Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Sensations nouvelles et agréables… et doutes.

Témoignage
#

(compte clôturé)

le dimanche 23 février 2014 à 11h53

Bonjour à tous!

A force de recherches, je suis tombée sur votre forum et ne peux m'empêcher d'écrire ce message car j'ai besoin de conseils. Et surtout, je pense qu'il n'y a pas de meilleur endroit pour les obtenir.

Je me présente, je suis une jeune femme de 25 ans et je suis en couple depuis plus d'un an et demi avec un garçon et nous habitons ensemble.

Depuis que j'ai fait la connaissance de l'Amour, j'ai toujours eu une vision différente de mes proches, à ce niveau-là. C'est parfois très difficile, voire même éprouvant, de faire comprendre mes convictions profondes aux gens qui m'entourent. Ca peut aller de l'air choqué aux réprimandes parce que "voyons, on ne doit pas faire ça". Par "ça", j'entends que j'ai presque toujours eu des problèmes de fidélité avec les personnes qui partageaient un bout de chemin avec moi. J'ai toujours pensé que c'était une façon pour moi de retrouver un semblant de liberté, dans cette cage dorée que l'on me proposait. Jusqu'au jour où on m'a parlé du concept de "polyamour". D'abord surprise de savoir que, non, je n'étais pas seule dans ce cas, j'ai ensuite fait quelques recherches à ce sujet et j'ai lu certaines discussions de ce forum, avant de prendre la décision de m'inscrire.

Depuis le début de ma relation amoureuse actuelle, j'ai essayé de faire comprendre à mon copain que je n'étais pas quelqu'un d'exclusif, que ce n'était pas un caprice mais bien un besoin, que je me sentais mal physiquement et psychiquement dans une relation à deux et que ce n'était pas parce que je n'étais pas satisfaite avec lui que j'en avais envie mais bien parce que je n'avais pas les mêmes besoins qu'une personne "standard". Etant donné que c'est quelqu'un de très exclusif et de jaloux, voire même un peu possessif, ça a pris beaucoup de temps. Mais une fois la prise de conscience, on a pu en discuter un peu plus sérieusement. C'était exclu pour lui que je puisse m'offrir à d'autres hommes et je ne crois pas qu'il changera d'avis de ce côté-là, c'est vraiment quelque chose d'inconcevable et d'infiniment douloureux pour lui. En revanche, j'ai obtenu son accord pour publier une annonce sur Internet et m'accorder des moments de plaisir ponctuelles, avec une femme. Seulement voilà, ce n'est plus ponctuel, aujourd'hui… alors ça passe un peu moins bien.

Après plusieurs réponses un peu banales, j'ai rencontré la seule personne qui sortait du lot, par son originalité et sa personnalité. Assez rapidement, j'ai été subjuguée par elle, par sa manière d'être, de parler. Je me suis sentie vraiment proche d'elle. J'ai passé quelques jours chez elle et je suis littéralement tombée follement amoureuse d'elle. Je n'avais absolument pas prévu ça, ni même cherché à ce que cela se produise, alors je me suis retrouvée face à une situation complètement imprévue et nouvelle pour moi.

Contre toutes attentes, ils se sont rencontrés, s'apprécient beaucoup (c'est toujours un plaisir et une joie incroyables de les voir discuter et rire ensemble, ça me semble tellement surréaliste comme événement!) et se côtoient régulièrement. Mon copain est le premier à proposer qu'elle se joigne à nous pour une sortie au restaurant, par exemple. Je n'ai jamais rien cherché à lui imposer, sachant que ce serait difficile à vivre pour lui.

Seulement voilà… aujourd'hui, cela fait à peu près un mois que j'ai rencontré ma copine et le triangle amoureux est de plus en plus éprouvant. Mon copain réalise qu'elle compte toujours davantage chaque jour et il commence à adopter une attitude de mâle dominant qui ne me plaît pas du tout. Il commence à mettre en doute ses propos devant moi (car, d'après lui, je suis tellement fascinée par elle que je n'ai plus du tout de recul critique et bois ses paroles), à me reprocher de passer trop de temps sur mon téléphone pour lui envoyer des messages, à trop l'appeler, à trop la voir… bref, la jalousie se fait gentiment une place dans notre couple. Dernièrement, il m'a aussi dit qu'il ne voulait plus qu'elle dorme à la maison ou même qu'elle vienne dans le lit avec moi.

Je me retrouve donc à devoir me contenter de moments à la sauvette, en cachette et très brefs. Et nous sommes rarement seules car je vis avec mon copain et elle, avec sa mère. Difficile de trouver un peu d'intimité! Cela ne me satisfait pas du tout et me fait beaucoup souffrir. Elle aussi en souffre car elle a voulu me quitter cette semaine, pensant nous protéger toutes les deux des douleurs à venir.

Je me rends compte que notre plus gros problème est que les "modalités" n'ont pas été fixées. Mais cela n'a pas été possible car mon copain prenait la mouche dès que j'abordais le sujet, je ne voulais donc pas faire empirer la situation ou mettre en péril ce que j'avais, en le brusquant alors qu'il n'était pas prêt à en parler. Mais à force d'attendre, les règles n'ont toujours pas été mises en évidence. En revanche, je vois bien que, lui, il est en train de fixer les siennes, sans mon accord et sans que ma copine fasse partie des décideurs.

C'est très compliqué pour moi de savoir comment me situer car mon copain passe du blanc au noir d'une journée à l'autre (et parfois même dans la même journée). Je conçois tout à fait que ce soit pour lui un gros choc, un grand événement et que je doive faire preuve de patience et de tolérance à son égard. Mais comment savoir où j'en suis alors qu'en l'espace de deux heures, sa version passe de "On pourrait même envisager un ménage à trois quand ça ira mieux" à "Je ne veux pas que vous couchiez ensemble ici, tu n'as qu'à aller chez elle. Ici, c'est notre espace de tendresse à nous deux. Sinon, qu'est-ce qu'il me reste? Je sers à rien moi dans tout ça."? Et comment peut-elle faire pour se positionner? Elle comprend bien qu'en débarquant après 20 mois de relation, elle ne peut pas du jour au lendemain modifier tout ce qui a été construit et décidé. Mais comment faire pour lui accorder la place qu'elle mérite?

Pour conclure, si je me permets de vous écrire ce long roman aujourd'hui, c'est pour trouver réponse à plusieurs de mes interrogations, pour essayer d'y voir plus clair et, surtout, de faire évoluer cette relation au mieux, avec le moins de souffrances possibles pour eux et moi.

J'espère pouvoir rencontrer ici des gens dans ma situation ou qui l'ont été pour comprendre:
- comment préserver un espace de couple dans un triangle amoureux, pour que personne ne se sente lésé, dans l'histoire?
- comment pouvoir satisfaire mes besoins, tout en ayant la patience nécessaire pour ne pas demander la lune à mon copain en une fois mais progressivement et par petites parcelles?
- comment faire pour convaincre mon copain que, non, ce n'est pas à lui de décider de comment ça va se passer mais à nous trois car nous sommes trois à être impliqués et à avoir notre mot à dire? (Car il dit fréquemment que c'est LUI mon copain, sous-entendu, elle, c'est "ma maîtresse ponctuelle".)

Je vous remercie d'avance pour vos réponses et espère avoir été suffisamment détaillée pour que ma situation soit comprise. Bonne journée. :-)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

#

(compte clôturé)

le dimanche 23 février 2014 à 12h32

Bonjour Athena,

Je ne suis pas la mieux placée ici pour te répondre, ni de part mon vécu, ni de part mes convictions. Ce que je dirai malgré tout, c'est que tu as fait preuve d'honnêteté envers ton compagnon qui a confondu "infidélité" et "polyamour". L'infidélité ponctuelle est complètement différente du polyamour que personnellement (et là je parle en fonction de mon ressenti, donc d'autres ne seront certainement pas d'accord) je conçois comme du relationnel à long terme.

Pour moi, aimer c'est découvrir l'autre, sa nature profonde...
Ta relation "secondaire" peut-elle se suffire à elle-même par le biais de l'affection, l'attention, la tendresse ? Si oui, inutile de se préoccuper de trouver un lit "neutre".
Tu expliques que c'est dans ta nature profonde d'être poly, alors sache que d'après moi, tu ne pourras être autrement.

#

(compte clôturé)

le dimanche 23 février 2014 à 12h41

Merci d'avoir répondu!

gcd68ton compagnon qui a confondu "infidélité" et "polyamour". L'infidélité ponctuelle est complètement différente du polyamour que personnellement (et là je parle en fonction de mon ressenti, donc d'autres ne seront certainement pas d'accord) je conçois comme du relationnel à long terme.

Je n'ai peut-être pas été très claire dans mon message. Ce que j'ai voulu dire c'est qu'il a été d'accord que j'aille "voir ailleurs" de temps en temps, pourvu que ce ne soit pas un homme. Tous les deux, nous pensions que des moments d'intimité avec une femme, de temps en temps, puis une autre, me satisferaient. Ni lui ni moi n'avions prévu que cela prenne une telle ampleur. Et ce n'est que récemment que j'ai pris conscience que j'étais polyamoureuse, je n'avais pas réalisé que je n'avais pas juste envie/besoin de libertinage mais bien d'une autre relation durable et amoureuse, en plus. J'espère que c'est plus clair. :) Et je partage tout à fait ton point de vue, au sujet du polyamour. C'est juste que les règles qu'on avait fixées lui et moi ont changé en cours de route… sans ce que ce soit prémédité.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

#
Profil

LuLutine

le dimanche 23 février 2014 à 15h17

Athena
C'est juste que les règles qu'on avait fixées lui et moi on changé en cours de route… sans ce que ce soit prémédité.

C'est exactement ce que j'avais cerné, pour ma part.

Vous n'êtes plus "dans les clous" de ce que vous aviez décidé au départ, et ton compagnon peut très bien considérer ça comme une trahison, de son point de vue. (Peut-être pas le fait que tu tombes amoureuse, ça ne se contrôle pas ce genre de chose, mais le fait que tu souhaites vivre la relation en question, oui ça équivaut à vouloir modifier le "contrat".)

Tu dis "les règles ont changé" : elles ne changent pas toutes seules !

Est-ce que vous en avez discuté avant que tu entames une relation "plus sérieuse" (pas juste de temps en temps) avec cette femme, ou bien est-ce que tu as changé les règles "toute seule" ?

J'espère que tu ne m'en veux pas de poser la question ainsi, mais j'ai le sentiment à te lire que les choses ont évolué, peut-être sans que ton compagnon ait voix au chapitre. Ca expliquerait pourquoi après coup, ton copain se met à édicter des règles "tout seul", sans vous consulter. Lui aussi a l'impression de ne pas avoir été consulté !
Il rentre dans un rapport de force...

Ce qui me semble important, c'est de sortir de ce rapport de force (mais vous devez tous le vouloir, sinon ça ne fonctionnera pas) et de fixer ensemble ce qui vous convient ou pas, puis de le respecter. Est-ce que ce que vous aviez fixé a toujours été respecté ? (Quand je dis "fixé", c'est pas forcément ad vitam aeternam, comme tu l'as remarqué, les situations peuvent évoluer et mener à de nouveaux accords entre les partenaires.)

Pour ma part je m'efforce toujours de respecter les aspects concrets fixés avec les partenaires que je fréquente. (Exemple : "On se voit au moins tant de fois par mois", "Je t'appelle si je rentre après telle heure" etc.)

Peut-être que pour rassurer ton copain, diminuer la fréquence de vos rencontres (entre ta copine et toi) serait utile ?
Enfin je ne sais pas, c'est à lui de verbaliser clairement ce qui lui pose problème. Et s'il a du mal, essaie de reformuler ce qu'il te dit et de lui demander si c'est bien ça, vous pourrez peut-être avancer.
Exemple :
Lui : "C'est moi ton copain"
Toi : "Tu veux dire que je la vois trop souvent ? Tu souhaites une forme de priorité, si oui laquelle ? Tu veux un droit de veto sur mes rencontres et mes rendez-vous avec elle ?"
etc.

Après, ça ne fonctionne pas avec tout le monde, car il y a des gens qui ne savent pas dialoguer et qui restent bloqués sur le même refrain sans avancer (j'en ai connu)...c'est très difficile d'arriver à un résultat avec eux et malheureusement dans ce dernier cas il n'y a rien à faire. Mais j'espère que ce n'est pas le cas de ton copain.

En tout cas, braqué comme il semble être, le plus urgent si tu veux préserver la relation avec lui me semble être de prendre un peu de distance avec elle, même si c'est dur. Par exemple comme je l'évoquais plus haut : vous voir moins souvent, en attendant que ça évolue. Le polyamour, c'est quelque chose qui se construit sur la durée. Et bien souvent, ce n'est pas une construction au niveau du couple, mais bien de l'individu. Ce qui n'empêche pas de faire son possible pour avancer ensemble.

A ce propos, j'aime bien la comparaison faite par quelqu'un sur un autre fil, quelqu'un qui est plutôt dans la position de ton copain : c'est comme si tu étais partie à 130 à l'heure alors que ton copain ne va qu'à 30...il ne peut pas te suivre ! Il va falloir l'attendre un peu, en espérant qu'il finisse par y arriver. Ce qui n'est pas sûr, mais qui ne tente rien n'a rien, comme on dit.

Bon, j'écris j'écris, mais tout ça ne reflète que ma vision des choses...n'hésite pas à donner des précisions, en particulier si j'interprète mal.

#
Profil

Leolu

le dimanche 23 février 2014 à 16h26

J'ai tendance à voir les polyamoureux comme des gens autonomes avant tout. C'est à dire libres et indépendants. Et s'ils font des efforts pour arranger tout le monde, c'est pour que tout se passe au mieux, pas parce qu'on leur impose.

Dans l'absolu, tout serait plus facile à comprendre si on commençait par une rupture.

Un façon de dire : "voilà, ça y est, j'ai acquis mon autonomie, je vis seul-e, et j'aime qui je veux et qui veut bien m'aimer comme je suis".
Ce qui n'empêcherait pas de continuer à aimer le compagnon/la compagne mono précédent-e...

Dans un second temps, il pourrait être envisagé une vie de couple avec l'un ou l'autre, avec les uns ou les autres, dans la même maison. Mais uniquement avec des gens qui ont parfaitement compris le principe, qui ne font pas de cette vie commune et du passé commun une arme pour maintenir une priorité quelconque. C'est juste une facilité et la forme préférée de chacun, parce qu'il y a un lien qui est plus fort ou plus durable ou plus stable que les autres, ou qu'il y a des enfants, etc...

Parce que la plupart des problèmes, à lire ce forum, viennent de ces situations bâtardes où on est coincé entre mono et poly, entre leurs exigences, surtout. Ceci parce qu'il n'y a pas conscience, dans la tête de chacun, qu'une rupture de vie a été consommée, qu'une autre vie commence.

Et pourquoi ? Hé bien parce que cette rupture n'a pas eu lieu de manière concrète, justement ! (ce qui ne veut toujours pas dire "rupture définitive avec l'amour historique", hein ? Juste une rupture de philosophie amoureuse, de maison, de planning).

Il faut bien comprendre que la rupture sera de toute façon inévitable à un moment donné : soit avec le mono-amour, soit avec le poly-amour. Et elle se fera avec pertes et fracas (regrets de ce qui aurait pu être, ou perte de l'être cher qui n'a pas pu comprendre).

Alors qu'elle devrait être clairement assumée dans l'esprit du conjoint mono :
- "je l'ai perdu-e. Puis-je le-a récupérer selon sa nouvelle philosophie ?".
Et pas
- "Ille a une lubie qui ne va pas durer, ou que je peux accepter jusqu'à un certain point (libertinage, même sexe, tant de jours par mois...) mais, en attendant, ille reste chez nous, chez moi, avec moi, ille m'appartient encore".

Ni clairement assumée par le-a néo-poly :
- "je suis désormais poly, je suis seul-e, mais aussi avec qui je veux, je compose mais on ne m'impose rien"
Et pas :
- "je suis poly mais je reste avec mon amour de toujours. Ille souffre mais je vais tout faire pour arriver à lui faire comprendre, avec le temps, que c'est comme ça que ça va se passer"

Hélas, on est et on reste humains...
Et c'est un crève-coeur que de devoir en passer par une rupture, alors qu'on voudrait qu'il n'y ait que de l'amour, et que tout continue comme avant, avec juste une petite réorientation... :-(

#

(compte clôturé)

le mercredi 26 février 2014 à 23h20

LuLutine Est-ce que vous en avez discuté avant que tu entames une relation "plus sérieuse" (pas juste de temps en temps) avec cette femme, ou bien est-ce que tu as changé les règles "toute seule" ?

Ni l'un ni l'autre. Peut-être avons-nous inconsciemment évité d'en discuter, par peur d'avoir des opinions trop opposées. Tout s'est passé très vite et mon copain proposait de lui-même qu'elle se joigne à nous pour des repas, pour des sorties... ce qui m'a donc fait en conclure qu'il l'acceptait. Qu'il acceptait le fait que j'avais envie de la voir plus régulièrement et qu'elle devenait importante pour moi. Je n'ai rien fait "dans son dos" mais je comprends que tu te poses la question.

LuLutine
Il rentre dans un rapport de force...

Tout à fait. Et récemment, il l'a clairement démontré et formulé. Il est dans une optique de "décompte de points". Il estime que je l'ai trahi et que je dois me racheter, d'une certaine manière. Comme si mon score était à -40 sur l'ardoise et qu'il était à +10. Et que, par conséquent, je n'ai pas mon mot à dire et je dois accepter les conditions qu'il avance. Il est évident que je ne suis pas d'accord avec cette perception des choses. Il s'imagine que j'ai gâché notre couple et l'ait conduit à sa perte, que je dois assumer les conséquences de ma "bêtise". Malgré qu'il était d'accord au départ... il me fait aujourd'hui porter l'entière responsabilité de ce qui m'arrive, même celle d'avoir éprouvé des sentiments.

LuLutine
Enfin je ne sais pas, c'est à lui de verbaliser clairement ce qui lui pose problème. Et s'il a du mal, essaie de reformuler ce qu'il te dit et de lui demander si c'est bien ça, vous pourrez peut-être avancer.

Je crois que c'est un très bon conseil, j'ai commencé à le mettre en pratique. Je me rends compte qu'il a l'impression de ne plus compter, de ne plus être assez important. Et, pour lui, c'est impossible que je l'aime autant qu'avant, comme la majorité des gens, il se dit qu'on aime une personne à la fois et que, donc, si j'ai quelqu'un d'autre à côté, c'est forcément que je ne suis plus satisfaite dans mon couple et qu'il ne me rend pas heureuse.

LeoluParce que la plupart des problèmes, à lire ce forum, viennent de ces situations bâtardes où on est coincé entre mono et poly, entre leurs exigences, surtout. Ceci parce qu'il n'y a pas conscience, dans la tête de chacun, qu'une rupture de vie a été consommée, qu'une autre vie commence.

Et pourquoi ? Hé bien parce que cette rupture n'a pas eu lieu de manière concrète, justement ! (ce qui ne veut toujours pas dire "rupture définitive avec l'amour historique", hein ? Juste une rupture de philosophie amoureuse, de maison, de planning).

(...)

Et c'est un crève-coeur que de devoir en passer par une rupture, alors qu'on voudrait qu'il n'y ait que de l'amour, et que tout continue comme avant, avec juste une petite réorientation... :-(

Je dois dire que ton message m'a fait beaucoup réfléchir et m'a fait perdre pas mal d'espoir. A te lire, j'ai le sentiment qu'aucune issue heureuse n'est possible dans ma situation et qu'il va falloir que j'en prenne conscience. Tu penses vraiment qu'avec du temps et avec une personne en face bien plus rassurée, cela ne peut pas bien se passer?

Je suis d'accord avec le fait qu'une nouvelle vie commence et qu'il va lui falloir accepter ça, s'il veut qu'une avancée commune soit possible. N'empêche qu'il est quand même un peu tôt pour ça, c'est tout récent, il ne peut pas retourner ses convictions profondes du jour au lendemain. Ça demande du temps à un mono de comprendre la perception d'un poly et son mode de vie. Alors inutile de dire que c'est encore plus long lorsqu'il est impliqué dans l'histoire.

On a vécu une grosse crise ce week-end, il a voulu tout arrêter, me quitter définitivement, ne se sentant pas prêt à me "partager", comme il dit. J'ai eu l'impression qu'il voulait surtout être rassurée sur l'importance qu'il avait pour moi, sur mes sentiments à son égard. Et après que je l'aie fait, cela a semblé aller mieux. Aujourd'hui, je l'ai même aperçu en train de regarder des tarifs de compagnies aériennes sur le net, pour de futures vacances les deux.

A côté de cela, je le sens respectueux de l'autre personne qui a sa place dans mon cœur et je vois qu'il fait des efforts, qu'il a envie d'y croire et de faire en sorte que cela fonctionne. Il dit qu'il faut positiver et voir comment gérer ça. Après, c'est difficile de dire si cela marchera parce que j'ai l'impression qu'il fait des efforts pour de mauvaises raisons. Et à force de se mettre en retrait, on finit par exploser.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

#
Profil

LuLutine

le jeudi 27 février 2014 à 00h41

Oui c'est pas évident tout ça....des couples mono/poly, je n'en ai vu aucun fonctionner réellement.

J'ai envie de dire que soit il arrivera à adopter la philosophie poly (auquel cas à mon sens, il ne sera plus "mono") qui consiste à considérer sa partenaire (toi) libre de ses relations et activités, soit il n'y arrivera pas, et une relation poly est inenvisageable.

Selon moi, tout espoir n'est pas perdu puisque nous vivons dans une société où par défaut, les gens sont "mono" et la plupart se laissent conditionner sans même y avoir réfléchi. Lorsqu'on leur présente autre chose, certains vont s'y adapter sans problème, laisser derrière eux leur conditionnement. Pour d'autres, il restera viscéralement impossible de vivre une relation polyamoureuse sereinement (parce que c'est quand même le but ! Si elle est vécue dans la douleur, je ne vois pas l'intérêt...).

#
Profil

Green-Man-Outside

le jeudi 27 février 2014 à 01h24

LuLutine
Oui c'est pas évident tout ça....des couples mono/poly, je n'en ai vu aucun fonctionner réellement.

Des couples, je n'en ai jamais vu aucun fonctionner réellement.

#
Profil

LuLutine

le jeudi 27 février 2014 à 03h05

Green-Man-Outside
Des couples, je n'en ai jamais vu aucun fonctionner réellement.

Moi si. Mais on ne met peut-être pas le même sens derrière cette expression, ceci expliquerait cela.

#
Profil

bouquetfleuri

le jeudi 27 février 2014 à 08h13

Des couples, je n'en ai jamais vu qui ne fonctionnaient pas.

Ils n'apparaissent pas tous comme on croit devoir l'attendre ou pas, ils se déchirent parfois jusqu'à la distance salvatrice, ce qui n'est pas pire de croire qu'ils ne font qu'un, ils peuvent avoir du mal à s'investir dans une entité dont il ne savent pas toujours qu'elle n'est pas l'addition de leur deux personnes, mais tous les couples fonctionnent, à leur manière...

#
Profil

bodhicitta

le jeudi 27 février 2014 à 09h40

bouquetfleuri
une entité dont il ne savent pas toujours qu'elle n'est pas l'addition de leur deux personnes, mais tous les couples fonctionnent, à leur manière...

Je pense également que tant que le relation est vivante, est là, elle évolue d'une manière ou d'une autre, les rouage de la relation sont belle est bien en fonctionnement, ça fonctionne, bien ou mal? qui peut le savoir? mais ça fonctionne
<3 On peut aussi dire: en fonction d'autres choses, et là on rejoint les différents types d'amours, différentes façons d'aimer...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

#

(compte clôturé)

le jeudi 27 février 2014 à 10h36

J'aurai tendance aussi à dire qu'un couple fonctionne obligatoirement. Je rejoins que ce n'est pas l'addition de deux personnes, je vois plutôt cela comme une interaction. Le tout étant de savoir si l'on agi dans une convergence ou dans une divergence (ou parfois des deux).
J'ai découvert récemment (comme quoi tout arrive un jour) que s'occuper de soi, se connaitre, se comprendre... et idem avec autrui ne doit pas empêcher de définir clairement se qui compose la relation en elle-même. C'est idiot mais j'arrivais à analyser qui j'étais et mon rôle dans mes relations affectives secondaires, sauf que ma relation primaire, tellement ancienne (bien qu'ayant évoluée), je ne m'étais jamais donné cette peine.
Donc je confirme, il y a différents types d'amours et différentes façon d'aimer.

#

lutinette de passage (invité)

le jeudi 27 février 2014 à 11h05

Bonjour,

Alors l'idée qui me vient instantanément à la lecture de ta première intervention c'est:
Prends du recul sur ta situation. A mon avis, il faut mettre de la distance entre ta copine et ton copain. Que toi tu te retrouves dans 2 histoires d'amour simultanées.
Cela ne veut pas dire que ta copine et ton copain ne doivent plus se voir mais que les "rencontres" soient plus espacées.

Concernant la sexualité, pourquoi vous ne vous retrouvez pas à l'hôtel ta copine et toi? Oui, je sais ça fait un peu "froid" mais c'est un endroit neutre qui vous appartiendra à toutes les 2 le temps d'un après midi, d'un nuit... Et puis, crois moi, lorsque tu repasseras devant cet hôtel, de merveilleux souvenirs vont surgir ^^

D'après ton témoignage, ton copain exprime très bien le fait qu'il est besoin de conserver "son territoire". Aucun souci, tu peux très bien vivre des parties de ta vie intime en dehors de ce foyer.
Tu respectes ainsi sa demande.

Lutinette

P.S: J'ai pas lu les réponses apportées donc il y a peut être des redites.

#
Profil

LuLutine

le jeudi 27 février 2014 à 13h04

Pour la question du "fonctionner", on n'a juste pas le même vocabulaire. Enfin, je crois que certains ont très bien compris quand même ce que je voulais dire.

#
Profil

Green-Man-Outside

le vendredi 28 février 2014 à 22h54

LuLutine
Moi si. Mais on ne met peut-être pas le même sens derrière cette expression, ceci expliquerait cela.

Oui. :-)

#

(compte clôturé)

le samedi 01 mars 2014 à 14h50

lutinette de passage, j'aimerais beaucoup prendre du recul mais... habitant sous le même toit que l'un d'eux, c'est un peu difficile! Mais si j'en avais les moyens financiers et la possibilité, je me prendrais un appartement à moi seule pour y réfléchir et voir les personnes que j'ai envie, quand j'en ai envie, sans rendre de compte à qui que ce soit. Un certain respect est de mise, une grande communication transparente également. Mais j'ai beaucoup de peine avec ces reproches territoriaux, ces "menaces" et cette corde au cou qu'on essaie de me mettre.

Ils ne se sont plus vus depuis un petit moment maintenant. Mais je répète que je n'ai jamais cherché à ce qu'ils se côtoient, je pensais qu'ils en souffriraient plus qu'autre chose. Mais ils ont choisi de le faire comme cela, sur le moment. Et, au fil du temps, je me suis aussi dit qu'en faisant connaissance de la personne en face, ça pouvait taire quelques jalousies de type "il/elle" est mieux que moi pour le remplacer par un "nous sommes différents et lui apportons des choses totalement différentes".

Aujourd'hui, toujours la même rengaine. Toujours cette dette à payer au-dessus de ma tête. Selon mon copain, je l'ai trompé et trahi et je n'ai donc pas à me plaindre ou à demander du respect. Ce qui a pour conséquence qu'il se conduit comme un tyran. Mais je ne suis pas d'accord... je suis d'avis que l'on trompe quelqu'un lorsqu'on le fait en cachette, dans son dos et qu'on rompt ainsi la confiance. Pas quand on le fait de manière ouverte et transparente, avec son accord.

C'est vraiment difficile de cohabiter, je me sens tiraillée des deux côtés. Ne voulant pas perdre ce que j'ai construit et projeté avec mon homme mais ne voulant pas subir cette possessivité qui ne correspond pas à mes besoins et à mes envies. J'ai bien peur que la rupture soit effectivement forcée. :-( Il dit à qui veut bien l'entendre qu'il n'a pas envie de faire en sorte que cela fonctionne, qu'il fait déjà assez d'efforts et que si je ne veux plus qu'il m'ignore ou me crie dessus à chaque fois que je veux aborder le sujet ou la voir, je n'ai qu'à partir.

Je comprends qu'il souffre et se sente pris au dépourvu, par ce contrat modifié par la force des choses. Je comprends qu'il soit déçu de renoncer à certains projets d'avenir qu'il imaginait à deux. Mais j'ai vraiment du mal à supporter cette atmosphère où l'un de nous est obligé de se sacrifier.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

#

GhiGhi (invité)

le samedi 01 mars 2014 à 18h19

Je pense franchement que ton homme dépasse un peu les limites des bornes, aidé qu'il est par les conventions sociales... Mais à sa décharge, le sentiment de jalousie est un truc qui transcende les convictions. Je suis pas vraiment polyamoureux mais depuis aussi longtemps que j'ai une vie sexuelle j'ai toujours eu la conviction que mes partenaires avaient le droit de disposer de leur temps et de leur corps comme bon leur semblait... Et ça ne m'as pas empêcher de ressentir avec violence le sentiment de jalousie, parfois jusqu'à en perdre les pédales.
Vivre cette contradiction ça aide à relativiser par la suite. Tout n'est peut être pas perdu pour lui, il en sortira peut être grandit.
En tout cas n'hésites pas à mettre un terme à cette relation s'il commence à divaguer, ça peut sembler très dur au début mais ça passe assez vite (au même titre que la jalousie d'ailleurs q: ).

#
Profil

Leolu

le samedi 01 mars 2014 à 19h13

Bonjour Athéna,

A te lire, j'ai l'impression que, bien plus que de pouvoir vivre amoureusement avec deux personnes, ton désir le plus profond, c'est de ne pas te sentir prisonnière d'autre chose que de ce qui te constitues, de ce qui est "toi" ("ne voulant pas subir cette possessivité qui ne correspond pas à mes besoins et à mes envies").

Mais en même temps, tu restes très attachée à une vie traditionnelle, avec un couple "normal", un foyer, des projets de couple, des vacances... Tu voudrais juste greffer ton autre "toi" à cette partie plus sage de ta personnalité.

Tellement attachée qu'au bout de 20 mois de vie commune à peine, et à l'aube de ta vie sentimentale (25 ans), tu as déjà projeté ton avenir pour les 60 ans à venir ! Parce que si on t'écoute, ça y est, tu vis avec l'homme de ta vie (20 mois), tu es liée à vie avec lui (par combien d'enfants ?), c'est hyper-important et il faut tout faire pour préserver ce futur déjà constitué et déjà en marche.
Je t'assure, tu utilises les mêmes mots que des intervenantes vues ici qui avaient 50 ou 60 ans : "je l'aime depuis toujours", "tout ce qu'on a construit ensemble, enfants, maison", "tous nos projets de vie sont remis en question"...

Et lui-même a déjà des comportements de vieux mari qui voit sa femme changer, "pour je ne sais quelle lubie, après 30 ans de mariage, et bien des hauts et des bas dans le couple. C'est vrai, quoi... qu'est-ce qui lui prend ? difficulté sexuelle ? crise de la quarantaine ? oppression familiale d'une femme au foyer ? Mais ce n'est pas grave, ça va lui passer. Elle tient trop à ce qu'on a construit et n'est pas prête à tout redémarrer à zéro, à son âge. Je l'ai bien vu lorsque j'ai fait semblant de vouloir divorcer : elle a tout de suite reculé !" ;)

Tu dis : "on a vécu une crise", "il m'ignore ou il me crie dessus", "ces reproches territoriaux, ces "menaces" et cette corde au cou qu'on essaie de me mettre", "toujours la même rengaine. Toujours cette dette à payer au-dessus de ma tête. je l'ai trompé et trahi et je n'ai donc pas à me plaindre ou à demander du respect."...
Au bout de même pas 2 ans, déjà ? Alors que vous devriez être en pleine lune de miel ?
Et toi, tu le défends (et tu as raison : lui aussi souffre) ! Mais lorsque tu auras abandonné ta "lubie", penses-tu que ce comportement possessif ("de tyran") s'arrêtera de lui-même pour toujours ? Que toi-même n'aura plus jamais envie de "voir ailleurs" ?
Tu ne supportes pas la possessivité !

Tu disais, au début, que tu avais du mal à maintenir un couple, à cause de tes "besoins d'infidélité". J'ai l'impression que, consciente de ça, tu as décidé de le stabiliser ce couple, pour conjurer le sort, et tout faire pour qu'il dure. Quitte à faire passer ta particularité aux forceps en parallèle. Mais tu vois bien que ça ne marche pas. Lui n'a pas du tout ce besoin-là !

Il y a pourtant quelque chose de nouveau, depuis cette époque : c'est ta découverte du polyamour. Auparavant, tu étais inquiète d'être différente. Maintenant, tu sais qu'il est possible de vivre ainsi. Ce ne serait donc plus une calamité, mais une façon de vivre.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

#
Profil

LuLutine

le dimanche 02 mars 2014 à 03h19

Athena
Je comprends qu'il soit déçu de renoncer à certains projets d'avenir qu'il imaginait à deux.

Quels sont ces projets ? (S'il t'est possible d'en parler et si tu veux bien répondre à cette question bien sûr)

Et qu'est-ce qui vous oblige à y renoncer ?

Pour ma part j'ai toujours vécu les relations poly sans mettre en danger les projets préexistants que je pouvais avoir avec quelqu'un (ce qui n'a pas été le cas du partenaire concerné, mais ça c'est un autre problème : je ne peux pas vouloir pour deux, je ne peux pas être fiable pour deux...).
Etre poly et le vivre ne veut pas dire renoncer systématiquement à ses projets lorsque quelqu'un fait une nouvelle rencontre...

Autre "détail" : tu dis que ça fait un mois (bon, maintenant ça fait 5 semaines waouh) que tu as rencontré ta copine.
Si ça se trouve, dans trois semaines ou trois mois vous ne serez plus en relation et ton copain et toi (dont la relation est très "jeune" aussi) vous tirez déjà des conclusions du genre : "Tous nos plans d'avenir sont fichus !"

Ce ne serait pas un peu...excessif ?

Je ne dis pas que ta copine et toi allez nécessairement vous séparer, mais je veux attirer ton attention sur le fait que ton copain comme toi semblez tirer des conclusions bien hâtives sur une situation qui n'est absolument pas stabilisée (débuts de relations, + nouvelle relation qui arrive "par-dessus" la première...). (Ca peut aussi se stabiliser dans l'autre sens, avec l'acceptation par ton copain de la situation.)

Qu'il le vive mal actuellement est une chose. Qu'il tire des conclusions immédiates sur votre avenir en est une autre !

Imagine que pour une raison quelle qu'elle soit, cette histoire ne dure que quelques mois. Ca peut paraître long, mais quand tu auras 80 ans, ça représentera quoi ? Une toute petite période de ta vie ! Je dirais que vous avez peut-être besoin de relativiser quand même...

Athena
Mais j'ai vraiment du mal à supporter cette atmosphère où l'un de nous est obligé de se sacrifier.

Ca, moi non plus je ne supporte pas...

#

(compte clôturé)

le mercredi 05 mars 2014 à 10h01

Leolu, tu m'as donné une bonne claque avec ton post. Douloureuse certes mais j'en avais besoin, tu as visé juste, je crois.

Premièrement, parce que j'ai effectivement envie de cette "vie traditionnelle" que tu évoques et que j'aimerais qu'elle soit compatible avec cette autre partie de moi. J'ai en effet des besoins et des envies qui ne sont pas très cohérents mais mets-toi à ma place, c'est tout nouveau pour moi, cette situation. Je ne me rends pas bien compte de l'évolution que cela peut avoir, ni la direction que je vais prendre et je n'ai pas non plus forcément envie de détruire ce que j'ai construit.

Ensuite, concernant mes "propos de vieux" et mon "vieux couple", tu as tout à fait raison. Il est vrai que cela peut paraître très excessif mais cela coïncide avec mon vécu. Je n'ai pas envie d'étaler ma vie ici, au risque d'être reconnue, alors que je souhaiterais être conseillée "incognito" mais si j'adopte ce type de propos et d'attitude, c'est parce que mon conjoint est décédé quand j'étais très jeune. Cela te fait mûrir très rapidement, trop rapidement, très brutalement aussi. Alors, forcément, lorsque tu réalises que tout peut s'arrêter du jour au lendemain, par la mort ou par une rupture, tu vois les choses autrement. Tu t'impliques plus, tu t'engages, tu mets tout en oeuvre pour que les choses se passent bien. Parce que retrouver une relation saine et amoureuse après un deuil aussi éprouvant et précoce, crois-moi, c'est quelque chose de très rare et difficile. Alors oui, je parle comme une vieille, c'est certain, et je m'emballe sûrement beaucoup en me disant qu'il me reste peu d'années à vivre et qu'il faut donc préserver ce qui existe mais cela ne vient pas de nulle part.

LuLutine, je voulais faire référence à des projets de vie à deux communs tels que mariage, enfant... mon homme est quelqu'un de très romantique et idéaliste, j'ai aussi ces "rêves de petite fille" au fond de moi, malgré mes penchants polyamoureux, et j'en ai donc également envie. Mais comment imaginer ces projets à trois? J'imagine très mal un mariage à deux dans ces conditions, par exemple. Alors forcément, ça passe très mal de l'autre côté également.

Je suis tout à fait consciente qu'avoir rencontré quelqu'un ne signifie pas pour autant rester avec la personne pendant le reste de sa vie et que cela peut très bien se terminer la semaine prochaine. Mais plus que penser que mes projets d'avenir sont fichus, c'est sa conviction à lui qui va dans cette direction-là. Il ne supporte pas cette situation et est profondément convaincu qu'il ne la supportera jamais, qu'il a essayé quelques semaines mais que c'est viscéralement impossible pour lui, que c'est ancré au plus profond de lui et qu'il ne changera jamais. Bien entendu, c'est peut-être radical et excessif mais je ne suis pas en mesure de le convaincre du contraire, puisque moi-même je n'en suis pas réellement persuadée. Et je pense que, plus qu'un cheminement commun, c'est un cheminement personnel qui doit se faire dans son esprit à lui, pour réadapter ses perceptions de vie et sa vision du couple. Je peux aider, bien sûr, mais rien de ce que je pourrai dire ne le convaincra. Cela doit venir de lui-même, à mon humble avis.

Nous avons décidé de nous séparer ce week-end. C'est sans doute hâtif, éprouvant pour pas grand-chose. Mais il ne supportait plus ça. On s'aime mais on ne voit pas comment trouver un compromis, un accord, une réadaptation du quotidien alors que nos besoins, envies et croyances sont opposés. Situation délicate car il va falloir cohabiter en attendant de trouver un appartement ailleurs. Je n'exclus pas que cela se modifie dans le futur mais... je ne vois pas d'autre issue pour le moment. On a besoin de prendre du recul et de respirer un grand coup loin de l'autre, à mon avis. C'est évident que cela me fait de la peine mais... je ne vois pas vraiment d'autre solution.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion