Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

[Livre] "Compersion" le livre d'Hypatia from space

Culture
#
Profil

artichaut

le samedi 02 décembre 2017 à 13h26

Compersion d'Hypatia from space
AmazonEditions, 206 pages, 2017.
____________________
Que pensez-vous du livre "Compersion" d'Hypatia from space ?

Je viens de l'acheter et la prise en main est décevante et la qualité d'édition est vraiment très médiocre :

- couverture imprimée en mauvaise qualité (on voit les pixels)
- papier blanc flashi qui fait mal aux yeux
- les marges sont étriquées
- il y a bien une table des matières, avec renvois aux pages, mais il n'y a PAS DE NUMÉROS DE PAGES dans le livre !!
- les numéros de pages de la table des matières sont faux (la page indiquée 15 est en fait la page 17, etc)
- il n'y a ni Index, ni Glossaire (et des mots comme "metamour" par exemple, sont fréquemment utilisés dans le livre — dommage pour celles et ceux qui, comme moi, ne lisent pas les livres dans l'ordre)
- il y a bien une Bibliographie, mais le livre "Ethical slut" n'est mentionné qu'en anglais (quid de sa traduction française ?)
- il n'y a nulle part de date d'édition, ni de date d'impression
- la photo de couverture à-t-elle pour but de confirmer une fois de plus que le polyamour c'est : un truc de jeunes beaux blancs de classe moyenne ?
- il n'y a pas de crédits pour la photo
- le genre masculin est utilisé "comme genre neutre pour désigner aussi bien les femmes, les hommes, que les personnes non binaires" (mais au moins elle le signale)

Pour info c'est "Printed by Amazon distribution"
ceci explique en partie cela
du moins la mauvaise qualité d'impression
et voilà pourquoi on ne le trouve pas en vente ailleurs que chez Amazon

Bref si vous aimez les livres, ...achetez plutôt la version kindle (!)

J'espère au moins que la lecture en vaudra la peine... (à suivre donc)

________________
[EDIT] : Ils ont rajouté les numéros de pages sur la nouvelle édition. Quand même !

________________
Voir aussi : Bibliographie, commentée, sur le polyamour

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

#
Profil

Camille_B

le samedi 02 décembre 2017 à 14h05

Les livres amazon peuvent être bien mise en page, mais cela dépend ... des compétences de l'auteur en la matière ;)

Et oui, la typo et la mise en page c'est très technique !

Mais bon, l'essentiel c'est quand même le contenu ^^

#
Profil

artichaut

le dimanche 03 décembre 2017 à 10h20

Alors les points positifs maintenant.

L'auteure est blogueuse et canadienne, elle lit couramment l'anglais, et du coup :
- elle s'inspire beaucoup de la littérature en anglais/américain sur le sujet,
- en tant que blogueuse elle est au fait des dernières avancées dans le domaine,
- elle utilise un vocabulaire très précis et pointu (tout en restant simple et accesible),
- elle fait des efforts pour franciser les termes, et propose parfois de nouvelles traductions,
- elle explique tous les nouveaux termes spécifiques (à condition qu'on lise dans l'ordre ! dommage que les notes de bas de pages n'ai pas été mises ou doublées dans un Glossaire, et qu'elle n'ai pas mis des "*" pour les mots expliqués ailleurs),
- le livre étant écrit directement en français, il n'y a pas de pb de traduction (contrairement à la traduction parfois très approximative de "La Salope éthique")

accessoirement voilà pourquoi elle ne cite pas le version française de "La salope éthique" (elle a lu le livre en anglais, et ne doit pas être au courant que le livre, publié par une petite maison d'édition française, existe en français)

*
Le livre se présente comme un livre de développement personnel, avance pas à pas, donne envie de devenir compersif, n'est pas moralisateur, place la pratique au dessus de la théorie, déculpabilise quand aux erreurs que l'on peut faire et réserves ou difficultés que l'on peut rencontrer, donne des exemples tirés de sa propre vie, montre que la compersion n'est pas réservée à quelques chanceu.x.ses mais au contraire que tout le monde peut y arriver.

Bref c'est un livre rassurant, déculpabilisant, encourageant et écrit dans une langue à la fois simple et précise. Voilà qui est très agréable à lire.
D'autant que le livre se concentre sur une des parties les plus importantes en polyamour : la compersion.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

#
Profil

bonheur

le dimanche 03 décembre 2017 à 11h10

Ma réaction : c'est le premier livre kindle que j'achète et je ne me suis pas posée la question de la mise en page. J'ai lu et c'était très clair. Voilà pour la forme !

Pour le fond, c'est un livre que je recommande à quiconque et en particulier aux polyamoureux. Excellent et je n'ai rien à redire, si ce n'est : lisez le et faites-vous votre propre opinion. C'est accessible et facile y compris pour ceux qui ne lisent pas ou peu. Tout est clairement expliquer et exprimer.

Bravo pour cet ouvrage qui manquait afin que le polyamour soit assimiler suivant sa juste valeur et sa juste place.

#
Profil

peche

le mercredi 06 décembre 2017 à 16h32

Bonjour, j'ai découvert hier le ce livre sur amazone et je suis en train de le lire. Il a au moins le mérite d'exister. Je ne connaissais même pas le terme. Je m'intéresse de loin au poly amour depuis plus de 10 ans mais je viens juste de commencer à l'expérimenter concrètement depuis 1 an 1/2.
La compersion est un sentiment auquel je voudrais bien parvenir mais pour l'instant ça m'est encore bien difficile.
Je ne suis qu'au début du livre mais j'espère y trouver une aide.
Je serais aussi intéressée par vos témoignage quant à l'évolution de ce sentiment chez vous au cours de votre parcours poly amoureux.
Pour me présenter brièvement, j'ai commencé à m'intéresser au sujet car j'avais revu un ex il y a 10 ans et j'aurais voulu vivre ça mais mon mari souffrait trop et mon ex n'était pas assez dispo, j'ai donc laissé tomber. Divorcée depuis un an 1/2 je vie aujourd'hui avec un homme qui a toujours trompé ses femmes. On en a parlé dès le début et j'ai accepté de vivre cette relation à la condition de transparence. Il progresse dans ce sens même si ça ne lui est pas naturel. J'ai moi même revu cet ex de temps en temps et essayé de voir une autre personne avec qui ça n'a pas fonctionné car je n'avais pas d'attirance ou de sentiments suffisants. Aujourd'hui mon compagnon voit sa maitresse une fois par semaine alors que moi c'est beaucoup plus rare que j'ai l'occasion de voir mon ex. ce déséquilibre est difficile à vivre pour moi ainsi que la pensée qu'il n'est pas toujours transparent même s'il fait de gros effort dans ce sens.
Voilà, je serais très contente d'avoir vos conseils, et d'échanger avec vous sur tout ça.

#
Profil

artichaut

le mardi 05 novembre 2019 à 18h46

Pour info, j'ai compilé des références et ressources sur la compersion sur ce fil (et précisément ici).

#
Profil

barbu

le lundi 09 novembre 2020 à 19h57

Ce livre m'a apporté une aide inestimable pour prendre du recul sur mes émotions et sentiments, identifier des pistes pour résoudre les problèmes rencontrés, me sentir normal.
Il m'a tellement plu que j'en ai fait un résumé que voici (publié avec l'aimable autorisation de l'autrice).
Je ne sais pas si c'est le meilleur endroit pour publier ça, vous me direz.

-----------------------------------------

Chapitre 1 :
En occident, la jalousie est la norme. La compersion est méconnue car peu médiatisée.
La compersion consiste à se réjouir du bonheur de l’autre. Cela va plus loin que la «  bienveillante neutralité » et présente donc moins de risque de retomber dans la jalousie.
Éprouver la compersion nécessite un travail patient de déconstruction qui porte ses fruits petit à petit, comme pour tout apprentissage.
Il n’y a pas de solution universelle, les conditions favorables sont différentes pour chaque relation. Les réponses sont souvent en soi-même et ne sont pas accessibles aussi facilement pour tou-te-s.
La compersion implique de connaître et d’honorer ses propres besoins, de ne plus être la victime impuissante de la vis amoureuse de ses partenaires.
Il peut y avoir des prérequis essentiels (besoin de respect, de se sentir important) et des besoins temporaires, qui durent le temps de s’ajuster à une nouvelle situation, de surmonter les peurs.

Chapitre 2 :
Avoir un réseau de soutien, physique ou virtuel, est très important pour échanger sur ses difficultés, ses expériences, avoir des exemples…
Le polyamour harmonieux exige de gérer les émotions avec transparence et honnêteté.

Chapitre 3 :
Il est important de formuler par écrit des ententes relationnelles avec ses partenaires, plutôt que de garder des attentes non dites. Une entente n’est pas une règle imposée et immuable. C’est un accord révisable, co-créé librement entre adultes équipotents, qui exprime les conditions pour avancer sur le chemin de la compersion.
Il est important de définir ce qu’on attend d’une relation, même secondaire, et de savoir comment aller vers cet objectif. Ne pas avoir de besoins peut cacher un manque de connaissance de soi. Il faut oser être exigent avec soi et les autres pour créer le polyamour qui nous ressemble.
Il est particulièrement important de formuler une entente relationnelle pour un couple monogame qui s’ouvre pour la 1ère fois au polyamour.
Chaque couple fixe ses propres règles, en gardant les attentes qui augmentent la compersion. Certaines seront rendues caduques par la confiance acquise. Un partenaire peut avoir plus de besoin qu’un autre.
Pour une nouvelle relation, définir une entente sert à savoir si l’on souhaite cheminer dans la même direction et en quoi on devra s’adapter.
Elles doivent être respectées sous peine de briser la confiance, mais il faut prévoir comment gérer un droit à l’erreur en cas de manquement. Le dialogue doit ramener la confiance en posant les bonnes questions.

Chapitre 4 :
Il y a des besoins universels et des besoins personnels. Comprendre et exprimer ses besoins sert à savoir si on est compatible avec quelqu’un. Selon les cas, on peut essayer de s’endurcir pour supporter des situations, ou répondre à son besoin.
Le sentiment de sécurité est déterminant pour la compersion, pour oser explorer. Le mode de relation que nous avons eu avec nos parents conditionne notre capacité à nous sentir en sécurité dans nos relations. Mais le mode d’attachement secure peut se développer à tout âge, notamment en côtoyant d’autres personnes secures. Une personne non secure cherche parfois à créer de l’insécurité chez son partenaire, volontairement ou pas. Si mon partenaire piétine mon besoin de sécurité, je ne pourrai pas éprouver la compersion. Si je rend systématiquement mes partenaires jaloux, je dois travailler pour déconstruire ce schéma.
L’indépendance sociale, émotionnelle ou sexuelle n’est pas un prérequis à la compersion. La proximité n’est pas synonyme de dépendance. Je dois chercher des partenaires aptes à créer le niveau de sécurité dont j’ai besoin. On se sent souvent plus en sécurité si la relation est ancienne, mais on peut aussi choisir d’être ouvert dès le début.
Il faut respecter l’autre, mais aussi se respecter soi. Le passage d’une 1ère réaction de peur/colère/tristesse/ doutes à une phase de rationalisation puis à la compersion peut prendre plus ou moins de temps, selon nos capacités d’adaptation. Pour que l’ouverture fonctionne, il faut aller à la vitesse du plus lent, à condition qu’il y ait quand-même une progression. Si les rythmes sont incompatibles, il peut être préférable d’arrêter la relation.
L’ajustement des rythmes peut être une belle période de patience, de lâcher-prise et preuves d’amour.
Dans un couple, c’est plus simple si le partenaire le moins secure commence une relation en 1er. En réalisant qu’il arrive à aimer plusieurs personnes, il acceptera plus facilement que c’est possible pour l’autre.

Être et se sentir important aide à la compersion. Mais il peut y avoir un gouffre entre ce qu’on ressent et ce qu’on arrive à communiquer. Tout le monde n’est pas sensible aux mêmes formes de communication de l’amour (paroles valorisantes, moments de qualité, cadeaux, services rendus, toucher). Il est important de savoir à quels langage son partenaire est sensible et d’utiliser ces langages de nombreuses manières.
D’après une étude, on éprouve plus facilement la compersion si on ne hiérarchise pas ses relations, car la hiérarchie entraîne la peur de perdre son statut privilégié. Elle peut avoir un effet sécurisant pour un couple s’ouvrant au polyamour, puis devenir inutile. D’autres vont conserver un schéma hiérarchique qui leur convient.

Chapitre 5 :
La compersion peut être conditionnée par le besoin de se sentir en contrôle de sa vie. Elle nécessite un travail de consentement entre toutes les parties concernées et d’être conscient des dynamiques de pouvoirs qui se jouent dans les relations pour pouvoir les rééquilibrer. Une base est de pouvoir exprimer ses opinions et de savoir qu’elles seront prises en compte.
Dans le cas où j’essaie le polyamour pour faire plaisir à mon partenaire, il faudra que je me questionne pour savoir si c’est ce que je veux également.
Notre perception positive ou négative du pouvoir affecte la manière dont on le recherche. On peut être conscient de son propre pouvoir sans chercher à en avoir sur les autres.
Le pouvoir personnel est multifactoriel, son ressenti l’est également. Un déséquilibre ressenti du pouvoir peut causer de la jalousie. Il faut donc analyser ces déséquilibres dans les relations. Les déséquilibres sont néfastes quand on n’arrive plus à s’en libérer, comme une relation victime/sauveur. Les deux personnes doivent prendre conscience de leur responsabilité et être d’accord pour modifier leur comportement.
Un début de relation peut créer un sentiment de perte de contrôle qui peut déranger une personne habituée à être dans le contrôle. Il faut alors rassurer le partenaire sur l’impact que peut avoir cette nouvelle relation.
En polyamour, les surprises peuvent être difficiles à gérer. Il est important de bien communiquer sur ses nouvelles relations, les temps prévus avec les différents partenaires, l’évolution de son implication émotionnelle. Il est important d’être en accord sur ce qui doit être prévu et ce qui peut être spontané.
Nos choix ont des répercussions sur ceux qui nous sont proches, notre liberté peut contraindre celle des autres. Chaque couple trouve son équilibre entre contrôle de sa vie et contrôle des autres. Demander à un partenaire comment il se sent à propos de quelque chose n’est pas une demande de permission. Il s’agit d’être honnête, d’offrir du soutien, de négocier des compromis acceptables entre les besoins des uns et des autres. Demandons ce que l’on peut faire pour rendre les choses plus faciles pour l’autre.
Un manque d’écoute des souffrances de l’autre peut être causé par un sentiment de culpabilité. Pour s’en défaire, il faut communiquer avec l’autre et départager ce qui est de notre responsabilité de ce qui lui appartient.

Chapitre 6 :
La coopération est naturelle chez l’humain. De même dans une relation polyamoureuse, certains souhaitent avoir des liens avec leurs métamours, discuter, coopérer. Mais d’autres vont préférer rester plus autonomes et discrets. Chacun se situe entre ces deux pôles selon ce qui le rassure.
De même, chacun ajuste son curseur par rapport aux autres relations, entre besoin de partage et respect de la vie privée. Le «  récepteur » ne doit pas hésiter à dire quand il arrive à la limite des informations qu’il peut accepter.
Certains ont besoin d’un sentiment d’inclusion, qui recouvre les relations avec les métamours, le partage d’informations, la prise de décision concertée.
Rencontrer ses métamours aide à reconnaître que tout est fait dans le respect et la confiance, et cela peut aider à apaiser des inquiétudes. On peut même développer de la complicité grâce au but commun de rendre une même personne heureuse.
Le regard de la famille et des amis confère sa légitimité au couple. C’est souvent plus difficile pour les relations secondaires. Il peut être nécessaire de rassurer son entourage sur le fait que la situation n’est pas subie.
Les démonstrations publiques d’affection de mon partenaire envers son autre partenaire en présence de tiers et en ma présence peuvent être déstabilisantes. Il peut être nécessaire de les encadrer. Avant un événement où seront présents partenaires et métamours, on peut se dire honnêtement ce qu’on aimerait vivre, ce qu’on n’est pas prêt à vivre et ce qu’on est prêt à essayer pour progresser.
Une difficulté à éprouver de la compersion peut être due à un manque de bonheur général, un mal-être personnel. Notre bien-être influe sur le bien-être de nos partenaires.
Les gens ont, selon les événements positifs ou négatifs qui les affectent, des besoins d’attention différents. Il faut être conscient de la limite de l’aide qu’on est prêt à apporter. Des situations exceptionnelles peuvent demander des compromis, mais il faut que les autres parties se sentent encore écoutées et respectées.
Pour respecter les besoins de chacun, il vaut mieux tendre vers l’équité que l’égalité.
Le polyamour peut amener à ressentir des injustices dans la répartition des tâches.

Chapitre 7 :
Pour que la compersion soit généralisée, il est plus efficace de coopérer avec les membres de son polycule, d’assumer sa part de responsabilité dans les émotions de chacun. Mon sentiment de compersion dépend de moi et de mes partenaires.
L’ENR (énergie de nouvelle relation) peut susciter la compersion ou être déclencheur de jalousie. Il convient donc de la contrôler ou de donner un surplus d’attention à ses autres partenaires. Ce que l’on a envie de faire pour une nouvelle relation peut être appliqué aussi aux anciennes relations.
Il est particulièrement important d’accueillir avec compassion les besoins de mes partenaires quand je suis en ENR, même si cela peut me sembler agaçant.
Dans un couple, a fortiori une relation de polyamour, il est utile d’utiliser des techniques de communication telles que la CNV. Cela aide à exprimer ses émotions et besoins sans peur, et à accueillir les émotions et besoins de l’autre avec bienveillance, l’écouter pleinement sans juger ni chercher à faire des choses.
Si le ton monte, il vaut mieux faire une pause d’au moins 30min. Les déclencheurs de jalousie peuvent être liés à des traumatismes de l’enfance. Il est toujours bienvenu de remercier l’autre pour ses efforts et la compersion dont il fait preuve.
On peut définir un créneau pour les discussions sur le polyamour, pour éviter qu’elles ne prennent trop de place.

Chapitre 8 :
Il est aussi important d’être à l’écoute de ses métamours que de ses partenaires, de leur demander comment ils se sentent. Cette question leur montre que l’on se préoccupe d’eux, amorce le dialogue en cas de problème, offre l’opportunité d’exprimer sa compersion.
La complicité avec les métamours ne se crée pas toute seule. On peut planifier des rencontres, organiser des activités, entre métamours ou avec tout le polycule, ce qui permet d’observer et d’apprécier le lien de son partenaire avec d’autres. Toute initiative de communication est bienvenue, faites le 1er pas si vous le pouvez.

Chapitre 9 :
L’éveil à la compersion peut être très rapide.
Notre cerveau est conçu pour détecter les risques et les dangers, quitte à les imaginer. Une partie du chemin vers la compersion consiste à arrêter ce flot de pensées pour reprogrammer son cerveau.
Nos émotions désagréables sont la manière dont on choisit de réagir. Il faut les accueillir et les gérer de la manière qui nous convient. Pour avoir des relations harmonieuses, il peut être nécessaire de se faire accompagner pour déconstruire des schémas. Nous nous racontons parfois des histoires pour justifier ce que nous sommes. On peut interroger ces histoires et si besoin les modifier en quelque chose de positif.
Quand nous avons l’impression qu’un nouveau partenaire est mieux que nous, cela ne vient pas des événements mais du sens qu’on leur donne. La nouveauté et la sécurité sont deux besoins importants. Le polyamoureux cède un peu de sécurité pour nourrir son besoin de nouveauté. La relation secure d’un couple principal est inestimable et n’a pas à être comparée à de nouvelles relations.

Nous avons tous en nous un Juge insatisfait qui nous critique en permanence. Si on l’écoute, on risque de percevoir négativement les attentions des autres, tout en ayant besoin d’être rassuré sur notre valeur. Le Juge freine l’acceptation de soi et l’auto-compassion nécessaires à la compersion. Il convient donc de le contrôler. De même, notre Victime intérieure ne se sent jamais à la hauteur, cherche à être rassurée sans jamais y parvenir, s’apitoie sans cesse et freine donc également notre compersion. Juge et Victime nous empêchent de nous connecter aux autres. Nous avons aussi un Meilleur Ami intérieur qui nous aime pour ce que nous sommes, nous fait prendre conscience de notre valeur.
L’empathie envers un partenaire qui a une nouvelle relation peut nous rassurer sur le fait qu’il n’y a pas de danger. Les moments que notre partenaire passe avec un autre sont des moments privilégiés pendant lesquels on peut faire des choses pour nous. Assez vite, on cesse de penser à ce que l’autre est en train de faire et on se recentre sur ce que l’on fait.
Tenir un journal intime apporte plus d’objectivité sur ses pensées et permet de mesurer les progrès que l’on fait. On peut aussi rédiger un mode d’emploi pour expliquer qui nous sommes et comment nous fonctionnons.
La gratitude est l’antidote contre la peur et le ressentiment. On peut lister tout ce pour quoi on a de la reconnaissance dans notre vie, et s’aider de cette liste pour souhaiter du bonheur aux autres.

Si le partenaire est d’accord, on peut lui présenter des personnes que l’on pressent bien. Cela facilite l’inclusion, les relations entre métamours, et donc la compersion.
Plus on pratique la compersion, plus elle devient aisée. Cela peut être prétexte à des défis pour s’encourager à se remémorer des événements où nous avons ressenti de la compersion.

Chapitre 10 :
Une étude rapporte que le polyamour apporte une meilleure connaissance de soi et de son partenaire, une meilleure estime de soi et plus d’indépendance émotionnelle. Mais il est important d’avoir assez d’estime de soi au préalable, ainsi qu’une vision réaliste de qui on est. Pour cela, il faut éviter de se comparer aux autres.
La culture judéo-chrétienne incite à refouler nos aspects ténébreux. La pensée bouddhiste est plus encline à accueillir l’être dans sa totalité. Mettre en lumière son côté sombre est la meilleure manière de s’en débarrasser et de soigner la souffrance qui s’y cache. Il faut se regarder avec autant de bienveillance que pour les autres, voir sa propre beauté et sa valeur pour rayonner et attirer des gens qui nous traiteront avec amour et respect.
Regarder la vie des autres peut être inspirant, mais ne doit pas dispenser d’agir pour sa propre vie.
Chaque être est unique et apporte quelque chose d’unique. Mes métamours sont extraordinaires, et moi aussi. Il faut être authentique pour accepter l’authenticité des autres.
Toute activité ou relation que mon partenaire a en dehors du couple l’enrichit, le rend plus intéressant, et entretient la passion. En nous invitant à travailler sur tous ces aspects, le polyamour nous aide à progresser.

Chapitre 11 :
Il peut rester des blocages à la compersion. Il peut arriver qu’une personne ne puisse pas, ne veuille pas ou n’arrive pas à répondre aux besoins d’un partenaire. Dans certains cas, une séparation est la meilleure solution pour se respecter, sans que ce soit la faute de quiconque.
Certaines périodes ne sont pas propices à l’ajout d’un nouveau partenaire : décès, grossesse…
Pour certains, la compersion sera toujours une utopie. Selon son ressenti, chacun peut se demander si les efforts à fournir valent le coup.

Annexe B :
Chaque personne qui sera touchée par une décision devrait être consultée auparavant. Être consulté facilite l’acceptation d’une décision, même si ce n’est pas celle qu’on aurait souhaité.

Annexe C :
Le coach Tony Robbins identifie 6 besoins fondamentaux et invite chacun à les classer par ordre d’importance.
On comprend mieux les autres quand on connaît ses besoins et ceux des autres. On peut évaluer dans quelle mesure chacune de nos relations répond à ces besoins et voir comment remédier aux manques.
Les ruptures sont d’autant plus douloureuses qu’une personne répond bien aux besoins les plus importants.

#
Profil

artichaut

le dimanche 15 novembre 2020 à 02h19

merci @barbu pour ce résumé

…et l'annexe A, tu n'as pas voulu la résumer ?

#
Profil

ToucanDesMarais

le mardi 17 novembre 2020 à 10h25

J'aimerais beaucoup lire ce livre, par contre, n'y a-t-il pas d'autres éditions que Amazon ? Je n'achète pas chez eux...

#
Profil

artichaut

le mardi 17 novembre 2020 à 11h11

ToucanDesMarais
J'aimerais beaucoup lire ce livre, par contre, n'y a-t-il pas d'autres éditions que Amazon ? Je n'achète pas chez eux...

non il n'y a que celle là de dispo. mais pour qui sait chercher, on trouve une version kindle sur le net…

#
Profil

Diomedea

le mardi 17 novembre 2020 à 22h05

@ToucanDesMarais

Le livre est également en vente en occasion :)

#
Profil

ToucanDesMarais

le mercredi 18 novembre 2020 à 22h32

Bonne idée l'occasion. Commande passée...

Message modifié par son auteur il y a un mois.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion