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"Les mecs lourds" de Natacha Henry

Romantisme
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Dreltak

le vendredi 03 juillet 2009 à 10h19

Alors primo, les interventions qui ont lancé le sujet dans celui: [Le site] On avace]:

petitlutin
Merci Clémentine pour ce point de vue bien intéressant ...

... Et du coup, question : où trouver ce texte de Natacha Henry sur " les mecs lourds " ?

C'est sans doute aussi parce que je suis un mec que je me sens concerné par les défauts des membres de mon genre ( même si parfois leurs têtes & corps artificiellement gonflés de testostérone et d'orgueil mal placé font de la peine à voir, car ils compliquent tout, et gâchent la simplicité des relations à égalité ..) .

C'est dur parfois d'être un homme doux et tendre, sensible, non-violent, quand notre éducation de ' mec ' nous voudrait ' protecteur, fort, viril, dragueur 'don juan' , possessif, habillé de couleurs classiques 'homme' (noir, gris, vert, bleu : aucune couleur chaude quoi ..), et sans aucune larme sur le visage, etc... ' .

D'où mon désir de lire des points de vue critiques à ce sujet, pour essayer de me libérer davantage de cette "éducation" sexiste plus ou moins consciente . Merci par avance pour votre éventuelle aide ...

* nb : Bravo à Bohwaz pour les améliorations sur le site polyamour.info !

A presto :)

Ti' lutin

Dreltak
Déconstruire ce petit jeux de séduction a la noix peut avoir de l'intérêt, autant du point de vue des rapports de genre (et tout c'qui s'ensuie) que d'un point de vue personnel (il était ou le prof de drague au lycée? Séquestré lui aussi? :-/ ). Mais bref ça mériterais un autre sujet.....

Clementine
Dreltak, être lourd c'est pas de la séduction... c'est une question de prise de pouvoir, spécialement quand l'autre ne peut se défendre parce qu'en position inférieure.

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Dreltak

le vendredi 03 juillet 2009 à 11h00

Et pour répondre a clémentine, être lourd (parfois) peut aussi être l'apanage de ceux n'ayant pas reçus les bon cours. M'enfin faudrait ke j'lise le bouquin.

Ça peut aussi être compliqué d'être "protecteur, viril, (ect)" quand tout simplement le genre échappe totalement a ce rôle imposé dans les relations homme/femme.
Ou quand tout simplement on a pas envi de prendre un rôle standardisé, mis sous vide. Ce que je veut dire, il m'est déjà arrivé de pleurer, autant de fois certainement que l'envi de cassé la tête a quelqu'un.

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Elisabeth (invité)

le lundi 10 août 2009 à 14h18

Bonjour tout le monde, "Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique", vous pouvez le trouver sur tous les sites de vente de livres. A lire! Ainsi qu'un autre livre de Natacha Henry, "Les filles faciles n'existent pas".

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(compte clôturé)

le lundi 10 août 2009 à 15h19

Dreltak
Ou quand tout simplement on a pas envi de prendre un rôle standardisé, mis sous vide. Ce que je veut dire, il m'est déjà arrivé de pleurer, autant de fois certainement que l'envi de cassé la tête a quelqu'un.

Et moi de gueuler pour me faire respecter, écouter... de gonfler mon jabot pour intimider des fiers-à-bras... :-)

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(compte clôturé)

le lundi 10 août 2009 à 15h19

Elisabeth
Bonjour tout le monde, "Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique", vous pouvez le trouver sur tous les sites de vente de livres. A lire! Ainsi qu'un autre livre de Natacha Henry, "Les filles faciles n'existent pas".

Qu'est-ce que tu peux nous en dire, Elisabeth?

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Leonidas

le mardi 11 août 2009 à 18h23

Elisabeth
Bonjour tout le monde, "Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique", vous pouvez le trouver sur tous les sites de vente de livres. A lire! Ainsi qu'un autre livre de Natacha Henry, "Les filles faciles n'existent pas".

Ce livre est-il plutôt déprimant ou donne une porte de sortie ?

Ma vision quelque peu dégradée de la gente masculine ne me pousse pas forcément à m'auto-déprimer encore plus ;) :P

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(compte clôturé)

le mardi 11 août 2009 à 18h31

Pour le premier, je peux répondre.

Ca donne surtout aux filles conscience de ce qu'elles peuvent décider de ne pas accepter (ce seuil est individuel). Après, ça dit aussi que ce n'est pas nécessaire de conspuer le gars qui aurait dérapé sans vraiment s'en rendre compte...

Misère, Leo, t'es loin d'être le genre de goujat qui y est évoqué...

Pour le deuxième, j'aimerais bien lire Elisabeth en attendant d'aller chercher ce livre chez mon libraire alternatif préféré :-)

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Leonidas

le mardi 11 août 2009 à 18h34

Clementine
Misère, Leo, t'es loin d'être le genre de goujat qui y est évoqué...

Merci ;) (et aussi pour l'éclairage bibliographique ...)
Il est vrai qu'étant un modèle humain "couillu", je regrette ressentir tous le poids de mes compatriotes testiculés qui fatiguent ces dames et demoiselles par leur lourdeur et qui me donne l'impression de porter une partie de leur poids titanesque ;)
Oui, ma psy a repéré ce problème et moi aussi ... lol

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(compte clôturé)

le mardi 11 août 2009 à 18h41

Alors ça c'est vrai que toi, Leo, tu te sens coupable d'entrée de jeu, et ça c'est une autre de mes désolations concernant la communication entre hommes et femmes, faut faire gaffe de ne pas se culpabiliser d'être un homme... de penser avoir déjà un handicap dès le départ... heuh, j'arrive pas à le dire bien clairement... mais de se sentir en danger d'être un imbécile génétiquement marqué au fer rouge, quoi. D'avoir tort a priori, en somme, pour cause de quéquette.

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Leonidas

le mardi 11 août 2009 à 18h42

Bah, tant qu'on a repéré le problème, il est à moitié résolu ;) ... tkt, j'vais pas me séparer de mes attributs, j'aime bien où ils sont ... :D :D :D

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(compte clôturé)

le mardi 11 août 2009 à 18h54

Ouin, je te fais confiance pour rien te laisser confisquer, même dans ta tête!!!

Malgré tout, jamais vu un homme aussi clair dans sa tête sur la question, qui a déjà repéré les écueils et dresse un carte de navigation là au milieu.

Etonnant... La plupart des hommes avec qui j'en cause sont en souffrance et peinent à formaliser le débat. Le seul à part toi avec qui j'ai pu aborder le problème est un infirmier en psychiatrie déjà bien armé pour capter certains mécanismes ... et par là même ressentir douloureusement que ses propositions d'aide pour des travaux pénibles (je l'ai connu sur les chantiers archéologiques), faites indifféremment à des filles et des garçons de notre équipe de chantier, étaient généralement rejetées avec mépris par les filles qui y voyaient de la condescendance; et accueillies par les gars... comme des propositions d'aide, tout simplement.

Je me pose beaucoup de questions sur une certaine tendance à la disqualification du mâle... ayant moi-même été imprégnée d'une certain discours féministe extrême, vécu gamine l'octroi du droit de vote aux femmes, suivi la lutte pour l'avortement, etc etc. C'est un travail de grande vigilance que de séparer le bon grain de l'ivraie, la lutte nécessaire d'avec la douceur de vivre. :-/

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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voyageur

le mercredi 12 août 2009 à 09h28

Bonjour, je n'ai pas lu le livre mais j'ai envie de prendre part à cette discussion.:-)
Moi, je pense que c'est avant tout un problème d'éducation (un garçon doit toujours rester fort et sûr de lui...) et en fait les garçons étant doués de sensibilité comme tout être humain, ils se trouvent dans l'obligation de cacher celle-ci sous des airs de "virilité" qui, en réalité, les rends grotesques et désagréables surtout vis à vis de la gente féminine. On le voit surtout à l'adolescence... Mais ce qui m'a toujours énervé, c que finalement, beaucoup de filles sont attirées par ces "bêtas" et cela m'a beaucoup fait souffrir à cette époque:-/ !
Un type lourd serait-il séduisant quelque part?

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(compte clôturé)

le mercredi 12 août 2009 à 10h59

Sais pas... en fait, on est tous susceptibles d'être lourds, même les filles...!

Mais ta remarque sur l'éducation me fait penser à un truc de psycho élémentaire: les années de prime enfance où c'est la mère qui est très présente, donnent pour un garçon ou une fille un processus très différent:

grosso-modo, la fille s'identifie à sa mère / le garçon doit s'en distancer.

L'Oedipe se règle autrement, l'Electre fait pendant (waah, je fais de la pouésie moi dis donc.)

Etre grossier, être limite, se gratter les couilles mentalement en public... c'est en même temps démontrer qu'on en a, et une certaine volonté d'indépendance par rapport à des personnes avec qui on aurait éventuellement envie de s'en servir :-))) (genre: non j'ai pas envie de montrer aux potes, ni à toi d'ailleurs, que tu m'intéresses; variante drôle: le corse, pendant sa nuit de noces, il se branle - parce que le corse, il est indépendant).

Et si l'on se récrie entre filles, mais qu'en solo on est attirée... moi je finis par me demander si on ne cherche pas simplement à répéter cette espèce de modèle, (vécu dans l'identification avec la mère) qui montre comment "formater" un autre être à notre image (genre: viens, je vais te montrer comment te les réajuster dans le slip avec finesse et délicatesse).

Résultat des courses, on n'a pas fini de rire, entre ceux qui fuient tout en recherchant celles qui les pourchassent???

Ha là là, je sais bien pourquoi j'ai pas voulu de mômes, faute de trouver l'éventuel partenaire qui réunisse à la fois ce qui me l'aurait fait aimer, et ce qui aurait fait qu'il passe absolument autant de temps que moi auprès d'eux... et donc, mettre en place un projet éducatif qui partage mieux les choses entre l'attachement et la fuite...

J'affirme pas, je propose, frais démoulé du jour, pour voir ce que vous en pensez - j'élucubre? (ou bien quoi?comme on dit chez moi...)

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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voyageur

le mercredi 12 août 2009 à 11h51

Oui, moi ça me fait penser que les femmes, en général, pensent qu'il y a deux types d'hommes: les bons amants et les bons maris; les premiers répondants surtout à ces critères de sois disant masculinité plutôt idiots et les deuxièmes seraient des hommes plus sensibles, raisonnés et plus ouverts à la féminité des femmes?
Je pense aussi que tout ça varie en fonction du milieux social et culturel et aussi du niveau intellectuel.
Mais le rapport avec l'œdipe n'est surement pas faux.

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(compte clôturé)

le mercredi 12 août 2009 à 11h59

Ah je réfute gentiment sur un point :-))) : un bon amant pour moi... c'est un bon amant, pas une gwoss' bwut' ... ;-)

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Clown_Triste

le mercredi 12 août 2009 à 12h00

Vos commentaires m'inspirent moult réactions mais je n'ai pas vraiment le temps d'écrire une tartine...

Je me contenterai juste de pointer (encore) la dychotomie entre l'intellectuel propre à l'humain et l'émotionnel/instinctif de nos origines animales.
Ce que l'on apprécie intellectuellement et consciemment chez un homme peut très bien ne pas déclencher d'attirance. C'est le principe du garçon "bien sur le papier" mais qui ne déclenche pas "l'étincelle".

Inversement, des comportements en apparence "déplaisants" véhiculent des signaux forts à un niveau nettement moins conscients, qui peuvent déclencher l'attirance.

D'où le fait que des "bêtas" et des "bad boys" attirent souvent les filles apparemment bien sous tous rapports, alors que les "gentlemen" modernes élevés par leur maman dans le respect des femmes n'arrivent à rien.

Je crois qu'il faut chercher à explorer notre humanité sans renier notre animalité. Et que le principe d'égalité entre les sexes ne doit pas nier l'existence de différences entre hommes et femmes.

C.T.

PS : évidemment, j'imagine que le livre s'intéresse lui aux "mecs lourds" qui ne font que reproduire à l'extrême des comportements qui sont une caricature de virilité (leur agressivité cache probablement un énorme manque de confiance dans leur masculinité, si vous voulez mon avis de psycho de comptoir ;-))

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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El.Nino

le mercredi 12 août 2009 à 12h06

Coucou,
je pense que l'éducation hétéronormée joue aussi bien chez les hommes que chez les femmes. C'est-à-dire que les femmes sont autant dans des genres assignés que les hommes.
"On ne nait pas femme, on le devient".

Les féministes ont souvent eu ce positionnement "pas très clair" de remise en cause du patriarcat (l'homme, le père, l'autorité masculine), mais pas du rôle qu'on assigne aux femmes.

La galanterie, c'est du sexisme, autant que les violences conjugales : c'est montrer à la femme sa place sociale.
Inversement, les femmes ne font pas ce qui devrait être fait pour sortir du rôle qu'on (particulièrement les hommes, mais d'autres femmes aussi, comme la mère) leur impose.

Le genre homme et le genre femme n'existent pas, car chacun copie sur son voisin pour être homme ou femme. Il n'y a pas de "modèle zéro", de modèle type valable tout le temps. Être hétéro chez nous, ce n'est pas être hétéro dans une autre société. Ainsi, être homme ou femme aujourd'hui n'est pas comme l'être hier ou demain. Qui peut donner une définition clair et précise d'un homme, d'une femme, d'être hétéro ou homo ?

La tendance est de dire qu'un individu est caractérisé par : un genre et une identité sexuelle (caractérisée par des pratiques sexuelles et une orientation sexuelle). Comme toutes les combinaisons sont possibles, inutile de dire que le terme de "genre" ne règle pas tout.

Néanmoins, il me semble vital d'avoir une critique sur le comportement des hommes. Dernièrement, j'ai repris un pote qui présentait une amie comme "copine du militant untel qui fait telle chose". Je l'ai repris en lui disant qu'elle n'était pas ça, mais bien "mademoiselle X, qui fait ça, s'intéresse à ça et tatati tatata". Bref, qu'elle avait son identité propre. Le copain s'est rendu compte et a rectifié. Voilà un comportement que l'on peut voir régulièrement dans tous les milieux et classes sociales : définir une personne par son attachement à "un couple" voir à un "mâle.

Pouf pouf pouf, petite réflexion du matin.

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El.Nino

le mercredi 12 août 2009 à 12h12

Clown_Triste

D'où le fait que des "bêtas" et des "bad boys" attirent souvent les filles apparemment bien sous tous rapports, alors que les "gentlemen" modernes élevés par leur maman dans le respect des femmes n'arrivent à rien.

C'est ce que je disais, dans le sens où des femmes reproduisent ce qui est valorisant socialement. Elles ne sont pas spécialement contente du comportement de leur mec, de leur image, de la façon dont il se comporte avec elle. Elles préfèrent avoir "un vrai mec", ce qui permet de rentrer dans le moule hétéronormé (homme fort, femme faible / homme protecteur, femme protégée / ...)

Clown_Triste
Je crois qu'il faut chercher à explorer notre humanité sans renier notre animalité. Et que le principe d'égalité entre les sexes ne doit pas nier l'existence de différences entre hommes et femmes.

Justement, notre animalité dit que les rôles que nous créons (genre homme, genre femme) sont loin d'être dans notre nature, et pour moi, à part une différence physique et biologique (et encore, je pourrais argumenter), il n'y a pas de différence entre un homme et une femme, juste entre deux individus.

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(compte clôturé)

le mercredi 12 août 2009 à 12h33

Idéalement, oui... faut bien faire avec les résidus de l'éducation qui entre autres, fait de nous des acteurs pour un certain rôle - celui attendu d'un représentant de son genre biologique.

Je crois au lent pouvoir de nettoyage de génération en génération, pour "nettoyer" l'atmosphère des réflexes appris en enfance et en société.

C'est pour ça que, base des bases, je commencerais par prôner l'idée d'une éducation qui amoindrit les risques de jouer le registre de la fusion ou du rejet... en ayant maman et papa à part égale auprès d'un enfant.

Ce qui veut dire, ouille aïe, d'être d'accord de lâcher l'énorme pouvoir que procure l'intendance, mesdames, hin hin hin... Pour apprendre à Titus à faire la lessive, Bérénice doit contenir cette espèce de réflexe de penser qu'elle le fera mieux que lui...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Profil

voyageur

le mercredi 12 août 2009 à 12h33

Justement, notre animalité dit que les rôles que nous créons (genre homme, genre femme) sont loin d'être dans notre nature, et pour moi, à part une différence physique et biologique (et encore, je pourrais argumenter), il n'y a pas de différence entre un homme et une femme, juste entre deux individus.

Je suis assez d'accord avec cette vision des choses: C l'individu avec tout son vécu qui fait surtout la différence. La problématique entre l'inné et l'acquis .

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