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Toute sortie est définitive ?

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Evavita

le mardi 10 septembre 2013 à 22h06

@Metazet : Je comprends la frustration que tu as pu développer au contact de ta femme (surtout si elle correspond aux descriptions que tu nous en a fait). Mais ne serais-tu pas en train de mettre toutes les exclusives dans le même sac que celui où se trouve ta femme?

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Anarchamory

le mardi 10 septembre 2013 à 22h30

Evavita
@Metazet : Je comprends la frustration que tu as pu développer au contact de ta femme (surtout si elle correspond aux descriptions que tu nous en a fait). Mais ne serais-tu pas en train de mettre toutes les exclusives dans le même sac que celui où se trouve ta femme ?

Je ne pense pas me tromper en affirmant que les comportements que je décris sont des comportements d'exclusivité. Peut-être extrêmes, certes, mais il me semble qu'il s'inscrivent dans cette logique de l'exclusivité. Je dirais donc plutôt que ma future ex-femme est un peu l'archétype de la femme exclusive. Après, que d'autres femmes exclusives soient plus "cool" sous ce rapport, je le conçois parfaitement, mais ça voudra dire, à mon avis, qu'elles sont moins exclusives.

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LuLutine

le mardi 10 septembre 2013 à 23h22

Geraldin-e
A présent, si j'avais un amoureux.se très mono qui se mettait à me vouloir que pour lui.elle, ça ne pourrait marcher très longtemps je crois. Et même si il s'agirait une période où je n'ai pas envie/le temps/besoin d'autres relations, je le vivrai mal.


Pareil, parce que comme le dit MetaZet :

MetaZet
le problème de l'exclusivité, ce n'est pas seulement de ne pouvoir vivre d'autres romances / aventures sexuelles à côté. L'exclusivité, c'est une tournure générale de l'esprit qui imprègne toute la personne... Une [personne] exclusive, souvent, considérera que je lui dois une certaine quantité de temps passé ensemble, qu'elle a un droit de véto sur les amis que j'ai [...]

Ce n'est pas systématique chez tous les exclusifs comme le fait remarquer Evavita, mais par exemple pour reprendre le droit de veto :

Imaginons que je fréquente un ami qui ne plaît pas à "mon amoureux exclusif". "Mon amoureux exclusif", qui est "moins pire" (lol) que la future-ex de MetaZet, va tolérer que je voie cet ami, certes....mais pas trop longtemps, mais uniquement lorsque "mon amoureux exclusif" n'est pas disponible pour me voir, mais sans en parler à d'autres amis, mais....etc.

Il y aura toujours des "mais". Parce que l'exclusivité, par essence, donne un droit de veto, même si tout le monde ne le pousse pas aussi loin.

Concernant l'autre point soulevé, la personne va en effet considérer aussi que le lui "dois" une certaine quantité de temps et/ou la totalité de mon temps libre.
Et si je veux passer ma soirée toute seule à glander avec mon chat ? Ben je ne peux pas, parce que "mon amoureux exclusif" va s'inviter : "Tu ne fais rien ? Donc je peux venir..." (Au passage, aucun ami ne se permettrait ça, mais le statut d'amoureux donne le droit de ne pas respecter les besoins de l'autre....du moins lorsqu'on fonctionne en exclusivité.)

Ou alors, "mon amoureux exclusif" ne dira rien mais ruminera dans son coin que je "ne l'aime pas vraiment" parce que je "préfère le chat", ou ce genre d'âneries...
Et un jour où il ne se sentira pas bien, il me balancera d'un coup tout ça à la figure. Ce qui n'est au final pas mieux que la première situation où il se permet de s'imposer puisque je "ne fais rien"...

Et quand je dis tout ça....il faut préciser que je raisonnais moi-même de cette façon (pour le temps passé ensemble) dans ma période exclusive (et je ne m'en suis pas défaite en un jour en devenant poly, très loin de là, y en a au moins un qui peut témoigner, s'il a de la mémoire) ! Je pense donc savoir un peu de quoi je parle quand il s'agit de raisonnement exclusif...

Donc non, je ne pourrais pas revenir à une relation exclusive. Elle pourrait le redevenir "de fait" (en imaginant que toutes les autres relations aient disparu de la circulation pour une raison x ou y), mais ce serait sans aucune garantie de durée. Si je fais une nouvelle rencontre....je fais une nouvelle rencontre. Point.

Je ne m'interdis pas de nouer de nouvelles amitiés parce que j'ai déjà des amis...

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Deneb

le mercredi 11 septembre 2013 à 09h43

Lulutine
Il y aura toujours des "mais". Parce que l'exclusivité, par essence, donne un droit de veto, même si tout le monde ne le pousse pas aussi loin.

Concernant l'autre point soulevé, la personne va en effet considérer aussi que le lui "dois" une certaine quantité de temps et/ou la totalité de mon temps libre.

Peut-être que ton vécu personnel dans une relation fusionnelle influence quelque peu ta vision de l'exclusivité !

Pour ma part, j'ai vécu dans une relation mono "exclusive" mais qui "n'obligeait" personne de fait, et jamais mon ex ne m'a demandé lorsque je sortais qui j'avais vu, comment était telle ou telle personne avec moi, et jamais nous ne sommes imposés d'être présents quand l'autre avait une activité, heureusement car nous étions tous les deux très indépendants ! Aucun de nous n'aurait supporté une telle intrusion dans nos activités et connaissances personnelles et ne se serait permis un jugement (sauf dans la demande d'un avis bien sûr...)
On avait même pas parfois le temps de se dire où on était (bon c'est vrai, il y avait pas les portables à l'époque...) donc je crois que cela vient vraiment de la psychologie individuelle et de l'accord entre deux personnes, et je connaissais d'autres couples fonctionnant ainsi, mais il faut dire que nous refusions le mariage, le contrat pouvant lier 2 personnes, et tous les aspects corrélés...
En comparaison, le "poly" avec qui j'ai une relation actuellement, après ma vie en couple, est beaucoup plus fusionnel que mon ex ! Il a été passionnel pendant les premières années de la relation (mon ex était plus modéré de ce côté là), et je voyais bien la différence dans la manière dont il vivait notre relation par rapport à la mienne; il a été longtemps dans la communauté un peu "dépendant affectif" et se faisait un peu "materner" par une de ses compagnes et il m'a demandé surtout d'éviter de répondre à cette attente avec lui, parce qu'il avait cette tendance... il l'est toujours un peu, mais fait des efforts pour changer sur "l'attachement-détachement", donc ce n'est pas une question liée au type de relation "mono" ou "poly" à mon avis, mais plutôt une façon d'être personnelle !

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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ScottBuckley

le mercredi 11 septembre 2013 à 13h18

Bonjour,

Oui, je suis bien d'accord avec ce qui vient d'être dit par plusieurs d'entre vous.

Et pour rebondir sur ce que vient de dire Deneb : oui, il y a des "monos" très indépendants (j'en connais deux qui sont par la suite devenus polys & non-cohabitants), des "monos" très jaloux/possessifs "pourquoi tu as regardé cette fille qui passait ?" :-( , et aussi, notamment, des "polys" parfois assez fusionnels (ou ' polyexclusifs ' ;) ) .

Cela n'est pas incompatible, au contraire, c'est le fruit de notre alchimie de caractère, vivante, en mouvements.

Toutes et tous peuvent et vont évoluer (je leur souhaite en tout cas !), mais il me paraît clair qu'il est plus facile de devenir polyfriendly (bienveillant) voire poly pratiquant-e tout court, quand on est assez indépendant-e de caractère au sein de notre vie, seul-e ou en duo ou en couple.

Il y a des terrains humains favorables (tout comme en culture jardinière, paysanne). Je n'imagine pas (ou mal) des gens très mal dans leur peau, avec peu d'estime de soi, et-ou très jaloux/possessives, vivant mal la solitude, devenir "polys" du jour au lendemain.

S'illes changent, ce sera par étapes, et illes devront commencer par apprendre à aimer et surtout comprendre leur propre personne si belle & complexe, avant d'aimer une voire deux autres personnes ou +, intensément et réciproquement.

Pour ma part, il y avait déjà un terrain bien favorable :

... j'étais et suis encore (+) pour un néo-féminisme convivial avec recherche d'équité et de complicités entre femmes et hommes (sans les "men haters"), je suis très sensible à l'écologie et à la biodiversité, aux cycles et aux saisons, très indépendant de caractère ( j'ai un caractère de chat pour résumer ;) ) , ...
je n'ai pas la télé chez moi (donc suis pas mal éloigné de la pensée dominante métro-boulot-mono-dodo et aux peurs véhiculées par les mass médias), je ne suis pas fan de mariage à titre personnel (j'adore ' La non-demande en mariage ' chantée par Georges Brassens, c'est tellement moi ! ) , j'aime les modes de vie collaboratifs, les logiciels libres non-propriétaires partageables, la souplesse et l'improvisation jazzy (semi-préparée semi-improvisée !) , quand je voyage c'est à 90% le voyage en lui-même / le parcours de A > à Z qui m'intéresse et les rencontres humaines uniques non-organisées (et pas tellement " Z " // la "destination finale" // "LA femme de Ma vie" à atteindre) , suis assez bi-gay-lesbienne-friendly , je m'intéresse de + en + à l'intelligence relationnelle (Daniel Goleman) et à l'estime de soi à nourrir au quotidien ( voir Christophe André à ce sujet ) , à cultiver le verbe être (au lieu du verbe avoir) ...

... donc quand j'ai découvert en 2009 le ' guide des amours plurielles & l'écologie amoureuse ' de Françoise Simpère, il y avait déjà tout un travail qui était fait, et un terrain qui était bien là et bien nourrit dans la terre ... et une âme sensible prête à écouter et accueillir ces idées neuves .

Et c'est tout cela, toute cette terre nourrie en moi depuis de belles années, qui ne me donne vrrraiment pas envie de revenir en arrière, dans le club MonoLove.

Mais je comprends tout à fait que d'autres réagissent différemment, avec leur terrain à eux & elles . Et c'est toujours riche d'en discuter avec elles et eux, de où ils et elles en sont, dans leur chemin de vie (é)mouvante, vivante .

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LuLutine

le jeudi 12 septembre 2013 à 01h31

@Deneb : sauf que la relation que tu décris, je ne l'appelle pas "exclusive" !

Quand je parle d'exclusivité ce n'est pas juste mon expérience. C'est la quasi-totalité de ce que je vois autour de moi.

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Anarchamory

le jeudi 12 septembre 2013 à 07h57

LuLutine
@Deneb : sauf que la relation que tu décris, je ne l'appelle pas "exclusive" !

Quand je parle d'exclusivité ce n'est pas juste mon expérience. C'est la quasi-totalité de ce que je vois autour de moi.

(+)

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aviatha

le jeudi 12 septembre 2013 à 13h17

Euh désolée, non pas moi^^
J'appelle ça de la possessivité et pour moi ça n'a rien à voir avec l'exclusivité. Après je rejoins Deneb, c'est vrai que je demandais parfois (ou souvent selon l'époque) à mon cher et tendre où il allait, mais c'était histoire de l'appeler à un moment où je ne dérangerais pas trop dans la soirée, et qui il voyait, histoire qu'il leur passe le bonjour de ma part si c'était des connaissances communes... et puis par intérêt pour ce qu'il faisait, tout simplement, mais si je ne le savais pas, et bien c'était pas grave.
Donc à mon sens si, c'est plus juste ton expérience que l'exclusivité dans le couple en général. Avoir besoin, dans son fonctionnement de couple, d'être le seul partenaire de l'autre ne veut pas dire avoir besoin qu'on t'en apporte la preuve toutes les heures.

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ScottBuckley

le jeudi 12 septembre 2013 à 13h47

LuLutine
@Deneb : sauf que la relation que tu décris, je ne l'appelle pas "exclusive" !

Quand je parle d'exclusivité ce n'est pas juste mon expérience. C'est la quasi-totalité de ce que je vois autour de moi.

En fait, toutes les versions de relations " exclusives " ressenties sont assez " légitimes " et existent (avec toutes leurs nuances + ou - fusionnelles / possessives) : celle ressentie par Deneb, mais aussi celle ressentie par LuLutine (vue fréquemment, et qui marque*), et bien d'autres (ex. : couples exclusifs mais non co-habitants, couples "exclusifs" mais allant en club échangistes 3 fois par an...).

Et c'est d'ailleurs sans doute parce que certaines personnes exclusives en couple sont très indépendantes l'une envers l'autre que ce statut de "monoamour" est supportable pour elles.

Après, à force d'être indépendant-e, si on va encore un peu plus loin dans la liberté de l'un-e envers l'autre, on peut être tentée d'aller encore plus loin et de tendre (par exemple, au hasard :-) ) vers la non-monogamie éthique**, mais là c'est un autre débat ;) .

* Ma mémoire sélective a tendance parfois à se souvenir beaucoup plus de scènes de jalousies (hélas cent fois vues et entendues, et qui m'agacent !) publiques et démonstratives (dans la rue ou dans une file d'attente de la Sncf, par exemple), et à se souvenir bien moins de couples naturellement indépendants mais pas démonstratifs.
Comme quoi, ma mémoire n'est pas neutre ...

** The ethical non-monogamy est un terme que j'ai trouvé sur le profil de nombreux polys anglophones sur OKCupid .

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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amoureuxfou (invité)

le jeudi 12 septembre 2013 à 15h43

Dites-moi si je me trompe, si je choisis de laisser ma compagne aimer qui elle veut et coucher avec qui elle veut, je suis bien sur le chemin du polyamour ?

Et parcontre si je la laisse libre et que ça me gêne de savoir qu'elle couche avec d'autres personnes, je peux m'abstenir de coucher avec elle durant ses périodes et si cela dur m'abstenir tout court.

Dans cette façon d'aimer je reste libre d'offrir ou pas ma sexualité si j'ai bien compris ?

Est-ce que c'est une bonne manière de vivre l'amour pluriel ?

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DMarkhan

le jeudi 12 septembre 2013 à 17h58

De manière générale, je suis plutôt de l’avis de Deneb.
Les relations peuvent changer du tout au tout selon les personnes, comme le montre ses exemples.
En ce qui me concerne, il est vrai que j’ai longtemps suivi un modèle mono et je connais peu le monde poly. Disons que je suis poly-friendly.
Je rejoins l’idée que l’exclusivité n’implique pas la possessivité. Le « flicage » m’a toujours passablement exaspéré et les crises de jalousies infondées je n’en parle même pas. Dieux merci, j’ai la chance de n’avoir pas avoir trop vécu ça dans mes relations. Ce qui veut dire que c’est possible.
La confiance est primordiale dans une relation poly ? Je dirais qu’elle l’est dans n’importe quelle relation, amicale comme amoureuse d’ailleurs. Et ça vaut aussi pour les monos.

Être dans une relation qui n’est pas basée sur de la confiance et donc qui exclut les crises de jalousies infondées ou le flicage, est impossible pour moi. Je craquerais avant même que ça me tombe dessus.

Je différencie le flicage des marques d’attention ou du simple intérêt comme le démontre Aviatha. Ce sont bien deux choses différentes pour moi.
Pour ce qui est des crises fondées (parce qu’il y en a !), je crois qu’elles sont facilement éradicables par l’honnêteté, qui est en lien direct avec la confiance.
Avoir foi en l’autre et être honnête avec lui, comme avec soi-même est à la base même d’une relation viable selon moi, mono ou poly, avec ou sans étiquettes. Les gens peuvent être de simples amis, des amants, des plans culs ou des compagnons sur le long terme : sans cette base-là, je ne vois pas ce qui peut fleurir.

Une chose que je souhaite pointer et que j’ai l’impression qu’on oublie souvent quand on passe poly : c’est que le mono, classiquement, ne connaît rien d’autre que ce chemin-là. Au mieux, le polyamour lui apparaîtra au premier abord être un genre de couple libre alors que c’est bien différent.
J’aime le poly et sa façon ouverte de voir et de penser les choses mais je crains qu’il oublie souvent la situation du mono qui ne sait pas vivre autrement.
A savoir qu’il faut faire la différence entre celui qui ne connaît pas d’alternative, celui qui celui qui connaît et n’ose pas (quelles qu’en soient les raisons) et celui qui ne sait pas faire autrement (parce qu’aimer plusieurs personnes lui apparaît comme impossible même avec la meilleure volonté du monde).

Amoureuxfou, ce que tu présentes me semble plus être du ressort du couple libre tant tu mets en avant la sexualité. Tu ne sembles pas non plus à l’aise avec le fait que ta compagne aille voir ailleurs. Le tout est de voir pour toi ce qui est vraiment acceptable.
Est-ce que tu peux vivre heureux dans ta relation si ta compagne couche avec d’autres personnes ?
Tu dis « choisir de la laisser aimer qui elle veut », c’est une formulation particulière qui paraît difficile.
Ce que je ressens en te lisant, c’est que tu voudrais aller dans le sens du polyamour mais en te faisant violence, en forçant le passage.
S’il y a bien un truc nécessaire pour passer de mono à poly, c’est du temps. Il y a des exemples sur le forum et même dans ce fil. La patience est nécessaire.
Et avant tout, il faut que cela soit juste pour toi. Pas juste au sens de justice mais au sens de justesse. Pour toi, dans ton cœur.

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Anarchamory

le jeudi 12 septembre 2013 à 18h05

amoureuxfou
Dites-moi si je me trompe, si je choisis de laisser ma compagne aimer qui elle veut et coucher avec qui elle veut, je suis bien sur le chemin du polyamour ?

Et parcontre si je la laisse libre et que ça me gêne de savoir qu'elle couche avec d'autres personnes, je peux m'abstenir de coucher avec elle durant ses périodes et si cela dur m'abstenir tout court.

Dans cette façon d'aimer je reste libre d'offrir ou pas ma sexualité si j'ai bien compris ?

Est-ce que c'est une bonne manière de vivre l'amour pluriel ?

Mmmh... il ne me semble pas que ça soit du polyamour. Ne pas être exclusif, ce n'est pas simplement laisser libre l'autre d'avoir des amours plurielles au sens de "ne pas le persécuter pour cela". Car en ce sens, alors quasiment personne n'est exclusif (à part ceux prêts à lapider les femmes adultères), pas même ma future ex-épouse, qui me disait parfois, quand j'avais l'intention de faire quelque chose qui lui déplaisait : "t'es libre !", sous-entendu : "mais si tu le fais, attends-toi à ce que je te serve la soupe à la grimace pendant deux jours, deux semaines, deux mois, etc., mais t'es libre hein !".

Ne pas être exclusif, c'est aussi accepter pleinement que l'autre puisse avoir des amours plurielles, ne lui en tenir aucunement rigueur, accepter de poursuivre une relation amoureuse et/ou des relations charnelles avec lui, tout en sachant qu'il va aussi "voir ailleurs".

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amoureuxfou (invité)

le jeudi 12 septembre 2013 à 18h26

Je ne sais pas ce que tu appels le couple libre.
Je me dit que si ma compagne désire avoir d’autres relations amoureuses que la notre, qu’elle tombe amoureuse d’autres personnes, alors je serais heureux de lui laisser cette liberté. Elle à le droit d’aimer qui elle veut.

Ce qui est acceptable pour moi, c’est de continuer à l’aimer et qu’elle se sente toujours bien dans notre relation.

Je n’aime pas trop l’idée de faire l’amour à ma femme après qu’elle soit revenu d’un rendez-vous avec un autre homme par exemple. Je n’imagine pas partager mon intimité avec elle, sachant qu’elle entretient une ou plusieurs autres intimités sexuelles avec d’autres.

Alors je pense que c’est plus simple pour moi de ne pas faire l’amour et plutôt entretenir une intimité différente, de la douceur, des mots doux, de l’écoute, de l’aimer d’une autre manière.

Par amour pour elle, je suis prêt à mettre entre parenthèse cette partie de moi et aussi par respect pour moi car je me sens mal à l’aise par rapport à ce partage « collectif » très intime.

Merci pour ta réponse DMarkhan

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Anarchamory

le jeudi 12 septembre 2013 à 18h49

amoureuxfou
Je ne sais pas ce que tu appels le couple libre.

Je n'ai pas parlé de couple libre.

amoureuxfou
Je me dit que si ma compagne désire avoir d’autres relations amoureuses que la notre, qu’elle tombe amoureuse d’autres personnes, alors je serais heureux de lui laisser cette liberté. Elle à le droit d’aimer qui elle veut.

Ce qui est acceptable pour moi, c’est de continuer à l’aimer et qu’elle se sente toujours bien dans notre relation.

Je n’aime pas trop l’idée de faire l’amour à ma femme après qu’elle soit revenu d’un rendez-vous avec un autre homme par exemple. Je n’imagine pas partager mon intimité avec elle, sachant qu’elle entretient une ou plusieurs autres intimités sexuelles avec d’autres.

Alors je pense que c’est plus simple pour moi de ne pas faire l’amour et plutôt entretenir une intimité différente, de la douceur, des mots doux, de l’écoute, de l’aimer d’une autre manière.

Par amour pour elle, je suis prêt à mettre entre parenthèse cette partie de moi et aussi par respect pour moi car je me sens mal à l’aise par rapport à ce partage «  collectif » très intime.

OK, je n'avais pas compris ça comme ça. En ce cas, oui, je dirais que c'est déjà une forme de polyamour, mais peut-être pas tout à fait pleine et entière, vue qu'une partie de toi — ta sexualité — n'accepte pas la liberté sexuelle de ta compagne.

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bouquetfleuri

le jeudi 12 septembre 2013 à 20h24

Et bien, ce sera "leur" polyamour, tout simplement le leur. Les critères pertinents dans cette affaire, à mon sens, sont l'absence de souffrance et la possibilité qu'ils se réservent et s'accordent de faire évoluer leur relation, non ?
La vie se chargera bien de régler tout cela au plus près de leurs aspirations

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Deneb

le jeudi 12 septembre 2013 à 21h32

Lulutine
sauf que la relation que tu décris, je ne l'appelle pas "exclusive" !

Si l'exclusivité qualifie la relation amoureuse/sexuelle, (comme ton exemple mon « amoureux exclusif ») nous étions bien un coupe monogame, donc exclusif !
La scène que tu nous décris (je tolère, mais…) relève plus d’une volonté de contrôle, de « fusion » éventuellement, ce qui caractérise bien pour moi un comportement individuel qui n’a rien à voir avec le type de la relation !
Donc non, il ne me semble pas que l’exclusivité donne, par essence, un « droit de veto » et elle n’est pas interdite d’évolution vers une ouverture, comme le souligne Greenpixie, tout dépend des protagonistes…!

Dr Markhan
J’aime le poly et sa façon ouverte de voir et de penser les choses mais je crains qu’il oublie souvent la situation du mono qui ne sait pas vivre autrement.
A savoir qu’il faut faire la différence entre celui qui ne connaît pas d’alternative, celui qui celui qui connaît et n’ose pas (quelles qu’en soient les raisons) et celui qui ne sait pas faire autrement (parce qu’aimer plusieurs personnes lui apparaît comme impossible même avec la meilleure volonté du monde).

Oui.
Cela rejoint la question du modèle éducatif lié à une structure de société imposant la monogamie avec fidélité à vie, avec un impact énorme sur les classes sociales les plus défavorisées (rôles de l'Eglise, des souverains,...) et si par le passé le choix avait pu se porter librement au niveau social sur le polyamour comme une façon de vivre l'amour qui va de soi, je pense que nous compterions à notre époque moins de "consentants" à la monogamie.

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DMarkhan

le vendredi 13 septembre 2013 à 10h08

amoureuxfou
Je me dit que si ma compagne désire avoir d’autres relations amoureuses que la notre, qu’elle tombe amoureuse d’autres personnes, alors je serais heureux de lui laisser cette liberté. Elle à le droit d’aimer qui elle veut.

Ce qui est acceptable pour moi, c’est de continuer à l’aimer et qu’elle se sente toujours bien dans notre relation.

Je n’aime pas trop l’idée de faire l’amour à ma femme après qu’elle soit revenu d’un rendez-vous avec un autre homme par exemple. Je n’imagine pas partager mon intimité avec elle, sachant qu’elle entretient une ou plusieurs autres intimités sexuelles avec d’autres.

Alors je pense que c’est plus simple pour moi de ne pas faire l’amour et plutôt entretenir une intimité différente, de la douceur, des mots doux, de l’écoute, de l’aimer d’une autre manière.

Par amour pour elle, je suis prêt à mettre entre parenthèse cette partie de moi et aussi par respect pour moi car je me sens mal à l’aise par rapport à ce partage « collectif » très intime.

Tout comme MetaZet, je n'avais pas compris ça comme ça. En effet, à ce moment, ça me semble plus pencher vers le polyamour et je rejoins bouquetfleuri.

Deneb
Cela rejoint la question du modèle éducatif lié à une structure de société imposant la monogamie avec fidélité à vie, avec un impact énorme sur les classes sociales les plus défavorisées (rôles de l'Eglise, des souverains,...) et si par le passé le choix avait pu se porter librement au niveau social sur le polyamour comme une façon de vivre l'amour qui va de soi, je pense que nous compterions à notre époque moins de "consentants" à la monogamie.

C'est bien possible. Mais il me semble que cela reste de la spéculation. On ne saura jamais vraiment et, après tout, ce n'est pas très grave car ce qui importe c'est maintenant : nous, maintenant.
Par ailleurs, si le couple mono a été une norme pendant des siècles, ce fut (je tiens ça d'une étude qui a été faite mais dont j'ai oublié le nom) surtout pour des raisons sociales et hygiéniques. Certes, quand on dit ça : ça le fait moyen niveau justification mais ça n'en ai pas une, c'est une explication. Du fait de l'amélioration des conditions de vie, le polyamour, qui a toujours eu sa place légitime, peut enfin la réclamer. Il est comme une évolution allant de pair avec les évolutions psychologiques, sociales et hygiéniques de notre temps. Ça ne fait pas des monos des parias, ni même nécessairement des polys en devenir, mais simplement des autres nous-mêmes.
Quelles que soient leurs raisons, je pense que c'est à chacun de mener sa vie comme il l'entend. Et si un mono demande de l'aide pour devenir poly : bien sûr, aidons-le !
Mais, et je ne pense pas m'attirer les foudres de qui que ce soit en disant cela : il ne nous appartient pas de pousser un mono vers le polyamour "parce ce que c'est pour son bien". (je ne dis pas que c'est ce que tu as dit)
Le temps fera les choses, à son rythme, et celui de chacun est différent.

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LuLutine

le vendredi 13 septembre 2013 à 21h13

aviatha
J'appelle ça de la possessivité et pour moi ça n'a rien à voir avec l'exclusivité.

Dans ce cas 100% des couples exclusifs que je connais sont possessifs.

aviatha
Donc à mon sens si, c'est plus juste ton expérience que l'exclusivité dans le couple en général.

Je n'ai jamais dit que c'était général. Je ne parle que de mes observations. Quand je précise "ce n'est pas juste mon expérience", ça veut dire "pas seulement ce que j'ai vécu personnellement, mais aussi ce que j'ai vu autour de moi". Je ne me permets pas de généraliser à la terre entière, cela dit je considère qu'à moins d'avoir pas de chance du tout, j'ai dû quand même avoir sous les yeux un échantillon raisonnable...

Et je pense aussi que tu as quelques illusions sur ce qui relève d'une simple curiosité ou d'une volonté de contrôle...mais ce n'est que mon opinion.

aviatha
Avoir besoin, dans son fonctionnement de couple, d'être le seul partenaire de l'autre ne veut pas dire avoir besoin qu'on t'en apporte la preuve toutes les heures.

A aucun moment je n'ai parlé de fournir une preuve toutes les heures. Au contraire chez certains couples que je connais il y a de longues périodes sans qu'aucun ne demande de comptes à l'autre.

GreenPixie
* Ma mémoire sélective a tendance parfois à se souvenir beaucoup plus de scènes de jalousies (hélas cent fois vues et entendues, et qui m'agacent !) publiques et démonstratives (dans la rue ou dans une file d'attente de la Sncf, par exemple), et à se souvenir bien moins de couples naturellement indépendants mais pas démonstratifs.

C'est pourquoi avant de répondre j'ai cherché dans ma mémoire les couples exclusifs les plus indépendants que je connais ou ai connus.
Et j'ai toujours trouvé au moins un exemple de possessivité (disons-le comme ça puisque c'est plus clair) dans leur comportement.

Je n'ai pas dit que c'était systématique, mais qu'à un moment ou un autre, c'était arrivé et ç'avait été considéré comme "normal". Je ne dis pas non plus que ça a donné lieu à une scène...

bouquetfleuri
Et bien, ce sera "leur" polyamour, tout simplement le leur. Les critères pertinents dans cette affaire, à mon sens, sont l'absence de souffrance et la possibilité qu'ils se réservent et s'accordent de faire évoluer leur relation, non ?
La vie se chargera bien de régler tout cela au plus près de leurs aspirations

Je plussoie bouquetfleuri.

Deneb
Si l'exclusivité qualifie la relation amoureuse/sexuelle, (comme ton exemple mon «  amoureux exclusif ») nous étions bien un coupe monogame, donc exclusif !

Non, ce n'est pas ma définition. Un couple exclusif 'de fait' n'est pas nécessairement exclusif au sens où je l'entends.

Une relation exclusive suppose pour moi un certain nombre de mécanismes qui induisent une ou plusieurs des réactions que j'ai citées. Mais, j'ai du mal à définir plus précisément (peut-être à cause de la fatigue).

Pour ma part je pourrais très bien être exclusive "de fait" (une seule relation amoureuse et sexuelle) si cela se présentait, je n'en resterais pas moins polyamoureuse.

Deneb
il ne me semble pas que l’exclusivité donne, par essence, un «  droit de veto »

Je n'ai pas dit qu'elle le donnait automatiquement, j'ai plutôt dit que les protagonistes considéraient avoir ce droit de veto. En tout cas tous ceux que j'ai pu croiser (et j'ai beau chercher, je ne trouve pas de contre-exemple).

DMarkhan
il ne nous appartient pas de pousser un mono vers le polyamour "parce ce que c'est pour son bien".

Dit et redit sur ce forum depuis sa création (+)
Je ne peux que plussoyer.

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ScottBuckley

le mercredi 18 septembre 2013 à 00h20

@ Aviatha :

Bonsoir,

Sur un autre fil de discussion, tu sembles ne vraiment pas apprécier du tout ce qui est dit ici, dans ce fil de discussion " Toute sortie est définitive ? " , et je l'entends.

Mais :
- Vraiment, j'ai tenté de mon mieux de ne parler que de mon ressenti personnel, et des relations monoamoureuses que j'ai vécues par le passé (et j'ai fait de mon mieux pour ne pas déclarer : "chez tout le monde c'est comme ça le monoamour").

Si avec le recul, dans ma vie passée ma vie sentimentale monoamoureuse ressemblait un peu trop à un club de concert fermé, sombre, froid, c'est mon humble droit de regarder ma proprevie ainsi, et de critiquer ma vie.

Se regarder et se critiquer est même souvent un exercice salutaire, avant de regarder ou de critiquer les autres, et il me semble que cela se pratique aussi sur ce forum, depuis quelques années déjà.

- En venant sur un forum nommé polyamour.info, tu peux par avance t'attendre à trouver à la fois de la bienveillance (et il y en a beaucoup, non ? tu as toute ta place parmi nous à mon humble avis, et je te remercie d'être là), ... mais aussi à trouver et lire des critiques fortes voire parfois violentes du ou des formes de ' monoamour ' ...
... Et-ou aussi des critiques * vis-à-vis des formes de polyamory, et d'autres formes de relations, avec ou sans étiquette.
( * on sait le faire, et on doit continuer de s'auto-critiquer, sinon on ne serait plus tout à fait dans une discussion vivante, mais dans une religion )

C'est logique, non ?

>> En tout cas, si tu as des suggestions pour qu'à l'avenir tu te sentes plus à l'aise dans un fil de discussion, avec moins peut-être de caricatures du style : " des monstres cannibales égoïstes d'un côté, // des bisounours avec des papillons qui s'aiment tous de l'autre " (c'est une supposition que je fais), n'hésite pas à les proposer, je les lirai et les écouterai avec attention.

Et aussi, je tenais à dire ceci : il peut y avoir des souffrances à être une personne ' mono ' en relation avec une personne ' poly ', oui tout à fait, mais la souffrance (ni supérieure, ni inférieure, variable) peut bel et bien exister aussi chez cette personne poly...
... ET aussi chez bien d'autres ' polys ' et ' monos ', avec des cas de figures multiples et très différents les uns des autres.
Avec des schémas relationnels qui s'entrecroisent et tout.

Ni les polys ni les monos n'ont le monopole de la souffrance.

L'une des différences, peut-être forte, c'est que " L'amour " aujourd'hui a pour définition, dans la culture dominante : amour = monoamour, exclusif.

Dans + de 95% des films & séries que j'ai vues, y compris les soi-disant + " libérées " (ex. : Sex & the city, ou The L Word, assez monoformatées au final), c'est cette définition de l'amour exclusif qui l'emporte, et qui est sous-entendue presque à chaque fois.

Les autres formes d'amour sont le plus souvent reléguées au rang de formes mineures et marginales, d'expériences ratées, ou d'erreurs de casting.

Et pas " amour = (sur une palette de choix nombreux) : monoamour ou polyamours ou : autres options multiples & possibles à imaginer, à tenter " . Et c'est bien dommage.

Mais ce n'est pas toi Aviatha qui est responsable à toi toute seule de cette culture dominante du ' monoamour ' : on la "reçoit" sous cette forme, parce que l'on est né-e ici, dans un pays où c'est pour l'instant la norme dominante.

Donc quand je m'en prends à cette (fichue) culture dominante du ' monoamour ' (qui m'a fait mal dans ma vie sentimentale durant des années) ou à cette sombre salle de concert du groupe MonoLove, ne te sens Surtout pas visée.

Oui ça peut te paraître caricatural, parfois, nos ressentis, nos expressions, mais rencontre-nous dans la vraie vie (lors d'un café poly), et peut-être écoute aussi de visu ou de vive voix les souffrances que l'on a vécues, ou que l'on vit encore, pour en arriver là (avec parfois l'impossibilité de faire notre ' poly coming out ' auprès de notre famille).

Peut-être que cela t'aiderait à comprendre pourquoi on grossit (peut-être trop parfois ?) le trait.

Mon ressenti exprimé ici, c'est juste un ressenti parmi plein d'autres, sur un modeste forum parmi des millions d'autres blogs & forums, et c'est juste le mien de ressenti ce jour-là.

J'ai voulu le partager avec d'autres personnes lectrices du forum, mais sans aucune envie de blesser des personnes comme toi, qui ont déjà leur part.

Et j'espère bien pouvoir assez prochainement - un jour ?! - fumer le calumet de la paix entre personnes qui, qu'elles soient monos ou polys ou tout autre, se sentiront ENFIN ! plus libres de faire de Véritables choix affectifs & sentimentaux volontaires, librement consentis, sans la pression de la société,

et d'aller de l'avant ! .... OU même de revenir en arrière, si ça leur chante :-) !

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Profil

aviatha

le mercredi 18 septembre 2013 à 13h06

Ne t'en fais pas GreenPixie, ma sensibilité s'en remettra ^^
Nan, la plupart du temps ça va sans problème en fait, c'est juste ces derniers temps je voyais comme une accumulation de ce genre de "sorties", et qui, tant qu'elles étaient à valeur personnelle ne me dérangeaient pas (avant je me sentais comme ça, maintenant comme ça), mais qui se voulaient beaucoup "avis définitif sur la question".
C'est comme sur un autre fil je sais plus qui avait sorti "aimer une seule personne c'est un rétrécissement du cœur". Du tien, peut-être, laisse le mien en dehors de ça !
Bref. Sans compter que mes traitements sont pas encore très bien réglés, donc je dois être plus susceptible (je m'en rends pas bien compte en fait, c'est un peu difficile pour moi).
Et je te remercie pour l'invitation, même si fumer quoi que ce soit est interdit par mes docteurs, le cœur y est :-)

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