d'en parler à ton épouse. Dans un couple on avance ensemble, dans une dynamique que l'on désire commune. Les deux composantes de la dynamique ne sont pas obligées d'être semblable mais la concertation est à mon avis indispensable. Sinon, autant vivre séparément (là encore ce n'est que mon avis).

Donc, en réponse succinctes à tes questions finales. Oui, c'est toujours parfois compliqué, même si le plus houleux (la perte de repères) est passée désormais. Oui, les soucis, les états d'âmes, les larmes, les rires aussi (l'humour est excellent pour avancer dans un couple). Normal que tu sois perdu-confus et ton épouse dans l'incompréhension du moment.

Question se faire du bien, l'écrit est en effet un bon remède.

#
Profil

bonheur

le jeudi 27 avril 2017 à 12h33

En complément, ton histoire m'a refait penser à cette chanson qui date de 1976 :

LE COEUR TROP GRAND POUR MOI (Julien Clerc)

Je ne sais pas son prénom
Mais je sais qu’elle m’a dit non
Elle était sous le lilas
De sa villa
Ce soir comment te le dire
Bien sûr tu vas me maudire
Mais je l’aime et je t’aime quand même

J’ai le coeur trop grand pour moi
Elle s’appelle Jeanne, je crois
Oui, c’est ça...

Dans toutes vos différences
Il n’est qu’une ressemblance
C’est cet amour flou
Que j’ai pour vous
Oh je t’aime
Oh je l’aime
Vous êtes ma tourmente
De mon âme violente
Je vous aime
Je vous aime

Je ne suis pas homme à femmes
Dans ma vie la solitude
Si souvent, souvent
A pris ses habitudes

Je serais plutôt de ceux
Qui parlent en baissant les yeux
Et qui disent encore madame aux dames

J’ai le coeur trop grand pour moi
Il bat trop fort pour moi
Oui, c’est ça
Et les larmes me désarment
Mais son rire me fait souffrir
Et je pars ce soir pour le hasard

Oh je t’aime
Oh je l’aime
Vous êtes ma tourmente
De mon âme violente
Je vous aime
Je vous aime

C’est cet amour flou
Que j’ai pour vous

#
Profil

bonheur

le jeudi 27 avril 2017 à 13h26

J'ai terminé la lecture de ton post Heika. Tu as déjà beaucoup compris pour toi-même et ta réflexion est le parfait exemple de la mienne.

Pour le coup, l'image du barrage, moi je disais que je dormais et que je me suis réveillée sur ma vrai nature.

J'ai le bonheur d'avoir un mari, qui une fois le choc du début passé, a fait naturellement preuve de compersion. Ca a été la clef.

Peut-être faire lire le post que tu viens d'écrire à ton épouse. Tu as parfaitement exprimé, je trouve.

Courage, à toi et à elle... le brouillard se dissipera !

#

Heika (invité)

le jeudi 27 avril 2017 à 13h46

Merci beaucoup pour ta (tes !) réponse :)
j'ai eu aussi l'occasion de lire ce que tu avais répondu à Louva sur le fil d'à coté.
J'espère un jour arriver à un équilibre similaire avec la (les) femmes que j'aime. Ça me donne un peu d'espoir dans cette tourmente qui semble ne pas avoir de fin.

Merci pour la chanson aussi, je ne connaissais pas.
Une chanson offerte en appelle une autre ;)

La chanson de l'ami, de Nicolas Bacchus.

Appelle-moi ton amour, appelle-moi ton ami
Qu'importe, si ton œil s'allume à mes retours
Que je sois ton ami, que je sois ton amour
Que faire de tant de mots quand on a tant d'envies
Tant de gestes muets au fil de nos désirs
N'aies crainte d'en changer, le corps a ses usages
Mon amour, mon ami, viens ou fais tes bagages
Rester ne vaut que si l'on sait qu'on peut partir.
Rester ne vaut que si l'on sait qu'on peut partir.
...

(paroles complètes : nicolas-bacchus.com/voir/paroles/44-chanson_de_l'a...

Je ne sais pas si c'est une bonne idée de montrer ce post à ma femme mais je vais y songer.

#
Profil

bonheur

le jeudi 27 avril 2017 à 14h16

Merci pour cette découverte ! :-) :-) La phrase "qu'importe, si ton oeil s'allume à mes retours", car souvent pour moi, tout commence par un regard et son pétillement. Le mien, j'arrive intérieurement à sentir que mes yeux s'étincellent et je suis hyper, mais alors hyper, sensible aux pétillements du regard d'autrui. J'ai d'ailleurs lu que c'était un signe extérieur caractéristique de l'amour.

Pour ce qui est de la signification des mots amour et amitié, je suis plus tranchée désormais car si j'ose dire l'amour souffre (pour moi en tout cas) d'une non reconnaissance claire et nette de son ressenti.

Si tu ne veux pas que ta femme lise ton post (qui n'a rien d'inconvenant à son égard, donc je ne vois pas pourquoi), je dirai que tu peux t'en inspirer pour lui exprimer cette histoire de barrage. C'est cela qu'elle doit comprendre, puisqu'elle indique que vous ne vous comprenez pas. Cette métaphore associée à tes ressentis, tout le monde peut les comprendre (je crois) à condition de le vouloir. Son barrage à elle aussi doit s'effondrer, parce que je pense qu'elle en a un aussi. De là à vouloir s'affranchir de tout, non. Mais comprendre ton évolution tout en donnant un nouveau départ plus "libéré" du sien et d'une évolution à son image (et non à l'identique, tu es unique, tout comme elle).

#
Profil

gdf

le jeudi 27 avril 2017 à 17h24

Bonjour Heika, bienvenu ici
Comme bonheur, je pense que tu as agi de la meilleure façon en en parlant à ta femme immédiatement. L'honnêteté et la transparence sont les clés essentielles.
Maintenant, tu te trouves face a beaucoup de questions qui ne vont pas trouver leurs réponses tout de suite. Le temps de maturation du polyamour se compte en mois voire en année.
Pour ma part, il y a eu 5 ans entre la première discussion sur le sujet et la mise en pratique. Ça peut aller plus vite, bien sûr, c'est juste pour donner une idée...
Mais tu es jeune, tu as la vie devant toi, il ne faut surtout pas prendre de décisions hâtives irréversibles que tu pourrais regretter plus tard.
Prends le temps de parcourir ce forum, et lire quelques livres sur le sujet, comme le guide des amours plurielles de Françoise Simpere (mon préféré) ou vertus du polyamour de YA Thalman.
Fais les lire à ton épouse également, et discutes en avec elle. Fais la venir sur ce forum éventuellement (mais après, c'est pas évident car ça peut inhiber ton expression ici si tu as peur qu'elle vienne le lire. Mais attention, si elle cherche polyamour sur le net, elle risque de tomber ici de toute façon ...)
Une règle de base : ne fais rien qui n'ait été explicitement autorisé. Donc reste à l'écart de cette jeune fille. Elle a attendu 8 ans, elle peut attendre encore un peu.

Quoi qu'il se passe, cette aventure t'aura ouvert les yeux sur un nouveau monde. Tu pourras choisir de ne pas y vivre, mais tu ne pourras plus jamais l'ignorer. Je te souhaite plein d'amour dans cette nouvelle vie.

#
Profil

bonheur

le jeudi 27 avril 2017 à 19h12

Je ne peux que confirmer que des lectures sur le thème du polyamour existent. Les livres de YA Thalmann sont excellents (mes préférés), bien que l'auteur donne une grande claque à la monogamie. Je conseille aussi de cet auteur "les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple" ainsi que "garder intact le plaisir d'être ensemble"... qui aiderait également ton épouse à trouver sa juste et légitime place dans une relation mono-poly en devenir, éventuellement.

Il existe aussi "amours" de Jacques Attali (difficile à se procurer) et "aimer plusieurs hommes" de Françoise Simpère. Je pense personnellement qu'il soit indispensable de le lire avant le livre du même auteur conseillé par gdf. Perso, je les ai lu dans le désordre et ça m'a posé problème. Je crois d'ailleurs que F. Simpère indique que c'est quasi une suite logique.

Un autre livre dont le début est aussi, à mon sens, inutile que stérile, mais dont une grande partie est intéressante "fragments d'un discours polyamoureux" de Magali Crostet-Calisto. Certes, c'est issu d'une expérience liée à une personne célibataire mais on y trouve des passages importants.

Un autre ouvrage possible "bienheureuse infidélité" de Paule Salomon. Je suis en train de le lire, donc je ne peux me prononcer. Cet auteure reprend par contre bien l'histoire et l'importance de la religion dans les amours humains dans le début du livre (donc si le livre de J. Attali est introuvable, on trouve dans ce second ouvrage une rétrospective intéressante)

Je sais que certains aime "la salope éthique" de Easton Dossie et Hardy Janet W. Attention, étant donné votre attachement aux valeurs traditionnelles et au catholicisme, là on est plus dans des expériences poly-libertines et je pense que ça ne vous correspondra que peu.

De toute façon, ces auteurs indiquent que le polyamour est difficilement compatible avec la religion, encore que le cantique des cantiques soit dans la bible... donc l'incompatibilité n'est pas si flagrante à mes yeux. Seul l'interprétation que l'on fait empêche cela. Après, se découvrir consiste à s'affranchir des inculcations pour se révéler soi sans dogme ni préjugés.

J'ignore si gdf sera d'accord avec cela mais devenir poly n'est pas uniquement aimer plusieurs personnes d'une manière honnête mais refondre, réinventer toute une personnalité, celle qui est au fond de nous, unique et qui est libre de se désirer et de se revendiquer à sa vrai nature et sa vrai valeur.

#
Profil

gdf

le jeudi 27 avril 2017 à 19h55

bonheur

Il existe aussi "amours" de Jacques Attali (difficile à se procurer) et "aimer plusieurs hommes" de Françoise Simpère. Je pense personnellement qu'il soit indispensable de le lire avant le livre du même auteur conseillé par gdf. Perso, je les ai lu dans le désordre et ça m'a posé problème. Je crois d'ailleurs que F. Simpère indique que c'est quasi une suite logique.

Attali est disponible en ebook, APH est épuisé et pas disponible en ebook. Je ne l'ai jamais lu, et j'ai survécu.

#
Profil

bonheur

le jeudi 27 avril 2017 à 21h10

Tant mieux que tu es survécu mais était-ce nécessaire à préciser ? On survit d'ailleurs sans lecture, je rassure ! :-D

#

Heika (invité)

le vendredi 28 avril 2017 à 11h09

Merci pour vos réponses et toutes ces références.

Je m'étais mis en tête d'ajouter les livres de François Simpère à ma bibliothèque justement (et je vais donc ajouter ceux de YA Thalman dont je n'avais pas entendu parlé).

J'ai fait lire le fil à mon épouse qui s'est gentillement moquée de moi à cause de mes craintes ;)
Elle va peut-être venir un peu sur ce site du coup et est motivée pour les lectures recommandées !
Je crois que vos réponse lui ont redonné de l'espoir à elle aussi, alors. Merci !

J'en profite pour rebondir sur une autre question ? Comment ça fonctionne les café poly ? Faut-il venir seul ? Avec son époux/se ? Ses amoureux/ses ? Les deux ?
J'avoue que je serais intéressé de voir en chair et en os quelques autres d'entre nous pour échanger, discuter, etc. Je vois bien que je ne suis pas "tout seul", mais j'ai encore un peu de mal à admettre que je n'ai pas juste un gros problème psy qui fait de moi un inadapté social/affectif total :/

#
Profil

gdf

le vendredi 28 avril 2017 à 12h43

Bonjour à Mme Heika si elle nous lit, et qu'elle n'hésite pas à parcourir le forum et poser ses propres questions. Parmi les participants de ce forum, il y a beaucoup de polyamoureux pratiquants depuis longtemps, mais aussi de nouveaux venus, qui découvre le concept, soit parce qu'ils viennent de rencontrer quelqu'un (comme Heika), soit parce que leur partenaire vient de leur annoncer avoir rencontré quelqu'un.
Les uns et les autres sont bienvenus !

Heika
j'ai encore un peu de mal à admettre que je n'ai pas juste un gros problème psy qui fait de moi un inadapté social/affectif total :/

Je me dis souvent que je suis un inadapté social, mais je ne pense pas avoir un gros problème psy. Je suis ce que je suis.
"Ce que les autres​ te reprochent, cultive le, c'est toi"

#
Profil

bonheur

le vendredi 28 avril 2017 à 21h29

Bravo à vous deux et votre investissement dans cette dynamique commune. Des craintes, voir de peurs, nous en avons tous. Différents, nous le sommes tous, puisque chacun-e est unique. Toutes les démarches personnelles qui pourront vous aider à vous comprendre et à vous rapprocher seront les bienvenues. Je redis, bravo (+) !!!

#
Profil

bonheur

le vendredi 28 avril 2017 à 21h34

Comme nous sommes dispersés, certains même à l'étranger, les discussions en privé peuvent se valoriser grâce aux moyens de communication. Par contre, pour se faire, Heika et/ou Mme doivent s'inscrire car on ne peut communiquer nos coordonnées directes sur le site. Par contre, entre membres, on a cette possibilité de communiquer en privé et d'échanger si on le désire nos coordonnées.

Je me suis longtemps considérée comme un vilain petit canard, aujourd'hui j'ai un beau duvet blanc et au diable ceux qui ne me reconnaissent pas à ma valeur.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion