Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

La question d'aborder

#
Profil

artichaut

le mercredi 17 janvier 2018 à 17h18

Et concrétement ça veut dire par exemple :
- arrêter, mais alors définitivement, d'accoster une femme dans la rue
- cesser de draguer une femme, où que ce soit, par rapport à des ressentis sur son seul physique
- cesser les commentaires sur la manière dont elles sont habillées, belles, moches, etc
- se démerder seul avec sa frustration (la masturbation c'est pas fait pour les chiens)
- cesser de tenir les femmes pour responsable de nos malheurs
- cesser d'attendre des femmes qu'elles nous rassurent, nous consolent
- développer des relations affectives et de rassurance avec des mecs
- développer des relations non-sexuelles (intellectuelles, sportives, artistiques, affectives, ce qu'on veut…) avec des femmes (et des hommes)
- ne pas proposer de partager du sexe à une femme avant au moins 3 rendez-vous (si elle en a envie avant, elle peut le proposer)
- verbaliser ce qui se passe dans la relation, énoncer les trucs chouettes sans arrière pensée, accepter que la relation évolue et devienne quelque chose qui nous échappe
- ne pas idéaliser la femme, la relation, ni les mépriser en tant que tel
- dans tous les cas, accepter que cette relation se poursuive sans sexe, et ne pas casser la relation s'il s'avère qu'il n'y aura pas de sexe
- accepter d'entendre les limites de l'autre
- proposer des espaces de paroles, de résolution de conflit
- etc

On est vraiment loin du «  laisse-les venir, ça se fera tout seul ».
Au contraire y'a du pain sur la planche !

#
Profil

Acajou

le jeudi 18 janvier 2018 à 09h28

@artichaut
Du pain sur la planche ? Mais c’est rien ça, c’est mon quotidien depuis toujours.
Ignorer une femme et me taire en sa présence est pour moi d’une facilité déconcertante.
Il y en a que je croise régulièrement, que ça soit des amies ou voisinage, je les ignore depuis des années malgré qu’elles aient montré certains signes d’intérêt, auxquels je ne crois pas vraiment.
Les relations avec les mecs, j’en ai plein, c’est tellement facile de me faire des potes mecs.
La consolation sur la peur des fantômes c’était une excuse.
Ça fait un moment que j’ai renoncé à la sexualité avec les autres, en tout cas beaucoup plus que la plupart de mes potes, et que je prends davantage de plaisir tout seul qu’avec quelqu’un.

L’isolement social et le rejet ne sont pas des privilèges.
Les 1 % de mon temps où j’ai réussi à draguer, où j’ai fait ce que je raconte dans le 1er post, c’était déjà une victoire, qui m’a demandé des années de préparation.
Je suis catégorique sur l’inversion des rôles, et je dirais même qu’il faudrait au minimum que je sois violé collectivement par une bande de femmes pour que je commence à me poser des questions. Et si possible dans un lieu sombre, avec des inconnues et avec violence. Je les attends moi ces femmes mdr.
Si j’arrive à sexualiser ne serait-ce qu’une relation, ça serait déjà immense pour moi, rien que le fait de me sentir désiré, sans actes physiques, c’est quasiment me combler.

Du coup, tu comprends pourquoi je ne me reconnais pas dans l’homme cis hétéro standard, et que je comprends ce que c’est que d’être une femme ?

En fait j’étais prêt à un peu tout et n’importe quoi, y compris m’inventer une vie d’agresseur, pour pouvoir être aimé et accepté. De nos jours, un mec qui n’a pas violé, c’est suspect.

@Lili-Lutine, quand tu écris ne pas pouvoir être libre de te déplacer dans l’espace public sans être importunée, moi ça m’affecte beaucoup.

Lili-Lutine
Ma liberté je la mesurerai quand hors de chez moi je pourrais marcher seule et libre dans la rue de jour comme de nuit , libre de ne pas être importunée... libre de ne pas me sentir coupable d'avoir été importuné... :-(

Je m’interroge sur les raisons de ce mal-être, parce que je vois bien que ça te fait souffrir, je vois bien qu’il y a des émotions, des ressentis. Je ne doute pas un seul instant de ta sincérité, j’ai l’impression que c’est très difficile pour toi de parler de ce sujet.

Tu vis une culpabilité que je ne vis pas, moi dans la rue ici je me sens complètement libre qu’une personne vienne me voir, et même si elle m’embête. Je me sens libre de pouvoir me défendre dans la très grande majorité des situations. Je ne culpabilise en rien d’envoyer chier quelqu’un qui m’emmerde dans la rue. Et même de péter la gueule à quelqu’un qui viendrait vraiment m’agresser. :) Et si moi j’ai le droit à cette liberté, je ne vois pas pourquoi les femmes ne l’auraient pas, et d’autant plus que cela te fait souffrir de ne pas l’avoir. Je ne sais pas si mes mots sont très adroits mais je ne sais pas comment l'expliquer.
Je comprends un peu mieux ce que tu vis quand ce sont des proches, avec un lien affectif fort, qui m’importunent, là effectivement je culpabilise.

En revanche moi je souffre à l’idée d’aller aborder quelqu’un. Je culpabilisais beaucoup au début. Les premières fois où je l’ai fait, j’étais à la limite de la crise de panique. D’ailleurs je pense que c’est cette culpabilité que je transmettais inconsciemment, de manière plus ou moins bien assumée, avec une intonation, un regard qui laissent transparaître beaucoup d’angoisse. Désirer quelqu’un, pour moi c’était le mal absolu, à cause de cette éducation de merde. Et à cause de ça, je transformais mes souffrances en harcèlement, agressivité. Et j’ai appris à gérer ça tout seul, même si j’aurais voulu qu’on m’y aide davantage, j’aurais voulu que les femmes soient plus compréhensives envers mon vécu. C’est sûr qu’au final, pour draguer sans harceler, il vaut mieux être dans un bon état d’esprit. Je te remercie en tout cas d’avoir essayé de me comprendre, et de me l’avoir dit car je ne pensais pas à ce point.

C’est vrai que je fais un peu de provocation, en fait c’est pour briser une carapace qui m’empêche de sentir désiré par les autres notamment. C’est pour vivre le même niveau d’émotions qu’une personne «  normale », dans cette situation précise, me sentir vivant comme eux, que je cherche ces extrêmes. Et j’espère toujours trouver des personnes qui m’apporteront ça.

Message modifié par son auteur il y a un an.

#
Profil

bidibidibidi

le jeudi 18 janvier 2018 à 10h53

Je suis désolé de te dire ça Acajou : Certains de tes propos sont hyper violents. Ils sont clairement dus à ton vécu, que tu nous as exposé sur un autre sujet si je me souviens bien. Mais tu ne peux pas généraliser ton vécu. Je veux pas dire que tu dois te taire, mais qu'il faut que tu réalises que certains de tes mots sont insupportables.

Blaguer en parlant de viol en bande. Dire qu'un mec qui n'a pas violé est suspect. C'est juste intolérable, pour ceux qui l'on vécu, pour ceux qui le craignent, pour plein de monde en fait. C'est pas parce que la violence existe qu'on doit la généraliser. La violence existe et c'est pour ça qu'on doit la combattre. On la supprimera pas, c'est pas pour si peu que le combat est vain.
Et tes propos transmettent cette violence. Donc je me permets d'intervenir, en espérant avoir un ton juste.

#
Profil

artichaut

le jeudi 18 janvier 2018 à 11h14

Je partage l'avis de bidibidbidi.
Il y a une différence entre reconnaître que l'on peut être sexiste et oppressant, même malgré-soi, et en faire un passage obligé pour comprendre la vie.

Acajou
Du pain sur la planche ? Mais c’est rien ça, c’est mon quotidien depuis toujours.

Ben tant mieux, si c'est déjà ton cas…
Moi ça me semble du pain sur la planche, et un travail de tous les jours. Et je sent bien qu'il manque plein de choses dans cette liste, et que je cherche encore.
Perso il m'a fallu du temps pour comprendre que l'affection, la rassurance, la sécurité affective, la tendresse, la valorisation mutuelle, etc …avec des femmes, peut être partagée autrement que par des relations dont le sexe est le centre, ou surtout : dont le sexe serait la porte d'entrée.
On vit tellement dans une société hypersexualisée, qu'on a tendance à en oublier tout le reste.
Paradoxalement, c'est quand je me suis mis a vivre des relations affectives non sexualisées, et a y attacher vraiment de l'importance …que des possibilité sexuelles se sont offertes a moi.

On se met trop la pression sur la question sexuelle.

Et c'est peut-être ça le sens de la phrase de ton père : le sexe on le trouve quand on arrête de le chercher. …mais arrêter de le chercher, ça veut dire le remplacer par autre chose. Et notamment combler ses besoins affectifs autrement que par le sexe.

Et le fait d'en avoir réellement moins besoin, parce qu'on trouve ce qui nous manque ailleurs, fait qu'on arrêtes d'être obnubilé par cette question, on arrêtes d'être relou avec ça. Et tout d'un coup, ça devient plus simple, et plus facile.

Et dans le truc d'aborder une femme dans la rue (en espérant quoi ? un plan-cul ? une grande histoire d'amour ? résoudre nos problèmes affectifs ?) j'ai l'impression qu'on se plante toujours.

Enfin, c'est comme ça que je vois les choses.

Message modifié par son auteur il y a un an.

#
Profil

Acajou

le jeudi 18 janvier 2018 à 11h23

@bidibidibidi Pourtant c'est le quotidien de pas mal de personnes, les trucs que j'ai racontés sur la violence collective à l'école, c'était courant dans les cités de la banlieue parisienne où j'étais..

@artichaut
Merci pour ton point de vue, ça m'éclaire, car je ne pensais pas que c'était si difficile pour toi ou pour d'autres.

Pour moi c'est complètement évident, et surtout avec des personnes qui ont gravement souffert.

Moi ma porte d'entrée c'est d'abord l'amour, et j'y vais franchement.
Cela dit, c'est une bonne question, en espérant quoi ? Je pense que que principalement je recherche d'abord les câlins et l'affection, bien avant toute sexualité.

C'est vrai qu'avant d'aborder quelqu'un il vaut mieux être un peu au clair sur ses attentes (ou du moins être clair sur le fait de ne pas savoir), sinon la personne ne peut pas donner de réponse à un truc qui n'a aucun sens, c'est logique.

Message modifié par son auteur il y a un an.

#

(compte clôturé)

le jeudi 18 janvier 2018 à 12h49

Oui Camille_B, Le Mythe de la virilité, ça se lit comme on boit du petit lait! C'est clair, bien expliqué... il est génial!
Je n'aurais pas écrit mieux sur ce qu'on écrit Artichaut, Bidibidibidi et Lili-Lutine

Je veux revenir sur les propos d'Acajou. Rejeter la faute sur les femmes, sans arrêt est d'une grande violence et injustice. On leur fait porter le chapeau sur beaucoup trop de choses. On ne peut pas non plus quémander une relation amoureuse/intime et inciter la pitié. Si ton égo n'en sortirait que plus haineux de cette femme qui ne t'aime pas pour ce que tu es. Et elle, comment vivra-t-elle de s'être sentie obligé de faire ça ?

On peut pas reprocher aux femmes d'être "passive" alors que la société viriliste incite à l'être depuis enfant! Elle te vient d'où cette haine/envie de vengeance?

Beaucoup d'entre elles le paie de leur vie (les pseudo "crimes passionnels" qui ne sont que purement des féminicides et qui arrive tous les 2-3 jours), le paie avec des violences comme les viols (perpétué par des hommes qui ont Rarement une pathologie... des mecs "normaux"!!), les dénigrements, les coups, etc.

Tu n'es pas comme ça, tu ne ferais pas ça, toi ? Mais ta haine et tes rancunes envers les femmes y participent . il est plus facile de blâmer un groupe différent que de remettre en cause le sien.

Acajou, tu aimerais être violé dans une sombre ruelle... entre le fantasme sur un mythe (le viol est perpétué à environ 70% par des personnes connues de la victime) et la réalité, y'a tout un monde. Après, c'est ton choix. Renseigne-toi bien sur les victimes de viol, hommes ou femmes, lis ou écoute des témoignages, tu verras que la façon dont tu l'exprimes est d'une grande violence.

Si tu as reçu une éducation qui ne correspondait pas à ta personnalité, que tu t'es fait tabassé à l'école, que les filles pouvaient pleurer mais pas toi et toutes les souffrances que tu indiques, c'est malheureux, vraiment et c'est injuste. Mais franchement, arrête de croire que les femmes sont la cause parce qu'elle te rejette. Déjà, ça se sent quand un mec manipule ou prend les femmes pour des courges. Ca donne juste envie de s'enfuir par tous les moyens et ça met mal à l'aise, surtout dans la rue où y en a eu 10 avant et 10 après qui ont les mêmes comportements.

Tu veux qu'on te fasse violence pour être mieux ?
- fais-le toi-même, bouge ton c*l! C'est pas aux femmes de comprendre ton vécu, surtout si tu cherches à les mettre dans ton lit. Ni à te violer, d'ailleurs
- console l'enfant meurtri en toi et aime-toi toi même avant tout (comment une femme peut-elle t'aimer si tu utilises la manipulation affective?)
- fais-toi aider (amis, conseiller, articles scientifiques en sciences humaines),
- sors de ta zone de confort (voyage, livre que t'aurais jamais lu, associations, écriture)
- va reprocher à tes potes et aux emm*rdeurs de perpétuer le virilisme plutôt qu'aux victimes de ce virilisme

Arrête avec ton droit d'importuner les femmes dans la rue. Celles qui ont écrit cette tribune du Monde ne mettent pas les pieds dans le métro! Les femmes sont trop considérés comme des objets et elles n'ont pas toutes la possibilité de se défendre ou d'envoyer péter un importun, d'autant qu'on leur reproche de le faire et on les culpabilise.

J'aimerais bien que tu regardes les privilèges d'un homme par rapport à une femme. Et ce, SANS remettre en cause ta propre souffrance.
De quel sexe sont majoritairement les:

- présidents, directeurs, les plus fortunés, professeurs à l'université, pilotes d'avion, artistes connus, chef cuisinier renommé, les acteurs/actrices les mieux payés, ont la parole plus souvent, considérés plus compétents à CV égal, représentés à la télé ou au cinéma, envoyés à la guerre

- mariées de force, violées, au foyer, tués par son conjoint ou ex-conjoint, famille monoparentales, excisées, volées avec violence sans arme, mises à poil ou presque dans les magazines pour vendre un objet qui n'a rien à voir, insultées, ont leur règles, prostituées (souvent de force), ont la paroles plus souvent coupés

Et ça, ce n'est QUE ce qui est relativement visible, le reste est beaucoup plus insidieux. J'ai mis "envoyés à la guerre", qui est loin d'être un privilège par rapport au reste, mais jusque-là, une femme ne savait PAS se battre, question de virilisme.

Ah oui, et quand une femme se libère de cette société viriliste, elle n'enlève RIEN aux hommes, excepté le contrôle qu'ils peuvent avoir sur elles et cette impunité, ce besoin de soumettre pour se sentir supérieur. Une femme qui se libère de cela, ça permet à un mec comme toi de pouvoir exprimer davantage ses sentiments, d'être plus coquet sans être moqué, de définir sa propre identité et de ne plus voir en l'Homme viril, un être supérieur, LE modèle à être, même si ça ne te correspond pas.

Etre réduites à mère, pute ou punchingball, ça me gave!

PS: Je comprends tout à fait le besoin de se sentir aimer, d'où mes suggestion pour être mieux

Message modifié par son auteur il y a un an.

#
Profil

artichaut

le jeudi 18 janvier 2018 à 13h50

Acajou
@artichaut
Merci pour ton point de vue, ça m'éclaire, car je ne pensais pas que c'était si difficile pour toi ou pour d'autres.

Ah oui, désolé Acajou si mes posts, donne souvent l'impression que c'est facile pour moi (encore ce truc, en tant que mec, de tjs devoir paraître sûr de soi, et maître de ce qui nous entoure). En vrai, comme je présume, pas mal de gens ici, bien sûr que je galère aussi. C'est sans doute même, une des raisons pour laquelle on viens ici et qu'on y reste… on se sent moins perdu.e qu'à galérer tout.e seul.e dans son coin…

#
Profil

Acajou

le jeudi 18 janvier 2018 à 13h57

Mangosteen
On peut pas reprocher aux femmes d'être "passive" alors que la société viriliste incite à l'être depuis enfant!

Là on est d'accord, je suis contre cette société viriliste, après c'est vrai que c'est difficile de s'en émanciper à l'âge adulte. Elles ont néanmoins tout mon soutient, vraiment j'admirerais toujours celles qui y arrivent.

Mangosteen
Elle te vient d'où cette haine/envie de vengeance?

Rejet par les autres dès l'arrivée à l'école.
Violence collective à l'école dès l'âge de 5 ans.
Ma mère qui attentive, qui s'occupait de moi mais qui pétait le plombs, me frappait pour pas grand-chose (elle a été elle-même battue petite).
Un viol et une tentative de meurtre à l'âge de 9 ans, par des "amis" plus âgés, ados.
Du harcèlement scolaire et encore de la violence collective à l'école, dans un quartier sensible. Mon père a essayé de se suicider à ce moment-là.
J'ai vécu à Johannesbourg peu après l'apparteid, entre mes 10 et 13 ans, avec le danger au quotidien (à l'époque, 80 fois plus de crimes/habitant qu'en France). Une amie m'avait même braqué avec l'arme de ses parents.
Du rejet du à une surdité et une malformation des oreilles, heureusement appareillé mais bon.
Une éducation castratrice de la part de mes parents.
Ma mère qui ne respecte pas vraiment mon intimité et à la limite de l'inceste. Mon père qui pète les plombs, qui frappe ma mère de temps à autre, une fois il a menacé de lui balancer une chaise en bois à la figure, à la limite de la tuer.
Ma mère qui cherche les problèmes et qui a tendance à harceler quand les choses ne vont pas comme elle veut.
De la violence qui s'est répétée chaque année au collège et lycée, de la baston avec des camarades, jusqu'en fin de terminale.
Toujours, du rejet, de l'isolement.
Des relations avec une compagne violente il y a 7 ans de cela.
J'ai aussi été séquestré et racketté, à Paris (pour de l'argent).
Certains de mes frères qui me harcèlent et me terrorisent avec la réussite professionnelle, qui veulent que je fasse comme eux l'entendent, et un qui me dit que ce que j'ai vécu c'est rien et qu'ils ont vu bien pire, c'est vrai mais bon ça ne justifie pas tout...heureusement mes parents comprennent.

Désolé je me répète, pour ceux qui ont déjà lu ça dans un autre post du forum, mais j'aimerais quand même qu'il y ait une relativisation des privilèges hommes/femmes.

Et du coup moi je cherche trois choses :
- A être désiré, même de manière extrême, car je ne peux désirer les autres mais je ne pas me désirer à leur place
- De l'amour et de l'affection, des câlins, de la tendresse.
- A avoir moins peur d'aller vers les autres, à ne plus flipper à mort à chaque fois que j'aborde quelqu'un, à être plus cool.

Message modifié par son auteur il y a un an.

#
Profil

artichaut

le jeudi 18 janvier 2018 à 14h11

Tu ne peux pas, à partir de ton cas perso, demander qu'il y ai une relativisation des privilèges hommes/femmes. Tu te trompes de combat.

En revanche tu peux demander à être plus pris en compte dans ta spécificité et avec ce qui fait ton histoire personnelle, …mais pas au nom de tous les hommes. Hommes qui au demeurant, on l'air de te faire souffrir toi également.

Et faut-il rappeler qu'il n'y a pas que les privilèges homme/femme à prendre en compte ?

#
Profil

calinou696

le jeudi 18 janvier 2018 à 14h13

Quand on entends à tord et à travers que des nanas se plaignent parce qu'elles se font "harceler" dans la rue, et que, les pauvres elles ne peuvent pas s'habiller exactement comme elles veulent, ca occulte des vrais problèmes beaucoup plus grave.
C'est si difficile à comprendre?

#
Profil

artichaut

le jeudi 18 janvier 2018 à 14h20

ou encore ceux là.

Et on pourrait de même, faire une liste des privilèges mono. Mais là je sors totalement du sujet de ce fil…

#
Profil

Acajou

le jeudi 18 janvier 2018 à 14h58

artichaut
Ah oui, désolé Acajou si mes posts, donne souvent l'impression que c'est facile pour moi (encore ce truc, en tant que mec, de tjs devoir paraître sûr de soi, et maître de ce qui nous entoure). En vrai, comme je présume, pas mal de gens ici, bien sûr que je galère aussi. C'est sans doute même, une des raisons pour laquelle on viens ici et qu'on y reste… on se sent moins perdu.e qu'à galérer tout.e seul.e dans son coin…

Ben hésite pas si t'as des questions à ce sujet. ;)

artichaut
Tu ne peux pas, à partir de ton cas perso, demander qu'il y ai une relativisation des privilèges hommes/femmes. Tu te trompes de combat.

Des histoires perso comme la mienne, il y en a plein, si tu te renseignes autour de toi, tu vas trouver bien 20% des gens en France qui vont avoir eu le même genre de trucs.

Je ne dis pas qu'il n'y a pas de privilège masculin, je trouve juste qu'il n'est pas si important que ça en occident. Le privilège blanc est beaucoup plus important, et pour avoir vécu en Afrique, dans un des pays où on a fait des sales trucs en matière de ségrégation raciale, la différence est hallucinante..

Je sais que ça vous déplaît, mais je tiens à ces nuances, et je n'ai pas vraiment la capacité de recevoir toutes les souffrances que les femmes expriment. Pas toutes, mais cela ne veut pas dire aucune.

#

Drioctho (invité)

le jeudi 18 janvier 2018 à 15h51

Ne pas avoir « vraiment la capacité de recevoir toutes les souffrances que les femmes expriment » ne signifie pas qu'il soit pertinent d'étaler ta souffrance à ce sujet à chaque occasion.

Ne pas pouvoir recevoir toutes les souffrances des autres, c'est juste, et personne ne peut le reprocher dans des relations interpersonnelles.

En revanche, réclamer à qui mieux-mieux en public de ne pas avoir à entendre celles des autres et celles des femmes en particulier, ça ressemble furieusement à un « femmes, fermez vos gueules sur vos souffrances, j'en ai rien à péter. Et moi et moi et moi… ».

#
Profil

Acajou

le jeudi 18 janvier 2018 à 16h05

Drioctho
En revanche, réclamer à qui mieux-mieux en public de ne pas avoir à entendre celles des autres et celles des femmes en particulier, ça ressemble furieusement à un «  femmes, fermez vos gueules sur vos souffrances, j'en ai rien à péter.

Je n'ai pas dit aucune. Ça m'arrive quand même qu'il y ait quelques trucs sur lesquels je comprends les femmes. :)

#
Profil

Merlyn

le jeudi 18 janvier 2018 à 22h06

Merci pour l'article sur les neurotypiques.

#

(compte clôturé)

le vendredi 19 janvier 2018 à 10h09

Complètement d'accord, Artichaut, d'autres privilèges sont à prendre en compte : être "blanc", valide, mince, neurotypique, Pas LGBT+, avoir les moyens financiers, etc.

Acajou
Quand notre passé est plein de m*rde et qu'on en souffre (et il y a VRAIMENT de quoi!) de 3 choses l'une :
1 - on s'étouffe avec (dépression, etc. ; je ne le souhaite à personne)
2 - on fait un jardin et on utilise cette m*rde comme engrais
3 - on jette de la m*rde à tous les gens qui croisent notre chemin

Ne t'étonne pas qu'on te renvoie le caca que tu as envoyé à la figure des gens. Notamment aux femmes qui n'y sont pour rien dans ce que tu as subi.
Harceler dans la rue = balancer de la m*rde
Manipuler pour arriver à ses fins = balancer de la m*rde
Partager ses problèmes pour se faire aider = OK
Partager ses problèmes et justifier par MOI J'ai plus de m*rde que toi et donc j'ai le DROIT de faire chier les autres, surtout les femmes = balancer de la m*rde

Message modifié par son auteur il y a un an.

#
Profil

kill-your-idols

le vendredi 19 janvier 2018 à 12h33

calinou696
J'ai la quarantaine, j'ai un physique pas trop dégueu, je ne me comporte pas comme un ours il me semble.. et je n'ai JAMAIS été abordé pas une nana.

Je crois qu'à part les mannequins, les hommes riches, célèbre, ou vraiment charismatique, aucun homme ne se fait aborder, ou alors vraiment à la marge.

Du coup, quand ca arrive, c'est à se demander si la nana qui fait ca a un problème.

That s life, on va pas refaire le monde.

Dans toute cette histoire, il y a aussi un problème qui n'a pas été abordé.

Beaucoup d'entre vous écrivent depuis Paris. Et à Paris, la rue est un lieu hostile.

Paris est une ville composée de composée de plusieurs communautés, assez étanches entre elles. Il y a les bourgeois du XVIIIème, les bobos du XXème, les arabes du 9-3 et un tas d'autres petites et grandes communautés, qui se partagent l'espace public, qui commercent entre eux, mais qui ne se mélangent pas.

Donc, à Paris, quand on veut établir une nouvelle relation, amicale ou amoureuse, on cherche entre soi: les bourgeois avec les bourgeois, les bobos avec les bobos, les arabes avec les arabes...

Et dans ce sens, à Paris, la drague de rue est dangereuse: on risquerait vite de tomber face à face avec quelqu'un d'une autre classe sociale ou, encore pire, commencer une relation (amicale ou amoureuse) avec quelqu'un d'une classe sociale différente. Et cela à Paris équivaut à la mort sociale: comment peut-on continuer à fréquenter quelqu'un qui sort avec un arabe du 9-3, ou pire, avec quelqu'un qui vote FN?

La solution est simple: Quitter Paris, et aller dans une ville plus petite et conviviale. Valence, Montelimar, Marseille, Montpellier, les petites villes de Bourgogne-Franche-Comté, la Haute-Savoie, Genève, Lausanne, Rome, Naples...

Dans toutes ces villes, on cultive moins l'entre-soi, et la rue est non seulement un lieu de passage et de conflit, mais aussi un lieu de socialisation: on profite de chaque occasion pour discuter avec ses voisins et faire des nouvelles connaissances; on se mélange tranquillement entre communautés d'origines et d'idées politiques différentes, on approche l'autre sans peur, et on utilise l'espace public de manière joyeuse.

Donc, en résumé: quittez Paris, et tout devient plus simple!

#
Profil

calinou696

le vendredi 19 janvier 2018 à 12h45

Effectivement, 5 pages pour que quelqu'un mette le doigt sur quelque chose d'important. merci

De quelle rue on parle?
A la sortie de métro des Halles, ou devant l'aire de jeux de trifouillis les oies?

Bon, c'est p-e un peu trop catégorique "Paris", mais l'idée y est.
Où, mais aussi, à quelle heure, et pkoi pas aussi en fonction du temps..
En clair, a chacun de sentir si c'est la bonne personne, le bon endroit, le bon moment pour aborder...

#
Profil

Acajou

le vendredi 19 janvier 2018 à 13h45

@Mangosteen
Effectivement, mais comme tu dis, voyons le problème manière un peu plus agronomique :
1 - C’est déjà fait. Ça a eu du mal à passer, mais le bébé est sorti !
2 - Je me suis retrouvé avec beaucoup trop d’engrais, et ont pris place des plantes sauvages et des animaux pas très commodes, qui sont allés embêter les voisins.
3 - Chez l’agriculteur du coin, la dernière récolte a été décevante.

C’est pas moi, mais l’oiseau coloré à plumes, provenant de mon jardin, qui t’a envoyé une crotte. Je ne vais quand même pas m’en prendre à un si bel animal. Donnes-lui quelques graines et il viendra décorer et fertiliser ton jardin.
Je t’en avais même proposé, mais tu as confondu les graines avec les insectes qui viennent te piquer.
J’ai essayé de te montrer la différence, mais comme tu as peur des petits trucs avec des pattes, tu es partie en courant !

#
Profil

Merlyn

le vendredi 19 janvier 2018 à 23h05

kill-your-idols
Dans toute cette histoire, il y a aussi un problème qui n'a pas été abordé.

Beaucoup d'entre vous écrivent depuis Paris. Et à Paris, la rue est un lieu hostile.

Paris est une ville composée de composée de plusieurs communautés, assez étanches entre elles. Il y a les bourgeois du XVIIIème, les bobos du XXème, les arabes du 9-3 et un tas d'autres petites et grandes communautés, qui se partagent l'espace public, qui commercent entre eux, mais qui ne se mélangent pas.

Donc, à Paris, quand on veut établir une nouvelle relation, amicale ou amoureuse, on cherche entre soi: les bourgeois avec les bourgeois, les bobos avec les bobos, les arabes avec les arabes...

Et dans ce sens, à Paris, la drague de rue est dangereuse: on risquerait vite de tomber face à face avec quelqu'un d'une autre classe sociale ou, encore pire, commencer une relation (amicale ou amoureuse) avec quelqu'un d'une classe sociale différente. Et cela à Paris équivaut à la mort sociale: comment peut-on continuer à fréquenter quelqu'un qui sort avec un arabe du 9-3, ou pire, avec quelqu'un qui vote FN?

La solution est simple: Quitter Paris, et aller dans une ville plus petite et conviviale. Valence, Montelimar, Marseille, Montpellier, les petites villes de Bourgogne-Franche-Comté, la Haute-Savoie, Genève, Lausanne, Rome, Naples...

Dans toutes ces villes, on cultive moins l'entre-soi, et la rue est non seulement un lieu de passage et de conflit, mais aussi un lieu de socialisation: on profite de chaque occasion pour discuter avec ses voisins et faire des nouvelles connaissances; on se mélange tranquillement entre communautés d'origines et d'idées politiques différentes, on approche l'autre sans peur, et on utilise l'espace public de manière joyeuse.

Donc, en résumé: quittez Paris, et tout devient plus simple!

Je ne suis absolument pas d'accord avec toi.

C'est à Paris et non dans une ville de province où j'ai passé 4 ans (Lille pour ne pas la citerà que j'ai fais le plus de rencontres de gens d'horizons divers. Et ces gens se mélangent. Tu sembles avoir une vision de Paris très stéréotypée.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion