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Je n'arrive pas à accepter

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(compte clôturé)

le mardi 24 juin 2014 à 18h22

"Et que je puisse prendre tout mon temps pour laisser venir le polyamour à moi. Plutôt que d'avoir cette pression terrible"

Bonsoir MMaddy,

Tu as raison le temps peut être ton allier pour aller mieux....ton ami a -t-il entendu que tu ressentais de la pression, une terrible pression même?
Maintenant si un instant tu refuses la pression que tu te rajoutes toi en envisageant une rupture...si tu reviens à ce qui est:

Peux-tu m'en dire plus sur cette pression que tu ressens?
est ce que ton ami te demande d'aller vite?Y-a-t-il une menace? un ultimatum?

quelles sont tes peurs?
Qu'est ce qui entretien ces peurs dans le comportement de ton ami?
Qu'est ce qui les soulage?

Si tu veux bien essayer de répondre en écoutant ce qui se passe en toi, dans ton corps, dans ton souffle , en lâchant le mental....

C'est une proposition, je suis à ton écoute ...pas de soucis si tu n'as pas envie de répondre écoutes toi,

:-D

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MMaddy

le mercredi 25 juin 2014 à 00h25

gcd68

L'important, c'est également de savoir ce que l'on veut et reconnaitre cela. L'indiquer clairement. Par exemple, une relation secondaire qui voudrait me séparer de mon mari, me mettrait en conflit avec moi-même. C'est peut-être ce positionnement que ton compagnon de vie devrait avoir et devrait clarifier. Bon après, moi j'ai une vie commune de plus de 25 ans...

Le souci c'est qu'il ne sait pas lui-même ce qu'il lui conviendrait. Il est "novice", n'a jamais eu de relation polyamoureuse auparavant, alors il se découvre... poser des règles et des conditions, c'est déjà entraver sa liberté.

Clown Triste : Merci pour ce long message. Tu as mis le doigt sur quelque chose... j'ai bien conscience que je suis dépendante de lui. Comment ne pas l'être actuellement, alors que je n'ai que lui ? Je m'en suis rendue compte rapidement, avant toute cette histoire. C'est aussi pour ça qu'on voulait une maison tous les deux ; afin que nous puissions avoir chacun notre intimité, et un endroit qui m'appartient aussi (pas facile de me dire que je suis chez moi, dans son appartement qu'il a occupé bien avant moi)... je pourrais ensuite trouver un petit boulot, un bénévolat, enfin, quelque chose qui m'occupe. Mais ce dont j'ai besoin c'est surtout de tranquillité et de calme. C'est ce qu'on s'était dit lorsque que l'on s'était mis ensemble, avec pour objectif de nous créer une bulle protectrice (surtout que nous sommes tous deux casaniers). Jusque là je n'ai jamais réussi à être à l'aise nulle part, que ce soit chez mes parents, au lycée, dans mon appart avec des colocs qui se trouvaient être des amis, dans l'assoc dans laquelle je me suis engagée pour mon service civique cette année... Je n'ai jamais réussi à aller au bout de quoi que ce soit, finissant toujours pas abandonner parce que je ne trouvais pas ma place.

Avec lui je voulais juste me poser, souffler, juste profiter d'exister. Et jusque là j'en étais très satisfaite. Chaque jour du quotidien était riche en bonheur et en joie. Chaque moment, même ! Nous parvenions à nous enthousiasmer de la plus petite chose, et je vivais ces moments à 100%, sans retenue, heureuse, avec l'impression que je n'avais besoin de rien d'autre. C'était presque parfait.
Concrètement, pour l'instant, rien de cela ne devrait changer, si ce n'est qu'il va peut-être s'absenter quelques soirs de temps en temps pour en rejoindre une autre (pour l'instant en tout cas, qui sait comment ça va évoluer). Mais je ne parviens même plus à profiter de nos moments ensemble. J'ai mal. Comme si la bulle était crevée, notre intimité violée. Comme si je devais me faire à ce que notre relation doive être altérée alors que je ne l'ai jamais souhaité. Ce n'est pas que lui que j'aime, c'est aussi notre relation, ce qu'on a construit. Je me suis confortée dans un modèle qui n'est pas le sien, depuis le début, et j'en paie maintenant les conséquences. Même si j'ai espoir de parvenir à accepter avec beaucoup de patience et d'amour, car j'ai tout de même le sentiment que ce n'est pas impossible.

Mais voilà. Difficile de louer une maison avec lui dans cette situation précaire. Difficile de retourner chez les parents où j'ai l'impression que le seul fait d'être entre ces murs suffit à me sentir vidée de mon énergie. Difficile donc de trouver mon indépendance. Pas insurmontable, c'est sûr, mais pour l'instant c'est clair que je suis paumée.

Je vais m'arrêter là pour l'instant, je n'arrive pas à être concise et c'est assez éprouvant d'écrire ! Je répondrai à la suite plus tard. Merci à vous en tout cas. (et merci C.T pour le compliment sur ma plume, c'est agréable à entendre :) )

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MMaddy

le mercredi 25 juin 2014 à 13h38

etresoi
Peux-tu m'en dire plus sur cette pression que tu ressens ?
est ce que ton ami te demande d'aller vite?
Y-a-t-il une menace ? un ultimatum ?

quelles sont tes peurs ?
Qu'est ce qui entretien ces peurs dans le comportement de ton ami ?
Qu'est ce qui les soulage ?

Cette pression est presque physique... j'ai une réaction épidermique dès que je pense à elle (chair de poule), la nausée, une douleur très forte au coeur. Même si tout cela s'est un peu atténué depuis samedi. Elle est aussi mentale. Lui ne me demande pas d'aller vite, ce n'est pas un ultimatum en soi... mais au fond de moi je le vis un peu comme ça. Soit j'accepte la situation, soit je m'en vais (c'est très binaire, comme l'a souligné Clown Triste, mais je ne parviens pas à imaginer autre chose dans les faits). Il ne veut pas arrêter de la voir pour autant, ni de lui parler. D'ailleurs nous en avons parlé juste ce matin justement... pour me ménager il a mis son téléphone sur silencieux, n'ose plus le regarder, n'ose plus aller sur facebook en ma présence, m'a dit qu'il attendrait que je sois prête. Ca fait plusieurs jours qu'il ne l'a pas contacté et il se sent mal. Il sent qu'il ne la respecte pas en faisant cela, qu'il se montre partial, qu'il fait du favoritisme en ma faveur. Et que tout cela va à l'encontre de ses principes.

Je lui ai dit d'arrêter cela et de faire ce qu'il avait envie de faire. Je crois que me "ménager" de la sorte ne me rend pas service, bien au contraire. Ca ne fait que me conforter dans l'espoir que ça n'arrive pas. Et ça ne fonctionne pas, car je sais que ça arrivera forcément un jour ou l'autre ! D'une certaine façon, j'ai même "hâte" que ça arrive... qu'il la voit, qu'il couche avec elle, qu'il en tombe amoureux. Rien ne dit que ça arrivera mais je le souhaiterais presque ; si ce n'est pas elle ce sera une autre, et je veux vivre ça le plus tôt possible. Afin de me prendre tout ça dans la figure et de pouvoir avancer... plutôt souffrir que de craindre de souffrir. C'est aussi cette attente qui me rend malade.
Le fait d'habiter dans un tout petit appartement ne rend pas les choses aisées... difficile d'avoir une intimité dans ce cas-là.

Lui en souffre en beaucoup aussi. Sa patience à des limites, et me voir pleurer sans arrêt depuis samedi commence à être difficilement gérable pour lui. Il ressent le besoin de partager avec moi ce qu'il a vécu avec elle. Hier, alors que j'avais un rare moment d'enthousiasme, il en a profité pour me parler d'elle. Il m'a dit son nom, montré des photos, sa page facebook. D'ailleurs elle et moi avons apparemment des centres d'intérêt en commun, et un parcours quelque peu similaire. Ca l'a rendu heureux comme tout de pouvoir en discuter avec moi... mon enthousiasme a été stoppé net. J'aimerais tellement pouvoir partager ce bonheur. Je ne peux m'empêcher de me dire qu'elle est "mieux" que moi, qu'il serait bien mieux avec elle, que je dois m'effacer. Il m'a dit ce matin que peut-être ce serait lui qui me demanderait de partir... et une petite partie de moi me souffle à l'oreille que ce serait comme s'il choisissait entre elle et moi. Je sais qu'il n'en est rien mais une fois de plus, l'émotion et l'intellect ne sont pas d'accord.

Aussi un article que j'ai lu hier m'a interpellé, surtout ces passages :

"Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions."

"Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…"

"Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme. "

Je sens que partir devient de plus en plus la solution adéquate... m'éloigner, tout du moins... et pourtant ça me semble si stupide.
Je ne sais si je suis en train de me détruire ou de me construire. Ou peut-être de me détruire pour reconstruire.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Profil

LuLutine

le mercredi 25 juin 2014 à 17h15

MMaddy
Je ne peux m'empêcher de me dire qu'elle est "mieux" que moi, qu'il serait bien mieux avec elle, que je dois m'effacer.

Peut-être que tu as un travail à faire au niveau de la confiance en toi ?

Je me souviens quand quelqu'un (qui m'avait déclaré vouloir des projets avec moi, quand même ! On était même sur le point de les mettre en oeuvre...bref, on va l'appeler P) m'a quittée pour une personne exclusive.
Je ne me suis pas dit "Cette personne est mieux que moi !"

Au contraire, j'ai même commencé par me dire (classique aussi tu me diras) : "Mais qu'est-ce que P peut bien lui trouver ?"

Puis j'ai mieux regardé, un copain m'a dit "Cette personne te ressemble en fait sur tel et tel point" et j'ai fini par conclure "Ah ouais, je vois ce que P lui trouve, mais honnêtement je ne voudrais pas être cette personne, surtout pas ! Même si c'est vrai qu'on a des points communs."

Je voyais aussi ce que cette personne "avait" que je "n'avais pas"...mais également ce que j'avais et que cette personne n'avait pas !
Et clairement, je préfère avoir ce que j'ai !

J'ai longtemps eu un gros déficit de confiance en moi (et c'est pas complètement guéri je dois dire), mais j'ai toujours été heureuse et satisfaite d'être moi !

Est-ce que tu es heureuse d'être toi ? Est-ce que tu voudrais être quelqu'un d'autre ? Bon ce sont des questions comme ça, je dévie un peu peut-être...

Détruire pour reconstruire....oui, la personne à cause de qui P m'a laissée tomber a détruit à peu près tout ce qui faisait ma vie.
Et je reconstruis, (plus ou moins) seule, pas à pas, pierre à pierre...sur des bases bien plus solides qu'avant.
Un mal pour un bien, en somme.

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(compte clôturé)

le mercredi 25 juin 2014 à 18h56

A te lire je comprends que la pression vient de toi, enfin de la difficulté à accepter cette situation parce que tu voudrais que ce soit autrement. Est ce que c'est bien ça?
Comme Lulutine, j'entends peut être un manque de confiance en toi...je dirai même une dévalorisation de ta personne en te comparant à elle...es-tu d'accord avec ça?

Ton ami t'aime comme tu es et tient à toi et à votre relation c'est cela que tu as à accepter ensuite tu auras une telle confiance en vous que vous serez forts pour affronter la vie parce que la vie seul ou à 2 c'est une aventure qui n'est pas forcément tranquille mais elle est belle parce qu'on est en vie et qu'il y a tant à vivre....

Je sens aussi que tu voudrais prendre le contrôle de la situation et en finir plutôt que de laisser la vie décider...es-tu d'accord avec cela?

Pourrais-tu simplement et autant de fois que nécessaire te dire que ton mental te joue des tours quand il te fait imaginer l'avenir...ne lui en veut pas il fait partie de toi mais reconnait ses peaux de banane qu'il met sur ton chemin

Pourquoi ne pas proposer un projet à ton ami dans un délai de qq mois maximum...par exemple aller à la mer ou je ne sais quoi...et échanger autour de ce projet plutôt que de regarder la photo de cette fille ensemble...est ce que tu t'es demandé si c'était bon pour toi qu'il te parle d'elle?
Moi je pense (mais ça n'engage que moi) qu'elle doit sortir de vos échanges...elle existe... elle appartient à la la vie perso de ton ami (comme son meilleur ami, par ex) et qu'il doit être discret ...il pourrait l'appeler quand tu n'es pas là. Serait-il d'accord avec ça?

Pourquoi ne pas demander à ton ami de s'engager sur le fait que cette aventure ne menacera pas votre relation (moi j'aime bien donner un petit nom à la relation ça lui donne une vraie place et une personnalité et invite à plus de respect)

Et puis tu te recentres sur ta vie à toi, comme d'autres te l'ont conseillé sur ce fil...tu te crées ton espace perso, dans ta tête d'abord...dans des moments rien que pour toi où tu ne dis pas à ton ami ce que tu as fait de ta soirée ou ton aprem...pour voir du monde il y a OVS et sans doute des loisirs à ta portée..

Surtout n'oubliez pas de nourrir encore plus votre relation .en ce moment...car tout est encore là...plein d'amour à donner et à recevoir, en se respectant sans donner ce qui ne te convient pas .....
et l'énergie la confiance et le sourire seront à nouveau présents très vite.

Je t'envoie du courage, tu es merveilleuse... vraiment !!!!

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Clown_Triste

le mercredi 25 juin 2014 à 20h58

Il est évident que MMaddy est quelqu'un de cultivé et qui semble s'intéresser à la psychologie.
Mais moi, à 19 ans, j'ignorais tout à fait ce qu'était le mental dont etresoi fait mention dans son bienveillant message ci-dessus.
En fait, comme pas mal de monde, je pensais que mon mental (la voix de ma conscience qui résonnait 24h/24 dans ma tête) et moi, c'était la même chose.

Alors je trouve intéressant de préciser cette notion de mental comme étant une composant de notre être, mais une composante seulement, même si dans notre société elle tend à prendre toute la place et à vouloir gouverner le reste.

Un livre utile pour saisir ce concept est "Le pouvoir du moment présent" d'Eckart Tolle.
livre.fnac.com/a2896498/Eckhart-Tolle-Le-pouvoir-d...

J'ai également trouvé un article qui parle du mental et de la manière de s'en libérer (momentanément).
www.eckharttolle.fr/comment-se-liberer-du-mental

En espérant que ces précisions puissent être utiles.

C.T.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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clarita

le samedi 21 juillet 2018 à 13h04

Bonjour,

J'ai lu avec intérêt et émotion ces échanges datant de 2014 .. moi-même confrontée à l'acceptation d'un homme qui se découvre polyamoureux à 65 ans, après nos 40 ans de vie en couple, je serais tentée de vouloir connaitre l'issue de ce dilemne pour Mmaddy : quel a été votre chemin ? Dans ma situation de couple, de famille, avec enfants et maintenant petits-enfants, après une crise traversée dans la douleur et la solitude pendant 10 ans dans notre couple, ou nous ne nous sommes pas quittés, mais nous avons vécu une "séparation" de chair et de complicité, nous venons à peine de nous retrouver, nous venons à peine de reprendre la communication, de retisser la complicité entre nous, et de laisser remonter l'amour à la surface avec force... et en même temps j'ai dû apprendre qu'il était attirée par une autre femme, qu'il éprouvait un vrai sentiment amoureux, que cela le rendait heureux .. qu'il ne pourrait plus se passer de cela, de laisser ces étincelles s'allumer, d'être ouvert à la permanence de cet état amoureux d'ou qu'il vienne !
qui voudrait détruire chez l'autre cette force amoureuse et altruiste ? je me rends compte qu'il a toujours été ainsi.. nous ne sommes pas mariés, il a toujours détesté le couple, il en a même fait déni, ce qui m'a toujours rendu malheureuse, j'ai vécu 30 ans avec un sentiment d'insécurité permanent et de frustration + 10 ans avec la volonté de renoncer à lui (sans y parvenir) Pourtant il n'a jamais eu d'autre relation : c'est une personne brillante, altruiste, joyeuse , séduisante pour les femmes, sensible, mais durant toutes ces années, il n'était que discours, théorie, il ne se laissait pas "emmener", il ne passait jamais à l'acte. Je ne connaissais pas le terme de "polyamoureux" ni ne savait que cela existait, jusqu'à 1 semaine, et en une semaine, j'ai lu, lu et lu... !! je vivais avec un "polyamoureux" qui s'ignorait et se niait, et moi-même j'ignorais ce qu'était un polyamoureux ! pourtant des discussions sur le couple, nous en avons eu des tonnes..il était déjà très avancé sur l'acceptation, il ne manifestait aucune jalousie, il m'a toujours incité à rencontrer d'autres hommes à condition d'être amoureuse et de pouvoir rester avec lui ! bref, tout cela m'a toujours turlupiné, agaçée, et j'avais le doute et la peur d'être abandonnée.. maintenant qu'il a cette autre relation, il est plus que jamais déterminé et engagé dans la relation de couple avec moi !! mais je souffre, je n'arrive pas à l'imaginer avec cette autre personne, que je connais, (et nous ne nous apprécions pas) qui a 25 ans de moins que lui ! je suis rigidifiée dans ma douleur, malgré toute la tendresse et tout l'amour dont il m'entoure.. je me sens vieille, je me sens prise au piège aussi : le quitter pour qu'il assume son état polyamoureux comme une nouvelle configuration de notre couple, ce serait quitter ma maison or je ne veux abandonner ni mes enfants ni mon petit-fils dont je m'occupe beaucoup ! et il ne veut pas non plus partir, il est "ancré" ici, cette maison est une part de nous-mêmes ! je suis dans l'incapacité de me raisonner, je comprends et j'admire son art d'aimer, mais je ne peux m'y faire.. les mots d'amour, la tendresse, la sexualité, vécue avec une autre, me semblent injustes, car cela m'a tant manqué ! et par ailleurs, je sens que c'est vital pour lui : c'est pour lui la manifestation d'un instinct de vie que de s'autoriser à être amoureux sous toutes les formes que cela peut prendre... sauf que je ne suis ni prête, ni consentante, et que le dilemne encore une fois, reste entier : je l'aime et je l'accepte en faisant un douloureux chemin contre ma nature exclusive (si tant est que ce soit possible), ou je l'aime et je mets de la distance entre nous, ou bien je l'aime mais on se sépare parce que trop de souffrance... j'oscille entre les trois, selon les jours, sans jamais trouver un jour de repos, de paix intérieure .. je pleure beaucoup aussi, je n'arrive pas à lui confier mes doutes , mes craintes, mes angoisses, je me sens nulle sur ce coup-là, négative à ses yeux... je vois une psy.. et je n'avance pas beaucoup, la tête dans le guidon !! merci pour tous les témoignages qui ont été livrés dans cette discussion, ils m'ont beaucoup touché et aident à comprendre ce que l'on ressent.. il y a eu des phrases très importantes..

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bonheur

le samedi 21 juillet 2018 à 16h43

Bonjour clarita,

Ton compagnon et toi êtes différents. Votre couple a balbutié à maintes reprises. Vous êtes à un stade (et non un âge) où vous devez enfin être vous mêmes et vous définir, indépendamment l'un de l'autre.

Le polyamour a pour effet de rassembler, car le bonheur est à sa façon contagieux. Il y a du moins un effet boule de neige. L'art d'aimer, je trouve belle cette expression. Car oui, aimer est avant tout une émotion, le développement d'un sentiment (joie attachement partage attention autres...). Aimer est aussi un art et y consacrer temps et énergie est important. C'est différent de la vie commune, les enfants (petits-enfants), qui sont une résultante plus qu'une démarche émotionnelle et sentimentale. Attention, je ne dis pas que ce n'est pas accompagné aussi d'émotions et de sentiments. J'indique que l'amour peut se passer de cela, il n'en n'a pas besoin. Une vie de couple et une vie amoureuse sont indépendantes.

Avoir une nature exclusive et imposer son exclusivité est différent. Mon mari a une nature exclusive. Toutefois il ne m'enferme pas dans cette exclusivité. S'il l'avait fait je serai partie depuis plus de 10 ans maintenant (je vais en avoir 50, 3 enfants de 20 à 28 ans, pas de petits enfants). Il est exclusif dans sa vie amoureuse et je ne l'incite pas à aimer en dehors de nous.

Par contre, on se confie l'un à l'autre, ça oui. Moi surtout mais lui aussi parfois. Avoir une nature exclusive n'implique pas que l'on ferme les yeux sur des personnes qui troublent ou chamboulent. Là encore c'est différent : ressentir et agir dans un sens d'amours plurielles.

Il y a aussi la notion d'impact. Comment suis-je impactée ? A quel degré ? Avec quel retour ?

J'ignore comment ton amour te perçoit ? Négative ? Déjà lui faire lire ce messge que tu nous as adressé lui permettrait de comprendre. Egalement exprimer justement ce que tu n'oses pas lui confier. Il ne peut être en toi, alors si tu ne lui dis rien, il ne saura pas.

On en arrive à l'imaginaire. Crois tu que le sien soit ne le trahisse pas également ? Se dévoiler, discuter à coeurs ouverts, parler émotions et sentiments, parler sensations et ressentis physiologique... Libérez vous l'un à l'autre.

Les psy sont encore trop ignorants, souvent, pas toujours, du polyamour et peuvent réagir en fonction de leur propre vécu.

Stop le vélo ! au pire met toi en roue-libre. Toi qui t'occupe beaucoup de ton petit fils : comment visualises-tu son avenir affectif ? J'ignore son âge, mais le jour où il te dira qu'il aime ET qu'il aime... tu lui répondras quoi ? (bon ok, là c'est le mien d'imaginaire qui travaille). Ou si l'un de tes enfants t'annonce être poly ?

Je te dis cela, car tu considères peut être que l'âge a à voir en amour. Je considère cela faux. Je t'invite également à y réfléchir, mais pas avec ton cerveau, avec ton petit intérieur, même exclusif.

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Profil

bonheur

le samedi 21 juillet 2018 à 16h47

En dehors de mon message d'ordre personnel, et puisque tu lis, je t'invite à quelques frais et te conseille les livres suivants :

Trois ouvrages d'Yves Alexandre Thalmann qui je trouve se complètent. Le premier titre est en lien direct avec le polyamour, pas les deux autres :
- vertus du polyamour ; la magie des amours multiples ;
- les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple ;
- garder intact le plaisir d'être ensemble ; prévenir le désamour ;

Un autre ouvrage récent que je recommande également. Il est issu d'un blog mais je conseille le livre d'Hypatia From Space (nom de l'auteur)
- compersion ; transcender la jalousie dans le polyamour

Message modifié par son auteur il y a un an.

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