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Dépendance affective ou amie capricieuse ?

Jalousie
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Delta-F

le mardi 20 juin 2017 à 08h27

Bonjour à tous,

J'ai une amie (A.) depuis 1 an, parallèlement à ma relation principale. Nous nous aimons, nous sommes très liées amicalement et sentimentalement.

Bien que nous passons pour ainsi dire chaque jour ensemble (Fac + vacances) (Ma copine travaille donc je ne peux pas autant profiter d'elle), A. me pose quelques petits caprices lorsque je mentionne le fait de voir une simple amie, ou lorsqu'il est question que je passe mon temps hors de sa compagnie, au fil du temps elle est devenue très possessive, jalouse, et carrément chiante.

C'est simple : Il n'y a pas une journée sans une moyenne de 3 bouderies, juste parce que je parle d'une amie de fac ou même parfois sans qu'il n'y ait de réel motif prêtant à être froissé. Lorsqu'elle boude, elle se renferme, affiche un air refroidi, contrarié, ne parle plus, et généralement pour qu'elle daigne m'en parler je dois négocier avec ténacité. La plupart du temps, ce sont des sujets sur lesquels je n'ai aucune emprise ; sa peur que je me rapproche d'autres personnes, même amicalement, sa peur qu'on ne soit pas dans le même groupe à la fac l'année prochaine, sa peur que mon autre amie (Qui n'est pourtant qu'une "pote") ait trop de vues sur moi, etc. C'est ce genre de registre. Pourtant je ne suis vraiment pas quelqu'un avide de popularité ou de social.

J'en viens à avoir peur de lui annoncer que pour une journée par exemple, je ne la verrai pas. Idem, elle boude, se froisse, etc. A cause de cela, je ne propose que rarement à ma pote de la voir, et lorsque je lui propose cela n'est pas avant 16h, car je n'ai pas envie qu'A. lache son caprice jaloux. C'est aussi pour cela que je me limite à voir ma copine (Avec qui je vis pourtant) lorsqu'elle termine son travail pour 2h avant de reprendre après, je redoute bêtement la tension avec A.

Je la pense carrément dépendante de moi, je ne dis pas ça par prétention, il faut y être pour comprendre, même lorsque nous sommes ensemble et que je m'affaire trop longtemps a côté (Sport), elle se renferme, et ça même si nous nous sommes vues la veille, ou que nous nous verrons le lendemain.

Elle trouve que le sort n'est jamais assez bon avec elle quant à nous deux, car la "réalité" de ma relation principale lui revient toujours douloureusement, sauf que je lui ai pour ainsi dire tout concédé..

Je la trouve vraiment capricieuse et je ne vois plus vraiment comment réagir autrement qu'en la punissant comme une gamine, et en la privant de me voir. Je suis pourtant arrangeante.

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gdf

le mardi 20 juin 2017 à 09h56

Hello
Il semble que vous ayiez des attentes incompatibles quant à votre relation. Si tu en es à ne pas lui dire des choses pour ne pas la froisser, il y a clairement un gros problème.

Avant d'en arriver à des solutions extrêmes comme la rupture de contact, une bonne mise à plat est souhaitable, en utilisant les bases de la communication non violente. En résumé, ne pas dire "tu fais chier", mais "quand ceci arrive, voilà ce que je ressens, est ce qu'on essayer de faire comme ça à la place ?"
Voir CNV sur Google pour plus de détails.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le mardi 20 juin 2017 à 11h10

Personnellement, je tiens également à une petite mise en garde.

Mon exemple est le suivant. Je tombe amoureuse d'un polyvoyageur. Nous nous voyons autant que possible et je fais, une fois par an (vacances), le déplacement. Il m'annonce avoir depuis une relation qu'il désire comme primaire. Je lui demande de parler de moi avant que je débarque. Ce qu'il fait quelque peu. Je complète, avec mon mari, toute l'information qu'elle désire. Au début, je me dis qu'au fond ça se passe bien et je continue notre relation. Et puis, il ne veut pas s'opposer à ces caprices, alors il ne voyage plus. Et ce fut une raison qui m'a poussé à mettre fin à notre relation.

Pas seulement parce que l'on n'arrivai pas à se voir (sauf du coup quand je me déplaçais) car nous avions des contacts quotidiens. Non, ce que a cloché pour moi, c'est quand j'en suis arrivé à indiquer que cette jeune femme était capricieuse, alors que je n'avais pas me comporter ainsi. Sauf que voilà, elle l'était. Je me suis tellement lui manqué de respects que j'ai rompu avec lui.

J'espère Delta-F que ta compagne et ta pote supporteront cette situation, car dans ton histoire, c'est plus à elles que je m'identifie.

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Siestacorta

le mardi 20 juin 2017 à 13h35

Delta, j'ai un peu lu tes précédentes interventions. Dont ta situation amoureuse, l'an dernier.

En regardant tes quelques messages, j'ai remarqué que tu parlais de relations sentimentales, mais que tu n'évoquais pas ou même écartait le charnel.
Deux choses avant que je continue : tu peux très bien garder ça pour toi si tu le souhaites, et si de toute façon la part charnelle, pour une raison ou une autre, ne fait pas partie des questions auxquelles tu accordes beaucoup d'importance, aucun soucis non plus. Si ça m'amène des question, c'est pas une remise en cause de cet aspect-là.

Maintenant, le fait de parler d'un sentiment de dépendance, de jalousie et de possessivité dans le cadre ordinairement plus souple de l'amitié, ça vient dans ton contexte à toi. A savoir que toi aussi, c'est au niveau sentimental que tu investis les relations. Je ne sais pas comment fonctionne ta relation principale, mais, comme je le disais, en te lisant, je n'ai pas senti que le rapport physique entrait pour beaucoup dans l'ensemble. Et quelles que soient les raisons pour ça, encore une fois elles t'appartiennent, ça met en avant ta façon d'investir à toi.

J'en ai conclu, à toi de me dire si je touche juste, que le sentimental avait beaucoup de sens pour définir tes attachements, et que c'était peut-être dans des proportions plus fortes que beaucoup de relations où peuvent peser les rapports physiques, la ressemblance des caractères, les engagements à long terme en cours (parentalité, crédit immobilier, projets de vie, quoi).
Du coup, une amie, même proche, qui devient sentimentalement très impliquée, ne s'impose pas complètement par hasard, dans le sens où elle joue sur tes cordes familières, ta façon d'être dans les relations. Sa demande affective envahissante prend de la place dans une vie relationnelle où tes attachements ne sont pas décrits par des repères usuels, ou une recherche sur l'exclusivité / non-exclusivité liées à l'amour physique, ou une histoire en construction, mais par les émotions ressenties.
Puisque l'émotion devient l'échelle de valeur principale, ça laisse toute la place à des enjeux d'émotion pour la personne en face, et ici, à un sur-investissement des temps partagés au quotidien. Autrement dit : puisque tu définis ta vie affective par le besoin de liberté émotionnelle, plus que par tes demandes pratiques dans une relation, l'autre peut y voir un champs de possibilités complètement ouvert, et donc a toute la place pour développer ses recherches affectives dans la relation (d'autres gens, face à un champs trop ouvert, fuient par manque de prise ou par peur qu'une attente non formulée, peu incarnée, soit une attente impossible à combler).

Je m'identifie par mon côté inhibé. Par le passé, cette place que j'offrais aux gens en n'occupant pas le terrain avec mes propres demandes a laissé le champs libre à des gens qui avaient trop besoin de place. Moi comme eux avions des choses à apprendre sur ce genre d'équilibre...

Là j'ai centré sur comment toi tu as pu participer à construire cette situation, mais bien sûr, cette fille a probablement son histoire et ses raisons derrière sa façon d'être en demande. Peut-être qu'elle cherche, paradoxalement en formulant des demandes envahissantes, à s'approprier une indépendance qu'elle n'a pas, que c'est ta recherche de liberté qui l'a attirée au départ.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Siestacorta

le mardi 20 juin 2017 à 23h01

Bonus, autre angle : si A est la même que l'amie pour qui tu as tant discuté avec ta relation principale, il se peut aussi que sa demande envahissante envers ton quotidien soit une compensation de la frustration qu'elle éprouve a être "seulement" dans l'amitié avec toi. Puisque, si j'ai compris, tu lui as exprimé l'intensité émotionnelle que tu éprouves tout en vous donnant certaines limites par fidélité envers une A. qui ne pourrait pas tolérer que tu dépasses certaines limites dans ta relation avec l'autre. Comme elle connait cette limitation de votre relation, elle serait dans l'excès parce qu'au fond elle cherche d'autres garanties d'affection que celle que tu ne peux pas lui donner.

Je dis pas que c'est normal, mais psychologiquement, je comprendrais que ce soit quelque chose comme ça.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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LeCielEstBleu (invité)

le mercredi 21 juin 2017 à 09h55

L'intervention de SiestaCorta fait comme un clic chez moi: si ton amie est en effet dans une situation de compromis, il est bien possible que ses exigences et ses demandes soient surtout l'expression de ce qu'elle aimerait pouvoir vivre pleinement avec toi. Du moins, c'est la situation dans laquelle je me suis trouvée: faute de pouvoir vivre une relation polyamoureuse telle que je l'envisage (c'est-à-dire charnelle aussi, complètement honnête et assumée), je me suis raccrochée d'une drôle de manière à mon ami, dans une sorte de dépendance et d'insatisfaction permanente. Ca n'a pas fait pas de bien à la relation... Là, j'essaie de me recentrer sur moi-même et de retrouver un équilibre hors de lui, j'y arrive parfois. Mais une chose persiste: le compromis ne me satisfait pas vraiment, comme il ne satisfait peut-être pas ton amie? Face à mon ami, j'aimerais pouvoir exprimer mon ressenti sans animosité, me sentir dans une relation de confiance (sans peur constante de ne pas être aimée) et savoir faire le deuil de ce qui n'est pas pour pouvoir profiter de ce qui est. J'ai tendance à penser que pour désamorcer le mécanisme par lequel l'un s'accroche et l'autre recule, j'aurais besoin de sentir l'engagement de mon ami pour moi, mais c'est évidemment ma perspective d'insatisfaite... Si tu as d'autres pistes pour un bon équilibre, je suis preneuse!

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Toinou

le mercredi 21 juin 2017 à 17h22

Mouais, j'ai surtout l'impression que ton amie te fait du chantage affectif. :-(
En gros elle a compris que si elle faisait la gueule tu allais faire des pieds et des mains pour essayer de faire en sorte qu'elle te parle. Ainsi tu te retrouves dans un situation de demandeur et elle de bon sire qui daignera te répondre, à l'inverse de la situation de départ où c'est elle qui se trouve en situation de demande de ta présence plus que ce que tu peux/veux.

Il faut que tu trouves un moyen de ne pas céder à ce chantage. Le mieux est encore de ne pas en faire cas.
Elle fait la gueule dans son coin au moindre truc ! Attends qu'elle vienne t'en parler plutôt que t’évertuer à lui tirer les vers du nez.

Il ne faut jamais céder au chantage ;)

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Delta-F

le dimanche 25 juin 2017 à 07h50

Merci à vous pour toutes ces réponses construites, c'est toujours quelque chose ici :)
Je vais répondre dans le gros ; J'ai eu des moments charnels avec A., cependant depuis quelques temps j'ai fait le voeu que notre relation redevienne platonique car je ne souhaite pas vivre contre ces principes de fidélité de chair. D'ailleurs meme cela, elle ne le respecte pas. Mais c'est une autre histoire.
Je veux bien faire preuve de tolérance et de tempérance, sauf qu'au bout d'un moment mon sens psychologique s'use, et prendre des pincettes ça commence à bien faire quand je dois toujours me ronger la patte.
Je cherche toujours a comprendre, d'ailleurs je suis fière de moi sur mon sens de la communication et de la compréhension de l'autre, cependant effectivement je pense clairement qu'elle me fait subir un chantage affectif tout simplement car je me suis montrée trop lâche envers moi même et donc pas assez affirmée sur mes choix/désirs. Elle devient seulement de plus en plus gourmande quant à ce que je peux lui offrir de moi car je n'ai pas mis de stop plus tôt, je lui ai fait entrevoir une part de sécurité de laquelle elle demande toujours plus, au détriment de ma liberté.
Mais ça devrait être a elle de s'aménager et de réaliser qu'elle est dans l'excès, or ce n'est pas le cas.
J'imagine que nous avons nos deux parts de responsabilités

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Camille_B

le dimanche 25 juin 2017 à 10h33

Je ne crois pas qu'elle soit dans "l'excès", simplement elle a probablement des attentes précises concernant votre relation, et toi d'autres. Et dans cette histoire c'est toi qui a posé les limites, pas elle. Ca n'est pas une question de "liberté", mais de désaccord sur ce qui constitue votre relation.

Un moment donné la "liberté" ne signifie plus grand chose. Toute relation est une remise en cause de sa "liberté absolue désirée", car il faut savoir faire avec les désirs de l'autre.

Tu dis que vous avez eu des relations charnelles mais que tu ne le souhaite plus au nom du respect de tes principes de fidélités de chair. Ce sont tes principes, pas forcément les siens. Et cela t'a conduit à lui interdire d'avoir avec toi des rapports que vous aviez auparavant. Elle doit probablement en souffrir et même, peut-être, se dire : "et après, qu'est-ce qu'elle me retirera de plus ?". D'où le sentiment d'insécurité et l'attitude qui s'en suit.

Ce n'est pas une critique envers ton attitude et tes choix. Ils sont respectables. Simplement, je pense que son inquiétude est elle aussi respectable. Il faut que vous puissiez en discuter et trouver un terrain d'entente. Peut-être revenir sur certains de tes "principes".

Peut-être que vous ne trouverez pas un terrain d'entente, auquel cas il sera probablement nécessaire de redéfinir votre relation. Voir de vous séparer. Il vaut mieux cela que vous enfermer dans une relation qui ne convient à personne.

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Siestacorta

le dimanche 25 juin 2017 à 13h24

Delta-F
J'ai eu des moments charnels avec A., cependant depuis quelques temps j'ai fait le voeu que notre relation redevienne platonique car je ne souhaite pas vivre contre ces principes de fidélité de chair. D'ailleurs meme cela, elle ne le respecte pas.

Je ne serais pas très étonné que le côté "capricieux" de ton amie se soit manifesté de plus en plus après cette demande.
Pas parce qu'elle cherche absolument cet aspect de la relation, mais parce qu'elle chercherait à compenser un terrain d'intimité trouvé puis perdu.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Delta-F

le dimanche 25 juin 2017 à 23h07

Je crois que vous ne réalisez pas en fait.
Je le concède, je ne livre que les parties essentielles a l'explication du problème actuel en question, mais dans le fond vous ne connaissez pas ma relation avec elle.
Je ne demande plus spécialement d'aide au discernement là, je voulais effectivement des avis, cependant j'ai l'impression que certains extrapolent beaucoup sans finalement n'en savoir qu'une fraction.
Mon amie grignote mon espace de son besoin de sécurité affective car je me suis déjà laissée beaucoup soumettre pour son confort.
Cela n'a rien à voir avec la dimension charnelle, cela commence à être ancien malgré le crescendo.
Le désaccord, elle le crée de nouvelles attentes sorties de nulle part qui m'incriminent implicitement, car théoriquement, il n'y a pas de problème entre nous. Je suis attentionnée et attentive, je fais en sorte de rester juste et sentimentale à la mesure de ce que je ressens.
Je suis le genre de personne a solliciter énormément la communication, et le respect, je pense en faire plutôt bon usage. Si j'ai parlé de ça ici, c'est pour avoir d'autres angles de vue, je ne viens pas les mains dans les poches, j'ai utilisé beaucoup de recours.

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Siestacorta

le dimanche 25 juin 2017 à 23h44

Heu, vouivoui, j'extrapole souvent beaucoup. Je met pas forcément toutes les précautions oratoires pour que ce soit compris, mais, si je vais pas dans la bonne direction, faut me le dire, et je remet mes spéculations dans ma culotte sans plus de soucis que ça.
Désolé si ça t'a dissuadé de continuer à développer ta demande.

Bref, si mes réponses ne sont plus bienvenues, je l'entend.
Et s'il y a autre chose dans ta demande ici qu'une question de discernement, je suis preneur pour que tu l'exprimes !

Je développe quand même, pour au cas où dire les choses avec d'autres mots pourrait tilter (mais si par la suite c'est plus la peine, je retournerai jouer avec mes robots Transformers).

La question de la sécurité affective n'est pas une question si commune que ça en amitié, en tout cas rarement avec des conséquences aussi étouffantes. Il y a le caractère de ton amie. Ca, je la connais pas, je n'ai que ce que tu en décris ici.
Et puis, il y a ce fossé entre ce qui se passe de tendu et le statut "officiel" de la relation. Ce que tu décris toi-même : "de nouvelles attentes sorties de nulle part qui m'incriminent implicitement, car théoriquement, il n'y a pas de problème entre nous".

Ton amie vit votre relation de façon plutôt passionnelle. Et je pense pas me tromper en disant que votre relation a des accents amoureux, et surtout, en a eu dans une période antérieure.
J'en conclue pas que c'est "normal" d'envahir son prochain sous prétexte qu'il y a de l'amour. Mais je veux dire que comprendre l'histoire qu'elle se raconte (nous avons été amantes, nous dialoguons encore beaucoup sur les modalités de notre relation, donc je peux avoir des exigences fortes) aide à comprendre pourquoi l'histoire que tu racontes (c'est une amie) a des moments inattendus.

Le moment charnel semble être moins important pour vous que dans l'histoire telle que je l'imagine en lisant.
Mais je crois que même si c'est pas au centre du truc, ça a quelques chances d'être significatif, dans le sens où maintenant, ça fait partie de votre histoire, et que cette histoire cherche à continuer sous d'autres formes... et que ton amie ne souhaite apparemment pas que ça perde en intensité. C'est comme "rester amis" avec une ex juste après avoir rompu, même si on a super bien communiqué et mis les choses à plat, on ne peut pas être sans avoir été, et plein d'éléments du passé refont surface, alors qu'ils n'ont plus lieu d'être. La situation est visiblement différente, mais la comparaison peut aider à répondre à la question titre du fil.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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