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C'est quoi, l'honnêteté?

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Popol (invité)

le samedi 15 octobre 2011 à 18h26

Pour reprendre ta conclusion, oui, le dico reflète forcément la plupart du temps la pensée la plus dominante, au sens de la plus commune - bien qu’académique, il inclut année après année les termes et expressions populaires et les néologismes qui apparaissent.

Par contre, même un anarchiste a une éthique personnelle, le mouvement anarchiste a une morale de groupe... et même sans ça, je conçois qu'un anarchiste soit loyal (ne serait-ce qu'à ses croyances politiques) et honnête dans ses intentions ...

La loyauté n'est pas forcément synonyme de "bien faire" (preuve en est l'histoire de Marianne, du Sheriff, de PetitJean et de Robin) ou de moralité (chacun leur tour, ils enfreignent quelque chose des valeurs de société, quoique leur société ne soit pas la nôtre... Le Sheriff par exemple est parfaitement raccord avec le code de la seigneurie médiévale - maitre chez lui.

L'éthique fait figure de moyen pour trouver le moindre mal à faire, quelque part.

Et le moindre mal, c'est pas la même chose pour tout le monde...

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Profil

Siestacorta

le dimanche 16 octobre 2011 à 00h29

La loyauté, c'est assez transitif, comme terme, tu es loyal à quelqu'un, une cause, ta patrie...
Mais généralement, je crois que loyal, c'est par rapport à la parole que tu donnes, non ? (pas sûr, hein, je demande)

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(compte clôturé)

le dimanche 16 octobre 2011 à 00h59

Popol

L'éthique fait figure de moyen pour trouver le moindre mal à faire, quelque part.

Et le moindre mal, c'est pas la même chose pour tout le monde...

Tout à fait d'accord sur la définition, mais il me semble que la conclusion est plus ou moins exclue par essence : l'éthique recherche le moindre mal global. Une éthique qui tendrait vers la perfection serait universelle à un instant donné : elle cherche à répondre au mieux à tous les intérêts en jeu et par là devrait être indépendante du point de vue.
La même situation avec d'autres enjeux et d'autres protagonistes (pour justifier une éthique différente)... ne serait pas la même situation!

Siestacorta
La loyauté, c'est assez transitif, comme terme, tu es loyal à quelqu'un, une cause, ta patrie...
Mais généralement, je crois que loyal, c'est par rapport à la parole que tu donnes, non ? (pas sûr, hein, je demande)

Il me semble que la loyauté peut se doser sur la durée pour tout rapport humain, avec ou sans parole donnée. Je peux être loyal à mon patron dans l'adversité même si je n'ai rien promis, ou me dire qu'il est urgent d'aller voir ailleurs : je n’enfreins aucune loi mais je ne suis pas loyal.
En psychanalyse, on décrit aussi des loyautés inconscientes : la nécessité de se conformer à ce que notre complexe parental exige de nous. Le mécanisme étant inconscient (et d'autant plus impérieux), la parole donnée n'entre pas en jeu. Exemple, certaines filles "nulles en math" malgré d’évidentes prédispositions, parce que maman était nulle en math, que ça lui a coûté cher, qu'elle l'a dit à sa fille et qu'elle est fière d'avoir réussi malgré ça mais la vexation reste ouverte. La fille ne peut pas être bonne en math sans raviver la blessure de sa mère et va donc trouver globalement moins coûteux d'être nulle en math.

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Popol (invité)

le dimanche 16 octobre 2011 à 12h08

Siesta :

La loyauté, parole que tu donnes… je sais pas… oui. Mais aussi, par rapport à des ententes qui restent tacites, car communément admises en société (pour une société donnée, s’entend), dès qu’il y a transgression, il peut y avoir problème. Et si transgression il y a, pour des motifs de loyauté également, alors c’est une loyauté contre une autre… En y réfléchissant je trouve qu’il y a une foule de loyautés imbriquées les une dans les autres, et parfois contradictoires, dans le bagage que nous formons avec la morale familiale / les morales familiales dont nous héritons. Ca rejoint ce que dit Eulren.

Eulren :

Assez d'accord.

L’éthique, pour moi, recherche le moindre mal d’un plus petit groupe que celle que la morale recherche.

Les éthiques qui se succèdent dans le temps et les situations, c’est justement ça qui fait que l’on peut recouper non pas les situations, mais la manière générale de les aborder, sous le terme général d’éthique – une forme de réflexion qui fait arriver à des solutions très différentes, selon les personnes, les moments, et les circonstances, même si tout a l’air identique. Par exemple, si je raisonne avec l’histoire des 4 protagonistes en me positionnant avec nos valeurs de société d’aujourd’hui, ou en me positionnant avec les valeurs de l’époque, il y a changement dans le rang que j’énonce, du plus loyal au moins loyal.
Si je suis femme ou homme, mon bagage genré (meeeerdeueueueuh…) pourrait me donner une perception différente, encore que pas vérifiable (je m’appelle pas Tirésias).

L’éthique pour moi, c’est une position mentale qui tente de faire abstraction des situations précédentes, pour ne pas calquer de réponse sur une précédente, et éviter d’édicter une règle, car du coup ma position serait plus morale qu’éthique.

En somme, l’éthique est un instrument fiable, quoique fragile et difficile à maintenir… alors que la morale est plutôt compacte, sécuritaire quitte à être écrasante, et source de situations de doubles loyautés assez pénibles.

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(compte clôturé)

le mardi 18 octobre 2011 à 19h23

Ce test m'inspire un gros tas de réflexions éparses et il me faut du temps pour les écrire de façon claire... Mais je lis, je lis.

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Profil

freeMind

le samedi 08 juin 2019 à 22h34

Le lien n'étant plus valable, on peut retrouver le test de Robin des Bois ici :
mbti.forumactif.fr/t1150-le-test-matrimonial-de-ro...

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