Participation aux discussions
Discussion : Comment faire face à l'insécurité affective ?
Alabama
le mardi 28 mars 2023 à 19h11
Je dirais que ma seule ressource contre cela, c’est de prendre du temps, beaux de temps, pour traverser les émotions et essayer de comprendre ce qu’elles ont à me dire. C’est à dire les vivre sans chercher à les refouler, laisser la vague passer. Et regarder le réel. Me redemander sans cesse : qu’est-ce que je veux ? Quels sont mes besoins ? Est-ce que cette relation répond à ces besoins ? Si la réponse est non à certains endroits , le regarder et assimiler cette réalité, afin de ne pas rester dans une sortie d’illusion que un jour ça va en être autrement.
À partir de là, qu’est-ce que je fais avec la situation. Des aménagements sont ils possibles? Quels actes je peux poser pour me sentir mieux ? Quelles autres relations (y compris celle avec moi-même) peut m’apporter les choses qui me manquent ?
Discussion : Début histoire « sérieuse » et amants préexistants
Alabama
le lundi 27 mars 2023 à 08h26
Je pense que tu te retrouves à anticiper ses réactions sans savoir ce qu’elles seraient, et du coup ça prend beaucoup de place. Tu lui as déjà dit assez clairement que tu as d’autres amants.
Ne pense tu pas que sa part à lui serait de te questionner s’il souhaite en savoir plus ? Moi je le ferais immédiatement, pour avoir une idée du tableau. Donc peut-être lâcher prise déjà en en prenant pas à ton compte ce qui n’est pas entièrement de ta responsabilité : vous êtes deux.
Ensuite si tu as besoin de clarifier les choses pour être plus à l’aise : provoque une discussion sur le sujet. Et donne un peu plus de détails. Si ça ne lui allait pas il aurait déjà fui vers d’autres contrées. Et s’il est dans le déni eh bien il ne pourra plus l’être suite à la discussion et s’il continue d’y être tu ne peux pas faire grand chose de plus.
Pour l’asymétrie : s’il n’a pas le temps d’avoir d’autres relations ce n’est pas de ton fait non plus. Donc je dirais que tu n’as pas à porter cette responsabilité non plus. Si, un jour, ça pose problème il pourra te le dire et vous pourrez en discuter.
Pour terminer, je dirais que tu culpabilises alors que tu as été transparent·e. Pour l’instant tu fais plutôt les choses très bien. Ce n’est pas à toi de tout porter en terme de responsabilité, encore une fois vous êtes deux adultes s’engageant sciemment ensemble dans une relation amoureuse. Laisse lui sa part. A ta place je pense que je me concentrerais plutôt sur mes propres besoins, comment faire pour qu’il n’y ait pas de se sensation d’étouffement notamment.
Et sinon oui, les relations sans sentiment amoureux c’est quand même vachement plus simple 😂. Mais je crois qu’en tant qu’humains on aime bien se compliquer la vie 😁
Discussion : Se désengager d'une relation
Alabama
le dimanche 26 mars 2023 à 16h09
Se désengager pour moi dans le cas présent ça veut dire que je ne fournis plus aucun effort. Donc je n’irai pas vers lui pour caler une date à laquelle se voir, je ne ferai pas de trajet jusqu’à chez lui (car ça me demande beaucoup en terme d’orga + argent + fatigue, pour peu de temps puisqu’il bosse toute la semaine), je ne relancerai pas pour les meta discussions (on a un accord sur une fréquence et sur le fait que c’est chacun son tour pour gérer le jour, l’horaire et le thème de la discussion). Ça veut dire aussi, par ricochet, que je ne me projette plus trop, que ça donne que j’ai moins envie d’appeler donc à présent c’est surtout lui qui demande à ce qu’on s’appelle (pour moi ça fait partie du travail de toute relation que d’entretenir à distance).
Les messages je m’investis moins dedans ou quand j’ai un truc à raconter c’est moins vers lui que je vais aller car le temps de réaction est trop long pour moi. Je me demandais si c’était subjectif mais j’ai comparé avec mes autres relations très proches et non c’est pas juste moi qui tripe: quand je raconte la même chose à quelqu’un d’autre le retour se fait généralement dans la journée, parfois plus mais ça reste exceptionnel et quand c’est trop récurent je désinvestis également la communication par message avec ces personne (plus facilement étant donné qu’il n’y a pas d’enjeu amoureux). Ok c’est son rythme à lui je le prends pas pour moi mais ça me décourage. C’est trop éloigné du mien pour que j’y trouve mon compte.
Discussion : Se désengager d'une relation
Alabama
le dimanche 26 mars 2023 à 10h45
Merci georgyporgy pour ton retour. Clarifier pour moi-même tout ce qui ne me convient pas dans la relation l’anode effectivement à être plus sereine même si ce n’est pas toujours joyeux.
Après deux semaines de processus, avec des moments très sereins, d’autres un peu moins, j’ai fini par exprimer mes conclusions aux principal intéressé hier.
J’ai nommé ce qui de fait, ne me convient pas dans la relation. J’ai dit que je ne voulais plus lui demander quoi que ce soit pour essayer de rééquilibrer les choses. Mais que moi je me désengage. Que je ne veux plus faire d’efforts. Que de toutes façons la relation va vivre en fonction de son rythme et qu’en échange de ça, je pense que c’est à lui de gérer. Les dates pour se voir, les trajets, lancer les discussions importantes. Moi pour l’instant j’ai plus envie car j’ai le sentiment d’y mettre trop d’énergie et de me fatiguer. Je lui ai aussi dit que bien que je suis blasée je ne m’attends à rien de spécial. C’est une vraie tentative de lâcher prise, il avait peur que je l’attende au tournant.
Il est ok de tout gérer. C’est une belle surprise. Qui m’a réconfortée. Et qui va me faciliter le fait de ne plus rien attendre de la relation. Mon but étant de me contenter avec joie de ce qu’il y aura (les moments qu’on passe ensemble sont juste géniaux, les discussions aussi, et j’aime l’idée qu’il continue à faire partie de ma vie). Je ne sais pas si ça va fonctionner. C’est un pari de ma part, je veux expérimenter autre chose que ce que je connais : je suis fatiguée de me lancer dans une relation amoureuse, voir que ça ne me convient pas et quitter. Je veux voir si mon bien être peut être atteint sans rompre et recommencer ailleurs. Ce qui ne m’empêchera pas par contre de me lancer dans une autre relation plus proche géographiquement si cela se présente .
Message modifié par son auteur il y a 3 ans.
Discussion : Se désengager d'une relation
Alabama
le lundi 20 mars 2023 à 11h58
@Caoline : peu importe que les situations soient comme la mienne ou non !
Je trouve cela vraiment instructif de lire les expériences des autres. Je trouve ça merveilleux que tu aies réussi, plus ou moins fluidement, à vivre des relations où les besoins des unes et des autres ont fluctué, et où un équilibre à été trouvé. Ça m'aide de voir que d'autres y arrivent, même en galérant un peu. En réalité, on est dans un monde où la norme reste le couple hétéro fusionnel et monogame, et les exemples manquent. Lorsque j'ai cherché sur internet des pistes concernant le fait de vivre une relation à distance, tout ce que je trouvais ne pouvait pas vraiment convenir pour ma relation (type, maintenir une forme du fusion mais à distance, notamment des idées comme regarder un film au même moment, etc... non pas que je trouve ça pas bien, mais ce n'est pas ça que je cherchais).
@Topper : c'est très troublant pour moi de me reconnaître autant dans ce que tu dis (hormis la difficulté à rencontrer de nouvelles personnes, je suis très clairement plus sociable que toi).
Mais tout le reste, le processus dont tu parles, d'introspection qui peut durer quelques heures à quelques semaines, ici dans mon cas, ça fait une semaine et je commence à me sentir très bien, et à être très heureuse de ce que ce passage m'apprend et comment je peux moi aussi gagner en liberté en prenant de la distance, comment ça me fait du bien de me "décoller" de ce qui se passe dans la relation, sans passer forcément par le dialogue avec l'autre.
Habituellement, je suis un être de communication et j'ai tendance à être très transparente. J'apprends avec cet épisode, à garder aussi des choses pour moi, que ce n'est pas forcément nécessaire de tout partager avec l'autre. Souvent, je veux être transparente pour des raisons éthiques, pour que l'autre ne souffre pas (là, de ma prise de distance). Mais je crois que parfois, j'anticipe trop, et que c'est bien aussi de penser à soi et si l'autre ne le vit pas bien, il est adulte et peut aussi le formuler si c'est le cas.
Ça me rassure de voir que pour toi, ça marche.
Ma crainte, c'est que ça aille mieux là tout de suite, mais que dans le fond, rien ne soit réglé, et que ça redémarre dans 3 semaines. J'espère que non !
Je me suis mise à rediriger une partie de l'énergie libérée, vers d'autres personnes proches. J'ai même soumis l'idée de se pacser à une très bonne amie, et que ça se fasse ou non, juste l'idée de pouvoir partager cette aspiration, et que ce soit hors relation amoureuse, me donne beaucoup de joie :)
Discussion : Se désengager d'une relation
Alabama
le dimanche 19 mars 2023 à 21h18
@Topper : Merci énormément pour ta réponse.
Je me reconnais dans beaucoup de choses que tu dis, et notamment, comme toi
- je m'investis beaucoup, je donne beaucoup et j'attends aussi beaucoup (notamment en terme de méta-relation)
- je suis constante et je trouve ça troublant quand les gens diminuent leur investissement dans la relation, bien que je n'ai pas remarqué que c'était systématique.
Du coup, si tu as réussi à te désengager sans trop galérer, je devrais aussi pouvoir y arriver, et ça, c'est très enthousiasmant.
D'ailleurs, pour l'instant, ça se passe bien. En fait je me rends compte que quitte à ce que ça ne soit pas à la hauteur de ce que je souhaite, c'est beaucoup plus facile pour moi de carrément communiquer beaucoup, beaucoup moins. Comme ça la relation est moins présente dans ma tête, j'ai moins d'attentes.
J'ai plutôt aussi décidé de ne pas aborder le sujet. Je fatigue de jouer le mauvais rôle dans la relation. J'ai décidé qu'après tout, ça ne lui poserait peut-être aucun problème bien au contraire, et que si ça lui pose problème, ce sera à son tour de dire que y a un truc qui lui va pas. Moi ça me met grave en joie pour une fois de ne pas me soucier de faire attention à l'autre, et de simplement faire des choix qui moi me conviennent, tout comme lui le fait pour lui-même. C'est nouveau, et c'est grave plaisant !
Comme toi, je fais en sorte de plus me concentrer sur ma vie, mes autres relations. Je ne sais pas du tout si je vais être en capacité de tenir ça à moyen et long terme, j'ai peur que ça me fasse souffrir, que mes attentes ressurgissent etc... mais ça vaut le coup de tenter.
Comme toi aussi, je n'ai aucune envie que l'autre se force pour moi. Bien que je trouve normal de faire certains efforts : pour s'accomoder les uns avec les autres ça me paraît indispensable. Mais en tous cas, aucune envie que quelqu'un doive faire "trop" d'efforts pour que moi je me sente bien.
Topper
Dans la pratique, c'est pas parce que quelqu'un prend de la distance qu'elle a plus envie d'être avec moi, mais je suis le même principe. Elle y met moins de temps, d'énergie, d'implication. Je fais donc en sorte d'équilibrer le temps, l'énergie et l'implication que j'y mets. Pour autant, cela ne change pas forcément l'intérêt que j'ai pour la personne ou l'estime que je lui porte.Simplement, les moments où mon attention n'est pas portée sur la personne, au lieu qu'ils durent 15 minutes ou une heure ou cinq heures, ils vont durer une journée, deux jours ou deux semaines... C'est du temps disponible pour d'autres choses ou d'autres personnes.
C'est exactement ce que j'ai envie d'apprendre à faire.
Ma question c'est, as-tu réussi à faire ça fluidement ? Ou au début as-tu dû te faire un peu violence, ou avoir recours à des stratégies ? Comme voir plus de monde que d'habitude, occuper ton temps plus que d'habitude, ou je ne sais quoi d'autre ?
Message modifié par son auteur il y a 3 ans.
Discussion : Se désengager d'une relation
Alabama
le dimanche 19 mars 2023 à 11h27
Contexte :
Je suis en relation amoureuse/sexuelle non-exclusive avec une seule personne, et je me considère plus ou moins comme anarchiste relationnelle ou solopoly (je ne souhaite pas habiter avec un·e amoureux·se et ma vie est indépendante de mes relations amoureuses).
Dans l'idéal, j'aimerais déconstruire beaucoup de choses du couple classique, mais dans les faits, j'ai encore des besoins assez élevés en terme d'intensité et de proximité.
La relation amoureuse que je vis, est tout le contraire de ce dont j'ai envie.
Je veux une relation de proximité, mon amoureux était à 70 bornes, et il vient de déménager à + de 300km.
Si on est à distance, je veux une communication régulière et fluide, du style une réponse à mes message en 24h grand max, et qu'il y ait une envie des deux côtés de prendre des nouvelles, de s'appeler etc... Dans les faits, mon amoureux est un solitaire, et moins on communique à distance mieux il se porte. Il est quand même à l'initiative qu'on s'appelle de temps à autre
Je veux être en relation avec quelqu'un qui a beaucoup de temps dans sa vie car moi-même j'en ai beaucoup, et les relations, qu'elles soient "amoureuses" ou non, occupent une place centrale dans ma vie. Lui, a un boulot à plein temps depuis quelques mois, la cause du déménagement, il est débordé, et par ailleurs ça ne le dérange pas de voir les gens 1 fois tous les 3 mois. Bon me concernant il a quand même envie de me voir plus souvent que ça, mais c'est très limité : il n'y a que les week-ends, et moi j'élève seule ma fille, je suis peu mobile.
Bref. Pourquoi je continue me direz-vous ? Ben parce que c'est une chouette personne, que j'apprécie énormément les moments passés ensemble, qu'on a des discussions de qualité, etc.
Actuellement, je ne sais plus trop ce que je veux dans cette relation. J'ai réalisé qu'il est grand temps que je me recentre sur ma vie, que j'accorde beaucoup moins d'importance à cette relation (même si bon, je n'avais pas mis ma vie de côté loin s'en faut).
Mais en suis-je même capable ? Ça c'est ce que ma tête veut, est-ce que mes émotions vont suivre ? Je n'en sais rien à ce stade. Pour l'instant j'ai juste décidé de me mettre en retrait. Je n'en ai pas encore parlé à l'intéressé.
J'ai envie de réussir à ranger cette relation, dans le tiroir des mes relations importantes et chouettes, à distance. Ces relations que je chéris vraiment beaucoup, mais auxquelles je consacre peu de temps mental, et où j'ai réussi à passer au-dessus de la tristesse/frustration que les personnes partent loin. Bref, j'aimerais avoir le détachement dans cette relation amoureuse, que j'ai dans mes relations où il y a un fort sentiment d'amour mais pas de dépendance affective.
J'ai envie non pas de conseils sur quoi faire, mais de retours d'expérience.
Y a t'il des gens ici qui ont réussi à se désengager sainement d'une relation amoureuse ? Si oui, qu'avez-vous fait concrètement pour y arriver et que ça devienne quelque chose de serein ? Je veux bien aussi des retours d'expérience de personnes qui ont essayé des choses et finalement n'ont pas réussi, ça peut être intéressant aussi.
Message modifié par son auteur il y a 3 ans.
Discussion : Se revendiquer bienveillant ou éthique
Alabama
le mercredi 15 mars 2023 à 20h20
J’ai la même défiance que toi @Ella-Lutine.
Exactement comme sur les profils d’appli de rencontre quand je lis que le mec est « attentionné, bienveillant, très à l’écoute ».
C’est carrément un red flag pour moi, et #MMM dont j’ai dû chercher la réf n’ayant pas Instagram en est un aussi depuis que je le vois fleurir sur des profils de types qui n’ont pas l’air le moins du monde déconstruit . Mais bon j’ai énormément de red flags, comme les mecs en couple polyamoureux, c’est red flag aussi, je ne leur fais pas confiance sur leur transparence vis à vis de leur compagne. Ça va énerver des gens ici mais tant pis 😂
les mecs « féministes » sont aussi des red flags. Soit ils sont juste ennuyeux à me parler de féminisme au premier date et à ne parler que de ça (pour dire des trucs que je sais mieux qu’eux non merci), soit ils ont carrément des comportements super toxiques. Je me souviens d’un sondage qui l’avait même « prouvé ». On demandait à des gens si un homme harcelant une femme sans soutif avait des circonstances atténuantes. Les hommes se disant féministes étaient plus nombreux à penser que oui que les hommes ne se reconnaissant pas comme féministes 🤪
Bref, comme tu le dis, je pense que toutes ces choses ne peuvent se décréter, d’ailleurs je déteste la notion de « safe Space » car pour moi ça n’existe pas.
Je suis beaucoup plus rassurée quand je vois un texte qui explique comment on va essayer de limiter les pb, et quels sont les outils au cas où, justement, ça arrive.
Discussion : [Vidéo] Amélie : comment répondre à mes besoins ? du 14 février 2023 Durée 1h20
Alabama
le jeudi 16 février 2023 à 22h20
Je l'ai écouté aujourd'hui, je suis tombée sur cette chaîne youtube par le hasard des pérégrinations et c'est vraiment très chouette ! Je me reconnais beaucoup dans les questionnements de la youtubeuse :)
Discussion : [Blog] Le coeur et la raison, réflexions féministes sur les relations affectives (nouveau blog)
Alabama
le mardi 24 janvier 2023 à 21h05
Bonjour :)
Je me permets de mettre ici un lien vers le blog que j'ai décidé de mettre en ligne, sur les relations affectives, d'un point de vue féministe.
Il est ouvert aux contributions !
Le coeur et la raison
Discussion : Peur que l'autre soit plus épanouie sexuellement avec un autre
Alabama
le dimanche 25 décembre 2022 à 18h47
Je pense très sincèrement, de part mon expérience, qu’il ne peut pas y avoir de meilleur coup qu’un autre si la communication est très ouverte, si l’un et l’autre vous faites le travail nécessaire pour être au plus proche de vos sensations et émotions.
J’ai une expérience vraiment grande au niveau sexuel, pas forcément en terme de pratiques mais en terme de nombre de partenaires. Je me connais bien . Et sincèrement, le meilleurs coups sont tout simplement les personnes qui sont introspectives, à l’écoute de l’autre pas seulement cognitivement mais aussi corporellement et émotionnellement. Mais il faut aussi se connaître soi-même. Alors effectivement si on se connaît mal on peut un jour tomber sur quelqu’un de particulièrement à l’écoute qui va nous faire vivre un moment incroyable.
Mais à partir du moment où l’on discute profondément, où l’on prend un réel plaisir à donner du plaisir à l’autre, à moins d’une compatibilité incroyable, pas impossible mais ça ne m’est jamais arrivé je veux je veux bien qu’on me raconte 😅, c’est la communication et l’attention qui font tout. Et selon les personnes oui certaines pratiques sont plus plaisantes que d’autres.
Mais peut-être qu’effectivement le meilleur chemin c’est que tu puisses accepter l’idée que quelqu’un soit un meilleur coup. Ou apprendre à ne pas te définir uniquement par cela, réussir à valoriser tout ce que ta compagne apprécie déjà chez toi. Appréciée ce qui existe plutôt qu’imaginer le pire.
Discussion : Changer de paradigme (relationnel)
Alabama
le samedi 24 décembre 2022 à 13h04
J’espère grandement que tu vas le faire !!! Si c’est en ligne via un blog je le lirai avec grand plaisir.
Discussion : L'abscence de compersion révèle t-elle une abscence d'amour ?
Alabama
le vendredi 23 décembre 2022 à 11h35
Pourrais-tu dire en quoi ce dont tu parles est différent de l’anarchie relationnelle ?
Discussion : L'abscence de compersion révèle t-elle une abscence d'amour ?
Alabama
le vendredi 23 décembre 2022 à 11h31
Je pense aux personnes dépendantes : enfants, vieux, personnes handicapées, ou tout simplement les personnes qui passent une mauvaise phase et dont nous sommes les proches.
Discussion : L'abscence de compersion révèle t-elle une abscence d'amour ?
Alabama
le vendredi 23 décembre 2022 à 09h54
Artichaut
J'ai +envie de douceur des liens que de la liberté (la mienne et celles des autres).
Eh bien on se retrouve là dessus.
Peut-être faudrait-il définir le mot liberté : pour moi il est indissociable de l’amour, car la liberté sans l’amour c’est de l’égotisme. Donc je ne parle pas uniquement de la liberté d’avoir d’autres relations amoureuses et de les collectionner mais plutôt de la liberté d’être un être humain qui a une vie riche de relations, de projets, et qu’il n’y a rien de plus triste pour moi que de mettre sur le dos de l’amour la volonté d’empêcher cela.
Alors certes selon le genre, la liberté n’a effectivement pas le même sens concret. Peut-être parce que l’on incite la liberté sans les responsabilités chez les hommes. Mais est-ce une réelle liberté ? Pour moi non : ma liberté c’est comment je trace mon propre chemin avec les contraintes de la vie et non en les ignorant. Les contraintes sont parfois joyeuses: ce sont des liens d’amour choisis, et parfois moins, ce sont des devoirs envers des personnes qui nous entourent.
Je ne crois pas du tout à une liberté au dépens des autres : dans ce cas ça s’appelle de l’exploitation. Au niveau mondial ça s’appelle le capitalisme ou le colonialisme. Rien à voir avec la liberté. Moi dans liberté j’entends amour et responsabilité.
Je m’éloigne du sujet mais je trouve ça passionnant ces questions.
Quant à l’indifférence : ma foi je suis tout sauf indifférente alors je me suis peut-être mal exprimée. La compersion dans le cadre amoureux ne m’est pas si facile. Pour autant je ne suis pas du tout indifférente : ça me fait sacrément travailler.
Oui nous sommes déjà compersives dans nos vies, avec nos amies et nos enfants notamment. Et ça me trouble à plein de moments de voir que c’est bien moins simple en relation amoureuse pour moi et pour plein de gens. Et effectivement nous sommes déjà polyamoureuses. Je te rejoins là dessus.
Discussion : Peur que l'autre soit plus épanouie sexuellement avec un autre
Alabama
le mercredi 21 décembre 2022 à 10h38
Je pense que beaucoup d’hommes vivent cela mais ne l’expriment peut-être pas aussi clairement que toi ou préfèrent ne pas le voir ou cacher cela derrière d’autres causes. je comprends que tu aies besoin de pouvoir partager avec des personnes qui vivent la même chose. Peut-être peux tu te créer un compte pour qu’ils puissent te contacter en privé ?
Se laisser traverser c’est par exemple quand tu sens l’émotion venir, te poser dans le lit ou le canapé et ne plus rien faire d’autre que sentir comment l’émotion traverse ton corps : est-ce qu’il y a de sensations comme mal au ventre, gorge nouée ou autre. Une forme de méditation sur l’émotion. Et si des envies viennent de pleurer, crier, bouger, les laisser exister. Bref débrancher un peu la tête qui cherche des solutions ou ressasse pour écouter ce que le corps raconte.
L’émotion est fugace, le ressassement lié au refoulement de l’émotion peut lui être éternel. En prenant le temps de traverser les émotions, les exprimer, on se donne la possibilité que ça dure moins longtemps. Après ce n’est pas magique non plus et Cômme tu dis, améliorer l’estime de soi demande du temps et de la patience, et apprendre à se laisser traverser par les émotions peut être assez long aussi (mais quand même plus facilement accessible que l’estime de soi dans l’immédiat).
Discussion : L'abscence de compersion révèle t-elle une abscence d'amour ?
Alabama
le mercredi 21 décembre 2022 à 10h27
Je repense à cette histoire de compersion.
A te lire parfois @artichaut , je ressens de la pression ou je pourrais avoir l’impression que je ne suis pas polyamoureuse ou une mauvaise polyamoureuse parce que je n’ai pas, à priori, beaucoup d’enthousiasme à l’idée que mon/ma partenaire ait d’autres amoureux.se.s.
Je m’en détache heureusement.
Je vois la compersion dans ce cadre précis comme un horizon, que j’aimerais beaucoup atteindre mais qui n’enlève rien au fait que je suis poly. Bon d’ailleurs je l’atteint à plein de moments, mais ce n’est pas encore le sentiment dominant.
Le mettre comme préalable je trouve cela extrêmement dur, et surtout une manière de nier tout le bagage culturel avec lequel nous entrons dans nos relations. Et je sais que c’est justement à cause de cela que tu proposes une forme de « fluidité relationnelle » ou une « deconstruction des normes relationnelles ».
Suite à des échanges avec toi je me suis justement demandé pourquoi je voulais plutôt être dans des relations poly (c’est marrant pour moi c’est plus la relation qui est poly ou non que les personnes).
Ce qui m’intéresse dans le polyamour c’est la possibilité de déconstruire, pas à pas, les normes dans lesquelles on baigne. Au tout début quand j’avais 19 ans, j’avais surtout envie de pouvoir explorer : mon partenaire étant monogame ça n’a été possible qu’en étant infidèle ou dans les moments de rupture.
Mais quand j’ai réellement commencé à avoir des relations ouvertes consensuelles, l’intérêt que j’y trouvais c’était de ne plus être dans l’ascenseur relationnel et de pouvoir inventer chaque relation de manière indépendante .
Puis maintenant, ce n’est plus de pouvoir avoir plusieurs relations amoureuses qui me fait aimer ma relation poly (même si clairement, être libre de le faire m’apporte un bien être énorme), de toutes façons je n’ai pas tellement de place dans ma vie pour multiplier les difficultés 😅, mais c’est plutôt mon amour pour la liberté : j’aime me sentir libre et j’aime relationner avec des personnes libres . Et la liberté pour moi est au-dessus du reste : les relations où l’on s’interdit trop de choses me paraissent mortifères à la longue et je m’y sens à l’étroit. Je suis même potentiellement plus jalouse en monogamie, puisque c’est moi OU les autres et non moi ET possiblement les autres.
Donc être poly pour moi c’est aimer la liberté : la mienne et celles des autres, même si c’est parfois dur à accepter et que ça m’oblige à de la deconstruction ou que ça me fait vivre des instants de jalousie. Je n’en suis pas rendue à être heureuse que l’autre puisse avoir d’autres amoureux.ses, mais je suis heureuse que l’autre soit libre d’en avoir. Je suis heureuse d’aimer une personne pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle me promet. Et je pense que c’est une définition du polyamour tout aussi valable. Si un jour je deviens grandement compersive eh ba ce sera super, mais y a rien d’obligatoire.
Je me demande si par non-compersion parfois il n’y a pas confusion avec hostilité. On peut être peu compersive mais pas hostile.
L’endroit moi où je me sens compersive, c’est quand la personne me raconte : j’aime globalement qu’on me raconte des histoires et si en plus c’est des histoires de rencontre potentiellement amoureuse j’aime encore plus. Ce qui ne m’empêchera pas, dans le fond, d’être jalouse et donc d’avoir au fond une exigence d’enfant d’être le centre du monde de l’autre.
L’enthousiasme que je peux avoir à ce que l’autre fasse d’autres rencontres, c’est que je sais que ça va me et nous permettre d’avancer sur le chemin, et ça ça me rend très enthousiaste, bien plus que le fait que l’autre vive de belles relations. En somme mon enthousiasme est égoïste mais c’est pas grave je le vis bien 😂.
C’est un enthousiasme pour le cheminement.
Message modifié par son auteur il y a 3 ans.
Discussion : Peur que l'autre soit plus épanouie sexuellement avec un autre
Alabama
le mercredi 21 décembre 2022 à 09h58
Je pense qu’il faut te poser des questions sur ton estime de toi.
Je ne crois pas qu’il soit sain d’avoir sans cesse besoin de se comparer, de savoir qui est meilleur sur quoi.
De mon expérience, même si certains sexes me font plus d’effet que d’autres, ça n’a jamais été déterminant sur la qualité de la relation, qu’elle soit sexuelle ou sentimentale.
Tu parles de pression de performance, et à te lire tu as effectivement les deux pieds dedans. Il pourrait être intéressant d’aller déconstruire cela, notamment parce que c’est un des éléments du patriarcat et que c’est tout sauf souhaitable pour une véritable égalité hommes/femmes.
Il n’y a rien d’inéluctable là dessus. Je ne dis pas que ça peut facilement complètement disparaître mais la pression peut être réduite à une portion congrue qui fait qu’elle n’est pas aussi déterminante dans le renforcement de l’ego.
Tes peurs sont des peurs d’anticipation, de quelque chose qui n’existe pas pour le moment. Donc la question c’est comment tu peux faire pour que ces peurs ne prennent pas le dessus ?
Je vais être triviale mais est-ce que tu pleures ? Est-ce que tu te laisses vraiment vivre cette peur, sans essayer de la juguler, sans chercher de solution dans l’immédiat, juste la laisser te traverser ?
Ensuite, soit tu arrives toi à consolider ton estime de toi-même et alors tu pourras vivre moins mal le fait qu’elle ait d’autres partenaires, soit c’est vraiment trop difficile ou inenvisageable et dans ce cas vous pouvez revenir à une relation monogame, ou vous séparer.
Message modifié par son auteur il y a 3 ans.
Discussion : Changer de paradigme (relationnel)
Alabama
le mercredi 21 décembre 2022 à 09h45
Sur la compersion : je suis d’accord avec toi qu’on en vit déjà etc.
Mais comme on est formatés, on ne peut pas « juste » décider d’en vivre aussi quand le/la partenaire fait du sexe ailleurs. Et je trouve plutôt intéressant la relation poly pour cela : c’est le seul endroit où je peux travailler ma jalousie sur cet angle précis. Je ne peux pas le faire dans mes amitiés car je n’ai aucune jalousie si ma super pote a trouvé un amant. Par contre je peux être jalouse si ma super pote a trouvé une autre super pote. Et donc je vais pouvoir m’exercer à cet endroit là à parler de ma jalousie et ce sera déjà quelque chose. Mais ça ne m’empêchera nullement d’être jalouse quand un.e amoureux.se aura un.e autre amoureux.se.
En fait je suis d’accord avec tout ce que tu dis mais la dimension que je ne comprends pas, c’est pourquoi ne pas rechercher de relation romantico-sexuelle, pourquoi mettre ce type de relation hors de l’expérimentation ? Mais j’ai peut-être mal compris.
Discussion : Changer de paradigme (relationnel)
Alabama
le mercredi 21 décembre 2022 à 09h37
Artichaut
Mais alors pourquoi est-ce si compliqué de vivres des relations ?
Mon hypothèse c'est qu'on est complétement aveuglé par ce qu'on croit être des besoins vitaux, des passages obligés, des étapes indispensables, ou des minimums nécessaires …et que pour une grande part on se fourvoie soi-même dans ce qui deviendra nos tombeaux affectifs. Et que +on tente d'en sortir, +on s'enfonce (et même on enfonce les autres avec).
Je trouve ta réflexion globalement super intéressante et je vais moi-même vers ce re-calibrage de mes relations affectives.
Pourtant je ne fais pas la conclusion que l’on s’aveugle avec des besoins vitaux, enfin je ne le vis pas tout à fait pareil.
Je pense que si besoin il y a, c’est intéressant de vraiment le regarder, le comprendre, le sentir. Et parfois , le besoin d’une relation romantico-sexuelle est un vrai besoin. Pour moi cela a été salvateur d’être pragmatique là dessus et d’admettre que bah oui, j’ai un manque à ce niveau-là, même si je le niais. Et clairement ce n’est pas un besoin vital, mais ça reste un besoin quand même. La question c’est que met-on derrière « relation romatico-sexuelle », que veut-on précisément ?
Là où l’on se fourvoie la plupart du temps c’est qu’on ne prend pas le temps de définir pour soi, même juste au travers de sensations corporelles, qu’est-ce qu’on recherche au juste.
Il peut y avoir mille buts derrière cela, et ces buts , je ne pense pas qu’il faille les mettre de côté comme étant des erreurs de jugement, mais plutôt les rendre explicites.
On peut vouloir un enfant par exemple. Eh bien ça peut être intéressant de regarder ce qu’on veut précisément à travers « un enfant ». Est-ce transmettre des valeurs ? Est-ce regarder grandir un petit être au quotidien ? Est-ce assurer la transmission du patrimoine familial ? Etc… en répondant à cela on est plus au clair sur ce que l’on désire réellement et on peut trouver des solutions « out of the box » que l’on aurait pas forcément imaginées , et qui ne seraient pas forcément, au final, d’avoir un enfant, ou peut-être que si, mais d’une manière qu’on avait pas imaginée au départ .
A mon sens, nous sommes super formatés et le nouveau paradigme dont tu parles, ne peut être accessible à tout le monde comme ça du jour au lendemain : parce que beaucoup de relations sont formatées et que plein de personnes seraient extrêmement mal à l’aise d’avoir les discussions dont tu parles .
Ou parce que le désir de relation amoureuse est un désir profond et qu’il mérite qu’on le prenne au sérieux.
A l’inverse de toi je pense que les buts peuvent être un excellent moyen pragmatique de mieux vivre ses relations : si je sais que j’ai besoin de pouvoir partager ma passion pour le basket et qu’autour de moi les gens ne jurent que par le foot, eh ben je me donne les moyens de rencontrer des gens passionnés de basket.
Depuis que j’essaie de fonctionner comme cela, et que je l’applique aux relations amoureuses, eh ben ça se passe beaucoup mieux pour moi, je souffre moins et mes capacités à changer sont plus grandes parce que je sais ce que je souhaite vivre et ce vers quoi je tends.
Je en crois pas qu’on se fourvoie en ayant des buts, mais on se fourvoie en ne les détaillant pas, en ne les regardant pas en face. Au lieu de cela on laisse l’extérieur les définir : avoir une relation amoureuse = ascenseur relationnel par exemple.
Message modifié par son auteur il y a 3 ans.