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Mise en Garde à propos du polyamour

Témoignage
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Cyr34 (invité)

le lundi 01 août 2022 à 18h42

Lectrice de ce site depuis 2014 mais n'ayant jamais franchi le pas, je me lance dans un contexte particulier.

Me voici quelques mois après ma séparation, quelques séances de psy et une nouvelle relation pour m’adresser à vous et notamment à ceux qui m’ont soutenu dans une période difficile et principalement C & N.

Tout d’abord je continue à penser que le polyamour reste UN modèle intéressant, qui m’a permis de me questionner et qui repose sur des valeurs profondément bienveillantes.
Une profonde admiration pour les poly-acceptants qui ont dû ou doivent trouver leurs places dans ces relations plurielles sans avoir pour autre volonté que l’épanouissement de leurs partenaires et donc leurs propres évolutions à travers l’acceptation.

Cependant je souhaiterai témoigner que dans mon cas, la situation que j’ai vécu est, avec du recul, plus destructrice que l’inverse. Les raisons sont propres à mon histoire mais malheureusement cela existe au vue de certains témoignages. Je suis admirative par opposition avec les personnes qui s'y épanouissent et qui m'ont finalement aidé toutes ces années.

J’ai vécu, après la découverte d’une première tromperie, dans une volonté d’acceptation du fonctionnement de mon conjoint. D’autres relations m’ont obligé à toujours devoir lutter contre ma jalousie, mes phobies,….. et toujours en considérant que ma capacité d’accepter me ferait grandir.

Suite à la rupture (qui est venue de moi) le bilan après ces quelques mois d’auto-analyse et de thérapie est nettement moins glorieux. Le tableau de mon passé se noircit quelque peu. Je fais en sorte d’essayer d’y voire clair sans justement tomber dans une spirale négative mais les faits sont là : j’ai du mal à donner un sens à ce que j’ai vécu.

Je voulais partager certains éléments avec vous afin que votre réflexion puissent être complétée. Je comprends bien que mon cas est particulier, mais je me rends compte à quel point le terrain du Polyamour est un terrain dangereux parfois lorsque les personnes qui le vivent ne sont pas bienveillantes. Dans mon cas je peux mettre le mot de toxique sur mon ancien conjoint : ce que je n’avais pas projeté pendant notre relation. Les choses étaient présentées suffisamment subtilement pour que je les intègre et je trouvais d’ailleurs de la beauté à ce que nous vivions et surtout à ce que j'endurais.
C’est mon frère qui a déclenché toute cette réflexion et la mise à plat de tous les éléments en Août 2021, mon changement d’humeur l’avait inquiété. Une longue discussion durant laquelle j'ai sorti les éléments progressivement alors que je n'avais jamais partagé cela avec des proches (la peur du jugement initialement).

Voici donc les conclusions partielles et personnelles de mon vécu :

1) il est difficile de parler de Polyamour lorsque tout cela commence dans la tromperie. Le Polyamour doit rester une décision commune du couple sinon c’est de la tromperie. Pour pouvoir continuer avec celui que j’aimais, j’en étais la seule décisionnaire, la seule responsable.

2) Lorsque vous prenez la décision d’être poly-acceptant il est légitime que les choses prennent le temps qui vous est nécessaire et également mettre des règles. Elles peuvent ne pas être acceptées mais après doit s’instaurer un dialogue autours des raisons et savoir si il faut continuer ou arrêter (bien évidemment arrêter est un choix).

3) Si comme moi vous avez ce besoin de vous sentir prioritaire dans les relations de votre partenaire sachez tout d’abord qu’à la lecture de certains témoignages, ça n’est pas forcément la vision de tous. Sans jugement sur ce point car certains l'acceptent et le vivent correctement, sachez que si vous souhaitez être une personne particulière et « au dessus » des autres aux yeux de celui que vous aimez : ca n’est pas forcément ce qu’il se passera dans votre expérience polyamoureuse.

4) Même si la personne aimée est "partagée", il est cependant légitime de vouloir profiter à 100% des moments avec l’être aimé quand il est là. Si l'omniprésence des autres amoureuses vous met en difficulté vous avez le droit de le dire… et encore plus : votre conjoint doit normalement le voir et le canaliser de lui même, à minima le temps que cela s’améliore pour vous.

5) Le Polyamour n’est pas la seule réponse pour tout justifier : comme si le polyamour était un argument, il a été la réponse à beaucoup de question que je lui ai posé sans pour autant aller plus loin. Le dialogue permet ainsi de comprendre que non le polyamour ne justifie pas toujours la douleur, le mensonge, l’abandon,…si le modèle dans sa représentation et dans sa perfection est vertueux, il fait également souffrir car entre la théorie et la pratique énormément d’éléments jouent.

Vous existez! La personne que vous avez en face de vous à travers ce qu’elle vit ne vaut pas mieux que vous. Si ce n’est pas votre modèle ne le laissez pas vous convaincre du contraire.
Je me rends compte à quel point tous mes questionnements étaient détournés et combien mes souffrances me paraissaient être un chemin logique, normal… mais je n’étais pas dans un cercle vertueux mais dans une spirale qui me mettait des œillères.

Si il est répété à juste titre sur ce site que le modèle exclusif peut questionner puisque imposé dans une « norme »…les questionnements n’en restent pas moins nécessaires sur le modèle polyamoureux. Un modèle n’est pas mieux que l’autre : seul celui qui le pratique le rend ou non acceptable et pouvant nous épanouir.

Un post du site m’a retourné pour 2 raisons ; parce qu’il faisait miroir à des sensations vécues et parce qu’il me remet face à la violence de ce que je ressentais, ce poste de janvier 2022 disait :

«  Ce soir j'en étais à rechercher comment se suicider sans douleur tellement la voir envoyer des je t'aime a cet autre m'était insupportable alors qu'elle m'avait tout juste rejeté du fait de sa fatigue. Je sais, c'est injuste de lui en vouloir mais si il avait été a la place, ils auraient fait l'amour comme toujours et cela quelque soit son état, mais moi c'est différent, je suis là tout le temps ...
Je l'aime et je"les" déteste. Je suis rien sans elle mais je veux qu'elle souffre du mal qu'elle me transmets. Je veux la voir heureuse, partager ce bonheur et cette énergie qu'il lui apporte mais je voudrais le voir disparaitre ... Vivre et mourir ?? »

Je suis désormais dans une relation monogame avec un homme très à l’écoute (relativement normal au début d’une relation mais à confirmer dans le temps). Je me sens beaucoup plus aimée, je me sens beaucoup plus écoutée depuis 4 mois que je ne l’ai jamais été auparavant… Malgré le travail qui me reste à faire sur ce passé, je profites mieux de chaque instant, je ne rumine plus,… je suis redevenue moi et j’ai le sourire.
Je suis amoureuse et pour le moment je sais que le polyamour n’est pas mon cheminement car dans tous les cas les sentiments forts qui me reliaient à mon ancien compagnon sont réduits à néant.

Enfin, je conseille à tout le monde d’avoir une oreille bienveillante. Si j’ai mis du temps à le dire à mon frère alors que nous sommes très proches c’était bien évidemment parce que la société n’est pas éduquée à comprendre facilement ce type de relation ... en tous cas c’est ce dont je me suis convaincue. Lors de notre échange je me rends compte à quel point finalement c’étaient les éléments anormaux et ma difficulté à adhérer à tous cela qui provoquaient chez moi une forme de honte. Je n’étais finalement pas en capacité à équilibrer entre ce que ça m’apportait par rapport à l’ensemble de mes difficultés. Il n’a d’ailleurs porté aucun jugement sur le modèle et si je lui avais dit avec motivation et joie ce qui se vivait, il n’aurait pas essayer de me faire prendre le recul nécessaire pour que mon mal-être cesse.

Désolé pour ce poste d’une longueur sans nom mais il semblerait que c’était pour moi un besoin de parler de tout cela dans mon parcours de reconstruction.

Aimez-vous tous et toutes de la manière que vous voulez mais toujours avec respect et bienveillance.

Amicalement

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Caoline

le lundi 01 août 2022 à 19h22

Merci pour ton témoignage précieux, on ne dira jamais assez que le polyamour ne doit jamais être un prétexte à l’irrespect.

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Topper

le lundi 01 août 2022 à 20h06

Merci pour ton témoignage Cyr34. Je te souhaite une belle relation avec ton nouvel amoureux.

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Neels

le lundi 01 août 2022 à 20h39

Voilà un post bien émouvant et si joliment écrit ! Bravo !
Arriver à poly-aimer est un long cheminement et j'en suis convaincu par expérience. Outre le mensonge. Au bout de ce chemin déjà construit par notre culture, tombe sans appels une réponse qui n'est pas toujours celle qu'on aimerait.
Mais je formulerais la question différemment:
Savons nous vraiment si ce que l'on veut est ce qui est bon pour nous ?
Se connaitre passe parfois par des expériences et des désillusions.
L'important est d'en ressortir grandi(e)s !
Belle route à toi et merci pour ce témoignage très touchant !.

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Siestacorta

le lundi 01 août 2022 à 21h26

Merci pour ce feedback.
Merci d'avoir fait du tri dans tes sentiments et expériences.

Exclusivité ou non, on doit en vouloir dans sa vie...
C'est vrai que quand c'est une condition pour poursuivre la relation commencée sous un autre régime, ça devient un rapport de forces, où le choix personnel est... biaisé.

Je ne peux pas juger des relations poly qui commencent par un adultère.
Un mensonge biaise beaucoup de choses...
J'ai tendance à croire que puisque tout cela est une question de choix intime, ce qui compte c'est que qu'on fait après est un choix désirable, et que ça compte pour chacun que cela soit le cas, pas "seulement" le choix qui fait qu'on arrète pas la relation.
Je pose ça en sachant que c'est même pas la seule question, mais elle compte un peu.

Une question : est-ce que la difficulté d'en parler à ton frère n'était pas aussi de devoir dire "mon mec m'a menti et ce que j'ai décidé ensuite me donne le sentiment de valider son choix" ?

Enfin, oui, un ou des textes de prévention de risques, qui tire parti de ton type d'expérience, ce serait utile. Ça doit exister, je suppose, au moins partiellement...

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Cyr34 (invité)

le lundi 01 août 2022 à 23h13

@Siestacorta
Bonjour,
Ton analyse est pertinente, et je pense que c’est en partie cela, mais la finalité c’est que selon moi c’était que j’avais au fond de moi l’alerte que tout cela n’était pas «  normal » ou plutôt pas traité de la bonne façon.
Peut être la peur qu’on le juge : je l’aimais
La peur d’être jugé et qu’on ne comprenne pas ce que j’essayais de faire naître et de développer.
Les alarmes qui sonnaient en moi sur l’absence de bieinveillance de la démarche étaient éteintes, et je ne voulais pas que quelqu’un les mettent en route.
Tous cela est un peu dur a évoqué car je me souviens de tous ce que l’on projettait pour finalement n’en rien garder ou presque.
Mais vous avez raison : cette expérience m’a fait grandir car je ne vivrais pas ma relation actuelle comme cela si je n’étais pas passé par cette expérience d’ouverture au bien être de l’autre.
Et mon nouveau compagnon et moi parlons beaucoup du polyamour et pas négativement, même si cela ne nous tente pas : il ne fait pas dire fontaine.
Merci pour vos retours positifs et du coup votre bienveillance !

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Carinette (invité)

le mardi 02 août 2022 à 11h57

@Cyr34
Pardonnes moi cette question mais les sentiments pour ton ancien compagnon sont-ils réellement ramenés au néant ?
Si oui je me questionne sur cette absence totale de sentiment, sous quel délai …?
Une vie de couple de plusieurs années aurait mérité à minima une attention particulière, un fond de sentiment positif…
Ou alors le résumé de la situation ne donne pas l’ampleur de ce que tu as vécu…

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Siestacorta

le mardi 02 août 2022 à 13h01

@Carinette

La discussion avec le frère date d'il y a un an, si j'ai compris, la thérapie est plus récente.
On peut imaginer que si la rupture est proche dans le temps de la conversation avec le frère, le temps de désamour a commencé il y a déjà pas mal plus de temps.

Cyr a réagi à un post parlant d'idées suicidaires, et son post dit en creux que beaucoup de choses se sont mal passées.
Dès lors, on peut imaginer que le besoin de mettre au passé l'histoire soit un effort important (et en train de se faire, puisqu'il y a ce témoignage, et pas facile, puisqu'il a besoin de thérapie).

J'espère toujours aussi qu'un lien fort et des sentiments ne disparaissent pas totalement.
Mais quand on a eu vraiment mal, je trouve ça compréhensible et possiblement sain de plus vouloir conjuguer aimer au présent, ni de considérer qu'il y a toujours plus de sens dans le travail sur la relation passé que dans une construction d'autre chose. Ici cette reconstruction est accompagnée, par une professionnelle et par l'entourage... donc j'imagine pas un changement au gré du premier vent.

Enfin, il ya dans le temoignage un équilibre entre un regard critique sur le comportement de l'ex (évoqué en creux) et un autre regard sur ses propres choix. J'imagine mal que l'attention n'ait pas été donnée, surtout de la part d'une mono qui a tenté de croire au PA au point de venir régulièrement lire le forum. L'attention peut simplement ne pas pouvoir suffire.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Cyr34 (invité)

le mardi 02 août 2022 à 15h08

@Siestacorta j’ai l’impression que ton expérience est significative car beaucoup d’élément sont effectivement justes…
Je voulais témoigner surtout pour dire avant tout à chacun de s’écouter. L’expérience que j’ai vécu je ne souhaite pas trop approfondir car ce n’est pas l’objet et surtout j’ai un psychologue pour cela.
@Carinette : ma réflexion a effectivement aboutit à un arrêt de tout sentiment mais je dirais que jusqu’à la rupture je ne pouvais imaginer que ce soit si franc. Sans entrée dans plus de détails, son comportement après la rupture et les éléments que j’ai eu ultérieurement de la part d’une de ses relations étaient signifiants.

Le plus dur pour moi est donc de trouver un sens au vécu, mais j’y arrive car je sors finalement plus forte de cette expérience.

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Carinette (invité)

le mardi 02 août 2022 à 18h21

Si le but est de nous faire réfléchir, la mission est réussie !
Je réfléchis à la possibilité que la personne que nous aimons puisse n’être qu’un leurre ?!
Du coup je me questionne sur mes 2 amoureux ….
Rien n’est jamais sûre effectivement
Bonne continuation Cyr34

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coquelicot

le mardi 02 août 2022 à 20h43

On vit plus ou moins dans une sorte de denni , on ne sait jamais qui est vraiment l autre ,et inversement .On a des doutes des incertitudes qui parfois sont alteree par la NRE .

On peut se reveiller du reve au bout de quelques jours , quelques heures ou quelques annees .
Rien n est jamais certain rien n est jamais acquis , on peut vivre avec un poly certain , se disan poly acceptant pour devenir polycertain et se rendre compte que le certain est devenu juste tres incertain .
La face cachee des sentiments des certitudes est changeante , sournoise , parfois elle nous saute aux yeux parfois pas mais ca depend de tellements de choses que a la base on ne sait pas ou on vas ni avec qui on y vas , alors on y vas quand meme , c est ca la vie l aventure la decouverte et parfois c est bon .......

Lire les aventures des autres nous fait toujours reflechir , comparer jalouser , oui c est pas parce qu on est poly qu on a pas des tares .....

jJ ai souvent douté de moi d eux de lui , pour au final me retrouver moi meme plus forte plus determinee mais toujours aussi fragile de l interieur meme a mon age , meme a ce moment de ma vie ou j espere juste ne plus perdre de temps , ne plus savoir si c est bien si c est pas bien si ca vas le faire ou pas , dorenavent je vis ce qu il me plait par rapport a mon ressenti , la reflexion c est moins mon truc , j ai passé des etapes et je crois qu avec le temps on se pose moins de questions existencielles ; moi je croque les fruits tant qu il y en a parce que un jour ils seront trop hauts ou je n aurai plus faim!!

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Cyr34 (invité)

le mercredi 03 août 2022 à 16h00

@coquelicot
Merci pour ce partage, il m’a beaucoup touché.
Il y a beaucoup d’élément qui me parle dans ton témoignage et notamment la notion de ne plus perdre de temps… quand le tourment persiste cette impression a souvent été la mienne : ne suis je pas en train de perdre mon temps… ne suis-je pas en train de perdre du temps à construire autre chose dans plus de sérénité… ne suis-je pas en train de m’enfermer dans une routine d’inconfort qui m’empêche d’avancer par ailleurs.

La vie est précieuse et je sais désormais que je ne veux plus perdre de temps à être heureuse !
Merci encore

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artichaut

le vendredi 05 août 2022 à 01h08

Cyr34
Dans mon cas je peux mettre le mot de toxique sur mon ancien conjoint : ce que je n’avais pas projeté pendant notre relation.

Carinette
Pardonnes moi cette question mais les sentiments pour ton ancien compagnon sont-ils réellement ramenés au néant ?
(…)
Je réfléchis à la possibilité que la personne que nous aimons puisse n’être qu’un leurre ?!

J'ai tendance à penser qu'aucune personne n'est toxique en soi, mais que des comportements le sont. Quand on a aimé* la personne, mais que la toxicité de certains comportements sont mis à jours, finissent par être conscientisés, on ne cesse pas forcément d'aimer* la personne (ce pour quoi on l'a aimé) mais il se peut que ces comportements fassent obstacle. Non pas que la personne soit un leurre, ou que les sentiments soient ramenés au néant, mais que ses comportements la rende inregardable désormais.
Selon les cas, il se peut que les comportements soient nouveaux, ou —comme dans le témoignage de @Cyr34— il se peut qu'il aient déjà été là, mais que leur toxicité n'ait pas été conscientisée à l'époque.
Tant que ces comportements (et/ou la douleur provoquée par ces comportements) persisteront l'amour (même conjugé au passé) peut ne plus pouvoir être nommé.

*Je parle ici d'amour éprouvé, pas de l'aveuglement des débuts de relation.

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artichaut

le vendredi 05 août 2022 à 01h17

Cyr34
Une profonde admiration pour les poly-acceptants qui ont dû ou doivent trouver leurs places dans ces relations plurielles sans avoir pour autre volonté que l’épanouissement de leurs partenaires et donc leurs propres évolutions à travers l’acceptation.

Je suis également admiratif de ces personnes là (souvent bien+ "poly" à mes yeux, que leur conjoint·e se disant "poly").

Je fais cependant partie des personnes qui pense que la poly-acceptance n'existe pas.

La valeur principale du polyamour n'est pas la capacité à aimer plusieurs personnes (ça tout le monde sait faire), mais la capacité à aimer que l'autre aime plusieurs personnes. Et là dessus, bien souvent, les "poly-acceptants" font un travail que leur partenaire ne font pas.

Donc j'ai le sentiment que ce qu'on nomme "poly-acceptance" est soit de la résignation et du déni d'abus relationnel (ne pouvant mener qu'au déni de soi), soit —quand elle est bien vécue— une manifestation poly par excellence. Dans les 2 cas, le mot "acceptance" me semble prêter à confusion (soit il invisibilise les traumas, soit il minore l'amour des concernées).

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coquelicot

le vendredi 05 août 2022 à 06h30

J ai connu pas mal de poly acceptants ou acceptantes , qui se mettaient cette etiquette juste pour ne pas perdre une personne poly et fermer les yeux .

On rentre dans cette acceptation seulement si on est vraiment poly dans l ame et qu oon vas pouvoir supporter ce partage sinon c est voué a l echec , se voiler la face et tenir bon coute que coute jusqua ce que le poly ne le soit plus .

Je parle bien sur de personnes que j ai croisé , avec qui j ai partagé des hommes , des bouts de chemin et une soi disant philosophie .

Dans le polyamour il y a tellement de cas de figure , tellement de mots qui ne sont pas adaptes , tellement de non dits , d amalgames , bref on ne sait jamais ni ce qu on est ni avec qui on est ni ou on vas .

Ce qui meplait dans tout ca c est justement cette navigation a l aveugle , cette vie un peu plus facile , avec moins de barrieres moins de blocages , sauf les nouveaus , les invisibles mais qui nous genent moins du moment qu on ls voit pas

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bonheur

le vendredi 05 août 2022 à 14h08

J'entends bien tout ceci. Une personne peut refuser pour soi le polyamour sans mettre des freins inacceptables à une personne aimée (et avec qui la relation est mono, puisque ne désirant pas être dans la pluralité).

La compersion, être compersif, n'engendre pas être soi-même polyamoureux. Et oui, les acceptants évidemment ont fait un travail sur soi et ce sont, je suppose, interrogés sur rester mono ou s'ouvrir à une pluralité amoureuse. Cela ne signifie pas que la personne qui a fait, initialement la démarche de se découvrir poly, enfin en devenir de l'être, n'a fait aucun travail sur soi. Et puis, ce travail, le faire en commun, c'est idéal. Se soutenir l'un l'autre. Etre présent, communiquer avec cette volonté de tout savoir (donc accepter de tout entendre et de tout dire, à minima ce qui impacte)

Je dis souvent que "tout début à une fin". c'est la mémoire qui rend immuable. Le nombre des années, c'est ce que l'on accorde à la vie, et on ne décide pas de la durée.

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coquelicot

le vendredi 05 août 2022 à 17h29

A mon avis, une personne mono pure et dure ne peut pas accepter un partage quel qu il soit. Il faut qu elle soit un tant soit peu ouverte à l idée donc ce sera dans les termes, dans les mots qu il faudra trouver sa propre nuance. Qui ne sera évidement pas la même pour tous. Ce forum existe depuis pas mal d années et ce débat sans fu' à été vu et revu et jamais personne n à trouvé la bonne définition de l acceptation du moins une commune à tous. Comme dirait Jean Gabin la seule chose qu on sait c est qu on sait jamais

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bonheur

le samedi 06 août 2022 à 11h43

Il faut considérer, je crois, que la vie n'est pas figée. Or, pour moi (et que moi, pas le reste de l'Univers), le monoamour fige et empêche de vivre alors que la vie est courte. C'est mon ressenti.

Mon "cumul" des bonheurs est ce que j'ai de plus cher dans ma vie. Et le cumul de leurs instants de bonheur aussi. L'amour est merveilleux.

Il faut comprendre les personnes qui sacralisent un bonheur. Est-ce le sacre qui est mono, ou le bonheur qui en découle ? L'important c'est le bonheur, d'après moi.

Rien ne va plus, dès que l'on oppose mono et poly, comme si les deux étaient incompatibles. Personnellement, je situe l'acceptance ici, avec un curseur non fixe. Celui-ci se déplace au fil des jours, parfois même des heures. Par exemple, lors de discussions, même informelles et improvisées, entre poly et aussi avec des acceptants.

Pas plus tard qu'hier, j'ai pu dénouer certaines choses, en moi, pour accompagner le juste emplacement de ce curseur, pour un bonheur encore plus commun. Ce fut sympa !

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Cyr34 (invité)

le dimanche 07 août 2022 à 11h42

@artichaut : je comprends cet avis sur les comportement toxique, mais quand une personne joue un rôle : difficile de garder quelque chose. Ce que j’aimais je ne l’aime plus, ce qui m’a plu ne me plaît pas desormais.
A titre d’exemple : Son charisme et la manière de se mettre au centre ont généré en moi une sorte de fascination, comment une personne aussi centrale pourrait vouloir d’une femme comme moi : je n’ai jamais eu confiance en moi.aujourd’hui ce charisme et cette volonté de tout ramener à lui m’effraie, et qu’il ne laisse finalement pas la place aux autres. Je trouve même cela parfois ridicule tant il ne comprend pas une je ne puisse plus l’aimer.

@bonheur : je me rends compte à quel point je ne profitais pas de cette vie : l’amour est une chose mais il y a également beaucoup de chose à faire et à découvrir. J’étais dans une bulle où mon esprit était omnibullé par ces histoires

Par contre le débat sur une comparaison poly/mono reprend parfois ce qui selon moi n’a pas de sens. Seuls ceux qui le vivent en fond quelque chose de bien ou pas !

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bonheur

le dimanche 07 août 2022 à 12h02

https://www.16personalities.com/fr/types-de-person...

La personnalité peut offrir du charisme. Ce que l'on prend souvent pour du charisme est parfois simplement intégré dans la personnalité intrinsèque d'une personne. Et en effet, personne ne peut rien contre ça. Notre personnalité est. Rien ne peut faire changer cela. Une personne introverti ne peut se transformer et une personne extroverti pareillement. Quelqu'un qui a toujours cette possibilité de trouver du positif, même là où il n'y en a pas...

J'ai toujours des difficultés avec les mots passe-partout comme ce mot là.

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