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D'accord sur le principe, mais...

Bases
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LuLutine

le samedi 09 avril 2011 à 01h49

Nous étions tous les deux d'accord sur le principe. Je l'ai même été avant lui, assez souvent. Nos "accords", qui consistaient au départ en la tolérance de certains "écarts", ont évolué d'un commun accord vers les amours pluriel(le)s.

Aujourd'hui, je fréquente d'autres gens, même si c'est souvent platonique (pour des raisons de malaise d'un amoureux comme de l'autre).

Mais lui, qui voyait aussi (surtout ?) les avantages pour lui à une époque, et a même été le premier à vouloir une ouverture, lui voudrait aujourd'hui revenir en arrière, parce qu'il n'a pas encore fait d'autre(s) rencontre(s), et que ses "essais" se sont soldés par des échecs (du moins, il les interprète comme des échecs, mon interprétation dans la même situation serait peut-être différente).

Cette réaction m'apparaît (à tort peut-être) comme un peu égoïste. De plus, je ne me sens pas capable de revenir en arrière (je le dis d'ailleurs depuis assez longtemps, je ne l'ai caché à aucun moment).

Mais que répondre à quelqu'un qui répète "Je n'ai que toi, je n'aurai jamais que toi" (sous-entendu : la situation doit donc être "équilibrée") ?

Pour moi "avoir quelqu'un" n'est pas un but en soi ni une condition au bonheur (on passera sur l'utilisation du verbe "avoir", admettons qu'il l'utilise simplement parce que c'est une expression "courante"). Cependant, on peut juger que c'est facile pour moi de dire ça, tellement facile pour moi qui vis plusieurs relations !

Bien sûr j'ai eu par le passé des périodes de solitude où j'ai appris à trouver mon bonheur sans "avoir quelqu'un"...voire même parfois, sans avoir de véritables amis ou de gens sur qui compter...mais aujourd'hui ce n'est plus le cas, alors c'est difficile de se faire entendre et de réussir à dialoguer !

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(compte clôturé)

le samedi 09 avril 2011 à 09h23

Après la tyrannie du sexe, la tyrannie relationnelle? Si c'est la même personne, pour moi le dénominateur commun, c'est ce mot qui résonne comme une prison.

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wolfram

le samedi 09 avril 2011 à 13h18

son désir de retour en arrière est, semble-t-il, lié à son incapacité à se faire aimer ou à aimer ailleurs... était-il poly ou volage ?

ça doit être une grande souffrance pour lui de vivre ta liberté et d'être dans l'incapacité de construire la sienne...

est-il bien fait pour toi ?

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Clown_Triste

le samedi 09 avril 2011 à 13h43

Lulutine, il faut espérer que c'est un malaise passager lié à un "coup de blues", à une conjoncture pas très positive pour lui.

Mais, telle que tu la décris, il s'agit bien d'une réaction égoïste. Centrée sur lui, sur son ressenti, sur son désir que tu "aies moins" pour que vous soyez au même niveau, sur ses peurs aussi, sans doute. Alors que tu sembles t'épanouir dans la polyamour, il voudrait que tu cesses. Difficile pour moi d'imaginer plus égoïste (même si on peut comprendre qu'il souffre et que la souffrance/la peur le poussent dans cette direction).

Que répondre ? Toi seule le sais vraiment.
Moi j'évoquerais l'impermanence des choses. "Tu n'as que moi... pour me moment (en admettant qu'on puisse "avoir" quelqu'un). Profitons d'être ensemble, sans présager à l'avance de ce que la vie nous réserve pour la suite.".

Mais on voit mal en quoi cela t'obligerait de ton côté à renoncer à d'autres relations, surtout s'il "n'a que toi" non par choix mais par difficulté à nouer d'autres relations aujourd'hui. Ses difficultés à plaire, à séduire, à trouver "chaussure à son pied" n'ont rien à voir avec toi (et ce déséquilibre est courant entre hommes et femmes).

Après, sans doute peux-tu le rassurer en lui rappelant l'importance de votre relation à tes yeux, ton désir de la faire durer, les projets communs qui vous lient. Mais je ne vois pas ce que tu pourrais faire d'autre sans prendre le risque majeur de renier tes aspirations personnelles actuelles.

C.T.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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oO0

le dimanche 10 avril 2011 à 00h52

LuLutine Mais que répondre à quelqu'un qui répète "Je n'ai que toi, je n'aurai jamais que toi" (sous-entendu : la situation doit donc être "équilibrée") ?"

Sous-entendu : la situation doit donc être "équilibrée" ? (Note d'intention : Tout ce que j'écris par la sutie va de le sens que le sous-entendu peut venir de l'interprétation du récepteur du message et, non, de l'émetteur.)

Comme tu le signales toi-même, Lulutine, dans ton post par ce point d'interrogation, tu te poses une question. Il ne s'agit donc pas d'une affirmation.

Pourquoi, je pense que c'est possible de trouver un autre sens ?

J'ai déjà tenu ce genre de propos autant dans des relations exclusives qu'inclusives. Il y avait de l'ironie et du cynisme dans ce propos, propos que je complétais souvent par : "Il ne me reste plus qu'à être un heureux cocu." Je constatais simplement qu'entre l'ouverture aux possibles et la réalité de ces possibles, il y avait un monde d'écart : celui qu'il peut y avoir entre l'idéal et le réel.

De toute évidence, il ne s'agit pas de la même situation. À même propos, situations différentes et donc, sens différents... EN PARTIE ! Cela reste les mêmes propos, non ? Ne s'agit-il pas de l'écart entre l'idéal et le réel ? Lulutine, c'est peut-être de l'humour, un humour dépité, cynique et ironique - Ou que sais-je ? - certes, mais de l'humour.

Oscar Wilde
"L'humour est la politesse du désespoir."

Attend-t-il que ta situation soit comme la sienne, ou t'exprime-t-il qu'il ne s'attend plus à personne d'autre que toi, soit un certain dépit ? Alors, oui, si c'est du dépit, ce n'est guère attirant, mais il y a une certaine lucidité sur ce que peut être le mode de vie polyamoureux qui me semble faire partie du processus normal de maturation d'un tel mode de vie.

Entre déception et égoïsme, il y a un monde de différence. Et ATTENTION, ce n'est pas toi qui fait l'objet de sa déception, au contraire !

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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oO0

le dimanche 10 avril 2011 à 01h30

Pour ma part, je ne vois pas de l'égoïsme de sa part, mais un malentendu entre vous.

L'origine de ce malentendu ?

Les situations de célibat font l'objet d'un étrange tabou dans nos sociétés. À la difficulté de ce tabou s'ajoute la complexité de celui qui reste seul dans une relation polyamoureuse. Pas vraiment seul, mais quelque part... seul. Pourquoi le célibat est un tabou ? Je ne sais pas, mais je remarque que lorsque les personnes en parle, elle n'en parle pas en fait. La plupart du temps, il s'agit de paroles d'incitation diverses à ne plus être célibataire, mais très peu de parole témoignent d'une réelle écoute du vécu de ce genre de situation. Bref, le malentendu vient, ici, à mon sens, d'une carence de notre registre d'expression sur ce genre de situation.

Concrètement, tant que le rôle de la cécité sociétale de ce genre de carence n'a pas été solidement investigué, je ne peux qu'éprouver une farouche envie de m'opposer à ce qui me semble de douloureuse accusation : le parti pris de l'interprétation de l'égoïsme.

Le costume de l'abominable homme des neiges
Être pris dans un malentendu, c'est comme gesticuler dans un costume de l'abominable homme des neiges, ici, celui de l'égoïste. Plus on gesticule, plus on paraît abominable. Impossible de sortir soi-même de ce costume, c'est comme les robes à tirettes, il faut quelqu'un d'autre. Il faut d'autant plus quelqu'un d'autre que ce genre de costume va avec des gros doigts qui empêche de tirer la tirette. Il y a beau vouloir bouffer les doigts du costume, les dents ne sont en caoutchouc comme pour celui qui est affublé du costume alors qu'elles sont réelles pour celui ou celle qui le voit comme tel. Il y a beau gueuler dans toutes les langues que ce n'est qu'un costume, il n'en sort que des grognements incompréhensible. A devenir fou, complètement fou ! Même faire le fou pour faire rire, fait encore passer pour plus fou...

Enfin, bref, Lulutine, t'as l'impression d'avoir un monstre d'égoïsme devant toi, mais ce n'est peut-être qu'un costume d'abominable homme des neiges dont ton regard l'a affublé sur un malentendu ou plutôt, une incapacité de notre société à nous donner les moyens de s'entendre dans ce genre de situation. Le costume de l'égoïste, voilà, tout ce que la société nous offre dans ce genre de situation, mais il est extrêmement douloureux à porter. Mais, n'est-ce pas ajouter à la douleur de sa déception que de prendre le risque de le lui faire porter ?

Ce costume, si tu m'as bien compris, il n'y a que toi qui peut le lui enlever dans ton regard. Demande lui de se retourner et de rester calme, cherche bien la tirette et si tu n'en trouves pas, gratte lui le dos cela lui fera plaisir et il te sera reconnaissant.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Eparsentiere

le dimanche 10 avril 2011 à 10h59

Bonjour :)

Lulutine
Mais que répondre à quelqu'un qui répète "Je n'ai que toi, je n'aurai jamais que toi" (sous-entendu : la situation doit donc être "équilibrée")

mais qui sous entend cela?
lui? toi? les autres?

chez nous aussi nous arrivons à ce "constat" (un bref retour à une ancienne relation, pas vraiment d'amis..) donc: "je n'ai que toi"
j'ai craint que cela signifie "arrête ces autres relations"
ce dont je serai incapable. (il le sait)
il se trouve qu'il veut que je passe plus de temps avec lui. c'est donc ce que nous tentons de faire.

il faut voir et discuter sur ce que chacun de vous a envie et peut donner..

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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anna (invité)

le dimanche 10 avril 2011 à 14h17

Tiens tiens cela me rappelle quelques choses...
Un de mes amoureux m'a déjà dit ça mais après discussion, longue parfois difficiles, cela voulait dire qu'il ne pouvait pas s'investir affectivement dans plusieurs relations, qu'il voulait être avec moi, rien qu'avec moi et il avait peur de me perdre. Je suis polyamoureuse, j'ai un autre amoureux rencontré après celui dont je parle.
Actuellement nous avons le projet de vivre ensemble, peut être de faire un bébé, plus tard... je suis toujours avec mon autre amoureux.

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(compte clôturé)

le dimanche 10 avril 2011 à 14h26

Nommer les problèmes, c'est déjà beaucoup de fait. Certains thèmes doivent d'abord cesser d'être des tabous à éviter d'évoquer...

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(compte clôturé)

le dimanche 10 avril 2011 à 15h52

LulutineMais que répondre à quelqu'un qui répète "Je n'ai que toi, je n'aurai jamais que toi" (sous-entendu : la situation doit donc être "équilibrée") ?

En amour, mono ou poly, ne jamais dire "jamais", ne jamais dire "toujours", exemple: Il te dit "Je n'aurai jamais que toi" alors que tu racontes qu'au début, c'est lui qui a souhaité l'ouverture de votre couple, et en a sans doute profité avec plaisir, voire bonheur. En ce moment il est en période creuse et te voudrait donc toute à lui... sauf que ce n'est pas concevable. Le pluriamour, c'est un choix de vie, pas une opportunité. Malheureusement, je me rends compte que, notamment chez les mecs (plus que les filles, si, si) c'est souvent vécu au départ comme une opportunité permettant de vivre d'autres relations sans risques de "casser son couple". Un adultère autorisé, en somme. Quand c'est un vrai choix, on reste pluriamoureux, même dans ses phases mono ou solitaires et on ne demande pas à l'autre d'être mono parce qu'on vit un moment solitaire! Quand mon cher et tendre m'a proposé un "retour au couple classique" à la fin d'une liaison de 6 ans, si importante que pendant ces six années j'avais dû apprendre à vivre beaucoup sans lui, je lui ai répondu: "Quand tu t'es éloigné, cela n'a rien changé à mon amour pour toi, mais j'ai appris à vivre heureuse seule ou avec d'autres, et si je n'avais pas été fondamentalement pluriamoureuse, je ne serais sans doute pas près de toi aujourd'hui. A présent, à toi d'apprendre à aimer sans être dépendant. Je ne changerai pas mon mode de vie au gré des fluctuations de TA vie amoureuse, car c'est à toi d'assumer ces fluctuations, et je ne changerai pas ce que je suis, sous prétexte que tu traverses une phase de basses eaux amoureuses." Lulutine, imagine la situation inverse: si tu n'avais pas d'amoureux et que ton partenaire aies des amoureuses, lui demanderais-tu de revenir à un couple classique?

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oO0

le lundi 11 avril 2011 à 00h24

Combien de personnes souhaiterait sur ce Forum, connaître au minimum la situation de Lulutine ? Clairement, oui, j'abonde dans le sens d'une autonomie affective : apprendre à s'épanouir dans les moments de solitude ou dans l'absence de l'autre. Reste qu'à ce moment là, il me semble plus avisé de mettre en avant le témoignage de cet apprentissage plutôt que l'égoïsme mâle. C'est juste une question de savoir ce sur quoi l'on veut miser, le meilleur pour soi et l'autre ou le pire ?

C'est comme au casino, miser son énergie sur l'égoïsme mâle, vous doublerez votre mise chaque fois que le numéro de cet égoïsme sortira, parce que, oui, il y en a. Mais il y a aussi des qualités. Alors faut savoir ce qu'on veut, les qualités ou les défauts. Prendre une personne en défaut n'a rien d'épanouissant pour la personne, au contraire, cela ne fait que l'enfoncer dans ses défauts et la diminuer dans son estime personnelle.

Gérer la déception de l'écart entre l'ouverture aux possibles et la réalité de ces possibles n'est déjà pas affectivement évidente, mais devoir en plus la gérer dans un costume trois pièces, noeud papillon d'égoïste, là, cela peut relever de la mission impossible !

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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oO0

le lundi 11 avril 2011 à 00h43

Je déteste être aussi long. Alors, juste une petite anecdote.

Dans mes relations semi-ouvertes, que ce soit pendant ou après. Généralement, j'avais peu d'ouvertures à d'autres relations et souvent plus pendant que après. Par contre, les personnes avec qui j'étais et qui n'en demandaient pas autant n'en manquaient pas, cela leur pleuvait parfois même dessus sans qu'elle ne demande rien. Il y a de quoi le prendre avec hilarité ! Que ce soit, moi ou elles, la vie nous offraient le contraire de ce que nous attendions.
You can't always get what you want
Nous amuser ensemble de l'ironie de telles circonstances nous a souvent réconcilié et, parfois même, plus que de raison.

Tiens, je parierais - Lulutine - que le jour où il fera une heureuse rencontre, ironie oblige, les circonstances seront loin d'être idéale. Du style : "Hier, oui, et même demain, oui, mais aujourd'hui, non, pas aujourd'hui ! Justement le jour où ..." - Rhââââ !

Perso, l'une des rares époques de ma vie où j'ai eu l'occasion de vivre des relations libres, ironie, j'ai senti comme une période de sale temps se lever sur ma vie. Le genre de sale temps qui se traverse... seul. (Vous emmenez, vous, les gens que vous aimez en mer par période de gros temps, le genre de gros grain où vous avez une chance sur deux de couler ?)

P.-S.: Désolé pour mes longueurs ces derniers temps, promis, je prends congé quelques semaines.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Jena

le lundi 11 avril 2011 à 01h40

Je trouve triste en effet que la phrase "Je n'ai que toi, je n'aurai jamais que toi" puisse aussi être entendue avec "par défaut", "faute d'avoir trouvé plus", quand il voit des tentatives de conquêtes extérieures comme des échecs. Te demander, en conséquence, de réduire, voire rompre tes autres relations me semble effectivement égoïste.
Bien sûr le fait que ce soit lui qui ai proposé le polyamour au départ ne fait qu'ajouter au curieux de la situation, mais je ne pense pas que cela doivent être retenu contre lui. Ce qui compte, c'est l'accord que vous avez eu depuis, et sur lequel, finalement, il demande de revenir. À mon sens, et ça dépend de ton regard sur la situation, tu peux voir ça comme une demande de sacrifice, probablement impossible, qui signifie la fin probable de votre histoire; mais c'est peut-être aussi, temporairement, un gros besoin d'être rassuré sur sa capacité à être aimé, mise à mal par ses échecs ressentis ailleurs.
Sans renoncer à tes autres histoires, peut-être l'entourer de petits soins, lui rappeler combien tu l'aimes ? Une fois ce point acquis, si ça ne lui suffit, c'est peut-être d'une monogame dont il a besoin...

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Le Lutin Vert (invité)

le lundi 11 avril 2011 à 14h51

Alors je suis un peu la personne dont on parle donc je vais essayer de donner mon avis et mon ressenti sans entrer dans les détails.

Déjà un peu de psychologie : j'ai plus de 30 ans et je n'ai embrassé qu'une fille sur la bouche dans ma vie (petit calcul totalement faux, mais qui donne mon état d'esprit réel : la prochaine ce sera vers 65 ans).

Ensuite je ne suis pas fermé au polyamour, j'accepte les autres relations de ma douce (plus ou moins bien, mais c'est mon problème, et c'est majoritairement lié à mon incapacité à susciter ne serait-ce qu'une infime réaction de tendresse d'autres femmes). Mais le problème dans ce cas précis est que c'est un homme de l'époque mono, quitté juste avant moi. Qu'a l'époque dans *mon* imaginaire, il était sans doute question de vie à deux, d'enfant, de maison, de jardin et de labrador avec lui.

J'ai vraiment du mal a concevoir, par exemple, que l'on puisse arriver à avoir par exemple des enfants avec plusieurs relations et c'est une vraie source de souffrance et d'inquiétude.

Je remarque également que se problème semble être très masculin au vu des commentaires.

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anna (invité)

le mercredi 13 avril 2011 à 08h47

lutin vert :"J'ai vraiment du mal a concevoir, par exemple, que l'on puisse arriver à avoir par exemple des enfants avec plusieurs relations et c'est une vraie source de souffrance et d'inquiétude. "

Je comprends très bien cette inquiètude et je ne pense pas que le polyamour oblige à ça. Actuellement je ne me vois pas non plus avoir des enfants avec plusieurs relations mais je ne dis pas jamais. Aujourd'hui, c'est comme ça mais on ne peut pas dire de quoi sera fait demain.

Après c'est plus un chemin à plusieurs et individuel que l'on fait, c'est trouver un accord de vie qui conviennent à chacun. il m'est arrivé de me rendre compte que je n'avais pas les même désirs, le même projet d'avenir qu' un de mon amoureux, (celui avec qui je vais vivre), que l'on en était pas au même rythme, j'essaye du coup de lui laisser du temps, de vivre au temps présent tout ces supers moments qu'on passe ensemble et parfois nos doutes, mais je crois que cela fait partie de la vie.

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oO0

le mercredi 13 avril 2011 à 15h22

Suite à une judicieuse remarque de Siesta, j'ai simplifié mes posts autant que possible pour moi et mes défauts.

CONCRETEMENT, cette situation me semble mettre en jeu une étape essentiel du processus de maturation de l'ouverture aux possibles des amours plurielles. L'étape de la déception lorsque se mesure l'écart entre cette ouverture et la réalité de ces possibles. Ce moment de déception me semble essentiel à l'apprentissage d'une certaine lucidité quant à ses désirs et, en même temps, inéluctable. Reste que si dès qu'une personne se met à éprouver les doutes de cette déception, elle doit subir une batterie de tests le mettant à l'épreuve de la suspicion d'égoïsme, je ne peux qu'avoir le sentiment que nous ne sommes pas prêt d'être sorti de l'auberge - si vous me passez l'expression.

Cela fait un peut trop à gérer en même temps, non ?

______________________________________________

@ Lutin Vert :

(+)
Plaisir de te voir t'exprimer ! Même si vous avez fait ensemble le choix d'une relation polyamoureuse, qu'il est important de discuter au sein de votre relation, votre relation ne peut pas supporter toutes les questions que son choix suscite. Comme vous avez ouvert votre relation, il faut peut être aussi ouvrir - comme tu viens de le faire - la discussion des questions qu'elle soulève.

Reste qu'il te faudra probablement faire le deuil de l'éventualité d'autres relations que celle que tu as avec Lulutine. Ce deuil ne signifie cependant pas que tu n'en vivras jamais d'autres, mais que tes attentes d'autres relations changeront de registre, soit passeront du registre de la nécessité et du besoin, à un registre de l'ordre de la gratuité et du plaisir. La nécessité s'exprime sur le mode de multiples raison alors que la gratuité, n'en a pas. (Il faut entendre, ici, la gratuité comme elle peut s'entendre dans l'expression "violence gratuite", soit sans raison apparente.) La joie, jouir de la vie n'a pas d'autre raison qu'elle même, elle est spontanéité - écrirait Titane. (Petit ;) en passant.) En gros, c'est un travail de deuil qui peut t'apporter un changement de disponibilité affective qui te rendra tes attentes plus vivables. (Je le fais depuis de nombreuses années et, pour ma part, je vis beaucoup mieux mes attentes et leur """insatisfaction""".)

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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LuLutine

le jeudi 14 avril 2011 à 19h01

Wazaaa
Après la tyrannie du sexe, la tyrannie relationnelle ? Si c'est la même personne, [...]

Avec le mot "tyrannie", tu vas peut-être un peu loin....et non, ce n'est pas la même personne.

Clown_Triste
Après, sans doute peux-tu le rassurer en lui rappelant l'importance de votre relation à tes yeux, ton désir de la faire durer, les projets communs qui vous lient.

Oui, déjà fait.

RIP
t'as l'impression d'avoir un monstre d'égoïsme devant toi,

Je n'ai pas dit ça.
J'ai dit que la réaction me semblait un peu égoïste.
C'est pas la même chose quand même....

Eparsentiere
mais qui sous entend cela ?
[...]
il faut voir et discuter sur ce que chacun de vous a envie et peut donner..

On en avait discuté un peu, et en résumé, ça donnait : "Machin, je supporte mal que tu le voies, mais ça passe encore, par contre, bidule, je ne pourrai pas accepter."

Françoise
Lulutine, imagine la situation inverse : si tu n'avais pas d'amoureux et que ton partenaire aies des amoureuses, lui demanderais-tu de revenir à un couple classique ?

Ben...non, c'est pas le but.
D'ailleurs, au fur et à mesure que j'ai appris à le connaître, j'ai d'abord envisagé qu'il pourrait "aller voir ailleurs" et je me suis dit qu'au fond, ça ne changerait pas notre relation tant que c'était fait dans l'honnêteté et le respect de tout le monde.
Par symétrie, j'en ai déduit que ça s'appliquait aussi à moi...
Et parallèlement, j'ai compris peu à peu que nous aimions tous les deux plusieurs personnes et que ce n'était pas forcément "anormal" (qu'est-ce que j'ai pu culpabiliser de croire que je n'étais pas "normale" à une époque !).

Aurelien
le fait que ce soit lui qui ai proposé le polyamour au départ

Je n'ai pas beaucoup détaillé mes propos, mais je n'ai jamais dit qu'il avait proposé le polyamour.
Je pense qu'il tendait plutôt vers un mode de vie "liaisons extérieures autorisées", mais avec conditions.
C'est moi qui ai fait le chemin vers le PA car c'est ce qui m'a semblé le plus optimal et le plus logique au vu de l'évolution de notre situation : pas bien en couple exclusif (on s'étouffait l'un l'autre, à un point qu'on a failli se séparer), mais pas envie de se séparer, un lien fort entre nous, et l'envie de construire quelque chose...
Lui, en un sens, il "n'a fait que suivre".

Aurelien
je ne pense pas que cela doivent être retenu contre lui.

Je n'ai pas dit que je retenais cela (sa volonté de nouer éventuellement d'autres relations, physiques et/ou sentimentales) contre lui, surtout qu'on a eu une évolution quasi simultanée sur la question, même si je me rends compte que dans ma propre évolution intérieure, je lui ai autorisé des choses avant de me les autoriser à moi.
J'essaie juste d'être à peu près factuelle (pas évident quand on n'est pas dans la tête des autres...).

Aurelien
Sans renoncer à tes autres histoires, peut-être l'entourer de petits soins, lui rappeler combien tu l'aimes ?

Je le fais. Mais je ne peux pas non plus toujours deviner ses besoins quand il ne demande rien, par exemple.
Puis, c'est difficile de donner des câlins et des baisers pendant un quart d'heure à quelqu'un qui ne réagit pas. Même quand on en avait super envie à la base (et que c'est la première raison pour laquelle on l'a fait, d'ailleurs). D'essayer de lui parler et de n'avoir aucune réponse. Alors quand c'est comme ça, tu le laisses seul...y a rien d'autre à faire.
D'autre part, j'ai peu de temps à moi car je travaille énormément ; comme le disait Siesta sur un autre sujet (c'était peut-être pour rire, mais en fait c'est vrai), j'ai un emploi du temps de ministre...cela étant dit, l'amoureux que je vois le plus souvent, c'est celui dont je parle ici...et actuellement il m'est difficile de faire plus.

Le Lutin Vert
j'ai plus de 30 ans et je n'ai embrassé qu'une fille sur la bouche dans ma vie

La première partie de la phrase est vraie (à ma connaissance ^^), mais la seconde est fausse !
Et même si elle était vraie, comme indiqué, le "calcul" qui suit est évidemment faux et contre productif, comme je le répète depuis des mois...

RIP
En gros, c'est un travail de deuil

Je suis d'accord avec ça.

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LuLutine

le jeudi 14 avril 2011 à 19h04

Le Lutin Vert
Mais le problème dans ce cas précis est que c'est un homme de l'époque mono

Et, où est le problème ?
Le passé, c'est le passé.

Si c'était un ancien copain de maternelle, tu dirais quoi ?

Personne n'a le droit d'évoluer ?

Le Lutin Vert
il était sans doute question [...]de labrador avec lui.

Un chien ? Certainement pas... un chat plutôt ! ;)

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(compte clôturé)

le jeudi 14 avril 2011 à 19h10

Lulutine, ça n'engage que moi et ma perception, ce terme de "tyrannie".

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LuLutine

le jeudi 14 avril 2011 à 19h12

Wazaaa
Lulutine, ça n'engage que moi et ma perception, ce terme de "tyrannie".

Je préfère que tu le précises...merci donc !

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