Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

L'important

#
Profil

bonheur

le jeudi 22 novembre 2018 à 15h56

Oui intermittent. Le consensus vient trop souvent après les actes et l'émotionnel du polyacceptant ne peut que subir au lieu de suivre. C'est pour cela que je désire être poly, pour ne surtout pas imposer mais pour vivre, heureuse, épanouie, avec un maximum de personnes que j'aime. Dans mon cas (et là, ce n'est que moi, mon ressenti perso), je ne peux être heureuse si je ne suis pas aimée, en rendant également heureux. La compersion, l'effet boule de neige augmente le bonheur commun, la dynamique commune... et la compersion ne suffit pas. Le polyacceptant doit savoir qu'il est sécure (et donc là, les menaces de divorce ou autres sont contre-productive : comment croire à un avenir commun, si l'autre ni croit pas lui-même) et que son ressenti est légitime.

Je viens d'initier un fil de discussion sur les émotions et j'ajoute ici qu'elles sont toutes légitimes.

Après, on fait parfois ce qui ne devrait pas, sauf que l'on ne prévoit pas toujours tout (l'interprétation d'un baiser, par exemple)

#
Profil

Caoline

le jeudi 22 novembre 2018 à 17h43

Je ne fais pas de citation car trop compliqué car je vais répondre à plusieurs messages.

Pour commencer, je voudrais préciser ce que j'ai pu exprimer à Tempête. Je trouve insupportable de dire "tu peux avoir une relation intime avec telle personne mais je t'interdis d'avoir des relations sexuelles" pour 2 raisons. La première c'est inconcevable pour moi que quelqu'un ai le droit de m'imposer ce que je peux vivre ou pas. La seconde est qu'il n'est pas envisageable pour moi de passer du temps en tête à tête avec quelqu'un pour qui j'ai du désir, et qui en a pour moi, sans que ça s'apparente à de la torture.
Cependant, ça ne veux pas dire du tout que je pourrais avoir une autre relation intime si mon compagnon en souffrait. Mais m'exprimer son ressenti et que j'en tienne compte, ça n'a rien à voir avec m'interdire. J'ai toujours dit que je ne savais pas ce que j'aurais fait si mon compagnon avait mal vécu mon envie de vivre une autre relation, puis d'autres. J'aurais essayé et probablement longtemps d'y renoncer et si vraiment ça me faisait trop souffrir, j'aurais choisi de le quitter.

Donc pour intermitent, oui il avait vraiment le choix. J'aurais préféré ne pas aller voir la personne pour qui j'avais des sentiments et du désir que d'y aller en ayant des interdits car je sais que je risquais de manquer de résistance si nous avions envie de relations sexuelles et que ça s'avérait possible. Cependant, le fait que je n'ai pas forcément senti mon compagnon vraiment prêt à ce que je vive mes envies a probablement joué dans le fait qu'il n'y a pas eu de relations sexuelles. Mon compagnon a beaucoup de mal à dire non, mais en presque 28 ans, 20 à l'époque, j'ai appris à décoder les vrais oui des faux.

Ca me semble capital que l'accord soit préalable à la concrétisation de la relation. En tout cas je pense que je n'aurais jamais pu accepter que mon compagnon me trompe puis me demande d'accepter et donc je n'aurais jamais été capable de lui faire ça. Ça me semble infiniment plus compliqué à accepter mis devant le fait accompli.

Pour finir, je peux certifier que les couples mono-poly (y compris avec sexualité totalement libre) où le mono est plus heureux que quand la relation été exclusive car il se réjouit pour le poly ça existe, puisqu'on le vit depuis presque 8 ans. Il n'a pas eu besoin de se détacher, il est très autonome émotionnellement, pas du tout dans le besoin ou la possession, pas du tout dans la dépendance affective, alors que moi je l'étais. Et ça ne veut pas dire que nous sommes distants, loin de là, nous sommes plutôt très fusionnels.

#
Profil

bonheur

le jeudi 22 novembre 2018 à 18h56

@Caoline. Je ne suis pas dans ton passé, qui ne me regarde pas.

Mais pour info, je peux dire que nous nous sommes rencontrés une fois, à l'occasion d'une rencontre poly (et en couples auparavant) et que nos maris, polyacceptants tous les deux étaient présents. Ni Caoline, ni moi n'avons obligés nos chéris de vie respectifs à participer. Nous sommes des grandes filles et aurions pu être autonomes. Nous avons parlé polyamour et polyaffectivité (dans mon cas) en leur présence et sans tabou. Les propos étaient libres pour tous.

L'acceptation n'est pas obligatoirement à 100%, que l'acceptant soit mono ou poly. Il ne faut pas se voiler la face. Par contre, sur l'échelle de 0 à 100, il y une grande diversité de %

Dans mon cas, mon chéri indiquera qu'il préfèrerait que je n'aime que lui... avant d'ajouter que ça l'amour me va très bien (au teint, certainement :-D )

#
Profil

alinea7

le jeudi 22 novembre 2018 à 20h10

Caoline
Je trouve insupportable de dire "tu peux avoir une relation intime avec telle personne mais je t'interdis d'avoir des relations sexuelles" pour 2 raisons. La première c'est inconcevable pour moi que quelqu'un ai le droit de m'imposer ce que je peux vivre ou pas. La seconde est qu'il n'est pas envisageable pour moi de passer du temps en tête à tête avec quelqu'un pour qui j'ai du désir, et qui en a pour moi, sans que ça s'apparente à de la torture.

C'est pour ça que parfois le polyamour n'est pas possible sans faire violence à quelqu'un. Ce qui en fait alors tout autre chose que du polyamour.

#
Profil

bonheur

le jeudi 22 novembre 2018 à 20h26

alinea7
C'est pour ça que parfois le polyamour n'est pas possible sans faire violence à quelqu'un. Ce qui en fait alors tout autre chose que du polyamour.

Oui. Et si une personne ne peut m'aimer qu'en se faisant violence ou en me faisant violence, ben il vaut mieux tout arrêter, pour le bien-être de chacun-e.

J'entends par là qu'un lien que je ne peux vivre bien que d'une façon asexuée, et qui obligerait à cela, me ferait violence. L'amour doit se vivre bien et suffisamment en harmonie, sinon, ce n'est plus de l'amour, dans le sens où l'harmonie serait rompue.

Après, le polyamour n'oblige à rien, même pas à avoir plusieurs amoureux-ses. C'est justement la philosophie de la volonté du bonheur de tous qui me fait dire que je suis poly, avec des périodes de ma vie, où je n'ai qu'un seul amour. D'ailleurs, si j'étais célibataire, sans ce lien indéfectible avec mon chéri, je pense que je serai souvent sans relation amoureuse. Pourquoi ? Ben parce que tant que l'acharnement sera à m'aimer avec du sexe obligatoire, sinon ce n'est pas de l'amour, ben je ne me sentirais jamais bien dans mes relations, je les vivrais très, mais alors très très mal. Plus j'avance dans ma vie, et plus l'amour façon bisounours me convient le mieux.

Je ne suis certainement pas unique. Je suis peut être trop reconnectée avec mes émotions. Mais je reste partisane de l'amour comme émotion suivant ce que j'ai indiqué dans le fil de discussion : Emotions

#
Profil

Tempete

le vendredi 23 novembre 2018 à 10h53

J'ai mis du temps à bien tous vous lire, la digestion est passée !
Je crois que l'on oublie l'essentiel : nous sommes des adultes, libres d'exprimer ce que l'on ressent et d'écouter l'autre avec empathie et bienveillance. Et d'accorder nos violons en fonction de soi et de l'autre, en faisant peut-être des compromis. Je crois vraiment qu'il ne faut surtout pas être péremptoire et définitif dans sa prise de décision.
Je prends mon cas : cela fait un peu plus d'une semaine que je me renseigne sur le polyamour, que je me documente, que j'échange, que je discute avec mon amoureux, et en aucun cas je ne me sens apte à prendre une décision sur le vif (sachant que mes émotions fluctuent en ce moment charnière) qui aurait des conséquences sur nos deux vies et la vie de nos enfants. Nous sommes attentifs l'un à l'autre et nous essayons de nous entendre et nous comprendre.
De mon côté : je lui fais part de mon constat que si sa relation implique une intimité charnelle, sexuelle, ça me ferait très mal et me brouillerait l'esprit car en ce moment je suis en plein bouillonnement émotionnel et intellectuel et je souhaite vraiment avancer et prendre une décision avec toute ma tête. Je ne suis pas suffisamment bien dans mes bottes pour accepter pleinement le polyamour, mais j'y travaille. Et justement j'y travaille pour être prochainement capable d'accepter.
De son côté : il me fait part de son constat qu'il se sent au plus profond de son être polyamoureux et qu'il ne veut pas que l'on se quitte. ll souhaite pour lui et pour moi bonheur amour et épanouissement personnel. Et donc en filigrane son constat est que si j'accepte sa relation parallèle, notre couple perdure, mais si je ne peux accepter, ça sent le roussi.
La confrontation de nos constats et de nos ressentis entraîne donc discussions, argumentations, prises de position, compromissions. Car nous sommes deux individus avec des opinions, des sentiments, deux adultes bienveillants qui s'écoutent et sont capables de se remettre en question. Et qui ont envie d'avancer ensemble et de s'aider.
Ca me semble être ça l'important.

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

#
Profil

bonheur

le vendredi 23 novembre 2018 à 15h36

Oui, des constats ne sont pas fait pour être en accord parfait. C'est l'envie d'avancer ensemble et de s'aider qui fait tout, le principal.

En fait, la conclusion, à ce stade n'est pas l'essentiel, ça viendra plus tard.

Il faut comprendre qu'une transition demande réflexion, temps et énergie. Des "compétences" aussi de communication.Ca ne peut pas être aussi simple.

La conclusion peut aboutir à des opinions différentes avec la compréhension de l'autre, pas toujours dans son intégralité. Respectez vous, aimez vous et l'avenir vous ouvre tellement de portes, inédites souvent ! Et non, je n'oublie pas la tierce personne. Car si communiquer à deux est essentiel, au bout d'un certains temps, à trois, ça devient indispensable.

#
Profil

Tempete

le vendredi 23 novembre 2018 à 16h25

Tout à fait d'accord avec toi @bonheur.
Comme souvent d'ailleurs, tes propos font mouche chez moi ;-)

#
Profil

bonheur

le vendredi 23 novembre 2018 à 16h26

Nous avons certainement des similitudes nombreuses et des ressentis proches.

#
Profil

Juliette45

le samedi 24 novembre 2018 à 17h44

Ah ben les filles!!! Dans ces échanges: quelle richesse d'émotions, de réflexion, de questions existentielles sur l'amour et la liberté, sur "être soi-même"...
En vous lisant, et surtout en lisant le cheminement de Tempête, je m'aperçois que j'ai eu beaucoup de chance de ne pas avoir eu à faire de choix entre notre couple et un amour avec une femme. L'idée de polyamour est vite allée de soi, mais sous la forme d'un amour à 3. La notion de vivre ensemble un nouvel amour est importante pour nous. Mais je retrouve dans vos réflexions sur la jalousie et le partage, les mêmes questions qui ont pu émerger dans notre propre cheminement. Je me suis surprise à ne pas éprouver cette jalousie alors que je tiens très fort à mon mari et suis encore empreinte de la notion d'exclusivité. Et je réalise que c'est la question d'être "sécure" qui change tout. Notre amour est inaltérable quoi qu'il arrive. Qu'il aime une autre n'enlève rien à ce qu'il ressent pour moi ou la place que j'ai auprès de lui. à condition que j'aime réellement la femme en question. Par amour pour l'un et l'autre, je ne perds rien, bien au contraire. Partager, cela nous rapproche. Je pense qu'il m'aurai fallu un plus long cheminement dans la même situation que tempête. Mais vos réflexions ouvrent l'esprit à un concept nouveau et qui correspond, je pense, plus à la nature humaine que la notion de couple exclusif qui est pourtant le modèle social par excellence. Il y a tout à désapprendre et à reconstruire et le chemin ouvert sur ce site mettra combien de générations à se poursuivre devant le grand public... et permettre à beaucoup de s'épanouir ou simplement de prendre conscience de ce à quoi ils aspireraient s'ils n'étaient pas si bien formatés...

#
Profil

bonheur

le samedi 24 novembre 2018 à 18h45

... (+)

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion