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Me comprendre et m'accepter

Témoignage
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Profil

Mouxha

le vendredi 29 juillet 2011 à 02h52

Bonjour,

j'ai découvert le site il y a quelques mois et j'ai lu bien des discussions avec attention. Je suis ravie de voir le contenu des échanges qui se base le plus souvent sur la tolérance, le partage d'expériences avec les limites personnelles qu'elles contiennent. Je suis contente de trouver des personnes ouvertes, jugeant rarement.
Il m'est difficile de parler de moi sur le net comme ça (ce que mes propos peuvent devenir ?, ce qu'il adviendrait si les personnes dont je parle plus loin lisent ceci...), mais je me lance.

A mon tour d'évoquer ce qui m'a conduit ici, des bouts de certaines de vos histoires pouvant être similaires et m'ont permis souvent de mettre des mots sur des ressentis.
Mon histoire a commencé par le fait que je trompe mon compagnon. Je n'étais pas fière de moi, j'étais déchirée de mentir et de faire quelquechose qui était contraire à ce qu'on m'avait appris.
Quand c'est arrivé, je ne m'y attendais pas du tout, je me disais que de toute façon ce n'était pas une relation importante pour mon amant, et donc pas pour moi non plus. Et que ça ne durerait pas.
J'ai réussi à me convaincre un temps jusqu'à que je comprenne que j'étais amoureuse de lui. Et cela ne changeait rien sur mes sentiments ou mes envies de vie de couple avec mon compagnon. Au contraire, les choses se dénouaient et me permettaient d'être plus épanouie. Finalement je n'étais pas surprise, notamment depuis longtemps il y a des règles que j'ai du mal à accepter, comme les lignes de l'engagement du mariage. Malgré tout, j'ai bien appris et ça a été dur pour moi de me dire que non seulement c'était possible pour moi d'être polyamoureuse (merci grâce à vous j'ai trouvé un vocabulaire correspondant à ce que je ressens) mais aussi de l'accepter et de le vivre.
Cette prise de conscience a été un déclencheur pour moi, je me suis sentie sereine.
Une fois que je n'avais plus de doute sur moi et sur la possibilité de le vivre, j'en ai parlé à mon compagnon. J'ai essayé de faire attention sur la communication, l'empathie (j'ai beaucoup de progrès à faire), mais je dirais "évidemment" ça a été un terrible choc pour lui. Il était trahi, se sentait diminué, seul et se culpabilisait d'avoir raté quelquechose.
Bon, je ne vais pas détailler toutes les phases et toutes les discussions que nous avons eu, certaines que je voyais constructives d'autres plus délicates. On a failli se séparer, ce qui est toujours une possibilité dans l'air, mais je dois dire que mon compagnon a été super en essayant de me comprendre et de faire passer notre amour en premier.
Un moment, il m'a même dit qu'il était prêt à essayer de vivre de la façon dont je le proposais. J'ai trouvé ça encore super qu'on se donne les moyens de continuer ensemble.
Et puis cet essai aura été rapide (à mon goût !) et surtout très cérébral pour lui car il m'a dit avoir bien réfléchi, envisagé toutes les choses. Il est sûr que le polyamour n'est pas pour lui et qu'il ne supporterait pas que je le vive ou même le crois possible.
J'essaie de faire qu'on se concentre sur nous, sur ce qui fait qu'on est bien ensemble, de continuer à vivre ces belles choses et les projets que nous avons ensemble. Surtout qu'il n'est pas possible de prévoir ce qui se passera, ni entre nous, ni entre chacun de nous et éventuellement quelqu'un d'autre.

De l'autre côté, comme un fait exprès pour me faire vérifier qui je suis ou si je me mens à nouveau mais d'une autre façon, entre temps mon 2e amoureux (qui soit dit en passant ne m'a jamais dit ouvertement s'il m'aimait ou m'a aimé) a trouvé une femme avec qui il veut partager sa vie, avec elle seule et inversement elle avec lui seul. Il prend la voie de l'amour exclusif et me met de côté. Dans le sens où, au moins pour le moment, il ne veut quasiment pas d'échanges de nouvelles entre nous.
Ce qui est bien c'est qu'il ne fait pas une croix sur la relation que nous avons eu, de quelque nature qu'elle soit, mais je me dis qu'elle s'est arrêtée, et qu'il ne m'autorisera peut-être même pas à être son amie.

Ce qui ressort de ça pour moi, c'est que j'aime ces deux personnes, et je souhaite qu'elles soient heureuses.
Et je sens que l'honnêteté est importante pour moi. D'abord envers moi et aussi envers les autres (en tout cas ces personnes si proches), et je ne parle pas de transparence non plus.
Mais je ne sais pas si cela est compatible de mes relations. J'ai peur que celle avec mon compagnon s'arrête aussi, non pas parce qu'on ne s'aime plus mais parce que des histoires imaginaires sur le futur ne viennent prendre le pas sur ce qui nous lie. Je sais que je ne dois pas rester sur cette peur, et j'essaie de travailler à renforcer nos liens actuels. Il y a tellement de belles choses possibles.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Popol (invité)

le vendredi 29 juillet 2011 à 18h18

Bonjour!

Beaucoup de choses positives dans ce message motivé par une situation difficile... Tous mes vœux, il faut parfois laisser passer du temps, pas mal de choses se résolvent seules. Pour le reste, tu me sembles parfaitement au clair avec toutes les incidences possibles sur tes relations; tu parles peu de choses qui doivent te faire mal, pourtant. Esprit optimiste? :-)

Pour ma part, j'aimerais savoir quelle différence tu fais entre l’honnêteté et la transparence, ton point de vue m'intéresse.

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arsène lutin (invité)

le vendredi 29 juillet 2011 à 18h39

bonjour a tous.!!!
je vis un cas un peu similaire...
et moi aussi je me pose la méme question que Popol.

a savoir,quel différence il y a entre l’honnêteté et la transparence??

salut aux lutins.

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Mouxha

le vendredi 29 juillet 2011 à 21h18

J'avoue que ces jours ci je ne me sens pas très heureuse.
Dans les choses qui me font mal il y a le fait que mon 2e amoureux ne souhaite plus qu'on se voit. Ca c'est dur car on a passé de supers moments et c'est grâce à lui que je me suis sentie plus moi. Avant qu'il ne rencontre la femme avec laquelle il vit, je crois qu'il ne cachait pas à ses copines qu'il n'y avait pas d'exclusivité. C'est ce qu'il m'avait dit. Mauvais timing, lorsque moi je suis prête, lui ne veut plus.
Il y a aussi quelquechose que j'essaie de comprendre mais j'ai vraiment du mal à le concevoir. C'est une des réactions de mon compagnon. Je suis consciente qu'il sente de la trahison, une perte de confiance en moi, de la souffrance. Il m'a bien dit, entre autres choses, qu'il croyait avoir raté un truc si j'étais allée voir ailleurs. Ce qui est dur cette fois c'est qu'on a apparemment des valeurs incompatibles, que notre relation risque de s'arrêter là. Quel dommage si cela arrivait... Et en plus, il a une forme de déni que je peux comprendre mais que je n'admets pas. Pour lui, si on se sépare, alors il doit changer de boulot, de région, couper les ponts avec ceux qu'on connaît en commun et faire une croix sur moi et sur notre histoire. Alors que pour moi, ça changerait beaucoup certes, mais pas ce que je ressens pour lui ni mon envie de le voir bien. Une des raisons de cette fuite serait de ne pas me voir sombrer, m'autodétruire, notamment en me faisant mal jugée partout (je suppose fille facile qui couche) dont dans le travail, d'où dépression, perte d'emploi, voire agression ou je ne sais quoi ! ça serait dur pour lui alors qu'il tient à moi. Mais comment imaginer de telles choses ?
Avec tout ça, je me sens sans doute abandonnée, au moins esseulée. D'autant plus que je n'ai pas d'amis ou de copains avec qui en parler. Ou ne pas en parler mais aller se divertir ! Une de mes amies qui compte beaucoup pour moi est en instance de divorce car son mari est parti pour vivre avec une autre femme . Je la sens tellement fermée sur ce sujet que je ne me vois pas lui parler de ce qui se passe chez moi...
D'ailleurs merci pour vos réponses et vos encouragements. Ici je sens tellement une écoute bienveillante...
En effet, j'essaie de rester optimiste. Je ne sais pas si c'est mon type d'esprit. Surtout qu'en général pour vivre ce que l'on souhaite il est préférable de l'être, optimiste... Mais pas si facile.

Pour répondre à vos questions sur la différence entre honnêteté et transparence pour moi, je dirai ceci :
l'honnêteté est de dire ce qui est vrai (devrais-je rajouter de son propre point de vue ???). Dire je t'aime. J'aime aussi telle autre personne. Ce soir je sors. J'ai envie de construire quelquechose avec toi. Je me vois vivre longtemps avec toi, je ne sais pas si ce sera le cas. Ou pas.
Evidemment c'est ce qui est vrai à ce moment là. Puisque tout est sujet à évolution. Justement l'honnêteté est de l'admettre. Que les choses ne sont pas figées, que ce qui est après n'est pas connu. Mais qu'on peut faire en sorte que cela se dirige vers ce à quoi on aspire.

La transparence dans ce cas serait : je vois untel à tel moment, nous avons fait telle chose et telle chose. Ca se passe comme ça avec lui. Donner son emploi du temps précis, beaucoup de détails, aller au ciné seule par exemple ou dire si j'ai fait autre chose dans un moment qui m'était dédié. Je pense que que tout dire n'est pas bon. Je vois ça comme si du coup il n'y avait plus rien à apprendre de l'autre puisque tout est partagé. Plus de surprise, de choses qui peuvent éveiller un intérêt spécifique. J'aime cette phrase : cultiver son jardin secret, même s'il n'y a rien dedans.

Au plaisir de vous lire.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Popol (invité)

le vendredi 29 juillet 2011 à 21h57

Ton compagnon over-réagit, c'est un vrai rejet, dis donc. Je peux comprendre, s'il découvre qu'il a été tenu à l'écart.

Ce qui sonne bizarre par contre, c'est le fait de ne pas supporter que tu sois éventuellement mal vue.

Qu'en penses-tu, toi?

Et merci pour ta réponse sur honnêteté et transparence, c'est ce que je pense aussi. Le jardin secret, même vide... c'est absolument vrai. Aussi parce que je pense que dès que l'autre insiste pour savoir si mon jardin est occupé ou pas, rien que ça, il peut vouloir se réconforter en s'imaginant se l'octroyer mentalement, le considérer comme un endroit à investir, puisqu’il n'y a personne d'autre. A l'inverse, par calcul sentimental inconscient, me "soigner" particulièrement en pensant avoir de la *concurrence".

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Profil

Mouxha

le vendredi 29 juillet 2011 à 22h38

Mon compagnon me dit que je ne vois pas la réalité autour de moi. Qu'il y a beaucoup de prédateurs.
J'ai en effet du mal à cerner pourquoi ce serait si terrible pour lui que je sois mal considérée. Déjà maintenant en nous imaginant vivre avec pour moi d'autres relations, une des questions pour lui est que dire à nos familles, nos amis, nos relations sociales ?C'est normal de se poser des questions pratiques, je trouve pourtant insistant. Car si personne ne demande rien, on n'est pas obligé d'en parler ! Et pas tout le monde serait en face forcément extrêm(ist)e.

J'ai l'impression que chez lui le poids des traditions morales est important. Il me dit d'ailleurs qu'il a été élevé dans les règles de la religion chrétienne et qu'il ne peut pas s'en défaire comme ça. Bien qu'il ne se sente pas pieux. Que la société dans laquelle nous vivons a ses règles et je réduis peut-être mais, qu'il faut nous y conformer, en tout cas les accepter et les suivre. Le regard des autres est donc important pour lui mais quelle implication si c'est moi qui ne suis pas les règles ?
Est-ce parce qu'il éprouve de la possession donc si on me rejette ou me maltraite, alors il est visé ?
Est-ce parce qu'il a peu confiance en lui et veut maîtriser les choses ? or là ça sort de son cadre ?
La confiance en lui est un point sur lequel il travaille car se sait fragile là-dessus.
Je sèche un peu...

Bien pensé tes réflexions sur le jardin secret. J'aime assez les interprétations contraires de ce que l'autre peut ressentir ou chercher. Comme quoi, on ne sait jamais ses idées.

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Popol (invité)

le vendredi 29 juillet 2011 à 23h09

Prédateurs... Ben il y a des gens qui deviennent prédateurs quand ils sentent qu'il y a gibier... Du moment qu'on est fort, on ne se sent pas gibier. Enfin... à mon idée.

On n'est pas obligé d'en parler, même si quelqu'un demande! Mieux vaut bien être préparé à répondre gentiment que ce sont vos, tes affaires.

Un truc comme le polyamour confronte forcément aux valeurs environnantes, c'est important je trouve de réfléchir aux arguments à mettre en avant pour démontrer que chacun suit sa voie, en la matière, et avant d’être parfois violemment attaqué.

Possession, manque de confiance en soi, donc recherche de maîtrise quand ça sort du cadre, ben... oui, je pense qu'un épisode comme celui-ci révèle des zones de faiblesse peu confortables à exposer, fût-ce et surtout à une personne qu'on pensait connaître par cœur.

Pas de jardin secret, ou transparence totale, ben quelque part, ce serait pour conforter le partenaire; parce que si on poussait le bouchon à fond, moi je proposerais que chaque fois que je pète, je le fasse dans un sachet plastique pour l'ouvrir une fois de retour auprès de mon bonhomme, histoire de partager vraiment tout :-)) . Par effet de pensée rebond, je dis ça: si la transparence c'est pour éviter les mauvaises odeurs, ça veut dire que quelque part tout péteur en puissance va exercer sans s'en rendre compte, sûrement, un auto-contrôle pour ne pas prouter du tout... :-), tu vois ce que je veux dire?

Moi j'aime trop les échalotes et l'ail, ça le ferait pas: aucun sachet ne serait assez résistant. ;-)

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Profil

Mouxha

le vendredi 29 juillet 2011 à 23h26

J'adore !!... ça m'a bien fait rire le coup du prout.
Et en revenant dessus je crois avoir saisi. Transparent, inodore, sans saveur, chiant quoi (ah, ça tombe bien je suis toujours dans le sujet...) et tout ça sans s'en rendre compte, en voulant satisfaire le partenaire ?

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Popol (invité)

le vendredi 29 juillet 2011 à 23h34

Xxactement.

Et que donc, le polyamour en transparence, ça peut être aussi un truc hyper-contrôlant, sous prétexte de liberté. Comme certains libertins qui veulent bien que le partenaire ait des ébats avec quelqu'un d'autre, pourvu qu'ils y assistent.
Liberté mon cul ;-) : comme ça, on a l'air vachement à la cool... mais il se peut que ce soit juste du voyeurisme, ou même qu'on en ait besoin pour bander.

Si on fait l'équivalent sur le plan amoureux, ça signifie... que c'est peut-être le ressort de la relation, quelque part. Ou que ça en fait partie.

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Popol (invité)

le vendredi 29 juillet 2011 à 23h42

Mais bon, ton fil est en train de partir sur mes petites obsessions... faudrait pas. ;-)

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Mouxha

le dimanche 31 juillet 2011 à 00h13

En effet, je ne me vois pas vivre dans ce type de transparence ni amoureuse, ni sexuelle.
Pour ne pas trop dériver vers tes obsessions, je vais revenir un peu sur le titre de mon fil.
Avec mes réflexions suivantes de ces derniers jours, qui touchent encore au sujet de l'honnêteté et du mensonge à divers degrés.

Comme je le disais, j'ai menti à mon copain au début de ma nouvelle relation. Ou plutôt je ne lui ai rien dit.
Ensuite je me suis menti à moi -même sur la nature des sentiments que j'éprouvais pour l'autre. A ce moment là, ce qui est "drôle", c'est que j'étais super honnête avec lui en lui disant qu'il ne devait rien attendre d'autre de nous que ces quelques moments. Or j'étais déjà à côté de la plaque. Je ne lui disais pas ma vérité profonde alors est-ce que je le trompais aussi ?
Quand j'ai accepté de me voir telle que je suis et de vouloir essayer de le vivre, mon 2e amoureux ne l'a en fait peut-être pas entendu. Quand j'y repense, il semblait n'avoir en tête que ce qu'il avait vu de moi avant et restait sur les impossibilités. On en un peu reparlé (pas trop puisqu'il ne peut plus me voir), je crois qu'il a vu des évolutions.

Mon compagnon est quant à lui resté focalisé sur mon mensonge. Ce que je peux très bien comprendre. Le fait que j'ai été honnête en lui disant ce que j'avais compris de ma façon de fonctionner n'est pas un argument pour lui. Car je pense que c'est ça le plus important, et pas que je lui ai menti ou pire que ce soit untel en particulier qui m'aurait fait tomber du mauvais côté.

Donc là je dirai dans ces 2 cas que l'honnêteté ne permet pas de forcément d'ôter le bandeau qu'on a sur les yeux.

Pour maintenant, je sens que je veux rester honnête avec moi-même et me respecter. Dans le polyamour, je vois surtout pour moi l'acceptation et la possibilité d'aimer plusieurs personnes en même temps. Ce qui ne veut pas dire que c'est obligatoire, que c'est ce que je cherche et encore moins que je vais coucher à droite à gauche (pas du gibier !)...
Ce que je crains c'est qu'insidieusement, sans m'en rendre compte, je reprenne un schéma antérieur de voilage de face pour éviter de parler des choses qui fâchent avec mon ami en le sentant toujours certain de sa conviction.

Certains d'entre vous ont-ils déjà vécu des choses similaires avec un partenaire mono-exclusif qui voit la fin d'une histoire aussi radicalement ?
Je sais que ça peut finir. Mais j'espère tellement qu'on continue bien ensemble. Je ne sais sans doute pas choisir les bons mots.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Popol (invité)

le dimanche 31 juillet 2011 à 09h56

Bon, deux choses: premièrement, avec ce que tu racontes, ça me plonge dans la perplexité (j'aime bien, faut creuser, c'est stimulant; merci :-) )

On dirait que le fait d'être honnête avec soi-même, c'est accepter de changer un peu tout le temps, et de le reconnaître - en peu de temps, tu t'es voilée la face, tu t'es caché des choses, des sentiments, donc fatalement tu les caches à d'autres. Ce sur quoi tu mets le doigt à présent.

Mais comme on est humain, on ne peut pas être dans la quasi-simultanéité de ressentir, vivre, vivre des histoires, se laisser surprendre et charmer par ce qui arrive, vivre l’évolution des relations, etc, et tenir baromètre journalier de tout ce qui arrive, ce serait inondant pour le partenaire de base. En tous cas, je ne vois pas comment ce serait supportable de vivre une histoire de couple, et de tout se raconter de soi dans l'idée "je ne cache rien". Ne serait-ce que parce que deux personnes ont des idées différentes sur ce qu'il est important de dire et pas, je veux dire, où se situe l'honnêteté et ou commence la dissimulation.

A ton idée, tu progresses en devenant capable de t'avouer tout ça, donc en devenant capable de mettre les choses à plat avec PB (partenaire de base).Oui, je percute, je suis d'accord.
Et là, c'est la caque en plaque, parce que c'est comme si tu essayais d'avancer à VTT sur une route, et que PB, lui, n'a qu'un torpédo. Largué, le gars. En même temps, voir son partenaire faire des prises de conscience importantes alors qu'on est soi dans un rythme insouciant sur le plan de la relation, c'est un peu inquiétant. "Mais, hé, tu vas où, attends-moi?" "Je reviens, t'inquiète, je profite de mon VTT tout neuf!" PB n'a rien vu venir, c'est aussi très vexant quand on croit bien connaître son partenaire.

Perso, je n’ai pas vécu ton histoire, mais j'étais dans le rôle du PB qui est OK avec la notion du polyamour. C'est la manière de l'autre de le vivre et de me tenir au courant de sa nouvelle relation qui m'a mis les boules. J'entre pas dans les détails (pas envie), mais précisément, le décalage entre le moment où il a fait connaissance avec l'autre et celui où il m'a annoncé où ils en étaient (relation nouée, sentiments avoués, et rapports sexuels), c'est là que ça n'a pas collé. D'autant plus que pour le côté sexe, on venait de sortir d'un coup de chaud sur les tests du sida et qu'une chose en amenant une autre, on s'était un peu frittés sur un truc annexe, la peur générale des MST, les autres saloperies qui peuvent s'attraper.

J'étais à la rue: on s'occupait de nous, on ramait pour trouver le temps de régler ça, quasi tout le temps de la relation était squatté par ça, c'était rude, prenant... et lui se prenait de la marge et du bon temps en vivant les premiers frémissements d'une histoire (qu'est-ce que c'est bon, ça, à part ça :-) ).
Tout en me rendant compte que c'était irréaliste de tenir des comptes à la con du genre "aucun des deux ne doit avoir une vie en-dehors"... il reste que j'avais l'impression de bosser plus que lui à nous tenir la tête hors de l'eau. Qu'il allait au lunapark pendant que je faisais la vaisselle, quoi. Jalousie oui, mais pas au sens habituel: j'étais dans la jalousie de voir que lui arrivait à séparer les choses, et que moi j'étais en entier dans le coté problématique de notre relation.

C'est con, hein :-(

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Profil

Mouxha

le dimanche 31 juillet 2011 à 15h06

Le temps. Je crois qu'en effet c'est un paramètre non négligeable.
Entre la durée et la simultanéité, ce n'est pas simple d'arriver à être en phase avec les autres !
L'image de la course est très parlante.

Oh ! j'imagine bien ce que tu as dû vivre. En plus ajouté à cela des questions sur les MST... pas joyeux.
C'est vrai que même en ayant un esprit ouvert et en essayant d'avancer dans la voie qui semble la meilleure, je pense que ce n'est pas toujours facile d'y parvenir. Car justement comme tu le disais nous sommes humains, pris dans le tourbillon de sentiments et ici aussi émotions.
Donc ce n'est pas con, c'est juste humain et surtout ta façon de le vivre.
Si tu parles au passé c'est que cette histoire n'est plus comme ça ?

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Popol (invité)

le dimanche 31 juillet 2011 à 15h32

L'histoire est en suspens pour d'autres raisons.

Et toi, comment ça avance avec ton "PB"?

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(compte clôturé)

le dimanche 31 juillet 2011 à 18h47

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Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Popol (invité)

le lundi 01 août 2011 à 10h13

Salut Eclisse,

J'ai relu soigneusement le fil et je n'y vois aucune litanie omniprésente concernant le manque de confiance en soi.

Au milieu de beaucoup d'autre notions bien plus souvent évoquées, tout ce que j'ai vu, c'est:

- que le compagnon de Mouxha n’a plus confiance en elle.

- qu'elle suppose qu’il puisse manquer de confiance en lui. Et sait que c’est un point fragile chez lui, et qu’il le sait aussi.

Je suppose donc que c'est quelque chose de très sensible pour toi, ce point-là, d'autant plus que tu le relies immédiatement au fait de se rassurer devant la vieillesse, qui n'a jamais été évoquée dans ce fil; et au multi-partenariat, qui est plus une des concrétisations possibles du polyamour qu'autre chose.

Il y a donc beaucoup de développements possibles à cette réflexion (le démon de midi par exemple, chez les hommes et les femmes, ou le sexe qui rassure), mais je ne vois pas le rapport avec la situation de Mouxha et ce qu'elle traverse, ni ses appels à lire des expériences similaires.

Cette intervention ne vise aucunement à te faire taire, mais s'interroge honnêtement sur des aspects que j'ai moi-même évoqués ailleurs. On peut changer de fil, en créer un autre, pourquoi pas?

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(compte clôturé)

le lundi 01 août 2011 à 10h41

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Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Popol (invité)

le lundi 01 août 2011 à 11h25

En effet, très exactement, et comme je le relevais.

Mais bien moins que d'autres thèmes. Que je te propose d'aborder sur un autre fil ou on pourra en discuter à cœur joie; s'il te plait de l'ouvrir, car pour ma part, en tant qu'invité et veut le rester, je ne le peux pas. :-)

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(compte clôturé)

le lundi 01 août 2011 à 13h02

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Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Popol (invité)

le lundi 01 août 2011 à 13h44

Eh bien, tant pis.

Ma foi, pour aller à contre-courant, mieux vaut être préparé à bien argumenter. Tout point de vue est défendable, pourvu que l'ouverture s'y manifeste, que le vocabulaire reste accessible, et que la sincérité guide les échanges.

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