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Trouple et famille.

Famille
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Léakevinquentin (invité)

le dimanche 21 novembre 2021 à 01h32

Bonjour je poste ici mon premier post, je me présente je suis Léa j’ai 24ans je suis en trouple depuis 3ans avec Kévin et Quentin tous deux ont 35ans.

Pour vous expliquer la nature de notre trouple mes chéris ne sont pas bi mais ils sont inséparables depuis la maternelle ils ont grandi’ensemble, ils, ont fait les même études, ils ont montré leur entreprise de BTP ensemble, et ils ont toujours vécu ensemble, se sont plus que des amis ils sont vraiment inséparables.
Depuis longtemps ils conjugue leur intimité à trois, ils ont eut plusieurs relations de longue durée à 3 ils avaient déjà été en trouple durant un an avec leur ex.

Nous sommes en trouple depuis trois ans bien qu’étrange pour moi au début je suis très vite tombé amoureuse des deux brisant ma vision de couple.

Pour la famille de mes copains notre trouple a toute suite été acceptée car ce n’était pas la première pour eux leurs famille avait eut le temps de se faire à cette idée.
Pour ma famille ça a été totalement différent, les deux premières années je leur est caché car j’avait peur de leur jugement sachant que ce serait extrêmement difficile pour eux.
Je leur est avouer il y a un ans, cela fessait deux ans que je vivait avec mes deux hommes j’était heureuse je me sentais bien et je ne voulais plus cacher cette amour et surtout je ne voulais ne plus en avoir honte.
La réaction de mes parents et de mes frères à été encore plus virulente que ce que j’imaginait, ils n’ont a aucun moment chercher à comprendre cette relation amoureuse ils ont toute suite bloqué sur la différence d’age et sur la sexualité.
Ils m’ont toute suite rejeté traité de salope et de pute car pour eux un trouple n’est que du sexe sans aucun sentiment ni amour.

Étrangement même si ça c’est mal passé je suit heureuse de me sentir libre de ne plus avoir à me cacher vivre librement avec mes deux merveilleux hommes, mais ma famille me manque je n’est plus eut de contacts avec eux depuis un an je voudrais reprendre contact avec eux en espérant qu’il se soit calmer et qu’ils puissent accepter ma façon de vivre même si ils ne la comprennent pas, mais j’ai très peur d’être encore rejeté.

Comment vos familles ont accepté votre trouple, leur à t’il valu du temps pour vous accepter à trois?

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Profil

Topper

le dimanche 21 novembre 2021 à 10h20

Bonjour Léa, ma compagne et moi avons alterné plusieurs fois vie non-monogame et monogame. La première fois, nous avons vécu à quatre sous le même toit. Nous avons décidé d'annoncer cette configuration inhabituelle à notre rythme à nos familles respectives.

Certains parents étaient indifférents, d'autres crispés et mal à l'aise, mais globalement ça s'est passé relativement bien passé.

Pourtant, le frère de ma compagne a eu des réactions vives et propos extrêmement violents. Cela m'a fait penser à ton témoignage, car ses critiques portaient toutes sur la sexualité, la déviance, perversité et l'honneur de la famille mis à mal. La dimension amoureuse passait totalement à la trappe, avec une vision très étriquée du sexe.

Ma compagne a coupé les ponts avec lui pendant plus d'un an. Avec le temps, il s'est calmé sur le sujet et il a compris que ça ne le regardait pas.

Qu'il évolue dans son acceptation, cela aurait pu ne jamais arriver. Dans son cas, il s'agit d'un seul frère mais ça aurait pu être le reste de sa famille, ça n'aurait rien changé, elle aurait coupé les ponts avec tout le monde. La non-acceptation de l'autre est toxique.

Ta vie, c'est ta vie. Tu ne fais de mal à personne. Tu es heureuse. C'est tout ce qui compte. A toi de voir ce qui est le mieux pour toi.

Dans ton cas, je couperais les ponts pendant un moment, éventuellement en expliquant préalablement (par exemple dans une lettre) ce qu'il en est pour moi, que je n'accepterai pas de subir leurs comportements intolérants, que ma vie ne les concerne pas, et que ce n'est pas la peine de revenir vers moi tant qu'ils n'auront pas évolué dans leur jugement.

Alors ça, c'est moi. Je suis conscient que tout monde n'a pas le même rapport à la famille que moi et la même capacité à s'en extraire lorsque elle est néfaste pour soi.

Tu as deux amoureux, deux familles qui t'acceptent telle que tu es. Tu n'es pas seule. Essaie de te reposer là dessus pour trouver l'amour, l'affection et le soutien dont tu as besoin.

Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

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Profil

bonheur

le dimanche 21 novembre 2021 à 10h23

Bonjour @Léa,

Je vais juste t'offrir un témoignage, qui n'a de valeur que pour moi. C'est un simple exemple et une illustration des choix et du possible. Mes parents ne sont pas les tiens, donc la comparaison ne peut se faire à l'identique. En matière de coming-out et de révélation, aucune baguette magique, pas même le temps qui passe.

J'ai eu une enfance plutôt poly puis une adolescence où tout coulait, puisque adolescente (faut bien que ça se passe). Je n'étais pas encore majeur lorsque mon mari, que je connaissais depuis petite, et moi avons entamé une relation amoureuse. Et puis, nous nous sommes installés ensemble, j'ai obtenu mon BAC (1988) et un premier enfant (1990). J'étais dans les standards même si un ex avait resurgi dans ma vie. Relation étrange avec émotion amoureuse (sentimentalement) et cette contrainte de "rester à sa place". Bref, une vie mono bien comme il faut. Deux autres enfants (1996 - 1997)

En 2007, à 38 ans, j'entame une nouvelle vie pro et je rencontre cet homme. On est comme des aimants. Et puis un jour, je crains pour sa vie. Dans cette tornade intérieure, il ne me reste qu'une évidence : je l'aime. Je digère, durant des semaines, à ne pas savoir comment appréhender intérieurement. Et puis, je me résous à admettre l'évidence : je suis certaine de l'aimer. J'avais été, malgré mon enfance et mon adolescence tumultueuse, entrée dans cette norme et celle-ci devenait ignoble à vivre. Pas pour une sexualité plurielle. Pour une sentimentalité plurielle. Pouvoir sortir de moi ce "je t'aime" et exprimer à mon mari que "je l'aime aussi". Pour faire court, mon mari est anéanti à cette annonce et mon nouvel amour change la polarité de son aimant. Avec mon mari, nous déballons, communiquons, et évoluons dans le sens que je ne fais rien de mal à ressentir de l'amour. En 2011, nous prenons connaissance du mot polyamour et d'une définition succincte. Contrairement au libertinage, il s'agit d'avoir des sentiments amoureux pour plusieurs personnes. C'est la définition que je retiens pour moi-même et elle demeure entière et intègre encore aujourd'hui pour me qualifier.

En 2012, mon mari, qui devient mon "chéri de vie", explique "qui est maman" à nos deux plus jeunes enfants. Ils sont ados et comprennent bien. J'écris alors un petit essai avec comme conclusion, ma métamorphose. Ma mère était à cette époque ma correctrice. Je lui confie mon manuscrit. En retour, ma mère m'indique qu'elle a bien fait le travail demandé. Qu'avec mon père ils ont parlé de moi. Alors elle annonce, avec la présence et l'approbation de mon père, que si mon mari demande le divorce, et il le fera, ils seront présents pour lui, pour les enfants, mais certainement pas pour moi. Dans la bouche de mes parents, "être présent" a un double sens : le côté financier entre en ligne de compte. Mon chéri de vie a tenté de leur expliquer qu'il n'était justement pas question de divorce. Il s'entend répondre : "ça viendra et ce jour-là, tu pourras compter sur nous".

Ce jour-là, mes parents ont creusé un fossé. Durant plusieurs années, ils ne se sont adressé quasiment qu'à mon mari. Aujourd'hui, presque dix ans plus tard, je me moque de leur avis ou autres. Les invitations passent très souvent par mon chéri. Déjà, maintenant, je n'emmène plus un bouquin afin de m'isoler à la fin de chaque repas de famille (m'extraire de ces gens jugeant et toxiques).

J'emmerde (pardon pour l'impolitesse) copieusement les personnes qui ne sont pas en mesure de m'accepter. Je suis ainsi et basta. A presque 40 ans, je n'ai de leçon à recevoir ni de mes parents, ni de personne. Je suis adulte. Quant à l'héritage, puisqu'il s'agit aussi de cela, j'ai averti mon chéri que je ne me battrais pas pour avoir quoi que ce soit. Il se débrouillera, moi je ne veux rien. J'ai un frère près de ses sous, moi pas. Je gagne ma vie et basta. Je m'extrais aussi de cela. Un coming-out revient à s'affranchir des dépendances, je dirai. De la dépendance affective également. C'est certainement ce qui est le moins aisé.

Une différence avec toi, @Léa, je ne vis pas en trouple. Mes amours peuvent séjourner à la maison, en qualité d'invités et inversement, je peux être invitée chez un amoureux, accompagné ou non de mon chéri. La question de "avec qui passer la nuit" ne se pose pas, puisque je ne sexualise pas mes relations extérieures à mon couple d'origine.

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