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Mes insécurités l'ont perdue...

Témoignage
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anonimon (invité)

le mardi 17 avril 2018 à 15h53

Bonjour à tous.

J'ai déjà posté sur ce forum avec un autre pseudonyme, mais j'ai du supprimer mon message, car elle l'avait lu et m'a quitté depuis.

Je viens raconter mon histoire, car j'ai besoin de parler.

Je suis tombé amoureux en Septembre d'une fille adorable. Elle était comme mon alter-ego en bien des points. Nous avons le même âge, les mêmes goûts, les mêmes passions. Nous nous sommes rencontrés sur notre lieu de travail, et après quelques verres dans un bar et une longue discussion concernant nos passions communes, nous nous sommes mis ensemble. Absolument tout me convenait chez elle, tout sauf une chose : elle était (et est toujours) polyamoureuse.
Par le passé j'ai toujours eu des relations "mono", mais j'avais déjà ressenti que cet amour pouvait ne pas être dirigé que vers une personne. Que l'on pouvait aimer plusieurs personnes. ça ne m'est jamais arrivé, mais je me suis dit que j'allais essayer. Pourquoi pas après tout, je n'avais rien à perdre, et je ne voulais surtout pas me bloquer pour ça, d'autant plus en voyant à quel point je la trouvais belle, à quel point j'étais bien avec elle.
A cette époque là je n'étais pas bien. J'avais passé les 3 années précédentes de ma vie a fumer du Cannabis en restant dans une relation qui ne me convenait pas. J'ai arrêté le cannabis peut après avoir rencontré celle que j'ai tant idéalisée et que nous appellerons C. Les débuts de notre relation étaient parfaits, du moins de mon côté. Cependant tout chez moi n'était pas réglé : je n'étais pas satisfait de mon travail actuel. C m'a motivé à aller voir un psychologue, ce que j'ai fait, pour régler mes angoisses et mon stress qu'auparavant je gérais avec le Cannabis. Elle a passé beaucoup de temps à me rassurer, est venue me voir les jours où ça n'allait pas. J'ai commencé à aller de mieux en mieux. Pendant 6 mois, nous nous voyions tous les jours, au bureau puis chez elle ou chez moi le soir. Un jour au lit, elle m'a dit qu'elle était amoureuse de moi. Mon cœur s'est emballé, c'était le cas pour moi aussi. J'avais vraiment envie de construire quelque chose avec C, bien qu'en ayant son polyamour en tête. J'étais bien dans ses bras, bien avec elle. Elle me donnait envie d'être mieux, et j'ai réussi à être mieux avec elle. Mais il y avait des hics.

Pour commencer, C est toujours amoureuse de son ex, ou du moins souffre encore de sa précédente relation. C'est une relation difficile qui a terminée difficilement, et elle a déjà pleuré dans mes bras parce qu'il l'avait contacté. Ce n'était pas facile à entendre pour moi, mono ouvert mais fragilisé, qui sortais du psy pour se sentir mieux parce qu'il n'était pas très bien dans sa vie pro à ce moment là, mais j'ai essayé de prendre ça avec moi, sur moi. Après tout, si elle est polyamoureuse, cet amour ou cette souffrance ne devrait pas altérer notre relation, je n'avais pas à m'en faire. ça m'a beaucoup travaillé pendant un temps avant d'en arriver à cette conclusion. Mes interrogations sur mon travail, sur son ex, sur son polyamour, sur ma capacité à éprouver de la compersion au lieu de la jalousie ont fait que certains matins, mes angoisses ont repris et plusieurs jours, je n'ai pas pu me lever pour aller au travail.

Elle était à l'autre bout de la France chez des amis à ce moment là, et quand je lui ai dit ces mots sont tombés : "je te méprise". Tout le travail réalisé sur moi, sur mon mieux être, ma confiance en moi ont été balayés par ces quelques mots. Je me sentais misérable, méprisable, vide. J'avais juste envie de me cacher sous un pont et de ne plus jamais sortir. Je connais pourtant mes qualités, et mes défauts. J'ai un bon travail à un bon poste, un bon salaire, j'ai des passions, des hobbies, une vie sociale épanouie. Mais malgré ça, dans ces moments là je ne voyais que le vide, le mal être. Je ne voulais que ses bras, que son amour, puisqu'elle m'a dit qu'elle m'aimait malgré ça. Et elle revint vers moi.

La vie reprit son cours, nous restâmes ensemble à continuer les concerts, les soirées jeux vidéos ou séries, notre quotidien qui me plaisait tant. Mais j'étais toujours blindé d'insécurités, une fissure n'était pas réparée. Et bien qu'en pleine reconstruction, je n'allais pas assez vite. Il y a eu beaucoup de preuves d'amour de sa part, au lit ça se passait bien, et elle ne m'a jamais dit que quelque chose lui déplaisait dans notre quotidien, n'a jamais proposé de changer quelque chose pour notre couple, pour nous deux. Pour éviter de la blinder de mon mal être, je n'ai rien proposé, puisqu'être a ses côtés et me reconstruire, m'épanouir doucement et redevenir un "moi" me suffisait. Puis un jour, en rentrant du travail, C me dit ces mots dans ma voiture "je ne suis pas bien avec toi. Tu ne me donnes pas envie d'être une meilleure personne.". Encore une fois, tout mon travail se brise et tout mon être s'effondre. Je reste stoïque, je m'efforce en vain de ne pas pleurer mais rien n'y fait, cela arrive. Dans un éclair de lucidité, d'auto-protection, je lui demande si elle veut que nous cessions la relation. Je n'en ai aucune envie, je l'aime de tout mon cœur et à l'en croire elle aussi, mais je lui demande, car je me sens au bord de la crise de nerf, je sais que je déraille. Et je ne sais pas combien de mépris et de son mal être je peux encaisser. Elle refuse et me dit qu'elle ne veut pas qu'on se quitte. Encore une fois, nous reprenons notre vie de couple. Tout se passait pourtant bien, que ça soit au lit ou dans notre quotidien, ce qui renforçait mon incompréhension. Elle ne m'a jamais rien reproché lorsque nous étions le soir ensemble, n'a jamais rien proposé de changer dans notre quotidien. C'est là que j'ai su qu'il fallait que je me bouge. Je me suis mis à me lever tous les matins pour préparer le café avant son réveil (j'ai eu des problèmes de réveil qu'il était temps de régler), je me suis remis à la guitare, j'ai recommencé des jeux que je voulais terminer, j'ai réglé ce qui devait l'être auprès de mes amis. Je me suis décidé d'être mieux, pour moi et pour elle, puisque j'étais persuadé (et le suis encore) que le problème c'était moi, puisqu'elle n'était pas bien avec moi. Tout en gardant son polyamour en tête bien sur, mais celui-ci commençait à moins me travailler. Je commençais à accepter, à me dire qu'après tout ça elle devait m'aimer pour ce que j'étais, pour qui j'étais. Que j'étais bien plus cassé que ça quand on s'est rencontrés et qu'elle est tombée amoureuse d'un moi meurtri, que comme ma situation s'améliorait ça finirait par aller mieux, qu'il fallait qu'on se laisse du temps.

Puis il y a un peu plus d'un mois, C reçoit un mail de son ex lui disant qu'elle est tout pour lui, qu'il est malheureux, qu'il veut revenir dans sa vie. Cette nouvelle me blesse encore, mais je pense à elle avant tout. Si moi je peux être blessé, qu'est-ce que ça doit être pour elle. Encore une fois j'essaye de la rassurer comme je peux, de lui dire qu'elle peut me parler, mais je sens qu'elle se ferme, qu'elle ne veut pas. Je prend alors sur moi, et essaie de continuer dans mon travail personnel, en étant là pour elle autant que faire ce peut, en essayant de lui faire plaisir et d'égayer ses soirées. Un de mes problèmes étant les dépenses sans compter, je m'étais mis aussi à me restreindre pour retrouver une économie normale et arrêter d'être en découvert. Un concert l'intéresse auquel je ne vais pas, mais il neige alors je lui propose de l'emmener et de la ramener. Elle accepte. Quand je retourne la chercher, je l'attend une heure puisque le concert avait du retard, tout seul en buvant une bière. Je dois avouer que je n'étais pas jouasse. Elle est alcoolisée et sort avec un gars, dont elle prend le numéro devant moi. Je fais la tête sur le trajet du retour. Elle me dit qu'elle ne comprend pas, elle aimerait un sourire, elle aimerait que je sois enjoué comme elle, mais je ne le suis pas. Son polyamour me revient dans le visage comme un éclair : cela arrivera. Elle rencontrera un jour quelqu'un, tu ne seras qu'un parmi, tu ne seras pas LE. ça me travaille, mais je prend sur moi, je ne l’engueule pas. Je lui dit ce qui me travaille en restant le moins émotif possible, puis elle me fait la gueule. Le lendemain pour aller au travail je casse mon rétro en sortant du garage, je fonds en larme. On reste la journée sous la couette a regarder des films ensemble. Elle me dit qu'elle m'aime, qu'il faudrait faire ça plus souvent.

Le lendemain elle repart voir ses amis à l'autre bout de la France. Je ne communique pas pour lui laisser du temps pour elle, qu'elle profite de ses amis. Elle revient le lundi et je viens la chercher à l'aéroport le soir après le travail. Et elle me quitte, en me disant qu'elle n'est pas bien avec moi. Et de revenir quand je serai stable.

"stable". Ce mot raisonne alors en moi comme autant de couteaux plantés dans le cœur et dans ma tête. Je revois le moi qu'elle à rencontré, et le moi aujourd'hui, je vois le chemin parcouru. Tout ces efforts furent vains. Je n'avait jamais souffert autant d'une rupture, et je m'enterre dans ma souffrance. Elle me dit que je peux rester chez elle, et nous dormons collés l'un à l'autre ce soir là.

Comme je l'ai dit, je travaille avec C, je la vois tous les jours. Mon cœur et mon cerveau dysfonctionnent alors. Tout mon travail sur les angoisses, le stress, l'arrêt du cannabis, le mieux être, l'acceptation, tout s'effondre. Le lendemain matin je vais au travail, je rentre le midi, je bois tout seul chez moi à m'en mettre minable et je débarque chez elle alcoolisé. Je gère ça absolument n'importe comment et brave tous les interdits. Les 3 semaines qui suivirent furent un déluge d'émotions contradictoires. Au moment de mon déménagement pour retourner chez mes parents, elle me dit qu'elle veut plus jamais voir ma gueule et qu'elle me déteste. Je lui envoie aussi un pavé de haine incontrôlé. Je vais la voir le lendemain pour m'excuser, elle me dit qu'elle pense qu'elle ne pourra plus jamais être avec moi, mais qu'on peut rester amis avec bénéfices.

Je ne suis alors plus qu'une masse informe de mépris et de dégoût de moi même. Je me sens minable, méprisable, inutile. Je l'aime à mourir, et C me dit qu'elle m'aime, mais qu'elle ne peut plus être avec moi. Son "reviens quand tu seras stable" me pourrit d'angoisse, je me mets la pression. Puis son "amis avec bénéfices" raisonne en moi comme un rappel de la souffrance. Si j'accepte, je ne me détacherai jamais d'elle, et je souffrirai toujours de ne plus être qu'un ami, un objet sexuel. Si je refuse je la perds. Je ne peux faire mon deuil ou prendre mes distances puisqu'on se voit tous les jours au travail. Je lui propose alors de couper contact, ce à quoi elle me répond que si je ne sais pas faire la différence entre ne pas parler et couper le contact j'ai besoin de grandir. Tout me blesse, et je n'arrive pas à avancer. Je ne sais ni ce qu'elle veut, ni ce que je veux. Et dans ce désespoir et cette incompréhension, je culpabilise de toutes mes pensées et de tous mes actes. J'étouffe et je ne trouve plus aucune joie dans la vie.

Un jour de grande peine je finis par lui demander de lui parler 15 minutes en privé (pas au boulot) dans ma voiture, elle refuse. Empli d'émotions négatives et de mépris de moi même, je décide de couper contact, en lui souhaitant de trouver quelqu'un de mieux que moi pour elle, quelqu'un qui la rendra heureuse, ce que je n'ai pas su faire. Au travail elle paraît heureuse et épanouie avec ses collègues, comme si mon absence ne la gênait pas, comme si son deuil était fait. Et la voir ainsi me rend fou, il me faudra des mois pour m'en remettre. Elle essaye une fois de me faire la bise avec un grand sourire et mon cœur fond, je ne le supporte pas. Comment peut-on aimer quelqu'un et ne pas souffrir de sa perte ? Comment peut-on feindre quelque chose comme ça ?

Aujourd'hui j'ai du changer d'établissement pour ne plus la voir au travail, je ne le supportais plus. Je lui ai envoyé un mail auquel elle n'a pas répondu, plus bienveillant, en lui souhaitant bonne continuation et en espérant qu'elle serait heureuse et que l'on pourrait un jour retrouver un contact cordial. Mais nous avons des goûts en commun et habitons la même ville, à la fin du mois elle sera à un concert auquel je serais aussi, auquel j’appréhende d'aller. Je commence à aller mieux, à me reconstruire. Mais si elle vient avec quelqu'un, je sais que j'aurais juste envie de me jeter dans l'erdre de la voir passer à autre chose aussi rapidement. J'ai géré la rupture n'importe comment, et je suis plus brisé que jamais. Je l'aime de tout mon cœur, je voulais que ça marche. J'ai voulu accepter son polyamour, j'ai tout fait pour. Et j'ai tout fait pour être mieux, pour moi et pour nous. C'est un échec. Aujourd'hui je ne vois que mes torts, et la tristesse. Je suis incapable d'écouter un de mes groupes préférés que nous sommes allés voir en concert ensemble, et elle l'affiche sur Adopte Un Mec dans ses groupes préférés sans problème. Elle pourra en discuter avec d'autres, se reconstruire. Elle m'a dit après la rupture "comment tu réagirais si je sortais avec quelqu'un d'autre au travail ?" pour motiver mon départ. Ou était-ce vrai ? Tout me travaille, tout me tiraille. J'ai du mal à avancer, et à supporter qu'elle avance aussi vite, pendant que je traîne derrière.

Oui je me reconstruis. Je reprends le sport, revois un psy, j'ai un nouveau poste avec des responsabilités dans un nouveau bâtiment dans un domaine qui me plaît plus. J'ai repris mes projets musicaux. Je sors beaucoup, vois mes amis. J'ai repris des projets qui me tiennent à cœur depuis longtemps, j'atteins mes objectifs de manière régulière et mes finances vont mieux que jamais. Je n'ai jamais été aussi stable... Mais c'est au prix de la plus grande des peines, la plus grandes des souffrances.

Si je poste ça sur ce forum, c'est que je me demande comment je pourrais, après tous ces efforts, vouloir refonder une relation avec quelqu'un, me laisser tomber amoureux de quelqu'un si cette personne est polyamoureuse ? Tous mes efforts n'ont pas été vains. J'ai beaucoup lu, c'est une manière d'aimer que petit à petit j'ai apprivoisé. Je ne suis pas à l'aise avec, mais je voulais essayer. Pour elle. Transcender ma jalousie pour qu'elle soit épanouie et heureuse, tout en étant partie de son bonheur. Comment je pourrais vouloir tenter ça à nouveau ?

Je sais que si elle passe ici et qu'elle me dit, elle me méprisera encore plus. De toutes façons, je pense que c'est peine perdue. J'ai géré la rupture n'importe comment, je me suis laissé emporté par les sentiments. Même si je suis mieux, même si je suis plus stable, je pense qu'elle ne me recontactera jamais. J'ai été le pire des idiots. Je vais faire en sorte d'aller mieux et d'aller de l'avant. Mais ce n'est pas facile quand les souvenirs te rappellent que tu n'as pas été bien assez vite, assez tôt, et que tu prends toutes les erreurs de la relation pour toi. J'ai l'impression d'avoir tout gâché tout seul, et j'ai perdu le droit de lui en parler. Je dois juste vivre avec ça, avec cette souffrance. C'est le risque inhérent à toutes les relations. Mais je ne vois pas bien comment je pourrais avoir envie de recommencer quelque chose, avec qui que ce soit. Le monde me paraît fade, et je l'aime. J'ai tout supprimé d'elle, toutes les photos, rangé tous les cadeaux, tout ce qui me rappelle à elle. Et pourtant les bons souvenirs reviennent. C'est inévitable à tout deuil. Je pense que ce qui m'aura le plus blessé ce sont ces 3 semaines à toujours travailler avec elle et de la voir vivre comme si de rien n'était, et rire avec ses collègues, quand je n'étais que tristesse et que je me forçait à me lever pour aller au travail en emportant des anxiolitiques pour ne pas sombrer au cas où.

Je ne sais pas si ce témoignage est approprié sur ce forum. J'avais besoin d'en parler. Quoi qu'il en soit, je pense que cette histoire est perdue. Je la verrai peut-être un jour avec un regard bienveillant, je verrai peut-être un jour tout ce que cette rupture m'a apporté. En attendant je ne garde en bouche qu'un amer goût de regret et cette sensation de relation qui s'arrête alors qu'elle n'est pas terminée, alors que je commençais tout juste à aller mieux, et que je commençais enfin à me sentir prêt pour accepter son polyamour.

Je vous souhaite le meilleur.

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bidibidibidi

le mardi 17 avril 2018 à 16h49

Bonjour anonimon,

Honnêtement, à lire ton témoignage, je ne sais pas comment tu as pu supporter tout ça. Ce n'est pas son polyamour le problème, c'est elle. Si j'en crois ton récit (on a jamais qu'un seul des deux témoignages), elle était méprisante avec toi, violente dans ses mots et ses actions, et peu respectueuse de ton état psychologique. Tu aurais dû partir beaucoup plus tôt, mais tu étais trop amoureux.

De ton côté, comment éviter que ça t'arrive encore :
- Gérer ta dépendance affective. C'est primordial. C'est un problème majeur chez les monos : Vous n'avez qu'une seule personne qui répond à tous vos besoins affectifs, et vous vous y accrochez bien trop fortement. En cas de chute, celle ci est hyper dure. Il faut que tu apprennes à être plus détaché, à ne pas construire ta vie autour de l'autre, mais autour de toi en incluant l'autre. Savoure le fait d'avoir une vie beaucoup plus équilibrée, c'est ça que votre relation t'a apporté, et c'est ça que tu dois faire perdurer. Si tu évites la dépendance affective, tu pourras aussi gérer bien mieux tes ruptures, en rompant avant que ça ne te fasse trop mal, et en souffrant moins de celles ci.
- Profiter de la vie. Tu t'es remis sur tes pieds. Ok, tu as un gros chagrin d'amour, mais il y a plein de poissons dans la mer. Cherche des relations dans des endroits où tu n'en cherches pas d'habitude, dans des cercles qui ne sont pas les tiens. Ainsi, tu pourras avoir des relations trop différentes de celle que tu as connu pour qu'il y ait comparaison. Et évite la classique relation de couple mono le temps que tu te sois reconstruit. Bon, je t'encouragerai bien à jeter un oeil au polyamour, mais c'est peut-être trop te demander.
- Arrêter d'accuser le polyamour de ce qu'il n'est pas. Ma compagne est mono, et grand dieu ça ne me viendrait pas à l'idée d'échanger un numéro devant elle. C'est du respect basique : Prendre en compte l'autre et faire en sorte qu'il vive bien la situation malgré ses difficultés d'acceptation.

Voila mon avis !
Bonne chance dans ta reconstruction.

PS : Résonner, pas raisonner. Tu fais quelque fois la faute, et comme le reste de ton expression est très bonne, je me permets de te signaler cette erreur.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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gdf

le mardi 17 avril 2018 à 16h56

Bonjour,
Bravo pour avoir réussi à écrire toute cette histoire de façon claire. Tu as l'air d'avoir beaucoup souffert, et cette rupture est très difficile pour toi.
En n'ayant que ce que tu nous racontes pour nous faire une idée, il y a toujours un risque d'interprétation faussée, mais si je peux me permettre d'émettre un avis, ce qui vous est arrivé n'est pas à cause de son polyamour
Ça ressemble plutôt à un problème de respect. Dire "je te méprise" ou "tu ne fais pas de moi une meilleure personne", c'est un manque de respect. Oui, tel que tu te décris, tu n'es pas parfait. Aucun de nous ne l'est. Elle même ne l'est probablement pas. Quand on respecte quelqu'un, on ne lui dit pas des choses comme ça. Et quand on ne respecte pas quelqu'un, on ne se met pas en couple avec lui.

Le suivi psychologique a l'air de t'avoir fait du bien, est ce que tu le poursuis ?

En tous les cas, je te souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve.

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Siestacorta

le mardi 17 avril 2018 à 17h43

Je pense qu'elle t'a manqué de respect ET que t'as merdé (la visite alcoolisée)...
On peut être indulgent sur les deux choses, si ya la bonne volonté de faire mieux.

Mais, le soucis, c'est que tu sembles très amoureux de quelqu'un qui n'est pas capable de reconnaître ta façon de faire des efforts. Si ça se trouve c'est une fille chouette, et ses choix sont les bons pour elle... Mais n'empêche, regarder vers elle te fait plus de mal que de bien.

Tu tournes en rond dans un cycle de culpabilité, où les jugements de valeur de quelqu'un que tu as aimé viennent se mélanger à ceux que tu portes sur toi-même.
(je voudrais relativiser, les phrases blessantes que tu cites ont aussi un aspect moins jugeant, c'est à dire : elles parlent d'elle, de ce qu'elle ressent. "je te méprise" est très jugeant, on peut difficilement dire pire, mais pour mépriser quelqu'un, il faut en général se faire un certain nombre d'illusions sur soi-même...
Et puisqu'on peut aimer des gens mauvais pour nous, et que les gens, nous compris, disent des conneries même aux gens avec qui ils sont en relation : pars du principe que pour le coup, c'est pas toi qui merdait, que si elle a été infoutue de dire mieux, et qu'elle était autant un problème que toi dans ces échanges-là).

Faut que tu fasses ton tri, c'est à dire : elle n'a ni raison ni tort de pas t'aimer, on aime, on aime pas, on aime plus... Ca n'a rien de rationnel. Et si elle a des jugements sur toi, ce sont les siens, rien d'autre. Faut faire avec, on se fait juger, on juge... C'est con, on peut espérer mieux, mais faut pas y donner plus d'importance qu'au bien qu'on peut (se) faire.
Si la rencontre avec quelqu'un de rude t'a stimulé pour avancer, après, tant mieux. Ça justifie clairement pas la violence, mais vois-y au moins ce que ça a révélé en toi.
Si ça te marque dans ton parcours amoureux : c'est un risque, quand on aime, on s'expose, même quand on a moins d'insécurités. Alors avec quelqu'un qui a des moments irrespectueux comme ça...
Fais le tri entre le fait que tu ne peux sans doute plus être dans une relation avec elle et le fait que tu puisses de nouveau être aimé par la suite, par une (des) femme(s) qui auront autant de valeur que tu en as donnée à ta C.

Ce sera pas fastoche, le mix chagrin d'amour et reconstruction personnelle, c'est pas un chemin de roses. Mais, une de mes devises actuelles :
"Perfer et obdura, dolor hic tibi proderit olim"
Sois patient et fort, la douleur d'aujourd'hui te sera utile demain.
C'est Ovide cité dans Walking Dead.
Et toi, t'es du côté des vivants !

Je vais te dire, t'es admirable de continuer à avancer malgré une sale passe, et tu as l'air intellectuellement super intéressant.
Alors voilà, t'auras des saisons torrides et des saisons plus blêmes, en attendant, continue à faire ce qui est bon pour toi, et sois indulgent avec toi-même.
T'as peut-être des défauts à corriger, on en a tous, mais si tu rames, c'est pas que t'es idiot. La vie et le monde sont plutôt moches et difficiles, si on les regarde bien en face... et de dehors. C'est toi, en faisant des trucs bien, qui va y donner du goût, jusqu'à ce que par hasard, tu te retrouves plutôt content d'y être.

Et je vais te dire autre chose : les gens qu'on aiment peuvent nous aider à désirer faire des efforts, dans le quotidien, dans le travail sur nous-même, dans notre empathie, par contre, les récompenses, faut pas les attendre de leur part. Ils peuvent participer à notre bonheur, nous faire du bien, nous soutenir, et leur bonheur peut compter pour nous. Mais la personne qui peut nous récompenser de nos efforts, c'est nous même en train de faire ces efforts. C'est sur nous que ça marche, ça, et parfois, de façon assez imprévisible, sur les autres... Donc bref, n'attends pas de récompense, en tout cas, pas avant de te reconnaitre ta propre valeur humaine... qui de base, même avant que t'aies des qualités, est grande.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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anonimon (invité)

le mardi 17 avril 2018 à 18h34

Merci pour vos réponses.
Je prendrai le temps de répondre plus en détails demain. Je suis actuellement sur mobile et je ne peux ni vous citer, ni relire vos messages en même temps que je réponds.
En ce qui concerne le respect, oui elle m'a manqué de respect. Le problème c'est que, selon moi, c'est à cause de moi. Elle m'a d'ailleurs dit qu'elle ne me respectait pas. Quand j'ai voulu lui en parler, elle m'a instantanément coupé en me disant "ne me dis pas que tu ne m'as jamais manqué de respect". Mais c'est un fait, je ne lui ai jamais manqué de respect.
J'ai utilisé le cannabis pour gérer mon stress et mes angoisses pendant des années. Ça a accentué ma peur de décevoir les gens que j'aime. Ça m'est arrivé de ne pas répondre à des amis qui m'invitaient à sortir par exemple. Ou d'être dans un état où je ne pouvais pas aller au travail. Elle m'a dit que si je voulais être respecté, il fallait d'abord que je respecte les autres. Sauf que dans ces moments là, ce n'est pas un manque de respect que je vois, je ne voyais rien à part un espèce de vide intérieur qui me rongeait. Je n'étais pas bien. Le psy m'a aidé à gérer ça. Avant C, j'ai passé 5 ans avec une personne avec qui j'ai vécu, qui a vu tout ça, et qui comprenait ce que c'était pour ce que c'était : j'étais malade, en quelques sortes. Sauf qu'au lieu de régler mes problèmes d'anxiété sociale et professionnelle je fumais pour m'apaiser et ne pas y penser. J'ai pris le taureau par les cornes avec C. Ça me rend fou parce que dans certains moments où je suis indulgent envers moi même j'arrive à voir qu'en bien des points je suis une personne respectable. Et si je ne l'ai pas quitté au premier "je te méprise" ou aux manquements de respects, c'est aussi du à ses "mais je t'aime". Je suis incapable de mépriser ou de manquer de respect à quelqu'un que j'aime, je ne comprends pas. Si elle n'était pas bien avec moi et qu'elle ne me respectait pas, pourquoi rester avec moi ? Pourquoi me dire qu'elle m'aimait des mois après ?

Et j'ai très clairement un souci de dépendance affective. Je commence à le régler à mon rythme, je reprends confiance petit à petit en ce que je suis, la tenue de mes objectifs remontent mon estime de moi. Mais ça ne sera pas facile, j'en suis conscient.

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Siestacorta

le mardi 17 avril 2018 à 18h51

anonimon
Et si je ne l'ai pas quitté au premier "je te méprise" ou aux manquements de respects, c'est aussi du à ses "mais je t'aime". Je suis incapable de mépriser ou de manquer de respect à quelqu'un que j'aime, je ne comprends pas. Si elle n'était pas bien avec moi et qu'elle ne me respectait pas, pourquoi rester avec moi ? Pourquoi me dire qu'elle m'aimait des mois après ?

Parce que les gens peuvent être contradictoires, et parce qu'elle se servait sans doute de la violence pour ses besoins à elle (te mettre la pression parce qu'elle sait pas mieux communiquer, essayer de donner du sens à certains de ses propres besoins contradictoires, sortir des trucs par émotion parce qu'elle est pas assez mûre pour bien réagir à ses propres émotions... les explications qui ne tiennent pas à tes qualités sont nombreuses).

Et je souligne : elle t'a manqué de respect, ça ne veut pas dire qu'en général elle te respectait pas.
Tu as eu des moments merdiques, ça veut pas dire qu'en général tu es merdique.
Quelqu'un qui vole une pomme ne se résume pas à être un voleur, c'est quelqu'un qui a volé une pomme à tel moment.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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anonimon (invité)

le mardi 17 avril 2018 à 20h17

Je dis qu'elle ne me respectait pas parce que c'est elle qui me l'a dit... Elle m'a dit que j'avais perdu son respect, donc de manière générale. C me l'a dit deux mois avant notre rupture. Du coup j'ai fait de mon mieux pour le regagner, autant que j'ai pu, en étant un meilleur moi. Elle me disait que je ne pouvais pas forcer son respect. Le problème c'est que je ne vois pas trop ce que j'ai fait pour le perdre. Ok je n'allais pas bien. Mais n'est-ce pas respectable justement de se battre pour aller mieux au lieu de se résigner ?
En tout cas vos paroles m'aident un peu à voir que tout ne viens pas de moi. Et que ce n'est effectivement pas son polyamour le problème, même si ça me travaillait beaucoup. De la à retenter une relation avec une Poly un jour je ne sais pas. Ça a quand même contribué à son mal être a ses côtés. Après elle ne me rassurait pas beaucoup. Mais là encore je culpabilisais d'avoir ce besoin d'être rassuré, de ne pas savoir gérer ça seul.

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Siestacorta

le mardi 17 avril 2018 à 20h31

anonimon
Je dis qu'elle ne me respectait pas parce que c'est elle qui me l'a dit...

C'est pas parce que ça dit quelque chose qu'elle ressentait que c'est tout ce qu'elle ressentait, et c'est pas parce qu'elle le ressentait que c'était ce qu'il y avait de plus vrai à dire... d'où les mots aimants qui ont pu venir ensuite.

anonimon
Mais là encore je culpabilisais d'avoir ce besoin d'être rassuré, de ne pas savoir gérer ça seul.

Même des polys aguerris ont besoin d'être rassurés.
Même des gens qui vont moins mal que tu n'es allé ont besoin, parfois, d'être rassurés.
Après, l'autre est capable ou pas de nous accompagner, et nous capable ou pas de dépasser nos peurs.
Mais ya pas à culpabiliser, juste s'assurer qu'on (a) fait de son mieux.
Je crois que tu as fait de ton mieux. Parfois c'est pas assez pour d'autres que nous, mais ya pas de honte à avoir, parce que nous, on sait ce qu'on a fait de bien, ou au pire de moins mal possible. Quitte à ce que ça prenne du temps à nous en rendre compte... Bref. Sois bienveillant avec toi, continue à travailler comme tu le fais déjà, c'est vraiment ce qui fait toute la différence.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le mercredi 18 avril 2018 à 09h07

Anonimon, je n'ai lu qu'une partie de ton premier post. Je ne t'apporterai donc que très partiellement. Tu parles de votre osmose dans la ressemblance. Le dicton qui se ressemble s'assemble trouve ici tout son sens... sauf que... personne ne ressemble à une autre. D'ailleurs, avec l'évolution, une personne d'une instant T ne ressemble pas à la même personne d'un autre instant. L'humain n'est pas un être figé et chaque humain est unique.

Dans les livres que j'ai découvert sur les relations amoureuses, et j'en ai lu beaucoup, la ressemblance n'est pas un gage de qualité relationnelle, sauf si on se dit que, non, on n'est pas à l'identique.

C'est commun de s'imaginer que l'autre ressent comme nous. C'est faux.

Avoir les mêmes passions et autres, toujours tout faire ensemble, c'est se marcher dessus, s’étouffer et étouffer l'autre.

Egalement, en ce qui me concerne, mais là c'est moi, avoir mon "clone" avec moi tout le temps... je finirai par me foutre des baffes. Je ne supporterai pas.

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bidibidibidi

le mercredi 18 avril 2018 à 09h16

Dire à un partenaire relationnel "Je te méprise", c'est d'une violence inouïe.
Déjà, tu peux trouver des études sur Internet qui indiquent que le mépris entre deux partenaires dans un couple est un des meilleurs indicateurs de la rupture (beaucoup plus que le nombre de disputes par exemple).

Ensuite, c'est quelque chose que je ne dirais vraiment qu'au plus minable être humain. Mépriser quelqu'un, c'est ne plus voir en lui un humain, mais un sous-humain. Donc, pour moi, si une personne me dit ça, je stoppe instantanément la relation (ou je lui casse la gueule, au choix). A ce stade là, tu aurais dû couper les ponts, tu savais que tu étais avec une personne avec une personnalité toxique.
Alors, toxique comment ? Y a des mots qui sont rentrés dans le vocabulaire commun, pervers narcissique notamment, mais je suis pas psy. Donc le terme personnalité toxique est le mieux que j'ai à te donner.

Pour moi, tu as un gros souci d'estime de toi. Et comme toutes les personnes avec un problème d'estime, tu cherches à le combler par l'estime des autres. Sauf que c'est un puits sans fond. Tu ne pourras acquérir le respect des gens que si tu commences d'abord par te respecter. C'est ainsi que tu pourras échapper aux personnalités toxiques comme C qui se nourrissent de tes défauts d'estime pour redorer les leurs. Après tout, plus tu étais méprisable et plus tu l'adulais, c'était génial pour elle.

Bon, je suis peut-être un peu vache avec elle, et on a jamais que la moitié du discours, mais honnêtement, tu n'as absolument pas à t'en vouloir par rapport à ce que tu nous racontes. Maintenant, s'il est des choses que tu n'oses pas dire sur un forum, tu peux me contacter par MP (ou Siesta ou gdf, qui sont tous les deux des contributeurs respectueux de ce forum).

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anonimon (invité)

le mercredi 18 avril 2018 à 09h25

Vos réponses me sont d'une grande aide. J'avais hésité à poster puisqu'au final mon problème tient plus du deuil amoureux que du polyamour a vous lire. Mais comme C est ma seule référence en la matière et que je me suis pas mal pris la tête avec ça, je sais que cela fait partie de l'équation.
Pour le polyamour je ne suis pas prêt je pense. Ou du moins pas prêt à sauter le pas sans être guidé, accompagné. Pas livré à mon ressenti sans être spécialement rassuré. Je pense qu'elle a fait de son mieux à ce niveau là. Elle m'a expliqué sa vision de l'amour, pour elle nous sommes des gâteaux. Si tu manges toujours du même tu es écœuré et nous avons des goûts différents à apprécier. A y réfléchir c'est une vision très consumériste de l'amour que je ne pense pas partager aujourd'hui. Même sa manière de me rassurer me faisait du mal en un sens. J'ai peut-être quelque chose qui ne tourne pas rond et je suis peut-être un éternel inconsolable. Il n'empêche que ça m'embête d'avoir commencé ce travail pour elle et pas pour moi. J'avais commencé à lire l'ebook d'hypatia from space et du thalmann. Si elle était là elle me dirait sûrement que je n'ai pas besoin de bouquins pour savoir si ça me convient ou pas, il faut "essayer". J'avais déjà posté notre histoire ici sous un autre pseudo "irelio" mais j'avais oublié de flouter un nom, et ce fut une des raisons de sa rupture. Elle ne connaissait pas l'existence de ce site et est polyamoureuse "depuis toujours" a l'en croire. Mais ce que je lis sur ce forum est beau. Vous cherchez à composer avec votre propre bonheur et celui de l'autre. Vous faites des concessions au besoin. Vous êtes plein d'amour et plein d'écoute. C'est quelque chose de beau. Je n'avais pas idée de l'existence de cette façon d'aimer avant C. Je ne suis pas bien sûr que ça soit pour moi, mais j'ai commencé un travail là dessus et je souhaite le "terminer". Mais en l'état, j'ai un deuil amoureux à gérer, une dépendance affective à gérer et il me faut continuer de travailler la compersion. Je vais revoir C en concert (je suis spectateur de la scène musicale Metal de la région Nantaise depuis bientôt 10 ans, et elle aussi). Je sais que je la revois le 29/04 par contre, elle va à un concert auquel je vais, d'un groupe que j'adore et que je lui ai fait découvrir. Mais en l'état tout mon travail de compersion s'est effondré. Comme je le disais jusqu'à encore récemment je devais composer avec le fait de la voir au travail et elle paraissait bien. Et j'appréhende beaucoup de la voir, parce que si elle vient accompagnée je vais beaucoup en souffrir. Elle avait l'habitude de chercher ma main et de la prendre pendant les concerts, si je vois ça avec un autre mon cœur va s'arrêter. Mon cerveau me crie "elle avance, elle est heureuse, c'est le principal". Mon cœur c'est autre chose, je mourrai de jalousie de me voir aussi vite "remplacé". Je sais que les amours sont uniques. Mais pour moi qui lutte pour avancer et qui rejette toute éventualité de relation tellement je suis à vif en ce moment, même si je sais que chacun vit son deuil amoureux différemment et au vu de la place qu'elle a occupé dans ma vie et dans mon cœur ces derniers mois, j'ai peur de voir mon maigre travail de deuil s'effondrer. Je culpabilise de ressentir ça, et je ne sais comment le travailler.
Comment travailler sa compersion en étant célibataire ? Et comment envisager de revoir quelqu'un, de flirter à nouveau après avoir tant idéalisé quelqu'un, et avec une dépendance affective à gérer ? J'ai des besoins affectifs que je connais. Ils sont peut-être trop grands pour moi, j'ai besoin d'en prendre une plus grande part "pour moi", j'en suis conscient. Mais en l'état toutes les filles que je rencontre me paraissent fades, physiquement et mentalement (au vu de la richesse de nos discussions avec C) et je n'ai pas envie d'engagement. Mais le besoin de flirt, de sexe, d'amour reste présent dans mon cœur. Je ne sais juste pas comment savoir un jour quand je serai prêt à me lancer. L'amour c'est aussi de la souffrance quand ça s'arrête. Et je déteste blesser les autres. Je ne sais pas quand je pourrais supporter une telle charge émotionnelle à nouveau. Je ne vois pas ça comme un jeu.

Désolé si c'est confus, je viens de me réveiller après une courte nuit. Je suis d'ailleurs en retard au travail. Merci beaucoup de prendre le temps de me répondre et d'essayer de m'aider dans mon parcours mental sinueux.
Et pour information, j'ai 24 ans. J'ai eu une 10aine de relations, à plus ou moins grand niveau d'engagement, dont une relation de 5 ans. Je sais que j'ai la vie devant moi. J'ai un bon boulot, un bon salaire, j'ai la tchatche, je pense pas être mal physiquement (ça sera mieux quand la piscine sera régulière) et j'ai des passions, je commence à m'épanouir de nouveau, je travaille au mieux ma confiance en moi. Il faut donner le temps au temps. J'ai juste envie de pousser le temps, j'ai pas l'impression d'avancer assez vite.

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bidibidibidi

le mercredi 18 avril 2018 à 09h47

Pour le concert, vas y accompagné. Prends une copine, ou même une inconnue, explique lui la situation, et demande lui de t'accompagner au concert. Décide d'ignorer C, et de vivre toi aussi.
Ouvrir son coeur est une bonne manière de rencontrer les gens, tout comme tu nous rencontres ici. Et il existe beaucoup de parfums différents, une fille peut te paraître inintéressante au premier abord parce que tu te connectes principalement mentalement via tes goûts et tes passions, mais essaye de rencontrer quelqu'un via un autre biais, explore tes zones de méconnaissance relationnelle.

Au pire (attention, idée à la con de Bidi³), prends toi une escort. Elles sont jolies, souvent rodées à la conversation (si tu évites les prostituées bien sûr) et si tu ne la recrutes que pour un concert, ça devrait pas te coûter un bras. Meilleur moyen d'envoyer à C un message déroutant tout en passant une excellente soirée de ton côté.

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anonimon (invité)

le mercredi 18 avril 2018 à 11h08

Bidi,
Pour ne rien omettre :suite à sa rencontre quand je n'allais pas bien j'ai eu deux semaines où je ne suis pas allé travailler, j'ai fait une dépression. Je suis allé voir son médecin sur Nantes, n'ayant pas de traitant de confiance. Il m'a directement prescrit des antidépresseurs et des anxiolitiques, sans m'en parler plus que ça. Moi qui suis déjà réfractaire à prendre un doliprane quand j'ai mal au crâne, c'était hors de question. Alors je suis allé voir un psychologue. Il s'est servi de C et de mes amis pour me faire aller mieux, pour combler le vide que je ressentais à ce moment là. Je pense avec le recul que ça ne m'a pas été bénéfique, au contraire. Mes "seuls" torts étaient ces moments où je ne me suis pas levé pour aller travailler, où je n'ai pas prévenu mes amis que je n'étais pas disponible. Et ma communication peut-être. Lors de ma précédente relation qui a duré 5 ans j'ai très peu communiqué. Ni mes envies, ni mes besoins. Elle non plus. Ça a mené à une dernière année où je suis resté avec elle, par peur de la quitter (cette dépendance affectice dont nous parlions était déjà présente) sans être bien avec elle. Mais jamais je n'avais ressenti une estime de moi et une confiance en moi aussi faible que depuis C. Si mon tort c'était de ne pas être bien, et si elle m'aimait autant qu'elle me le disait, ne devait elle pas plutôt être fière de moi de me battre pour mieux ? Du coup j'ai appris, j'ai pris le contre-pied, je m'étais dit que cette fois je parlerai. De mes insécurités, de mon mal être, de mes joies, de mes peines. Je m'étais dit que je mettrai tout en place pour communiquer de la meilleure manière possible, pour moi, pour elle, pour le couple.
Concernant le mépris, elle ne me l'a pas dit en face. À vrai dire, elle était complètement différente à mes côtés que dans sa façon de communiquer quand elle était chez ses amis à l'autre bout de la France. Je lui ai fait rencontrer mes amis et mes parents, et elle ne m'a fait rencontrer personne, tout en entretenant pendant deux mois l'espoir en moi de quelque chose, pour au final me dire en me quittant qu'elle pensait à me quitter déjà en décembre. Au moment du texto "je te méprise", un matin ou je ne m'étais pas levé pour aller au boulot. J'essayais de travailler sur moi, pour moi et pour nous (notamment sur le Polyamour par exemple) et elle me répondait qu'elle ne voulait pas changer les gens. Mais les gens changent comme vous dites, les rencontres nous changent, les mois, les années, les expériences, la vie, les rencontres. Personne n'est figé dans un état permanent. Mais pour revenir à l'estime, je ne suis jamais descendu aussi bas dans le mal être qu'avec elle. Est-ce que ça fait d'elle quelqu'un de toxique ? Je ne sais pas. A ce moment elle m'avait dit qu'elle avait horreur de devoir choisir entre la franchise et le ménage de mes sentiments, j'avais demandé la franchise. Mais franchement, avec le peu de recul que j'ai et l'estime de moi que je retrouve doucement, je ne vois pas bien ce que j'ai fait pour être méprisable. Je connais mes qualités et mes défauts, et je ne vaut pas moins qu'un autre. Et je ne vois surtout pas comment on peut à la fois aimer et mépriser quelqu'un. Si pour elle je ne valais rien, pourquoi rester avec moi et entretenir cette relation ? Si c'était parce que je l'adulais, pourquoi me quitter ? (même si je vois clairement aujourd'hui que c'est pour le mieux).

Et pour le concert j'y vais avec des amis déjà. J'ai énormément de connaissances dans le milieu musical Nantais, mais je ne suis pas bien sûr de pouvoir profiter si je la vois rouler des galoches à quelqu'un à côté de moi ^^'

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(compte clôturé)

le mercredi 18 avril 2018 à 14h34

Ici anonimon, qui a réactivé son compte. C'est quand même plus sympa pour discuter, et je peux citer!

Siestacorta
C'est pas parce que ça dit quelque chose qu'elle ressentait que c'est tout ce qu'elle ressentait, et c'est pas parce qu'elle le ressentait que c'était ce qu'il y avait de plus vrai à dire... d'où les mots aimants qui ont pu venir ensuite.

Je comprends ça. C'est juste que je suis encore beaucoup affecté par ces mots. Même si ce n'est pas tout ce qu'elle ressentait, elle le ressentait. Et rien que ça, ça n'a pas aidé a remonter mon estime de moi, à me sentir mieux.

Siestacorta
Après, l'autre est capable ou pas de nous accompagner, et nous capable ou pas de dépasser nos peurs.

Elle m'a déjà dit qu'elle n'était pas capable de m'accompagner. Je me suis bercé d'illusions en me disant qu'avec le temps elle n'aurait pas (plus?) besoin de le faire, puisqu'au vu de ses dires quand nous étions ensembles, je ne m'attendais pas à me faire quitter.

Siestacorta
Je crois que tu as fait de ton mieux.

Je n'en étais pas sur, jusqu'à vous lire. Je pense effectivement qu'au vu de notre relation, de mon état à ce moment là, de ses réactions et de sa façon d'être, j'ai fait de mon mieux. En ce sens, je n'ai rien à regretter. Ce que je regrette ce sont nos bons moments, c'est de ne pas avoir eu des explications claires. Qu'elle ne m'ait pas dit au moment ou elle m'a dit qu'elle n'était pas bien avec moi ce qui la dérangeait chez moi. Qu'elle n'ait pas accordé autant d'importance à cette relation que j'ai pu en apporter, qu'elle ne m'ait pas laissé le temps de devenir meilleur. Et j'en reviens aux mots de mon premier post : je suis meilleur que jamais. Mais il a fallu perdre une personne que j'aime pour en arriver là. Si c'est ce que je dois garder de cette relation, je ne vois pas comment je pourrais avoir envie un jour de créer une nouvelle relation avec quelqu'un. J'ai passé 6 mois à me poser des questions, à gamberger, à travailler pour au final me bouger pour moi quand je me suis fait quitter.

Je lisais un article sur le site tout à l'heure, "Badinons donc avec l'amour". Je me sens incapable d'une telle légèreté, de me dire que ce n'est pas grave. Je sais que son polyamour ne m'enlevait rien, que cette rupture ne m'enlève rien à moi. Elle me change, tout me change, les rencontres, les influences, la vie. Mais la terre ne s'arrête pas de tourner, la vie continue. Je préférerais ne pas être affecté autant par cette rupture, par elle. Elle m'a dit un jour qu'elle ne voulait pas d'une "petite chose fragile". J'ai fini par me voir ainsi. Je pense l'avoir étouffée avec mes insécurités, et je ne sais pas si elles étaient fondées. Je pense qu'elle a fait de son mieux elle aussi, dans la mesure de ce qu'elle pouvait faire, sauf qu'elle connaît ses besoins et pas moi. Et nous y revoilà, comme tous les jours depuis notre rupture : pendant quelques heures je suis heureux et content, focalisé sur mes objectifs, mon envie d'avancer. Et les heures d'après je redeviens nostalgique et je regrette cette relation qui malgré tout me rendait heureux. D'un côté je suis fier de ne penser qu'à moi et d'avancer, et le revers : "je ne pense pas à C". C'est d'ailleurs ce que je retiens des 2 semaines post-rupture ou, perdu et désespéré, j'ai continué de lui parler, de chercher des réponses à mes questions, sans considérer qu'elle aussi pouvait souffrir de cette rupture. Je la voyais comme la méchante et tyrannique, sans sentiments, et moi comme la victime. Qui passe de "tout va bien" dans sa façon d'être avec des attentions, du sexe, des mots doux, des soirées à deux à "ne me parle plus" en un week-end chez ses amis à l'autre bout de la France. J'en ai un peu marre de faire ces ascenseurs émotionnels. Ca va faire un mois, et je n'avais jamais été comme ça avant. Je ne sais pas sur quelle idée me fixer, sur laquelle m'arrêter.

gdf
Le suivi psychologique a l'air de t'avoir fait du bien, est ce que tu le poursuis ?

Je l'ai mis en pause, le temps de changer de bâtiment pour ne plus voir C tous les jours, puisque je changeais aussi de ville (de Carquefou à Nantes). Aussi, le psychologue que je voyais se "servait" de C et de mes amis pour combler le vide que je ressentais pendant cette dépression. Je pense que d'une certaine manière ça ne m'a pas aidé à être moins étouffant, moins attaché à elle. Cela à contribué à mon trop fort attachement, au développement de cette dépendance. J'en cherche un nouveau actuellement qui ne serait pas trop éloigné de mon travail.

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(compte clôturé)

le mercredi 18 avril 2018 à 19h42

Enfin, pour revenir au sujet qu'est le polyamour : j'ai mes moments de calme et de lucidité. Quand une idée est installée il est dur de la déloger. Je suis aujourd'hui et malgré tout ça persuadé que le polyamour est quelque chose de beau. Pourquoi limiter ses amours, pourquoi limiter son cœur ? J'aurais aimé transcender ma jalousie avec elle, qui m'a appris qu'une autre façon d'aimer était possible. Je pense qu'on s' est d'une certaine façon tous les deux fait du mal dans cette histoire, et c'est dommage, mais c'est ainsi. Ayant un fort besoin de reconstruction, je ne pense pas être prêt avant un moment à m'investir dans une relation. Mais je n'ai pas fait tout ce travail pour devenir polyacceptant (à défaut de pratiquant avec celle que j'aimais et que j'aime encore) pour l'abandonner aujourd'hui. Le mettre en pause, il va falloir. Tout ça est encore trop frais, et penser à elle m'est tantôt agréable, tantôt douloureux. Je vais reprendre ma thérapie, essayer de découvrir mes besoins, mieux me connaître. Et pourquoi pas un jour, avec quelqu'un d'autre, dans un meilleur état d'esprit, m'essayer au Polyamour. Parce que je ne veux plus de cette jalousie, je ne veux que le bonheur des gens que j'aime. Et je serais plus à même d'y contribuer sans me prendre la tête le jour où je serais capable d'être heureux seul, que j'aurais pleinement repris conscience de ma valeur. Je ne veux plus limiter mes rencontres, plus me limiter à une personne, plus m'oublier pour l'autre. Je veux offrir tout ce que je peux aux gens que j'aime, sans proposer ce que je ne peux pas offrir. Ça prendra du temps. Et j'espère pouvoir reposter un jour un message ici en vous parlant de polyamour avec une expérience qui se déroulera mieux :). En attendant je vais continuer à vous lire. J'aime beaucoup cette communauté, les questions que vous posez sur votre rapport à l'amour et l'aide que vous apportez. Je participerai peut-être au prochain café poly Nantes, si je suis un peu mieux à ce moment là !

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Siestacorta

le mercredi 18 avril 2018 à 23h51

Asterion
Ca va faire un mois, et je n'avais jamais été comme ça avant. Je ne sais pas sur quelle idée me fixer, sur laquelle m'arrêter.

Ca s'appelle un chagrin d'amour. C'est à la fois incroyablement banal et important.
C'est difficile au possible, surtout quand on y a emmêlé des questions de motivation personnelle. La marque que nous laisse ce genre d'histoire ne s'efface pas. Par contre, un jour, elle fait moins mal.

Asterion
je n'ai pas fait tout ce travail pour devenir polyacceptant (à défaut de pratiquant avec celle que j'aimais et que j'aime encore) pour l'abandonner aujourd'hui.
(...)
Parce que je ne veux plus de cette jalousie, je ne veux que le bonheur des gens que j'aime.

C'est louable, mais te force pas, ni en hommage à quelqu'un qui ne sait pas être heureux avec toi (et tes insécurités ne sont pas les seules en cause, puisque certains partenaires aiment être dans le soutien... Donc, dans l'absolu, ce n'est ni un bien ni un mal, d'avoir des insécurités, de les accompagner ou pas), ni parce que ça semble une belle façon de voir l'amour sur le papier. Tu fais ce qui te convient... Et si c'est l'exclusivité tout en ayant appris des choses sur la jalousie et sur toi, c'est peut-être très bien aussi.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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artichaut

le vendredi 20 avril 2018 à 19h19

Je viens de tout lire. Je reviens sur quelques petites choses (dans l'ordre).

Asterion
elle ne m'a jamais dit que quelque chose lui déplaisait dans notre quotidien, n'a jamais proposé de changer quelque chose pour notre couple, pour nous deux. Pour éviter de la blinder de mon mal être, je n'ai rien proposé, puisqu'être a ses côtés et me reconstruire

Ça me semble tout simplement impossible que jamais rien ne la dérange dans votre quotidien. Donc si elle ne dit rien, c'est qu'elle ne dit pas quand ça va pas.
Si vous ne parlez pas ce qui va et de ce qui ne va pas, le moindre petit problème va s'envenimer.
Ne jamais rien proposer me semble une erreur fondamentale. Et c'est là qu'à mon sens le polyamour (dans sa dimension "rien n'est acquis, tout doit se discuter" et non pas dans sa dimensions multi-amour) peut vraiment apporter quelque chose.

Asterion
Elle ne m'a jamais rien reproché lorsque nous étions le soir ensemble, n'a jamais rien proposé de changer dans notre quotidien.

Idem.

Asterion
c'est un fait, je ne lui ai jamais manqué de respect.

C'est plutôt à elle de le dire. Le respect c'est aussi, ce qu'on ressent, pas seulement ce qu'on émet. Et on peut manquer de respect sans s'en rendre compte.

Asterion
elle va à un concert auquel je vais, d'un groupe que j'adore et que je lui ai fait découvrir.

Les questions de territoires c'est important. Dans l'absolu pour moi, tu serais légitime à lui demander de ne pas aller à ce concert (par respect pour toi, et votre relation passée).

Après tu me semble bien au courant de ces fait et gestes. Ça donne l'impression que tu focalises beaucoup trop sur elle.

Asterion
Je suis allé voir son médecin

Idem mais dans l'autre sens que le concert.
Respectes ses territoires, ne va pas chez son médecin ! Franchement c'est pas les médecins qui manquent…

Asterion
Mes "seuls" torts étaient (…) ma communication peut-être. Lors de ma précédente relation qui a duré 5 ans j'ai très peu communiqué. Ni mes envies, ni mes besoins. Elle non plus. Ça a mené à une dernière année où je suis resté avec elle, par peur de la quitter (cette dépendance affectice dont nous parlions était déjà présente)

Et de trois !
Décidément OUI, pour moi le problème majeur de tes relations me semble se situer dans la non-communication. (Et de ce que tu raconte, C. semble semble avoir le même problème tout en étant "poly", bonjour les dégâts !). Et je pense que c'est là dessus qu'il faut absolument travailler.
Y'a des outils pour ça.

Asterion
Je participerai peut-être au prochain café poly Nantes, si je suis un peu mieux à ce moment là !

Oui. Bonne idée ! Y'a aussi des "café sexo". Le prochain devrait être le merc. 23 mai à La Maison Café.

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(compte clôturé)

le dimanche 22 avril 2018 à 16h03

artichaut
Je viens de tout lire. Je reviens sur quelques petites choses (dans l'ordre).

Ça me semble tout simplement impossible que jamais rien ne la dérange dans votre quotidien. Donc si elle ne dit rien, c'est qu'elle ne dit pas quand ça va pas.

Si vous ne parlez pas ce qui va et de ce qui ne va pas, le moindre petit problème va s'envenimer.

Ne jamais rien proposer me semble une erreur fondamentale. Et c'est là qu'à mon sens le polyamour (dans sa dimension "rien n'est acquis, tout doit se discuter" et non pas dans sa dimensions multi-amour) peut vraiment apporter quelque chose.


Asterion

Elle ne m'a jamais rien reproché lorsque nous étions le soir ensemble, n'a jamais rien proposé de changer dans notre quotidien.



Idem.

C'est plutôt à elle de le dire. Le respect c'est aussi, ce qu'on ressent, pas seulement ce qu'on émet. Et on peut manquer de respect sans s'en rendre compte.


Asterion

elle va à un concert auquel je vais, d'un groupe que j'adore et que je lui ai fait découvrir.



Les questions de territoires c'est important. Dans l'absolu pour moi, tu serais légitime à lui demander de ne pas aller à ce concert (par respect pour toi, et votre relation passée).

Après tu me semble bien au courant de ces fait et gestes. Ça donne l'impression que tu focalises beaucoup trop sur elle.

Idem mais dans l'autre sens que le concert.

Respectes ses territoires, ne va pas chez son médecin ! Franchement c'est pas les médecins qui manquent…


Asterion

Mes "seuls" torts étaient (…) ma communication peut-être. Lors de ma précédente relation qui a duré 5 ans j'ai très peu communiqué. Ni mes envies, ni mes besoins. Elle non plus. Ça a mené à une dernière année où je suis resté avec elle, par peur de la quitter (cette dépendance affectice dont nous parlions était déjà présente)



Et de trois !

Décidément OUI, pour moi le problème majeur de tes relations me semble se situer dans la non-communication. (Et de ce que tu raconte, C. semble semble avoir le même problème tout en étant "poly", bonjour les dégâts !). Et je pense que c'est là dessus qu'il faut absolument travailler.

Y'a des outils pour ça.

Oui. Bonne idée ! Y'a aussi des "café sexo". Le prochain devrait être le merc. 23 mai à La Maison Café.

Bonjour artichaut,

Je suis sur mobile, pas évident de citer des passages précis donc je te cite en bloc.

Pour ce qui est du concert, je suis au courant car on était sensés aller à ce concert en amoureux. J'ai supprimé les moyens de la contacter, par respect pour elle, elle ne voulant plus me parler. Je ne peux pas lui demander quelque chose comme ça. Oui j'angoisse de la revoir, mais c'est sa liberté d'aller à ce concert, liberté que je ne souhaite pas lui enlever. Si je voulais la priver de ses libertés, je n'aurais pas essayé de devenir polyacceptant, de la laisser vivre pleinement ses amours.

Concernant la communication, justement j'ai pris le contre-pied de ma précédente relation : j'avais réalisé à quel point c'était important. Du coup je disais quand ça allait et quand ça n'allait pas. Mais je n'ai que très peu de réponses au final. Et ça m'énerve vraiment de m'être fait larguer malgré mes efforts à ce niveau là. Comme je le disais, elle n'a rien proposé pour changer notre couple, notre quotidien en mieux, ne m'a pas parlé de ce qui la dérangeais dans ma façon d'être. J'ai eu le droit à "je te méprise", "je ne suis pas bien avec toi", mais pas à de vraies explications. Je ne suis pas bien avec toi parce que quoi ? Parce que ça m'arrive de cogiter et de ne pas être bien, de mettre du temps à m'adapter à la situation ? Avec le peu de recul que j'ai aujourd'hui et les témoignages que j'ai pu lire je me rends compte dès progrès que j'ai réalisé en quelques mois dans la polyacceptation, ça me met encore plus en rogne.

Je vais faire au mieux pour la travailler, mieux exprimer ce que je ressens, mes besoins, mes envies, ce qui tient de moi. La globalement à part son polyamour absolument tout m'allait dans notre relation de couple. Je n'étais pas bien dans ma vie professionnelle et dans certains aspects de ma vie personnelle non liés à elle mais je remontais la pente. Ça m'ennuie qu'elle ne m'ait pas laissé le temps..

Je participerai au café sexo avec plaisir ! Je rencontre de nouvelles personnes en ce moment, ça fait du bien de parler de tout ça. J'aurais aimé connaître ce site plus tôt dans ma relation avec mon ex.

J'ai depuis rencontré sur un site de rencontre une autre personne qui s'avère être poly, dont l'amoureux (mono) est dans une situation similaire à la mienne quand j'étais avec C. Je vais le rencontrer bientôt, je lui ai déjà conseillé de venir ici lire les témoignages. Je vais lui conseiller les lectures qui m'ont été conseillés ici. Et lui parler de ma maigre expérience sur les points liés au polyamour. Il a l'avantage d'être très accompagné par celle que nous appelerons K, qui est prête à beaucoup de compromis temporaires le temps que monsieur s'adapte a la situation, et ils en discutent beaucoup. Une chance que je n'ai pas eu. Il est des points sur lesquels je ne peux l' aider, mais si je peux au moins l'aiguiller par ici, ça sera déjà une bonne avancée pour eux. Je pense que ça m'aurait aidé de discuter avec un mono en transition quand j'étais avec C.

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