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Et si j'envisageais le polyamour ? Quelques conseils...

(Hors sujet)
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Alexandra Kollontaï (invité)

le mardi 28 juin 2016 à 21h29

Bonjour,

Jeune femme de presque 36 ans, je m'interroge sur mon ouverture au polyamour. Depuis mon adolescence, j'ai compris que la monogamie n'était pas une obligation pour moi, en partie, je pense parce que je fais une distinction importante entre sexualité et sentiments.

Il y a quelques années, après une relation exclusive où je me suis éteinte, j'ai refusé toute relation qui posait l'exclusivité comme préalable. J'aime séduire mais je ne peux vivre dans le mensonge.

Il y a un peu plus d'un an, j'ai rencontré un homme marié. Nous avons commencé à nous voir pour une histoire principalement sexuelle. Très vite, nous avons entamé une vraie relation. Il est libre de rencontrer qui il veut, mais je ne veux rien savoir. Je suis libre de rencontrer qui je veux, mais il veut savoir. Nous avons trouvé notre équilibre autour de cet arrangement qui nous convient. Il m'est arrivé de vouloir moins raconter et il l'a toujours respecté. Sa femme n'est pas informée de cette liaison. Je le regrette (et je ne suis pas là pour juger de son comportement).

Dans peu de temps, ils se marient et comme je suis tombée amoureuse de lui, j'ai mis un terme à l'histoire par crainte de mal vivre cette évolution. Depuis, je réfléchis à cette décision. Je n'ai jamais été jalouse de sa femme et je m'interroge de plus en plus sur le fait que je crains de souffrir parce que la société attend que j’espère être "l'officielle" alors que, réellement, je m'en moque. Il est très présent (virtuellement) et il m'apporte presque tout ce que j'ai toujours voulu. Je suis très heureuse dans cette relation qui est très saine entre nous. Nous sommes très ouverts et j'ai déjà évoqué avec lui mes possibles tendances polyamoureuses.

Jusqu'à présent, j'avais toujours "rejeté" le polyamour parce que je tombe difficilement amoureuse et que l'engagement me fait assez peur. Mais depuis que je l'ai rencontré, je regarde mes relations avec les hommes différemment et découvre que, d'une certaine manière, j'entretiens des relations aux formes très variables avec certains de mes amants (et amis) et parfois depuis de très nombreuses années. Il existe tant de manière différente d'aimer quelqu'un, même s'il n'y a qu'avec lui que j'entretiens une relation quotidienne.

Bref, je réfléchis à la possibilité de recommencer avec lui parce que je perds plein de sources de bonheur et de plaisirs sans lui. Et j'aime celle que je suis quand je suis avec lui. Je suis libre de vivre ma vie comme je l'entends et je ressens très peu son absence. L'idéal pour moi dans cette relation serait que sa femme accepte cette relation et que cela nous permette de vivre plus de moments ensembles, mais je ne souhaite pas nécessairement l'avoir tout le temps pour moi (je suis très dubitative sur la possibilité d'avoir un quotidien heureux si nous vivions ensemble). Ils ont une fille et je ne veux pas briser une famille, tout comme sa vie de couple ne me donne vraiment pas envie mais je respecte son besoin de sécurité. Notre relation n'est pas parfaite, mais elle s'en approche.

Je recherche des regards extérieurs sur une lecture de mon ressenti. Ai-je peur de souffrir ou ai-je peur de la pression sociale à la conformité ? Peut-on vivre heureux en marge de la société tout en étant bien ancrée en elle ?

Merci de vos conseils...

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gdf

le mercredi 29 juin 2016 à 08h32

Hello
Pour être sûr d'avoir bien compris...

Alexandra Kollontaï
Il y a un peu plus d'un an, j'ai rencontré un homme marié. (...). Sa femme n'est pas informée de cette liaison. (...)
Dans peu de temps, ils se marient et comme je suis tombée amoureuse de lui, j'ai mis un terme à l'histoire par crainte de mal vivre cette évolution. (...) Ils ont une fille et je ne veux pas briser une famille,

Donc, il est en couple, ils ont une fille. Tu as eu une liaison avec lui pendant 1 an. Ils ont prévu de se marier donc tu as arrêté cette liaison, mais tu aimerais la reprendre.

C'est courant de se marier alors qu'on a déjà un enfant, mais le faire alors qu'on a aussi une maîtresse, je trouve ça assez surprenant. Je suis assez compréhensif sur l'adultère, il peut y avoir plein de bonnes raisons de ne pas parler. Mais l'adultère alors qu'on est sur le point de se marier, ça me dépasse un peu. Ou alors j'ai mal compris.
Quand on se marie, on officialise la relation, c'est le bon moment pour mettre les choses à plat. Signer un contrat en ne le respectant pas du départ, c'est bizarre non?

Pour répondre à ta question, si tu te sens bien en maîtresse, ne te laisse pas imposer de règles de l'extérieur.
D'ailleurs, il y a aujourd'hui un article sur l'infidélité sur lemonde.fr, dont le pitch est Pour la chroniqueuse de La Matinale, Maïa Mazaurette, la seule relation à trois qui peut poser problème est celle qui se joue entre vous, votre entourage et votre culpabilité.
Je trouve ça assez juste...

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Alexandra Kollontaï (invité)

le mercredi 29 juin 2016 à 10h19

Merci pour cette réponse. Je vais aller lire cet article sur Le Monde, je sens qu'il va me plaire.

Concernant son mariage, je fais mon possible pour ne pas juger. Ce n'est pas évident mais je laisse chacun maître de sa situation. Par le passé, je me suis mariée et je savais que c'était une erreur mais une fois le train en marche...

Merci

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bonheur

le mercredi 29 juin 2016 à 17h19

livre "les hommes, l'amour, la fidélité" de Maryse Vaillant. Je crois également qu'elle en a écrit un sur l'infidélité féminine (qu'elle différence ? Je n'en sais rien)

Une anecdote, qui date d'il y a environ 40 ans, mais qui est un fait réel. Une jeune femme épouse un homme et quinze jours après le mariage, son mari se constitue prisonnier. Il explique qu'il vient d'étrangler sa maîtresse (la meilleure amie de sa femme, leur demoiselle d'honneur) car elle désirait rompre, à cause du mariage. Cette jeune femme, à peine mariée, à obtenu un divorce rapide et son ex-mari a croupi en prison.

La maîtresse peut être le ciment, la bouée de secours, l’échappatoire, au couple. Sans la relation extérieure, le couple s'effondre... ce qui implique à mes yeux que l'adultère ne peut être valorisant, pour personne. Je passe de mon commentaire sur ce que j'en pense personnellement.

Le mariage, malheureusement, a un impact plus important qu'on ne le pense, même si c'est "juste pour régulariser la situation". Après, marié ou non, qu'est-ce que ça change... la tromperie reste présente. Je ne pense pas que le mariage soit une période où l'on met à plat mais plus une période où l'euphorie embellit et une fois le jour J passé, ben on est dans la m..... Ensuite, seule une crise réelle permettra de mettre à plat.

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bonheur

le mercredi 29 juin 2016 à 17h22

A K
Depuis mon adolescence, j'ai compris que la monogamie n'était pas une obligation pour moi, en partie, je pense parce que je fais une distinction importante entre sexualité et sentiments.

Tu conçois sexualité sans sentiments. Est-ce que tu conçois de l'amour sentimental sans sexualité ?

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Alexandra Kollontaï (invité)

le mercredi 29 juin 2016 à 18h05

Objectivement, je ne crois pas qu'il y ait une différence forte entre l'infidélité masculine et féminine, mais des siècles de société patriarcale (et judéo-chrétienne) ont engendré des différences dont les résultats se font encore sentir aujourd'hui.

J'ai bien conscience des aspects critiques à formuler sur l'adultère, mais j'essaie de rester centrer sur ce que je peux "contrôler". Cela peut sembler égoïste de prendre les choses uniquement de mon point de vue, mais c'est en le prenant autrement que je viens avec des jugements moraux et sociétaux.

Quant à la remarque, Bonheur, sur l'amour sentimental sans sexualité, je le crois tout à fait possible, en effet. L'amour a tant de facettes. Parfois, il est lié aux corps, au désir, et parfois il est autre.

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bonheur

le mercredi 29 juin 2016 à 19h02

Merci Alexandra pour ta réponse. C'est bien d'avoir mis des guillemets à "contrôler" car l'émotionnel ne peut se contrôler que par l'intellect et vivre dans l'intellectualisation ne convient pas à tout le monde. Je pense d'ailleurs que l'intellect "travesti" nos idées, nos pensées, nos sentiments, nos actes. J'espère que la future mariée ne te causera jamais de soucis et que la situation s'éclairera dans l'honnêteté, sinon, je te plains.

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Alexandra Kollontaï (invité)

le jeudi 30 juin 2016 à 13h08

Merci de tes souhaits ! Croire, cependant, que les choses se termineront sans fracas et sans douleur est une chimère...

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bonheur

le jeudi 30 juin 2016 à 21h23

une chimère... oui. L'amour est tellement compliqué et la société ne nous aide pas à enjoliver la beauté émotionnelle et sentimentale. Pourtant, il faut continuer à croire en l'amour, les amours, ce sont de magnifiques cadeaux de la vie... je crois, je suis persuadée !

Dans tous les cas, tu apprends à te connaître, et malgré les difficultés, la découverte de soi est bénéfique... en profiter pour perfectionner cet apprentissage et t'aimer avant toute chose. Il n'y a pas qu'aux yeux d'autrui que tu peux avoir de la valeur. Prend soin de toi, y compris au détriment des désirs et des attentes des autres.

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