Polyamour.info



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Appel à participation pour reportage sur le Polyamour

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guymo

le vendredi 24 avril 2009 à 17h04

Nous revenons vers vous au sujet du reportage que nous faisons sur les amours pluriels.

Nous allons donc parler du polyamour dans la presse magazine. A cette fin, nous allons photographier et interviewer des polyamoureux consentants (!).

Nous comprenons qu'il s'agit de travailler en toute confiance du coté des sujets photographiés et interviewés. Tout ce que nous pouvons dire, c'est que notre travail est destiné à une presse et une utilisation sérieuse. Il s'agira aussi de donner un point de vue non-exhaustif mais le plus honnête possible.

Nous sommes aussi intéressés par réaliser de simples interviews pour élargir les propos de l'article.

Concernant le type de photo que nous allons réaliser, vous pouvez voir certaines de nos réalisation sur daisyreillet.blogspot.com (série "up to you").

Sandra: effectivement nous ne sommes pas polyamoureux, ce qui ne nous empêchent pas d'avoir des questionnements similaires à beaucoup de gens sur ce forum.

N'hésitez pas à nous contacter: 06 09 86 37 97 / [e-mail, cliquer pour voir l'adresse]

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Guilain

le vendredi 24 avril 2009 à 18h27

J'ai rencontré Guillaume et Daisy, je suis séduit par leur démarche, leur authenticité et les images qu'ils m'ont montrées.

Guillaume et Daisy, peut-être que vous pourriez en dire un peu plus sur ce qui vous a amené personnellement à vouloir faire un reportage photo sur le polyamour ?

Clémentine, quand Guillaume à écrit :
> Il nous semble important que que les gens qui participent, assument,
> expliquent voir revendiquent leur mode de vie"
il veut dire que si les gens participent à ce reportage, il faut qu'ils assument d'être associé publiquement au polyamour. Ceux qui ne veulent pas cela (ce que Guillaume comprend et ne condamne pas) ne participeront tout simplement pas au reportage...

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(compte clôturé)

le vendredi 24 avril 2009 à 18h40

C'est très exactement ce que j'ai compris, et très exactement ce qui fait que je ne vais pas participer... Cette option met tout simplement de côté les personnes qui pour des raisons professionnelles ne PEUVENT se permettre de s'exposer, leurs moyens d'existence dépendant de leur image. Hé oui, la question peut devenir bassement matérielle, qui l'eût cru.

Par ailleurs, y a t-il également des références d'articles écrits, de reportages, d'interviews et pas seulement des références photos ?

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LuLutine

le vendredi 24 avril 2009 à 18h57

"Nous sommes aussi intéressés par réaliser de simples interviews pour élargir les propos de l'article. "

Je suis dispo pour ça.
De toute façon, n'ayant actuellement qu'une seule relation (qui probablement se laissera photographier encore moins que moi, à savoir pas du tout), je crois que je n'ai pas grand'chose à proposer pour le côté "photo de groupe".
("Ouais on est un groupe de deux, et alors ?" ;-))

Pour le côté "comment en vient-on au polyamour", dans la catégorie "parcours indiviuel", par contre, je suis volontaire, et je pense comme vous le dites que ça pourrait étoffer votre article ?

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(compte clôturé)

le vendredi 24 avril 2009 à 19h02

Réflexion faite, je rajoute ceci: le polyamour en tant que notion, concept.. c'est nouveau. Mais pas en tant que mode de vie; si on arrive à faire passer le message comme quoi la jeune génération n'a rien inventé, mais profite de l'esprit libertaire qui est de mise à présent (mais a mis cul par-dessus tête la société après un certain mai 68)... alors que ce sont nos mères qui ont été les 343 salopes à avoir avorté et se sont exposées à la vindicte, sinon à la prison... bref, que cette question de s'afficher en tant que polyamoureux représente un clivage ultra-important, un acte rendu possible par les parents des vieux cons comme moi.

Dans ce sens, je me sens très seule à défendre ma position. Comme si j'avais le droit imprescriptible... à fermer ma gueule.

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guymo

le vendredi 24 avril 2009 à 19h24

Nous avons eu l'idée de ce projet il y a 3 ans lors de la publication d'un article sur le Polyamour dans le Sunday Times Magazine qui est le supplément hebdo du Sunday Times en Grande-Bretagne. Ce sujet nous avaient touché en ce qu'il présentait un mode de vie à part mais bien intégrée dans la société. Sur le plan personnel, Daisy se posaient/se pose des questions très polyamoureuses liées à sa vie privée. De mon coté et comme bcq de gens, je questionnais et questionne toujours la légitimité du couple exclusif bien que je vive en couple et fonde une famille. Nous nous sentons très proches des préoccupations développées sur ce site.

A l'époque les choses n'étaient pas aussi bien installées en France que dans les pays Anglo-saxons. Ce n'est que maintenant qu'un vrai travail est possible sur ce sujet. A travers celui-ci, nous voulons aborder les amours pluriels comme un "nouveau" mode vie s'inscrivant dans un mouvement plus large à l'intérieur de la société. Présenter des gens de différents horizons qui pour différentes raisons vivent leurs amours et sentiments plus librement, à l'encontre de le morale établie. Nous voulons aussi parler de ce que cela implique en terme de vie quotidienne, de discours et des relations avec les autres.

Daisy et moi sommes des amis d'enfance qui travaillent en binôme. Nous travaillons en photo sur des sujets assez différents et complémentaires. Elle est plus sur l'esthétique, le mouvement, la dynamique, les jeux visuels et parfois abstraits. J'ai un background plus journalistique, raconter des histoires humaines. Je développe aujourd'hui des projets liés à l'évolution des gens dans le temps. Les photos que nous désirons réaliser vont mettre en avant les amours pluriels, plus par le mouvement, la mise en scène, la suggestion que de manière frontale.

Pour répondre à Clémentine: nous comprenons que tu ne puisses pas te montrer ouvertement. Cependant, peut-être pouvons-nous réaliser une itw qui nous sera utile pour l'article?

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(compte clôturé)

le vendredi 24 avril 2009 à 19h55

Peut-être!

Comme quelques personnes ici (on doit se compter sur les doigts de la main), je suis née assez tôt pour avoir vu en direct le premier pas sur la lune à la TV. La pilule, ça faisait pas longtemps qu'on la prescrivait,les dosages étaient chevalins, fallait avoir l'estomac solide pour supporter la charge.

Aujourd'hui, quand une navette spatiale s'envole vers la station orbitale, on n'en a plus rien à taper (ou on secoue la tête en se disant que ces milliards de dollars seraient mieux investis en protégeant la planète et en nourrissant le tiers-monde)... et en 2' montre en main, on t'implante dans le gras du bras un petit bec de plume qui te protège d'une grossesse pour deux ans.

Si ça vous branche, je suis disposée à alimenter votre travail dans une perspective de spectatrice de cette évolution-là en particulier, qui prend en effet place dans tout un courant de société, une nouvelle conscience (biodiversité, écologie, décroissance).

A vous de voir.

Guillaume, on peut avoir accès à tes histoires humaines?

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Sorelle

le vendredi 24 avril 2009 à 22h16

Je vous cite Guymo :
<<Je développe aujourd'hui des projets liés à l'évolution
des gens dans le temps>>.
Quels sont ces projets ?

Très bien l'idée de faire cet article.
"les amours pluriels, c'est une dynamique à la française
Peut être que Françoise Simpère serait intéressée, ce
serait le top pour vous d' avoir son témoignage.
Elle est accessible et vraiment très sympathique.
S'aurait était le top aussi d'avoir le témoignage de toutes ces
personnes qui sont venues à l' avant dernière rencontre
chez Guilain , j'ai beaucoup aimé parler avec certaines
d'entre elles, mais je ne sais pas comment les contacter.
Dommage mais c'est pas mon truc de posséder un carnet
d' adresses.

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Sandra

le dimanche 26 avril 2009 à 13h34

J'ai l'impression Guillaume que votre reportage sera quelque peu faussé car vous recherchiez à la base des "couples ou groupes de polyamoureux en relation", or comme l'a justement fait remarquer Sistacorta au début " Des groupes "constitués", qui se fréquentent, je sais pas si c'est bien courant, même ici ". Et effectivement, au vu des interventions sur ce site, j'ai l'impression qu'il y a majoritairement des célibataires ou des couples qui au mieux vivent d'autres relations de couples en série mais sans se fréquenter entre eux donc rien à voir avec le polyamour tel que vous l'avez connu en Angleterre et qui en est la vraie acception.

Mais peut-être est-ce la raison pour laquelle vous dérivez sur la notion d'amours plurielles, chère à Françoise Simpère, comme le précise Sorelle, mais non représentative du polyamour au sens originel du terme.

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(compte clôturé)

le dimanche 26 avril 2009 à 14h49

D'une manière ou d'une autre, et quelle que soit la manière dont le phénomène "perce", le sujet reste du domaine de poly-quelque chose.
Le reportage ne sera pas faussé, je crois : il sera juste le reflet de la manière dont le PA s'adapte, du modèle culturel non-monogame qui s'implante et se développe dans notre mentalité. Aucun polyamour n'est représentatif en soi, il n'y a que l'idée de vivre ouvertement plusieurs relations en même temps. Ou alors il y a un label, et des candidatures à poser pour l'obtenir, et des examens à passer ? (Si oui, je peux avoir l'adresse du site?) :-)) . Diplôme au mur, badge et ticheurte ?
Et tu es suspendu d'appellation quand tu te retrouves sans "troisième"... ?

Bref, je hume un peu de parfum d'élitisme là...

On a rencontré à Strasbourg un trouple en V au moins, heureux et bien équilibré, dont la configuration actuelle date de 18 mois, qui habite sous le même toit... et une personne qui a un mari et un autre amour qui ne se connaissent pas personnellement pour l'instant... des gens ouverts au concept, qui n'ont pas encore rencontré un deuxième amour... euh, quoi encore ? des gens qui ont vécu le PA, mais pour l'instant ne le vivent plus, car la relation s'est terminée...

Le profil des intervenants permet souvent, sans relire tous les messages, de voir dans quelle relation ils sont.

Il n'y a pas je crois, de vraie acception du polyamour, puisqu'il est... poly, justement. Perso, je trouve plus important l'idée de biodiversité, le fait que le voisin trouve aussi normal mon mode de vie que moi le sien.

Bref, Daisy et Guillaume, je pense que vous avez eu l'occasion de vous rendre compte de ça à la soirée, et que votre recherche se fait en connaissance de cause ?

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Siestacorta

le dimanche 26 avril 2009 à 15h29

"au vu des interventions sur ce site, j'ai l'impression qu'il y a majoritairement des célibataires ou des couples qui au mieux vivent d'autres relations de couples en série mais sans se fréquenter entre eux"

Le terme en série est impropre : c'est en alternance qui convient le mieux. Dans une série, tu ne repasses pas par l'étape précédent.

"donc rien à voir avec le polyamour tel que vous l'avez connu en Angleterre et qui en est la vraie acception."

La "vraie" acception : plait-il ?
Et pourquoi pas une seule forme de couple, de contrat de couple, ou même d'amour, tant qu'à faire ?

Le type polyamory dont tu parles n'est pas né du néant. Ce qu'on appelle ici polyamour (non exclusivité et transparence) a eu nombre de formes de pratiques avant, après, ailleurs. Le libertinage français à la Diderot, historiquement, ouvrait clairement sur cette possibilité.
Le mot "polyamour" permet de regrouper l'ensemble de ces formes. Un peu comme, quand on dit couple, on est pas obligé de penser "hétéro", même si historiquement le concept est plutôt ancré dans une norme sociale précise, et des contrats de mariages vérifiables.

Je n'ai pas encore cherché, mais c'est à vérifier... je crois que même dans les pays anglo-saxons, même en angleterre même, le "vrai" polyamour dont tu parles n'est qu'une pratique parmi d'autres.

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Sorelle

le dimanche 26 avril 2009 à 15h53

Mieux ne pas parler d'un modèle "Polyamour qui s'adapte" afin
d'être lu par la presse anglosaxon également.
Mieux employer les bons mots pour que tout le monde comprenne.
Mieux savoir de quoi l'on parle pour soi... Pour soi... Pour soi.

Ce modèle culturel non-monogame qui se développe actuellement
est tout simplement le phénomène de société qui nous touche
ces années ci. C'est pas les années 68,c'est les années 2010.

J'aimerai que vous trouviez des témoignages de polyamoureux
français comme il y en avaient à la première soirée parce que eux,
le vivent depuis longtemps.
C'est plus riche si l'on voit ceux qui l'ont toujours été et la nouvelle
vague actuelle avec ses divergences et là, de les donner ses
divergences.
Le polyamour qui ce vit à plusieurs en même temps et la nouvelle
vague qui vit ses amours en même temps comme le Polyamour
est en réalité ou en "Amours pluriels" comme le montre
Françoise Simpère ou comme le vivent les échangistes etc.

Tout est bon dans cette diversité des "Amours pluriels, des
monogamies en série (comme disait Joni Mitchell),
du Polyamour tel quel, de ceux qui sont ouverts intellectuellement
à cela mais qui pour différentes raisons ne trouvent pas encore,
ne le sentent pas encore, ne peuvent pas encore.

Moi je trouve que c'est riche de montrer plusieurs cas de figure,
c'est comme les bouquets de fleurs diverses. J'aime beaucoup.

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(compte clôturé)

le dimanche 26 avril 2009 à 16h21

C'est vrai, Siesta, il y avait des bi à la soirée aussi.
Je trouve très authentique et touchant la personne qui a dit avoir besoin de deux personnes et s'être laissée émouvoir, avec l'accord progressif de son "premier" (belle marque de respect dans ce couple - comme quoi les plus jeunes peuvent nous donner de sacrées leçons ! pas besoin d'avoir appartenu à un groupe dûment tamponné-certifié de la première heure); autant que celle qui a dit avoir besoin des deux types d'énergie différentes et complémentaires qu'apportent une relation hétéro et une relation gay.

Après ça, le fait qu'on ait le privilège de rencontrer deux "quelqu'un" simultanément et d'en tomber amoureux c'est le hasard plus qu'autre chose.

Enfin voilà, moi je ne cherche personne, et si je recroise la route d'un amour, je me laisserai le vivre. Un changement à la fois, c'est plus facile à gérer. Maintenant que mon homme et moi on est bien installés et habitués à quelque chose de peu commun du point de vue relationnel, que ma deuxième relation s'est terminée pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le conflit mono/poly...et en ayant rencontré ce groupe de lutins...

... je m'y laisserai aller en conscience cette fois-ci.

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Sandra

le lundi 27 avril 2009 à 14h18

Parler de "polyamour adapté" n'est-il pas bien en référence à un polyamour "originel" ? Et à l'origine comme déjà évoqué sur ce site et à la réunion chez Guilain, il supposait également une vie commune des différents partenaires, notamment, voire principalement, pour éviter aux enfants le déchirement des divorces. Que tout un chacun souhaite adapter ce schéma pour lui-même ça le ou la regarde, mais alors ne pas se réclamer de ce concept ou schéma et lui donner un autre nom qui lui sera plus approprié, comme le fait Françoise avec son concept d"amours plurielles", noté par Sorelle, ou celui de "biodiversité" qu'évoque Clémentine, un ancien article de Nova parlait lui de "Nouvel ordre amoureux". Le reconnaître me paraît plus honnête et respectueux, ne serait-ce qu'en remerciement à ces "pionniers", tout comme on devrait remercier, vous avez raison Siestacorta, tous ceux qui ont préparé le terrain et ouvert la voie bien avant cela, dont les Libertins oui.
Par contre je ne dirai pas comme vous, même tel que vous l'entendez, que le " polyamour (non exclusivité et transparence) a eu nombre de formes de pratiques avant, après, ailleurs " mais que les relations amoureuses ou sexuelles ont eu différentes formes (de pratiques), et que le polyamour est une de ces formes.
Quant au libertinage, c' était davantage un affranchissement marqué des règles morales, sociales et politiques de l'époque qu'une pratique sexuelle à laquelle on l'associe souvent de façon péjorative (et pas sûre qu'il y avait transparence dans les relations ...).
Je remarque aussi que les ouvrages, forums et articles de presse internationaux relatifs au polyamour présentent des témoignages ou interviews de personnes vivant ensemble : souvent 3 personnes ou 2 à 3 couples plus parfois personnes "de passage". Idem aussi cette série américaine diffusée sur le Net ou sur Youtube, "Family, a polyamorous triad" où il est question d'une femme et de 2 hommes trentenaires vivant en polyamour :

www.youtube.com/watch?v=G2-MTs_Lsog

nwlive.tv/family/

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Sorelle

le lundi 27 avril 2009 à 15h07

Oui, c'est une question d'honnêteté de rendre
à César ce qui lui appartient (le Polyamour)

Histoire de situer ce qu'est un libertin (17 eme siècle)
J'ai fait une ou deux coupures de moindre importance
car c'était trop long..

Les libertins du 17ème siècle ont été largement oubliés
et sous-estimés par l histoire de la philosophie officielle
et par l université française.
On leur préfère les tenants de la philosophie chrétienne
de cette époque : Descartes, Pascal, Malebranche
Pourquoi une telle négligence ? Peut-être parce que les
libertins du 17ème siècle ne forment pas une école ;
ils ne cherchent pas à mettre sur pieds une doctrine ou
un système.
La pensée libertine doit plutôt se comprendre
comme attitude, style, règle de vie concrète.
Ces hommes recherchent une forme de sérénité, de quiétude,
de plénitude. Il n y a pas de philosophie libertine; on pourrait
plutôt parler d une sagesse libertine.
Elle est commune à plusieurs hommes en ce début de
17ème siècle : François de La Mothe Le Vayer, Pierre Charron,
Pierre Gassendi, Gabriel Naudé, Jacques Vallée Des Barreaux,
Cyrano De Bergerac, l auteur anonyme du clandestin et scandaleux Théophrastus Redivivus, Saint Evremond...
Un libertin est un affranchi. Etymologiquement, libertinus désignait
dans la Rome antique l esclave qui était libéré par son maître,
et qui retrouvait sa condition naturelle d homme libre.
Le libertin inaugure un passage, celui de l exploitation à l autonomie.
Il incarne le moment périlleux où l individu se réapproprie sa vie,
ses biens, son indépendance, son corps.
De même ils ont eu une influence déterminante sur les penseurs
de leur temps : Descartes, Pascal, Mersenne, Malebranche,
Spinoza, Fontenelle, Pierre Bayle.
La philosophie des Lumières a une dette significative à l égard
des libertins du Grand Siècle.
Pour son premier livre, Christophe Girerd utilise toutes les
ressources, un grand style rieur et léger qui fait merveille.

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(compte clôturé)

le lundi 27 avril 2009 à 15h16

Sandra: il n'y a pas de polyamour originel au sens strict du terme; je parlais d'un mode de vie apparu simultanément à divers endroits, et qui s'est adapté/ conceptualisé/ s'est codifié /s'est dit en public ou pas, ou de mille manières, pour essayer de s'expliquer, selon les possibilités culturelles de l'endroit.

La case bien définie, "le polyamour c'est quand il y a ceci cela et des fraises au sucre", par essence, est une notion qui enferme plutôt que d'ouvrir. Or depuis que le site est ouvert, il semble plutôt que les uns et les autres se rendent compte que s'ils se reconnaissent dans la définition qui apparaît en tête du site-même, et malgré leurs trajectoires et leur choix, tirent à la même corde: celle d'éviter la stricte définition. Ou alors je propose celle-ci: le polyamour c'est quand ce n'est pas du monoamour. Le modèle "polyfamille" est magnifique, mais heu-gratt-gratt la tête, on est quand même pas à l'abri de la séparation, du divorce, etc. C'est un idéal personnel pour certains, mais de loin pas une aspiration générale, ni un remède à la douleur et à la constructionpersonnelle qu'on peut en tirer.
Dès lors, que chacun le ressente pour lui-même, comme plutôt de l'ordre des amours plurielles, de la biodiversité, du nouvel ordre amoureux, des libertins... quelle importance; sinon que force est de voir, de constater que le même besoin de faire éclater la liberté de penser, vivre et aimer comme on le sent, en est le dénominateur commun.

Nous pouvons aussi polyparler des polyformes des polymorphes, si je peux me permettre :-))

Quant au modèle à trois personnes, 2 ou 3 couples des témoignages, interviews et à "Family" (on l'a repérée depuis longtemps, cette série, merci à Vagabond, au fait!) qui serait le modèle dominant... la question pour moi se résoud à un argument marketing: comment le message que l'on veut faire passer a t-il le plus de chances d'être percutant? Ou populaire, ou un indice de masse d'écoute?

Eh bien, en montrant le degré exact d'équilibre entre ce que le maximum de gens peuvent le mieux supporter comme différence, histoire que le message fasse son chemin en douceur (et avec humour, ça passe toujours mieux)... et ce que les polyamoureux en émergence arrivent à vivre eux-mêmes. On n'est pas rendus, je pense! Peut-être que ça paraît révolutionnaire, mais d'ici 50 ans, je crois qu'on va bien rigoler de nos histoires!

Brèfle: ne pas confondre la cause avec l'effet...

Quant à ce que vous posiez comme prémisse dans un autre message, et que je retransmets ainsi

1) le polyamory c'est anglais de naissance
2) la pratique anglo-saxonne est majoritairement "omniréciproque"

sur quoi vous basez-vous pour affirmer ces deux propositions?

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Siestacorta

le lundi 27 avril 2009 à 15h19

Pour la presse, ce n'est peut-être pas parce que le polyamour serait comme ça et pas autrement, mais aussi parce qu'il y a un désir de montrer quelque chose de radical, marquant... un peu spectaculaire. L'intention des médias n'est pas forcément mauvaise, mais ils préfèrent toujours montrer quelque chose de synthétique, quitte à simplifier par l'exemple, qu'un objet aux contours flous...

Une source qui m'a l'air bien fiable (je suppose que les exemples donnés par le dico Oxford English ont dû être documentés...)

polyinthemedia.blogspot.com/2007/01/polyamory-ente...

Source plus U.S :

www.lovemore.com/faq.html#wip

(Lovemore est un média de référence sur le polyamour, "LE" magazine papier qui traite du sujet)

Dans les trois cas, la définition de polyamory est minimaliste, et comprend plusieurs types de pratiques.

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Sorelle

le lundi 27 avril 2009 à 19h17

C'est deux petits mots qui font la différence.
"Simultanément et ouvertement" et c'est deux
mots sont traduits en "européen" par certaines
personnes.
C'est ça qui gêne. Ils pensent que étant un
couple "ouvert", le conjoint ou la conjointe
accepte l'amante (t), et c'est normal puisque
elle ou lui est au courant.
Ou, par le fait qu'ils aient plusieurs amantes (ts),
qu'ils aiment simultanément. Et c'est vrai aussi.
Mais dans le Polyamour, excusez moi d'insister
Siesta corta, l'Esprit est plus communautaire.
C'est pas du tout la même Énergie qui est déployée.
ça vous le comprenez n'est ce pas ?
J'ai cru comprendre mais peut-être que je me trompe
que vous aviez une sensibilité comme ça.
Il ne faut pas croire non plus que polyamour.info
soit à l'avant garde du polyamour en France.
On est les derniers sur le terrain à se mettre en
place. Par exemple, je connais plusieurs couples
polyamoureux en Espagne, en tous cas plus qu'en France..
Il me semble avoir lu sur ce site un article posté par
Noémi, d'un couple espagnol à trois qui attendait un
bébé.
Je me répète encore une fois, ce n'est pas la même
Énergie qui est déployée quand nous avons des
"amours polyamoureux" et "amours pluriels" comme
le défini si justement Françoise Simpère.
J'avoue pour ma par être une polyamoureuse ayant
de temps en temps des amours monogames car je
ne sais pas me refuser un plaisir surtout quand c'est
viscéral.
Et ne pas croire non plus qu'il y a des polyamoureux
très vieux et polyamour.info avec des jeunes qui
veulent faire avancer les choses. Quand on voyage
beaucoup, le polyamour est chose courante, les amours
pluriels également, les amours homosexuels également etc.
Lors de la première soirée où nous nous sommes
rencontrés,(chez Guilain) j'ai parlé avec beaucoup de
jeunes femmes,Isis avez 28 ans et une dizaine d'autres
entre 20 et 25.
Toutes polyamoureuses.
Elles devez connaître la bande des colorés étant elles
même pas habillées en noir ( je déduis.).
Sandra est sublime et Marygold, vous l'avez trouvée
bien sexy non ? pour une polyamoureuse anglosaxone
aimant Robert H. Rimmer..
On pourrait rajouter dès tas de magasines traitant du polyamour.
Je crois que vous voulez dire Lovingmore (pour le magasine).
Et Bien, l'article de Daisy et Guillaume est bien commencé.
Bonsoir.

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Siestacorta

le lundi 27 avril 2009 à 21h13

Je reprend la def du dico d'oxford copiée sur le blo que j'ai linké

"The fact of having simultaneous close emotional relationships with two or more other individuals, viewed as an alternative to monogamy, esp. in regard to matters of sexual fidelity; the custom or practice of engaging in multiple sexual relationships with the knowledge and consent of all partners concerned."

- l'historique du terme (écrit dans le reste de l'article linké) explique que le mot est né pour remplacer "non-monogamie". C'est à dire que l'ensemble de départ est vaste !

-" simultanément" pris dans la définition de polyamour.info et de wikipedia n'est pas nécessairement étendu, dans les termes, à "collectivement". Déjà, comme on remarque, ce n'est pas le même mot. Ensuite, pourquoi insister sur la mise en cause de la fidélité sexuelle ? Cette insistance n'aurait pas lieu d'être pour définir une sexualité collective, qui engloberait nécessairement cette notion. Ces précisions définissent le polyamour comme alternative à une monogamie/fidélité pratiquée et/ou "trahie". Cela ajoute à "non-monogamie" une dimension amoureuse. Mais cette dimension n'est pas censée être collective, ou exclusivement reproductive, ou laïque et obligatoire... tout cela vient ensuite, selon les personnes concernées.

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Sorelle

le lundi 27 avril 2009 à 22h52

Allez donc faire un tour chez les polyamoureux américains,
australiens, anglais, espagnols ( c'est ceux que je connais
mais il y en a d'autres, et puis après quand vous aurez fait
votre étude sociologique sur le terrain et non sur une définition
sur un dictionnaire, (vu qu'il y en a d'autres sur d'autres
dictionnaires), donc que vous aurez abordé le polyamour
en toute connaissance de cause, nous serons tellement
content de vous lire.
Ne le prenez pas mal Siesta Corta, mais quand même...
Quelle est la différence entre un Yogi et celui qui vient
d'acheter le bouquin sur le yoga pour savoir de quoi il en
retourne ?

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