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Je t'aime... je te quitte...

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Siestacorta

le dimanche 06 juillet 2014 à 11h58

La-salope-helvetique
toujours sur ce thème, voici un article intitulé : "être mis au congélateur".


Message modifié par son auteur il y a 3 heures.

Pas mal vu.
J'ajouterais un petite dimension.
A plusieurs occasions, je me suis mis moi-même au congélateur. J'espérais des attentions de quelqu'unes, sans réelle urgence. De ce point de vue, qu'elles me sachent intéressé ou pas n'était pas la seule chose qui comptait. Il y avait mes sentiments à conserver et faire vivre "de loin" - ce que moi je voulais faire de ma disponibilité. J'offrais cette dernière, de façon plus ou moins explicite, à une "dame de mes pensées" ; et bon, mes pensées occupées, je ne cherchais plus d'autre relation, ou je ne changeais pas celles qui existaient par ailleurs, je conservais tout ça "en l'état".
Je me disais "je me met au congélo pour unetelle, on se retrouvera quand elle voudra", mais en fait, c'était aussi une façon de ne pas me risquer hors du congélo, pas revenir au jeu des relations humaines.

Ca me permettait de vivre mon petit sentiment amoureux dans mon coin, sans qu'il soit confronté ni au refus réel de la dame, ni à d'autres rencontres, sur lesquelles j'aurais, aieaieaie ! moins de maîtrise que sur mon monde affectif mental.

Quand je me retrouve à jouer un rôle connu, par exemple à pester "rho, mais pourquoi elle me délaissent toutes moi qui suis si à l'écoute et si adaptables à leurs demandes", si ça se répète, je finis par me demander l'intérêt qu'il y a pour moi à être dans ce rôle là. Qu'est-ce qui fait que je laisse plusieurs fois des gens me le donner ? Souvent, j'y ai un avantage, moins valorisant, mais émotionnellement plus sécurisant. Là, celui de me glisser, dans l'histoire telle que je me la raconte à ce moment-là, dans le rôle de l'homme aimant à qui on ne peut prêter que des qualités - normal, je me suis pas risqué à m'exposer aux moments où j'aurai été repoussé - et je peux jouir un certain temps de cette manière de me raconter la situation à moi-même.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le dimanche 06 juillet 2014 à 13h16

Dans tous les cas, tenir l'autre INFORME est indispensable. Une personne n'est pas un objet. On ne la met pas de côté, même si la raison est pertinente. Et se repointer, tout content de soi. Aussi, quand on a une nouvelle relation, l'indiqué à sont entourage affectif permet à celui-ci de comprendre que l'équilibre est perturbé, pas en négatif, mais perturbé quand même.

Je sais désormais, qu'une personne instable, ne peut avoir avec une relation qui perdurera. Et puis, en polyamour, se confier aux personnes qui nous aiment, n'est-ce pas une manière d'évoluer avec elles ?

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bodhicitta

le dimanche 06 juillet 2014 à 18h49

Siestacorta
Ca me permettait de vivre mon petit sentiment amoureux dans mon coin, sans qu'il soit confronté ni au refus réel de la dame, ni à d'autres rencontres, sur lesquelles j'aurais, aieaieaie ! moins de maîtrise que sur mon monde affectif mental.

Je pense que c'est plutot que tu maitrises mentalement ce monde affectif. Mais concrètement est-ce vraiment possible?

Siestacorta
Quand je me retrouve à jouer un rôle connu, par exemple à pester "rho, mais pourquoi elle me délaissent toutes .../...
je finis par me demander l'intérêt qu'il y a pour moi à être dans ce rôle là. Qu'est-ce qui fait que je laisse plusieurs fois des gens me le donner ?


p t etre que les "dames de tes pensées" ont elles aussi un congélateur tout neuf et n'ont pas envie de fondre ou de mollir.

Siestacorta
Je me disais "je me met au congélo pour unetelle, on se retrouvera quand elle voudra" .../... Souvent, j'y ai un avantage, moins valorisant, mais émotionnellement plus sécurisant.

Je pense que ce qui est sécurisant est, (autrement dit) le fait de ne pas avoir d'attentes
et là je suis vraiment de ton avis!
ça libère les tensions et permet de prendre de la hauteur sur la relation (entre autres)

Siestacorta
je peux jouir un certain temps de cette manière de me raconter la situation à moi-même.

pendant ces moments tu jouis de la vie de façons complétements indépendantes. indépendante aussi du regard, de l'avis, du jugement des gens.
Donc là non plus tu n'est pas dans l'attente qu'on te raconte comment les choses sont, et comment tu dois vivre et ressentir les choses.

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Siestacorta

le dimanche 06 juillet 2014 à 19h22

bodhicitta


pendant ces moments tu jouis de la vie de façons complétements indépendantes. indépendante aussi du regard, de l'avis, du jugement des gens.
Donc là non plus tu n'est pas dans l'attente qu'on te raconte comment les choses sont, et comment tu dois vivre et ressentir les choses.

Certes, mais ce que je me racontais, dans ces cas-là, manquait trop de supports concrets pour être de la vie. C'était plus une façon de jouer avec mes attentes plutôt qu'une façon de vivre mes désirs.
A ce point d'indépendance entre mes sentiments, mes actes et les personnes concernées (et leurs propres sentiments, qui, existent même quand ils me conviennent pas), je m'éloignais de rapports avec les gens.
Etre en excellent rapport avec moi-même, dac mais bon, si ça me permet pas d'être en rapport avec les autres humains... c'était sans contrainte par le regards des autres, mais finalement très limité !

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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bodhicitta

le dimanche 06 juillet 2014 à 20h12

Siestacorta
A ce point d'indépendance entre mes sentiments, mes actes et les personnes concernées (et leurs propres sentiments, qui, existent même quand ils me conviennent pas), je m'éloignais de rapports avec les gens.

:-/ c'est ce que je craignais...
p t etre que pour garder cette indépendance, tu as tendance à les nier par la méme occasion.
Ce qui n'aide pas à l'accéptation et nous fait oublier l'impermanence de la vie, la magie, la perfection, que peut avoir l'instant présent. (il ne sagit que de constructions mentales de toutes façons)

Il y a quelques jours j'ai lu une phrase qui m'a marqué... j'y pense encore mais je ne sais tjs pas si je suis d'accord:
"on est se que sont nos relations aux autres"

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Siestacorta

le dimanche 06 juillet 2014 à 20h48

bodhicitta
:-/ c'est ce que je craignais...
p t etre que pour garder cette indépendance, tu as tendance à les nier par la méme occasion.

C'est une attitude que j'ai eue à l'occasion. C'est plus trop le cas... C'est le post sur le frigo qui m'y a fait repenser. Disons que parfois, il y a des gens qui nous mettent de côté comme ça, mais il arrive qu'on se mette soi-même dans la situation où ça va être facile pour eux. Sous prétexte d'être sensible aux sentiments, à l'Hâmour et à sa boooowté plus qu'aux échanges concrets, on est dans un lâcher prise fantasmé, on est plus dans le réel, mais dans une construction mentale de "laissons l'amour faire". Je pense qu'ainsi, on oublie soi-même d'être dans la relation, plus à l'écoute de l'autre que de notre perception de l'amour, des affects.

On laisse la liberté d'action aux autres, mais parfois c'est un prétexte pour cacher qu'on a, égocentriquement, pas besoin d'un autre(un Autrui, un type complet et différent) réel. Avec cette façon de participer à l'action que par la pensée et par des sentiments intériorisés, sans rapport avec une vraie histoire qui se déroule, avec ses contacts , sa construction ou son échec, on se met soi-même dans le frigo.
Je ne le vis plus tellement ainsi actuellement, mais j'ai compris que j'ai pu faire ça, parfois.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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LuLutine

le lundi 07 juillet 2014 à 01h16

Coucou Siesta, ça me parle beaucoup ce que tu dis.

Bon par contre, l'article sur le congélo....me laisse quand même assez dubitative.

D'une part, cette histoire de "Je mets telle personne au congélateur parce que j'en ai déjà une autre", ça me semble très très "mono" dans l'idée !

Un(e) poly n'est pas "limité(e)" à une seule relation intime et donc la question du choix ne se pose plus (en tout cas, certainement pas de cette façon).

Certes notre temps et notre énergie sont limités, mais ça ne veut pas dire qu'on a nécessairement "mis l'autre au congélateur".

Après, je pense que ça peut arriver aussi à certaines personnes non-exclusives de se comporter ainsi (mise à distance d'une relation vue comme "non indispensable"), mais ça ne me semble pas très poly comme attitude. Parce que ça veut dire quoi ? "Je ressortirai cette personne du congélo quand je me sentirai seul(e) - mais en attendant puisqu'elle ne m'intéresse pas vraiment je la fais poireauter même quand elle me sollicite" ?
Pour moi un(e) poly est quelqu'un qui sait aussi vivre la solitude, pas quelqu'un qui garde des gens "au congélo" pour éviter cette éventuelle solitude...

D'autre part, je viens de perdre une heure sur le blog en question et certaines idées de l'auteur sonnent un peu trop comme celles d'un poire (dans cet article par exemple, mais il y en a d'autres).
J'ai l'impression qu'il n'a pas beaucoup de recul....ou alors c'est de l'humour et j'ai rien compris ??? (Mais j'ai pas l'impression malheureusement...)

Du coup sa vision des choses....me paraît au mieux biaisée par des expériences personnelles décevantes dont il aurait tiré des conclusion erronées (ou du moins, des conclusions pas généralisables, parce qu'il généralise, et ça m'agace).

Par conséquent je suis d'autant moins convaincue par son article sur le congélo.

Enfin, je dirais pour l'exemple qu'il y a plusieurs amis avec qui je n'ai parfois eu aucun contact pendant un an, deux ans, parfois plus, et ensuite on s'est retrouvés.
Est-ce à dire que nous nous étions mis l'un(e) l'autre "au congélo" ?
Je ne crois pas.

Simplement dans la vie, il y a des périodes où l'on est moins disponibles pour certaines personnes/activités. Ca ne me choque pas et on n'a rien à se reprocher pour ça.

Bon, le point où je suis d'accord avec gcd c'est que si l'autre nous contacte, demande des comptes, ça peut être bien de lui donner des nouvelles (pour ma part ça ne me choque pas d'attendre quelques jours la réponse, on a tous nos contretemps qui empêchent parfois de répondre rapidement). Quitte à dire qu'on n'a pas le temps/l'énergie en ce moment. C'est clair et honnête. Ca ne veut pas dire que l'autre ne compte pas ou qu'il a été "mis au congélateur". ;)

(Et puis d'abord, mon coeur c'est pas un congélateur, alors les gens que j'aime sont toujours au chaud dans mon coeur ! Et toc ! ;) )

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Siestacorta

le lundi 07 juillet 2014 à 12h49

Oui, c'est plutôt une réflexion mono au départ, ça se justifie plus dans ce cadre. Mais je crois que certaines stratégies de sécurité affective peuvent se transmettre, même si elles ne s'appliquent plus aux mêmes étapes.
Et j'ai volontairement subverti l'utilisation du congélo vers une autre façon de conserver nos propres sentiments, même polys.

LuLutine
Pour moi un(e) poly est quelqu'un qui sait aussi vivre la solitude, pas quelqu'un qui garde des gens "au congélo" pour éviter cette éventuelle solitude...

Idéalement... Mais être poly ne fait pas de moi un individu qui réagit bien, juste quelqu'un qui va tenter de bien faire dans un cadre où les choix sont plus récurrents. Donc avoir plusieurs amours en moi, plus ou moins chaud, ben... ça ne dit pas que les personnes concernées vont se sentir respectées et bien au chaud. Parfois nos moindres intensités émotionnelles envers quelqu'un et les basses intensités événementielles peuvent faire qu'on oublie que la personne pour qui on les éprouve se définit aussi dans ses attentes et ses émotions à elle. Et qu'avec un sens trop égocentré de ce qu'est l'amour, elle n'aura pas souvent voix au chapitre, ou ça ne changera pas grand chose pour elle après qu'elle se soit exprimé. "Oui, tu as dit que tu voulais plus, je ne peux pas, mais je t'aime, je t'assure". Supaire.

Dire "je n'ai pas le temps ou l'énergie", oui, c'est la démarche honnête. C'est respectueux, mais faire que quelqu'un se sente respecté demande parfois, en plus, d'arrêter de dire quoi que ce soit d'autre. Admettre qu'on est pas disponible relativise un "je peux avoir de l'amour pour des tas de gens".
Mais l'honnêteté exprimée va-t-elle rendre ces personnes qu'on investira moins moins sensibles à nous ? Non ! Ca ne suffira pas souvent à mettre nos rapports à la température idéale, il n'y aura même pas de température minimale sur laquelle être d'accord.

D'où mon insistance à caractériser les relations non seulement avec nos point de vue dessus, mais aussi très fortement avec les actes qui peuvent traduire et faire rencontrer les sentiments de chacun. S'il n'y a pas cela, on peut parler d'amour, mais ça ne réchauffe que nous.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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(compte clôturé)

le lundi 07 juillet 2014 à 14h32

(+)

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(compte clôturé)

le lundi 07 juillet 2014 à 14h57

Ajoutons à cela, une relation ambigüe (je t'embrasse mais je te rappelle que tu es mariée ; je t'embrasse mais je ne te dis pas mes émotions) et complètement implicite. "A bientôt" pouvant vouloir dire : "à dans quinze jours" comme "à dans six mois", voir plus... Prendre sa part de satisfaction sans se soucier de l'autre.

En absence de toute communication explicite, claire, honnête, franche et directe, que comprendre ? Lancer un débat clair et recevoir juste un "tout va bien pour moi, merci" (ouais cool, heureuse de l'apprendre, sauf que ça fait pas avancer les choses). D'ailleurs, comme l'indique l'article : on se laisse mettre au congélateur, on s'y laisse enfermer. Ben oui, à vouloir le bonheur de l'autre au détriment du sien, à ne pas vouloir insister ni passer pour une emmerdeuse envahissante, ben on se met soi même au congélo. Moi, j'ai ouvert la porte et j'en sors, tout simplement. Parce que je suis une cul gelée et que je vais mourir si je reste ainsi. Question de survie personnelle. D'ailleurs, je dois dire que je me sens nettement mieux :-D

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LuLutine

le lundi 07 juillet 2014 à 16h36

gcd68
En absence de toute communication explicite, claire, honnête, franche et directe, que comprendre ?

Oui, je l'ai déjà dit, je le redis, l'absence de communication, s'il y a eu demande de communication, ça me semble un souci.

Bien sûr je parle de l'absence de communication sur une longue durée, entendons-nous bien.

Je connais quelqu'un qui m'envoyait à une époque beaucoup de sms.

Ca pouvait par exemple donner :

9h00 du matin : "Bonjour, comment vas-tu ?"
10h30 : "Pas de réponse ? :\ "
14h : " :( "
16h : "Tu fais la tête ?"

A 18h, je sors du travail, rallume mon portable (ou parfois, il était déjà allumé, mais sur silencieux au fond de mon sac, car je n'avais pas le temps au travail et il était hors de question de l'entendre sonner).
Je vois les messages.

Et je dois (ré)expliquer ce qui me semble du simple bon sens : si je n'ai pas répondu c'est parce que je travaillais, et non je ne consulte pas mon portable pendant mes journées de travail (du moins c'était valable à l'époque, là où j'étais), je n'ai pas le temps. Et oui je vais bien, merci :) !

Autre cas, j'avais passé toute la nuit du vendredi avec des amis (je veux dire par là que nous avions fait nuit blanche). Du coup, rentrée chez moi le samedi matin, je me suis couchée et j'ai dormi toute la journée !

La même personne, m'a envoyé plusieurs messages et s'est inquiétée que je ne réponde pas....
Certes c'était le week-end, mais voilà je dormais !
Et si ça n'avait pas été le cas, j'aurais pu être avec des amis, en famille....circonstances pendant lesquelles je me rends disponible pour les gens qui sont là et ne consulte pas nécessairement mon portable.

Bref tout ça pour dire que l'absence de réponse, c'est relatif. :)

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(compte clôturé)

le lundi 07 juillet 2014 à 18h27

Lulutine, tu ne me connais pas très bien, je crois. Moi aussi, je vis, je travaille (portable interdit), j'ai une vie de famille... les cas que tu viens de citer ne me correspondent absolument pas, mais alors pas du tout.

Il se trouve que je n'ai d'autres choix que d'être en possession de mon portable et de répondre si ça sonne, tout simplement parce que je suis travailleuse temporaire. Qui dit téléphone qui sonne, dit ne pas laisser passer un contrat de travail.

J'en suis d'autant moins dépendante en privé. D'ailleurs, je communique essentiellement par sms, justement pour que l'autre puisse répondre, à sa guise. Si l'on me répond deux ou trois jours après, ou même une semaine, je ne me formalise pas. Aussi, je demande généralement qu'une personne de l'entourage proche de l'autre ai mon numéro, afin de m'appeler en cas de nécessité, urgence, accident, malaise, etc... Ma requête est généralement bien perçue et m'évite de me faire du soucis inutilement, c'est le but de cette demande.

La personne en question n'a jamais rien fait en ce sens. D'autre part, il semblerait que le numéro que j'ai soit celui de son outil de travail... (enfin entre autres).

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bodhcitta (invité)

le lundi 07 juillet 2014 à 19h35

Siestacorta
. Disons que parfois, il y a des gens qui nous mettent de côté comme ça, mais il arrive qu'on se mette soi-même dans la situation où ça va être facile pour eux.

le truc c'est que "je sais" (je pense) que lorsque je mets ou suis mise au congélo, ce n'est que pour un moment. Il est facile de me mettre au congélo mais il est tout aussi facile de m'en ressortir.
De revivre cette relation sans peur de fondre, car ce n'est qu'une évolution...
Méme aprés des mois voir années la relation reprend avec la grandeur qu'on a prit sur la vie entre temps.
Je suis aussi de celles qui laissent faire la vie, l'amour, tend qu'il s’agit d'une dynamique paisible et joyeuse... <3
Ma limite se trouve lorsque l'évolution apporte plus de mal que de bien.

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(compte clôturé)

le lundi 07 juillet 2014 à 19h56

bodhicitta
Ma limite se trouve lorsque l'évolution apporte plus de mal que de bien.

Suivant ce "critère", ma limite est atteinte. Fin de la discussion de "mon petit cas précis"

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(compte clôturé)

le lundi 07 juillet 2014 à 19h58

gcd68
Ca peut sembler contradictoire mais pourtant c'est l'interrogation qui me trotte dans la tête actuellement. Quitter, rompre le lien, pour pouvoir continuer à aimer.

J'aimerai recentrer la discussion, sur cette généralité. A la base, mon cas devait uniquement servir d'exemple.

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LuLutine

le lundi 07 juillet 2014 à 20h00

gcd68
les cas que tu viens de citer ne me correspondent absolument pas, mais alors pas du tout.

Désolée, je me suis mal fait comprendre.
A aucun moment je n'ai dit que l'exemple donné te correspondait. J'ai pris volontairement un exemple extrême (avouons-le), mais vécu, pour appuyer mon propos sur la relativité de la notion de délai de réponse.

Certaines personnes stresseront de ne pas recevoir de réponse au bout de deux heures, alors que d'autres seront ravies d'en avoir une au bout de trois semaines ou trois mois !

Et tu vois, dans la phrase ci-dessus, je ne suis ni en train de dire que tu stresses au bout de deux heures, ni en train de dire que tu es ravie d'une réponse au bout de trois mois : je n'en sais rien, ce sont des exemples !

(P.S. : J'ai mis en gras la phrase la plus importante dans mon précédent message du coup ;) - la suite est juste une précision, même si elle est plus longue ce n'est pas la plus importante.)

bodhcitta
Méme aprés des mois voir années la relation reprend avec la grandeur qu'on a prit sur la vie entre temps.

(+) (+) (+)

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Profil

LuLutine

le lundi 07 juillet 2014 à 20h06

gcd68
J'aimerai recentrer la discussion, sur cette généralité. A la base, mon cas devait uniquement servir d'exemple.

"quitter pour continuer à aimer" est un fonctionnement qui m'est totalement étranger.

Je quitte si ça fait plus de mal que de bien, comme dit plus haut. Mais ce n'est pas "pour continuer à aimer" (même si je continuerais probablement à aimer ; et si j'aime, j'aurais aussi continué à aimer en ne quittant pas, sauf que la situation m'aurait fait souffrir).

Bref, ça ne me parle pas.

Mon fonctionnement, ce serait plutôt "quitter pour se préserver, et continuer à aimer malgré tout".

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(compte clôturé)

le lundi 07 juillet 2014 à 20h35

Oui, je veux bien parler de réduire la relation à l'inexistence concrète (puisque insatisfaisante au point de devenir destructrice individuellement, quelque en soit la raison d'ailleurs) afin de justement ne pas mettre une croix négative sur le ressenti (qui peut perdurer à titre individuel à sa juste et belle valeur) et l'emmagasiner. Ne pas renier, en quelque sorte, le vécu et ce qu'il a apporté.

D'ailleurs, chez moi, malgré le mal être, ce qui est en moi, l'amour, restera.

Lulutine
Mon fonctionnement, ce serait plutôt "quitter pour se préserver, et continuer à aimer malgré tout".

Le vocabulaire change, le "fonctionnement" (je déteste l'emploi de ce mot pour un humain) n'est-il pas quelque peu à l'identique ?

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MagentadeMars

le lundi 07 juillet 2014 à 23h09

Je vais mélanger ce rubrique celui où on parle de la demande d'exclusivité temporaire...

Il me semble qu'il y ait deux côtés ici. De l'un, si on est poly c'est qu'on croit que c'est bien de l'être, même nécessaire, à soi même. Alors, c'est un genre de trahison de soi si on accepte d'être monogame pour plaire à le nouveau objet du désir. Oui, l'amour peut bien déranger la cervelle, mais c'est bien d'avoir des repères, des engagement vers soi et ses proches... surtout que je trouvait cela un point d'insécurité : "tu vas m'abandonner des qu'une nouvelle te demande de lui être fidèle".
C'est un genre de fidélité amoureuse et d’honnêteté de ne pas changer de veste quand cela convient.

De l'autre... l'amour fait des choses bizarre à la cervelle. Et alors que ce soit désagréable de se trouver au congélateur, il se peut que l'autre option, c'est la poubelle. Est-ce que c'est acceptable ? Eh bien, c'est à chacun à décider. Beaucoup dépend, je crois, de la source de son amour-propre. S'il est extérieur, dépendant de le regard de l'autre, une telle action risque te faire très mal. Si par contre tu es indépendante, tu pourrais évaluer les choses autrement.

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LuLutine

le mardi 08 juillet 2014 à 02h23

MagentadeMars
C'est un genre de fidélité amoureuse et d’honnêteté de ne pas changer de veste quand cela convient.


Tout-à-fait d'accord (+) .

MagentadeMars
Et alors que ce soit désagréable de se trouver au congélateur, il se peut que l'autre option, c'est la poubelle.

Oui, bien vu. Très bien vu :)

@gcd : ce qui diffère (il me semble) dans nos deux "fonctionnements" (façons de réagir ? réactions ? mets l'expression qui te convient...) c'est que ton but tel que tu le formules est d'abord de préserver l'amour, alors que mon but tel que je l'ai formulé est de me préserver moi. Que le résultat soit le même je ne le nie pas*, mais l'intention est différente.

(*Il est en effet possible qu'en me préservant, je préserve du coup ma capacité de continuer à aimer mais ce n'est pas le but recherché, c'est un effet collatéral chez moi :P !)

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