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Quels avenirs pour les relations affectives plurielles ?

Bases
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ScottBuckley

le lundi 15 juillet 2013 à 14h00

Bonjour,

Voici ma (grande) question du moment :

>> d’après vous, comment pourraient évoluer les relations affectives plurielles à l’avenir ?
(par exemple d'ici l'an 2023 ou en 2033, dans 10 à 20 ans... ou + tard !)

Par ‘ relations affectives plurielles ’ j’entends :
relations sentimentales, sensuelles, intimes, et/ou sexuelles, et/ou libertines, multiples, parallèles, amitiés sexuelles, sex friends, hétéros, homos, bisexuelles, et autres relations intimes plurielles, à deux ou avec + de deux personnes, avec ou sans étiquette.

> Ce qui m’intéresse, c’est d’échanger, d’observer et d’imaginer ensemble notre futur ( pour mieux se le réapproprier ! (+) ), d’envisager les moments, les étapes, les déclencheurs, les désirs, qui pourraient faire évoluer la société dans le sens d’une ouverture plus grande aux relations affectives plurielles (en France ou ailleurs), et notamment (mais pas seulement) au polyamory.

Ces évolutions peuvent bien-sûr être multiples :

- du côté des moeurs individuels (relativement privés, mais médiatisés),

- liées au genre (notamment : évolutions des libertés et des relations entre femmes et hommes, avec plus d’équité, moins de dominations imposées, plus d'indépendances...),

- et/ou culturelles (lectures, cinéma, théâtre, danses, festivals, médias, internet... + critiques du concept hollywoodien de “princesse / prince charmant-e unique & pour la vie”),

- sociales, sociologiques, anthropologiques (évolutions des individus, des regards sur les corps et sur les normes, évolution des duos, des couples, des ‘tribus’, des groupes, et de notre 2ème peau : les vêtements et sous-vêtements...),

- éducatives (ateliers, discussions, débats, cours d’éducation sentimentale et/ou sexuelle à l’école, et/ou à l’université...),
- familiales (redéfinitions et émancipations vis-à-vis du patriarcat et/ou de la “famille nucléaire”),

- juridiques (publiques),

- géographiques (liées à un territoire, aux mobilités, aux voyages, aux modes de transports...),

- technologiques (liées à des applications, à des outils, des téléphones, des smartphones, des appareils favorisant les échanges, les rencontres et affinités entre différentes personnes...),

- architecturales (liées à notre 3ème peau : l’habitat individuel ou collectif),

- écologiques (liées à la Nature, aux regards et au respect de notre environnement, de la planète Terre),

- professionnelles (liées aux métiers pratiqués, aux lieux où l’on travaille, aux relations autorisées ou tolérées entre collègues, + à l’existence d’une retraite confortable en fin de carrière...),
- démographiques (liées à la natalité),

- spirituelles, politiques (liées à l’émancipation vis-à-vis des partis et des religions qui interdisent les relations affectives plurielles),

- patrimoniales (liées à ce que l’on peut transmettre à autrui, à celles et ceux que l’on aime : patrimoine, habitat, terrains, ressources, argent, + évolution des liens intergénérationnels...),

- ... voire biologiques, hormonales (des personnes jeunes ou moins jeunes, sous psychotropes/antidépresseurs ou sous Ritaline, ne se comportent pas du tout de la même façon si elles s’en libèrent !),
- climatiques (s’il fait plus froid ou plus chaud à l’avenir, avec le dérèglement climatique en cours !) ...

- dans les espaces publics et/ou privés.
(exemples : une évolution ayant favorisé la découverte et les pratiques bisexuelles, ou homosexuelles ; évolution juridique ayant facilité la contraception, et/ou le divorce des couples, ou le mariage pour tous, ou le poly-Pacs, ou la polygamie équitable entre femmes et hommes...)

>> Et donc, d’après vous, comment pourraient évoluer les relations affectives plurielles à l’avenir (par exemple en 2023 ou en 2033, dans 10 à 20 ans, ou + tard) ?

A) D’après votre point de vue personnel actuel :

B) D’un point de vue plutôt optimiste, positif, imaginaire, onirique... :

→ Vos messages, expériences, inspirations, suggestions, réactions, votre imaginaire, et nos échanges multiples à ce sujet sont les bienvenues !

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Deneb

le lundi 15 juillet 2013 à 14h15

Coucou Greenpixie,

Ca chauffe tant que ça à Lyon en ce moment ?:-D
Nan, je plaisante...
Bon, déjà se ré-approprier le futur c'est drôle... mais rien est impossible si on a une machine à voyager dans le temps (mon rêve de gamine)
Plus sérieusement, je vais prendre le temps de lire en entier et te donnerai si j'ai un peu de temps un (des) point de vue...

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(compte clôturé)

le lundi 15 juillet 2013 à 20h09

Pas tt lu non plus mais si tu ne connais pas poly-tique, tu peux prendre gentiment contact avec lui car il vient de rédiger dans le cadre de ses études un mémoire qui t'intéresserai surement. Moi j'en suis à un petit tiers vu que j'ai commencé à le lire qu'hier soir mais c'est très intéressant et accessible même pour moi (enfin pour ce que j'en ai lu, la suite sera sans doute plus corsée...)

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(compte clôturé)

le lundi 15 juillet 2013 à 20h11

A Deneb : j'aimais bien la série où les voyageurs dans le temps se lançaient dans une espèces de sphère noire et blanche qui tournait... génial cette série.

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Anarchamory

le lundi 15 juillet 2013 à 21h01

Il y a un sujet que j'aimerais aborder avec vous et qui tombe à mon avis sous les thématiques que tu souhaites aborder GreenPixie, c'est celle de l'alterparentalité, et là je ne parle pas spécifiquement de l'homoparentalité, car à mon sens on peut très bien faire aussi de l'alterhétéroparentalité.

Plus j'y réfléchis, plus je me dis la chose suivante :

- il est possible de trouver des gens qui objectivement nous correspondraient vraiment pour un projet de vie, mais qui ne sont pas "amoureux" de nous ;
- il est possible d'être aimé amoureusement par des gens qui objectivement ne nous correspondraient pas pour un projet de vie ;
- il est très difficile de trouver des gens qui à la fois nous aiment amoureusement et qui objectivement nous correspondraient vraiment pour un projet de vie.

Du coup, je me disais : pourquoi ne pas aborder les projets de vie, y compris les projets parentaux, comme n'importe quel projet ? Donc en les basant sur des choix mûrement réfléchis, plutôt qu'en se laissant guider entièrement par des considérations romantiques. J'ai vu que certaines personnes ont des enfants avec leur meilleur ami. Je pense que c'est une bonne idée, plutôt que d'attendre un hypothétique grand amour qui serait aussi un grand ami ou de faire des enfants avec une relation romantique mais passablement bancale, puis se séparer avec pertes et fracas une fois le petit nuage rose dissipé, et que les enfants en fassent les frais.

Dans le cadre du polyamour, il ne devrait pas y avoir de difficulté insurmontable à se dire qu'on va choisir quelqu'un de bien, compatible, avec qui on s'entend bien, bon père ou bonne mère potentiel, pour faire des enfants avec (éventuellement par insémination artificielle), voire partager lieu de vie et ressources avec ; et en même temps vivre à côté des romances avec d'autres personnes dont on est amoureux...

Il me semble que ça assurerait une bien meilleure stabilité et un meilleur épanouissement aux enfants.

Qu'en pensez-vous ?

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(compte clôturé)

le lundi 15 juillet 2013 à 21h48

Oui, mais le hic dans le résonnement que je viens de lire c'est l'évolution. Un enfant reste au moins 18 ans sous la responsabilité de ses parents et aujourd'hui souvent plus. Ton projet actuel sera-t-il compatible avec ce que tu désireras dans 10 ou 20 ans ? Tu n'en sais rien. Et il faut également que ce soit valable pour l'autre parent. A mon sens, ce n'est pas plus viable que pour un couple plus "traditionnel". Avoir un enfant, ce n'est pas que le bonheur d'un instant, celui de la décision de concevoir de donner la vie. D'ailleurs, perso, j'ai eu trois enfants dont un qui n'était pas au départ "désiré" et, avec son père, nous l'avons élevé comme les deux autres (enfin, avec les mm moyens matériels et dans le mm environnement familial). Aucun projet à long terme ne peut être stable car tout être change, évolue et après tout est une question d'adaptation. On ne peut pas "programmer" un projet de vie sur le long terme. D'autre part, certains enfants s'épanouissent et d'autres moins quelque soit les situations. J'entends par là que l'enfant en lui-mm aura sa propre personnalité et sa propre évolution...
Pour moi, donc, la solution idéale pour qu'un enfant soit heureux est très aléatoire et si je reconnais que certains facteurs interfèrent beaucoup... (sans compter que l'enfant peut traverser des périodes plus ou moins longues d'insatisfaction et qu'il est élevé dans une société complexe...)
Qu'appelles tu alterparentalité ?
Evidemment, tous ces propos n'engagent que moi, blablabla blablabla

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RobotEtourdi

le lundi 15 juillet 2013 à 22h00

J'avais répondu sur un forum libertin à un topic où il s'agissait d'imaginer le libertinage du futur. Ce n'est pas tout à fait le même sujet mais je faisais néanmoins allusion au polyamour. Je vous copie-colle le texte ci-dessous.

***
2230.

Après une longue période de conservatisme, portée par une surenchère de positionnements religieux, la liberté de meurs a de nouveau fleuri en Europe. Certaines idées d'amour libre se sont démocratisées et ont imprégné la société.

Il est fini le temps où l'on matais en réalité augmentée des reportages un peu nunuches présentant le "phénomène lutin" comme un mouvement marginal réservé aux nouveaux hippies. Aujourd'hui, l'exclusivité sexuelle ou sentimentale, est un choix mûrement réfléchi et non une règle tacite. Les ménages à trois ou plus, les unions à durée déterminée et les amours entre humains et intelligences artificielles sont devenus si courants qu'on attend du gouvernement qu'il entérine la loi du "Mariage pour vraiment tous".

Espérons que cela ne ravivera pas les passions conservatrices toujours présentes. Car ce changement, a en effet encore des détracteurs qui martèlent que ces modèles conduisent à l'échec. Il faut dire que ce renouveau libertaire est encore balbutiant, et que quelques uns en reviennent déçus pour avoir mal compris que pour être heureux dans ce mode de vie, il faut en embrasser la philosophie.

Dans ce contexte, les clubs libertins ont perdu de leur aspect confidentiel et transgressif. Ce sont avant tout des lieux munis d'installations, concurrencés par de simples chambres à coucher. On s'y promène pourtant encore, avide de décontraction et de divertissement. On fantasme encore sur cette époque, que l'on ne regrette pas tant, où le simple fait d'entrer faisait battre à tout rompre les cœurs libres ou amoureux, ce temps où la réalité augmentée ne permettait pas de personnaliser l'ambiance des alcôves... ce temps, rappelons-le aussi, où l'on n'avait pas encore vaincu le virus du SIDA.

Les clubs évoluent pour devenir de simples bars, discothèques, le service "coins câlins" étant proposé partout désormais. Faute de fréquentation, les clubs qui n'ont pas muté se meurent. Mais le libertinage survit.
***

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Anarchamory

le lundi 15 juillet 2013 à 22h22

gcd68
Oui, mais le hic dans le résonnement que je viens de lire c'est l'évolution. Un enfant reste au moins 18 ans sous la responsabilité de ses parents et aujourd'hui souvent plus. Ton projet actuel sera-t-il compatible avec ce que tu désireras dans 10 ou 20 ans ? Tu n'en sais rien. Et il faut également que ce soit valable pour l'autre parent. A mon sens, ce n'est pas plus viable que pour un couple plus "traditionnel". Avoir un enfant, ce n'est pas que le bonheur d'un instant, celui de la décision de concevoir de donner la vie.

Eh bien justement, c'est pour ça que je trouve hyper-intéressante l'idée de fonder, en fait, une famille avec un(e) bon(ne) ami(e), plutôt qu'avec un(e) amoureu(x)(se). Car un(e) ami(e), en général, c'est pour la vie, alors que ce qu'on nous vend comme étant de l'amour (c'est-à-dire les petits nuages dans le ventre et les étoiles dans les yeux) n'a souvent qu'un temps (au moins sous sa forme passionnelle), et peut être sérieusement malmené par le constat de divergences irrémédiables quant à la vision du monde, les valeurs, le quotidien, etc. Les ami(e) sont ce(ux)(lles) qui nous consoleront, justement, quand on se disputera avec ses amoureu(x)(se), sur qui ont pourra toujours compter, qui seront toujours patients et à notre écoute, etc.

gcd68
Qu'appelles tu alterparentalité ?

Toute forme de parentalité qui sort du schéma traditionnel "un homme et une femme se rencontrent, ils tombent éperdument amoureux l'un de l'autre, ils s'installent ensemble et font des gosses".

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ScottBuckley

le lundi 15 juillet 2013 à 22h41

Deneb
Coucou Greenpixie,
(...)
Bon, déjà se ré-approprier le futur c'est drôle... mais rien est impossible si on a une machine à voyager dans le temps (mon rêve de gamine)
Plus sérieusement, je vais prendre le temps de lire en entier et te donnerai si j'ai un peu de temps un (des) point de vue...

Oui, certes, mais dans une société "mono", le présent et même le futur semblent "monos", prédestinés, prédéfinis avant même que toute discussion individuelle ou collective ait lieu !

De nombreux grands changements positifs de l'humanité ont été faits par des minorités, et Gandhi a commencé ses activités pour la non-violence de façon un peu seul.

Hier, les mariages étaient "arrangés" (mais pas arrangeants pour les femmes) entre clans/dynasties, et les femmes n'avaient pas le droit de vote dans de nombreux pays (France inclue), et l'homosexualité était considérée comme une "maladie" (et non comme un droit entre personnes, et même entre futures époux/épouses)
... et pourtant, bien des choses ont changé.

Parce que beaucoup y ont cru bien en amont, longtemps avant de voir le résultat de leurs efforts.

Et donc oui, un futur davantage bienveillant à l'égard des relations plurielles, pour nous et pour les enfants qui grandiront dans ce monde, sans la culpabilité d'aimer librement, avec un coeur et des relations intimes xxl, j'y crois de plus en plus
>> à condition de garder la pression, de maintenir bien hauts nos énergies et nos valeurs d'honnêteté, de franchise, d'émancipation, de qualité de communication relationnelle, car les religieux, les hypocrites et autres réactionnaires de tous poils sont là en embuscade (ils étaient là pour s'opposer au 'mariage pour tous').

Mais pour changer le futur, durant les quelques 10 années à venir, il faut déjà voir ce que l'on veut et peut changer au présent, ici et maintenant

... Vaste menu pour nous ! (+)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 15 juillet 2013 à 22h59

MetaZet
Il y a un sujet que j'aimerais aborder avec vous et qui tombe à mon avis sous les thématiques que tu souhaites aborder GreenPixie, c'est celle de l'alterparentalité, et là je ne parle pas spécifiquement de l'homoparentalité, car à mon sens on peut très bien faire aussi de l'alterhétéroparentalité.

Plus j'y réfléchis, plus je me dis la chose suivante :

- il est possible de trouver des gens qui objectivement nous correspondraient vraiment pour un projet de vie, mais qui ne sont pas "amoureux" de nous ;
- il est possible d'être aimé amoureusement par des gens qui objectivement ne nous correspondraient pas pour un projet de vie ;
- il est très difficile de trouver des gens qui à la fois nous aiment amoureusement et qui objectivement nous correspondraient vraiment pour un projet de vie.

Du coup, je me disais : pourquoi ne pas aborder les projets de vie, y compris les projets parentaux, comme n'importe quel projet ? Donc en les basant sur des choix mûrement réfléchis, plutôt qu'en se laissant guider entièrement par des considérations romantiques. J'ai vu que certaines personnes ont des enfants avec leur meilleur ami. Je pense que c'est une bonne idée, plutôt que d'attendre un hypothétique grand amour qui serait aussi un grand ami ou de faire des enfants avec une relation romantique mais passablement bancale, puis se séparer avec pertes et fracas une fois le petit nuage rose dissipé, et que les enfants en fassent les frais.

Dans le cadre du polyamour, il ne devrait pas y avoir de difficulté insurmontable à se dire qu'on va choisir quelqu'un de bien, compatible, avec qui on s'entend bien, bon père ou bonne mère potentiel, pour faire des enfants avec (éventuellement par insémination artificielle), voire partager lieu de vie et ressources avec ; et en même temps vivre à côté des romances avec d'autres personnes dont on est amoureux...

Il me semble que ça assurerait une bien meilleure stabilité et un meilleur épanouissement aux enfants.

Qu'en pensez-vous ?

Après un premier essai de parentalité parti sur une base romantique, suivi d'une séparation avec beaucoup de fracas (essai de parentalité que heureusement s'est révélé une fausse alerte), je réfléchis de plus en plus à l'alterparentalité: je suis plein dedans les trois postulats énoncés par MetaZet et je commence sérieusement à considérer cette option!

(en tous cas, le site de rencontre dédié à l'alterparentalité existe déjà: co-parents.fr)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 15 juillet 2013 à 23h06

RobotEtourdi

Dans ce contexte, les clubs libertins ont perdu de leur aspect confidentiel et transgressif. Ce sont avant tout des lieux munis d'installations, concurrencés par de simples chambres à coucher. On s'y promène pourtant encore, avide de décontraction et de divertissement. On fantasme encore sur cette époque, que l'on ne regrette pas tant, où le simple fait d'entrer faisait battre à tout rompre les cœurs libres ou amoureux, ce temps où la réalité augmentée ne permettait pas de personnaliser l'ambiance des alcôves... ce temps, rappelons-le aussi, où l'on n'avait pas encore vaincu le virus du SIDA.

Les clubs évoluent pour devenir de simples bars, discothèques, le service "coins câlins" étant proposé partout désormais. Faute de fréquentation, les clubs qui n'ont pas muté se meurent. Mais le libertinage survit.
***

Mis à part le manque de réalité augmentée et les soucis avec le SIDA toujours présents, je trouve que les clubs libertins se sont carrément déjà démocratisés dans le sens que tu dis. Voici un article paru il y a quelques temps sur les clubs de Lausanne: www.hebdo.ch/lausanne_capitale_de_lechangisme_3989...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Deneb

le lundi 15 juillet 2013 à 23h08

@ Greenpixie,
Ma remarque ne concernait pas le contenu, mais juste le verbe réapproprier...
J'y voyais plus "s'approprier" le futur mais j'ai peut-être pas saisi une nuance ! :-)

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Profil

Deneb

le lundi 15 juillet 2013 à 23h12

@gcd68
Je ne connais pas cette série, ou alors j'ai oublié ! Tu te souviens de son titre ?

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LuLutine

le mardi 16 juillet 2013 à 01h50

marco1003
(en tous cas, le site de rencontre dédié à l'alterparentalité existe déjà : co-parents.fr)

Bon à savoir, mais donc c'est un site de don de sperme, en version simplifiée ?
Ou il y a autre chose ?

Et si on veut adopter, on passe plutôt par d'autres moyens, je suppose ?

MetaZet
un(e) ami(e), en général, c'est pour la vie

Je ne généraliserais pas là-dessus....

C'est vrai qu'on nous dit que "les histoires d'amour finissent mal, en général". Ce qui sous-entend qu'elles finissent. Au contraire on nous dit que l'amitié, c'est pour la vie, comme tu l'écris.

Mais je tends fortement à penser que si on ne nous vendait pas le modèle "prince charmant et sa princesse pour la vie, parfaits l'un pour l'autre en tous points" en ce qui concerne l'amour, beaucoup moins d'amoureux se quitteraient en mauvais termes, leur relation évoluerait simplement en fonction des désirs des uns et des autres....comme les relations amicales, finalement !

Et qu'il n'y aurait statistiquement pas plus d'histoires d'amour que d'histoires d'amitié qui "finissent mal"...

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Anarchamory

le mardi 16 juillet 2013 à 02h00

LuLutine
Bon à savoir, mais donc c'est un site de don de sperme, en version simplifiée ?
Ou il y a autre chose ?

Je viens de m'y inscrire. C'est pas uniquement pour le don de sperme, c'est également pour chercher un coparent, c'est-à-dire quelqu'un du sexe opposé avec qui faire un enfant et assurer son éducation, ce qui implique donc une bonne entente, une vision commune, toussa toussa...

LuLutine Et si on veut adopter, on passe plutôt par d'autres moyens, je suppose ?

Oui, c'est pas un site pour adopter.

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Profil

Anarchamory

le mardi 16 juillet 2013 à 02h11

LuLutine
MetaZet
un(e) ami(e), en général, c'est pour la vie


Je ne généraliserais pas là-dessus....

C'est vrai qu'on nous dit que "les histoires d'amour finissent mal, en général". Ce qui sous-entend qu'elles finissent. Au contraire on nous dit que l'amitié, c'est pour la vie, comme tu l'écris.

Mais je tends fortement à penser que si on ne nous vendait pas le modèle "prince charmant et sa princesse pour la vie, parfaits l'un pour l'autre en tous points" en ce qui concerne l'amour, beaucoup moins d'amoureux se quitteraient en mauvais termes, leur relation évoluerait simplement en fonction des désirs des uns et des autres....comme les relations amicales, finalement !

Peut-être que je ne pige rien aux sentiments amoureux... mais j'ai l'impression que plus une relation amoureuse s'éloigne du modèle "prince charmant et sa princesse pour la vie, parfaits l'un pour l'autre en tous points", plus elle s'éloigne d'une relation amoureuse et devient une relation amicale. Tout simplement.

Il y a quelques semaines, tu te faisais critique de la notion de couple. Mais ne peut-on pas aller encore un peu plus loin, et critiquer l'amour lui-même ?

Un p'tit lien (que tu connais peut-être déjà) :

infokiosques.net/lire.php?id_article=158

(ça rejoint d'ailleurs ce que tu disais sur le fil "La compersion et vous")

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LuLutine

le mardi 16 juillet 2013 à 02h21

MetaZet
j'ai l'impression que plus une relation amoureuse s'éloigne du modèle "prince charmant et sa princesse pour la vie, parfaits l'un pour l'autre en tous points", plus elle s'éloigne d'une relation amoureuse et devient une relation amicale.

Je ne le vis pas ainsi, mais on n'a peut-être pas la même définition de "relation amoureuse".

MetaZet
Un p'tit lien (que tu connais peut-être déjà) :

infokiosques.net/lire.php?id_article=158

Non, je ne connaissais pas ce lien.

Ce qui me gêne dans le "couple", ce sont les injonctions sous-jacentes. Du style "vous êtes en couple, vous vous devez des comptes sur absolument tout ce que vous faites". Alors qu'une relation de couple, pour moi c'est comme une relation tout court, ça se négocie entre les personnes concernées. Du coup, je n'utilise plus trop le mot "couple" de peur d'être mal comprise (car les personnes qui l'entendent mettent derrière plein de sous-entendus...que moi je n'y mets pas, ce qui crée des malentendus).

Pour ma part je ne vois pas l'utilité de remettre en cause l'amour ou l'amitié, je vis les deux et je fais une différence. Ce qui me pose problème c'est "l'amour, modèle unique" (et je crois que c'est souvent celui-là qui est remis en cause quand on s'exprime "contre l'amour", tout comme c'est "le couple, modèle unique" qui est remis en cause quand on s'exprime "contre le couple").

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Anarchamory

le mardi 16 juillet 2013 à 02h55

LuLutine
Je ne le vis pas ainsi, mais on n'a peut-être pas la même définition de "relation amoureuse".

C'est plus que probable.

LuLutine
Pour ma part je ne vois pas l'utilité de remettre en cause l'amour ou l'amitié, je vis les deux et je fais une différence.

L'auteure est contre l'amour, elle ne nie pas l'existence d'un sentiment spécifique qui correspond à ce mot (de même que quand on est contre l'Etat, ça présuppose qu'on croit qu'il existe).

LuLutine Ce qui me pose problème c'est "l'amour, modèle unique" (et je crois que c'est souvent celui-là qui est remis en cause quand on s'exprime "contre l'amour", tout comme c'est "le couple, modèle unique" qui est remis en cause quand on s'exprime "contre le couple").

Non, j'ai vraiment l'impression que là, il s'agit de remettre en cause l'amour et pas simplement "l'amour, modèle unique" ; mais aussi, c'est indirectement l'amitié qui est remise en cause, puisque l'auteure suggère : "Arrêter de parler d’Amour et d’amitié, choisir des termes plus précis". J'ai l'impression qu'elle souhaite abolir ces deux réalités, notamment dans leur opposition, et les remplacer par une nouvelle réalité multiforme qu'elle nomme l'affection.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Profil

LuLutine

le mardi 16 juillet 2013 à 03h22

MetaZet
"Arrêter de parler d’Amour et d’amitié, choisir des termes plus précis".

Je n'ai pas eu le temps de lire le lien.
Mais c'est sûr que "amour" et "amitié" sont pour moi au final une division très grossière des relations, et je suis d'accord qu'on pourrait être plus précis.

Il y a différentes amitiés, et différentes amours. Et aussi tout un tas de relations un peu entre les deux.

En lisant "contre l'amour", on pourrait penser que l'auteure veut abolir toutes étiquettes, toute notion d'amour ou d'amitié, mais vouloir préciser les relations affectives autrement, ce n'est pas la même chose. Ca reste un étiquetage au final ! (Je ne dis pas que j'ai quelque chose contre hein, puisque je dis et répète que même s'il est bon de s'affranchir des étiquettes, on a souvent besoin de se reposer dessus.)

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Len

le mardi 16 juillet 2013 à 07h59

*

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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