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Relation primaire, secondaire, tertiaire… J’aimerai « ranger * » mon cœur ce printemps ☺ !

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LuLutine

le vendredi 03 mai 2013 à 16h36

Comme tu le dis Cendre, il y a plusieurs échelles. En fait, une infinité !

Dans ces conditions (et ça rejoint une discussion que j'ai en ce moment avec un amoureux), il est impossible de classer les relations "dans l'absolu".

Soit tu choisis une seule échelle (Celle du désir sexuel par exemple : mais pourquoi celle-là ? J'aurais pu en prendre une autre et poser la même question bien sûr) ; soit tu admets que le fait qu'untel soit "devant" sur cette échelle par rapport à telautre ne fait pas de lui une relation "prioritaire" dans l'absolu, puisque sur d'autres échelles untel sera derrière telautre...

Si je veux partir en randonnée, je donnerai une priorité à truc plutôt qu'à bidule, parce que truc aime la randonnée et bidule moins, l'échelle utilisée étant "amour de la randonnée". Mais je vais être en mesure de faire un choix sur cet aspect précis. Pas sur le fait d'avoir une relation par exemple, parce que "avoir une relation", ce n'est pas aussi simple, c'est un agrégat de plein plein d'aspects différents.

De plus, je dirais que la position de chacun sur une échelle donnée bouge au cours du temps. Pour reprendre mon exemple plus haut, peut-être que 6 mois plus tard, truc en aura assez de la randonnée et l'aimera moins que bidule. Du coup ce jour-là, je proposerai plutôt à bidule de m'accompagner, ça me semblera parfaitement logique.

Notre esprit fonctionne comme ça, on a forcément une préférence à un moment donné, parce qu'on doit faire des choix. Consciemment ou non, il y a toujours un argument qui fait pencher la balance d'un côté ou d'un autre. L'erreur selon moi (faite notamment dans le cas de beaucoup de relations exclusives) est de refuser l'impermanence de ces choix, de vouloir à tout prix figer les choses une fois pour toutes, alors que ces choix devraient en fait pouvoir être sans cesse rediscutés.

Du coup, je trouve assez absurde de mettre des étiquettes qui vont s'envoler la minute suivante... :)

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Lili-Lutine

le vendredi 03 mai 2013 à 16h47

LuLutine

Du coup, je trouve assez absurde de mettre des étiquettes qui vont s'envoler la minute suivante... :)

Ah ah ah ça c’est sûr ! Mais mes relations avec ou sans étiquettes moi j’aime bien les garder longtemps :-D très longtemps , alors je ne les charge pas trop d’étiquettes , coller , recoller , décoller , ça use les étiquettes et peut être même les relations ? Vas savoir … (+)

Message modifié par son auteur il y a 11 jours.

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LuLutine

le vendredi 03 mai 2013 à 17h37

LiliLutine
moi j’aime bien les garder longtemps :-D très longtemps , alors je ne les charge pas trop d’étiquettes

Je crois que c'est très sain !

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Lili-Lutine

le samedi 04 mai 2013 à 10h11

LuLutine
Coucou LiliLutine,

Et bien chez moi c'est le grand bazar, ça ressemble plutôt à un champ de bataille....un peu comme mon appartement en ce moment (rangement et ménage de printemps obligent) ! ;)


Ce qui m’a plu, beaucoup interrogé et bien fait rire aussi, quand j’ai écrit ainsi sur les classements, c’est toutes les contradictions et les imperfections que j’ai découvertes, et qu’il peut se cacher au milieu du tout, plus ou moins sournoisement et même dangereusement parfois, des intentions ou des attentes, venant de soi ou de cette relation X ou Y , et si nous partageons avec elle le résultat de nos classements alors paf ça peut faire quelques dégâts !

Bof … il faut réparer après … ça peut faire mal, en soi.

Un peu le même constat il y a quelques mois avec l’idée des cases qu’un copain avait l’air de trouver à cette époque pratique pour lui, pour ranger ses relations, j’ai essayé aussi et j’ai découvert « grâce » à lui mes cases vides ☹ !

Bof d'un coup… ça fait triste … en soi.

Mon idée au départ, chez moi toute seule devant la définition proposé sur ce site, fut d’essayer de comprendre ce que pouvait « entendre » quelqu’un(e) qui pour la première fois vient ici et cherche quelques pistes de compréhension, quelques définitions aussi pour essayer de savoir peut-être qui ilelle est, ce qu’ilelle vit, des rassurances aussi parfois etc … et de me demander comment avec cette toute petite définition ainsi proposé il pouvait sereinement rester serein !

Je cite :

• Relation primaire qui implique un plus grand engagement
• Combinaisons d’engagements émotionnels et logistiques
• Règles limitatives sur les autres relations… arrêter une relation

Car même avec quelques vécus et donc un peu de pratique de ce fonctionnement poly, je ne peux décidément figer, limiter, combiner… même un court instant aucune de mes relations, quand bien même comme me l'a dit une personne « que je ne peux échapper à cela » et quand bien même il me dit aussi « sors toi ça de la tête », sa réponse me pose quelques problèmes, sortir de ma tête ce à quoi je ne peux échapper ? hahaha

Sauf à l’établir et à le dire, à me le dire en toute honnêteté ☺ Voilà j’ai trouvé !

Ce que j’ai appris aussi, récemment, c’est l’importance de LA place ah ah ah et ça c’est chouette !

Cette place qui n’est là pas quantitative ou figée aux regards des autres et de soi, mais bien celle du comment tu existes pour moi : toi et moi ? Du comment tu m’aimes : toi avec moi ? Du qu’est-ce que tu ressens pour moi : toi pour moi ? etc etc etc

Que le plus souvent (jamais j’ai pourtant envie d’écrire) il n’est question dans ces questions/attentes/besoins venant de soi ou de nos relations poly de se positionner par rapport à d’autres mais juste d’entendre : toi dis-moi comment tu m’aimes, chante moi la chanson de notre relation rien qu’à nous , encore et encore , toujours ☺ en boucle comme un mantra pour certains(es), plus lentement ou avec frénésie pour d’autres , même peut être jamais parfois.

Enfin là moi je me dis que c’est peut être ça le meilleur : de se dire comment on s’aime, non ?

Ça marche aussi avec les amis(es) je crois !

Je chemine, je chemine (+)

Message modifié par son auteur il y a 11 jours.

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Siestacorta

le samedi 04 mai 2013 à 10h31

Un truc qui peut vexer la personne qui se retrouve dans une case, c'est qu'elle entend autant ce que la société met sur l'étiquette que ce que tu y mets toi.
Je veux dire que la société surévalue l'amour et sous-évalue, par exemple, une relation érotique.

Alors, évidemment, "primaire" correspond généralement à "amour" et "secondaire" à "sentiments moins évidents", donc même en creusant la nature bénéfique de nos sentiments, ça peut être difficile.
Mais ce serait ignorer que pour un poly qui fonctionne en primaire + secondaire, le secondaire demeure indispensable. Il ne serait ni lui-même ni poly si il ne donnait pas une valeur essentielle à la personne concernée.

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Lili-Lutine

le samedi 04 mai 2013 à 11h46

Siestacorta

Mais ce serait ignorer que pour un poly qui fonctionne en primaire + secondaire, le secondaire demeure indispensable. Il ne serait ni lui-même ni poly si il ne donnait pas une valeur essentielle à la personne concernée.

Ah oui alors , très important de souligner cela , merci Siesta (+)

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LuLutine

le dimanche 05 mai 2013 à 05h00

Siestacorta
Un truc qui peut vexer la personne qui se retrouve dans une case, c'est qu'elle entend autant ce que la société met sur l'étiquette que ce que tu y mets toi.

Et oui, et je dirais même que souvent elle n'entend QUE ce que la société y met.
C'est une des raisons qui font que je me refuse à catégoriser mes relations comme "primaire", "secondaire", etc....même si au bout du compte, face à quelqu'un qui me dit "mais tu passes trois fois plus de temps avec trucmuche, donc c'est une relation primaire", ou "tu as des projets de vie avec bidule, et pas avec les autres, donc c'est ta relation primaire", face à ce genre de discours donc, je réponds souvent que "oui, de fait on peut le voir comme une relation primaire". Question de définition.

En revanche, ce qui est très important pour moi : ça ne veut pas dire que "j'aime moins" les autres. La différence de projets ou de temps passé, ou n'importe quelle différence (que ce soit la fréquence des rapports sexuels éventuels ou des sorties au ciné éventuelles !) ne justifie pas pour moi de "classer" ses relations. D'autant que ces différences résultent souvent d'une adaptation de la relation en fonction des souhaits et possibilités effectifs de chacun, et pas d'une adaptation au fait qu'il y ait une "relation primaire".

Quand j'étais très jeune, j'ai essayé de classer mes amis, du "meilleur" à celui qui était "sympa mais sans plus", et j'ai fini par trouver ça totalement absurde...
Alors oui, techniquement, j'aurais aussi pu les classer en fonction du temps que je passais avec eux (critère purement objectif s'il en est) ; mais on n'a pas toujours l'occasion de passer plus de temps avec celui qu'on estime son "meilleur" ami, alors quel aurait été l'intérêt de ce classement ?

Tout ça pour dire que je suis d'accord avec ceci :

Siestacorta
Mais ce serait ignorer que pour un poly qui fonctionne en primaire + secondaire, le secondaire demeure indispensable. Il ne serait ni lui-même ni poly si il ne donnait pas une valeur essentielle à la personne concernée.

Et j'ajouterai pour faire un parallèle concret sur l'exemple donné plus haut (les amis) que l'un de mes "meilleurs" amis (du moins, que je pourrais désigner comme tel selon certains critères : compréhension et tolérance, écoute, soutien en cas de difficultés...et satisfaction par rapport à la relation, plus simplement), je le vois peut-être une fois par an. Avec de la chance. Et je ne peux pas dire que ce n'est pas quelqu'un d'important dans ma vie !

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Abel

le dimanche 12 mai 2013 à 11h32

Ce que j'ai écrit j'aurai dû l'écrire ici.
Désolé, c'est qu'à force de surfer sur les multiples fils de discussion de ce forum, qui se croisent, qui s’emmêlent...

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Lili-Lutine

le lundi 12 octobre 2020 à 11h38

...

Message modifié par son auteur il y a 10 jours.

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Siestacorta

le lundi 12 octobre 2020 à 12h58

En repassant par ce fil aussi :-)

En fait, quand on dit "primaire" ou "secondaire", on ne le dit pas seul, ce n'est pas forcément quelqu'un dans la relation primaire qui décrète qu'il n'y en a pas en fait, ou qu'il y en a une.

Assumer ces termes, si on y pense, ça vient dans un deuxième temps. Bien sûr, si on les utilise comme cadre, ça institutionnalise la forme des relations en question. Mais au fond, si on parle ainsi c'est aussi qu'il y a eu des gens pour dire "tu me donnes moins" (de temps, d'attention, whatever), ou pour dire qu'il ressent qu'il n'a pas les autant de pouvoir d'impact dans une relation poly.
On va pas les priver de ce point de vue d'un tour de passe-passe sémantique, ou en leur disant que c'est vachement mieux d'utiliser que les mots qu'on trouve plus émancipateurs...

Et même si j'entends le discours non-hiérarchique, et y voit énormément d'intérêt, je trouve que rejeter les descriptifs "primaire" ou "secondaire" dans le poly, et pas nommer des façons de vivre, c'est nier des ressentis, des situations de partenaires. Tout comme donner aux mêmes mots une unique portée autoréalisatrice, d'ailleurs.

J'ai pas un avis super simple sur ce thème (ça me change...), mais j'ai beaucoup de mal avec l'idée de tenter d'éthique-washer un réel avec un choix ou un filtre (une hiérarchie morale...) de mots, plutôt que de s'intéresser à ce qui est voulu, vécu, actuel ou projetable. Faire de l'éthique très verbale, en niant des hiérarchies qui vont être ressenties même si pas nommées (et elle seront pas toujours mal vécues, mais juste ne pas utiliser certains mots pour dire qu'elles sont là n'améliore rien), ou la fluidité des situations dans le temps ("bien sûr nous sommes la relation primaire abracadabra ça permet de gérer tout ce qui arrivera ensuite de dire ça maintenant").

J'aime les mots, j'aime qu'il y en ait plein pour décrire précisément, et j'ai pas peur de mal dire ; parce qu'en mettant beaucoup d'étiquettes plus ou moins décollables, je cherche à dire plus. Alors choisir le meilleur et confondre les conséquences éthiques du mot et celles d'une pratique qu'il désigne... gnnn. Avapa. On se prive d'un truc, et soit en survalorisant un mot, soit en refusant d'en entendre d'autres, on se facilite pas tellement la vie.

Message modifié par son auteur il y a 11 jours.

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