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Les vertus de la rupture

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LittleJohn

le lundi 07 mai 2012 à 17h43

À force de lire des témoignages du genre "en parler ? Va-t-il (elle) supporter ? Mon conjoint conjoint n'accepte pas mon polyamour, que faire ?" etc, j'ai eu envie de réhabiliter deux petites choses que son l'égoïsme et la rupture (ouais, j'ai de l'ambition aujourd'hui !). Et puis je vais te tutoyer, lecteur (parce qu'il me plait). Lectrice, en l'occurrence, mais je pourrais aussi bien m'adresser à un homme, question de forme (et aussi que ça rejoint les questionnement très actuels d'une amie).

Bon, t'as rencontré un cheum. T'es raide de lui, mais ça craint parce que t'aimes aussi ton conjoint et tu sais pas quoi faire.
Option 1, tu dis rien, tu le trompes. T'es pas obligée de lire la suite. (et on te juge pas).
Option 2, tu fais rien et ça te dérange pas de rien faire. (je peux te demander ce que tu fais ici ?)
Option 3, tu veux vivre le polyamour, et tu lui dis : here we are !

Tout se passe bien. We got a winner ! (passe ton chemin, tu vas énerver les autres).

Sinon...

Ton conjoint souffre trop ? Quitte-le !

Franchement, ça lui fera du bien. Il n'aura plus à la supporter, cette douleur. Et tu n'auras plus à supporter l'expression de son infinie souffrance. Parce qu'il te fait bien sentir que c'est toi qui provoque sa souffrance. SA souffrance, TA faute. Logique ? Non, mais c'est comme ça. Toi qui ne fais que ressentir un sentiment finalement positif - amour, attirance, désir -, pour un autre, certes, mébon positif quand-même, tu es la cause de sa souffrance. (et non sa jalousie, sa possessivité, son égoïsme). Donc, pour le soulager, tu le quittes. Une fois cela fait, tu pourras vivre comme tu veux. Et lui ne souffrira plus. Enfin si, peut-être, mais ce ne sera plus à cause de ton polyamour.

"Ah, mais, quand-même, je l'aime, toussa, ça m'embête de le quitter", me diras-tu. Ouais. Tu l'aime. Et il t'aime. Mais il préfère te couper les ailes et fermer la porte de la cage plutôt que de te voir aller (et revenir). Tu préférerais pas quelqu'un qui t'aime libre ? Un peu moins égoïste ? Qui ne fasse pas passer ses peurs avant ta liberté ? (je demande, hein ! ^^). Si après tout ça tu souhaites rester, ben fais un choix. Tu restes mais tu assumes d'abandonner tes rêves. Tu arrêtes de te lamenter parce que tu vis pas comme tu veux, hein ! T'es une grande personne.

Il te demande de choisir "C'est lui ou moi !". Clairement, c'est l'autre ! Fallait pas demander ! Genre le gars il pourrait dire "ok, je vais voir ailleurs si le gazon est tondu de plus prêt parce que je supporte pas l'ambiance ici" mais non, il te demande à toi de choisir ! Dommage pour lui !

Il t'as dit ok y 6 mois mais depuis il arrête pas de geindre ? Je veux dire, sans que le niveau ait baissé. Abrège ses souffrances. Ce gars ne sait pas partir, fais le pour lui ! (finalement y a pas mal d'altruisme dans ce que j'écris ^^).

Bon, ok, mais les enfants ? (si il y en a).

Les enfants, de toute façon, ne sont jamais contents. Vous déménagez à 50 bornes ; leur vie est ruinée. Tu achètes des choco-trucs à la place des coco-machin ; t'es un parent indigne. Tu divorces ; tu penses qu'à toi. Mais eux, bien sûr, ils ne pensent qu'à toi, hein, c'est évident. Rien n'est pire à l'enfant que le changement (ton conjoint en pire, quoi). Jusqu'à ce que le changement ait eu lieu. Et là, c'est revenir en arrière qui est impensable. Bref, vis pour toi, les enfants suivront (de gré ou de force, non mais !).

Tout ça pour dire quoi, finalement ? Que si c'est ta liberté qui compte, il faut prendre le risque de la perte de l'autre, de ton confort, de ta vie rangée. Prendre le risque de la rupture.

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Colvert

le lundi 07 mai 2012 à 18h30

Slt LittleJohn
Je sens bien derrière tout ça un certain reproche adressé à ceux qui évoquent ici leurs histoires souvent plus compliquées que ce que tu cherches à schématiser.
Dans l'absolu, tu as raison.
Toutefois, il n'y a pas de rêgles aussi claires et tranchées que cela.

De mon coté, je considère que l'être humain évolue sans cesse et que se découvrir autre que celui que l'on croit être est, au delà du séisme provoqué dans le couple ou la famille, un séisme aussi dans son fort intérieur, ou l'on apprend à revisiter tout notre rapport au monde (en tout cas c'est ce que je vis).
C'est un vrai changement de paradigme, c'est une autre manière de penser. Toutes les valeurs inculquées consciemment ou non, la normes, sont mises à plat...

Ce changement là est aussi une incertitude constante et crée aussi chez celui qui se découvre polyamoureux une insécurité qu'il doit affronter aussi. Un désir, une envie de vivre ce que l'on est mais aussi l'acceptation qu'il y a des choix qui ont été fait, il y a des projets qui ont été construits, des histoires qui ont été écrites.
Que tout cela n'est pas rien et il n'y a aucune raison de tout balayer du jour au lendemain d'un revers de main, simplement, parce que l'on se découvre comme tel.

Mon discours est plutôt du genre, "tout ce qui a été construit mérite d'être déconstruit et non détruit".

Il ne s'agit pas de faire durer la souffrance, surement pas, mais, il y a un temps pour tout, y compris le temps de se recréer des rêves sur cette nouvelle base de pensée.
Briser une histoire de famille est extrêmement plus traumatisant pour tous que construire la fin d'une histoire.

Enfin, pour conclure, c'est de la faute de personne ou de tout le monde. Il n'y a pas un bourreau et une victime.
Le choix de vivre ou de créer une famille est un choix qui s'est fait (normalement à 2) en fonction de la connaissance que l'on a de l'autre ET de soi-même... Et réciproquement.

Ces données là évoluent ou non.

Dans mon cas oui, énormément, au grand dam de notre histoire, de nos familles, de notre rêve de départ... Il y aura séparation c'est quasiment sûr... mais "quand ce sera le moment".
Pas simplement parce que mon conjoint geint !
belle soirée !

ColVert

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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LittleJohn

le lundi 07 mai 2012 à 19h29

ColVert, je ne vise personne (ni en général ni en particulier). Cette petite contribution est volontairement exagérée, partielle et partiale.

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Colvert

le lundi 07 mai 2012 à 19h33

;-)
et c'est très bien
(+)

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yin-yang-69

le lundi 07 mai 2012 à 21h57

Je suis assez d'accord sur l'ensemble, sauf sur ce point la :

LittleJohn

Bon, ok, mais les enfants ? (si il y en a).

Les enfants, de toute façon, ne sont jamais contents. Vous déménagez à 50 bornes ; leur vie est ruinée. Tu achètes des choco-trucs à la place des coco-machin ; t'es un parent indigne. Tu divorces ; tu penses qu'à toi. Mais eux, bien sûr, ils ne pensent qu'à toi, hein, c'est évident. Rien n'est pire à l'enfant que le changement (ton conjoint en pire, quoi). Jusqu'à ce que le changement ait eu lieu. Et là, c'est revenir en arrière qui est impensable. Bref, vis pour toi, les enfants suivront (de gré ou de force, non mais !).

Lorsque tu fais des enfants, tu prends la responsabilité de leur bien-être et leur développement psychologique, surtout lorsqu'ils sont jeunes.
Les enfants suivront oui, mais à quel prix ?
Pour avoir fait subir une rupture aux enfants, c'est pas aussi simple que cela. Il faut un équilibre du tout.

Lorsque tu n'as pas d'enfants, les enjeux ne sont pas les mêmes, puisque il s'agit d'affaires d'adultes. Mais lorsque les adultes prennent une décision de cet ordre la, alors quelque soit la décision, il y aura des dommages collatéraux qui vont être répercutés aux enfants.

Suivant les décisions, la façon de les appliquer, la sensibilité des enfants, cela peut engendrer des traumatismes plus ou moins important.
Donc c'est un élément à prendre en compte.

Sinon, pour tout le reste, tu as parfaitement raison !

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boucledor

le mardi 08 mai 2012 à 11h02

Je trouve aussi que" lorsqu'il a des enfants", on ne peut pas faire "n'importe quoi, n'importe comment" même pour la noble quête de sa liberté! Bien avant de rencontrer mon "2ème amoureux" , alors que j'étais "monogame" dans les faits, je me suis toujours dit que je ne "resterai jamais avec mon conjoint pour protéger nos enfants d'une rupture", que si l'on ne s'aimait plus, il faudrait se quitter... Je continue à penser cela...
Par contre, depuis l'annonce à mon mari de cette "autre relation amoureuse", le spectre de la "séparation" vient plâner sur notre couple, non pas du fait d'un "désamour" mais à cause de la souffrance que mon mari ressent en réaction à cette perte de nos "anciens repères", notamment de la clause d'"exclusivité sentimentale et sexuelle"...
Même si la "séparation" fait parti des scénari possibles, c'est celui que je redoute le plus car, en effet, il aurait des conséquences importantes sur nos enfants (conditions matérielles de vie, organisation du temps passé avec chacun de ses parents,...). Donc, s'il faut passer par des "compromis", des phases de "négociations" avant de trouver un nouvel équilibre, je suis prête à le faire, par respect pour mon conjoint à qui j'impose tout de même ce bouleversement, et pour garder l'espoir qu'on peut "y" arriver sans se quitter...

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LuLutine

le mardi 08 mai 2012 à 13h57

boucledor
la clause d'"exclusivité sentimentale et sexuelle"...

Quand on y pense vraiment, une clause d'exclusivité sentimentale, c'est un peu absurde...
Comme si on pouvait contrôler ses sentiments !

En revanche une clause d'exclusivité sexuelle, je conçois ça assez bien (même si en ce qui me concerne ce n'est plus mon choix, et j'ai la chance qu'un amoureux et moi-même ayons envisagé ensemble et à peu près simultanément de la faire "sauter").

(Voui bon je sais que je suis hors sujet, mais ça me fait toujours réagir quand on évoque l'exclusivité sentimentale....même lorsque j'étais exclusive, je ne l'envisageais pas...)

Pour le reste, et pour revenir au sujet, j'espère vraiment que ton mari et toi "y" arriverez, comme tu dis...

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mouvante

le mardi 08 mai 2012 à 16h31

...

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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mouvante

le mardi 08 mai 2012 à 16h36

bien sûr on sait bien que ce n'est pas aussi facile dans la "vraie" vie mais ce genre de messages permet peut etre en dédramatisant de s'assumer un peu plus (tout doucement quand meme)...???

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boucledor

le mardi 08 mai 2012 à 17h10

Pour Lulutine....
Complètement d'accord avec toi concernant le caractère irréaliste et assez hypocrite de penser qu'une exclusivité sentimentale est possible... Mais dès lors, s'il est admis dans le couple qu'il arrive forcément qu'on ait des élans amoureux envers d'autres personnes, ce qui est valorisé est alors uniquement la capacité de chacun à y renoncer comme si cela était une belle preuve d'amour...
C'est ce genre de raisonnement que je n'arrive plus à tenir depuis que "j'ai franchi le cap" et même si ma relation à l'extérieur du couple devait prendre fin, je ne pourrai plus nier que ces élans existent et je ne vois plus très bien en quoi les refouler me ferait me sentir mieux dans mon couple. C'est ce que j'essaie d'expliquer à mon mari, qui continue à espérer que la fin de cette relation marquera aussi un certain "retour à la normale" même s'il reconnaît avoir lui aussi remis en question certains "principes"...
Par contre, pour lui, la remise en cause de l'exclusivité sexuelle est encore difficilement acceptable, mais quelque part ce qui me dérange c'est justement que l'existence de sentiments amoureux ne soit pas niée mais qu'il reste plus "grave" de franchir le "bord du lit"... C'est quand même accorder une importance sans doute exagérée à la place du sexe..., me semble-t-il...

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LuLutine

le mardi 08 mai 2012 à 17h30

boucledor
[...]s'il est admis dans le couple qu'il arrive forcément qu'on ait des élans amoureux envers d'autres personnes, ce qui est valorisé est alors uniquement la capacité de chacun à y renoncer comme si cela était une belle preuve d'amour...
[...]

Toutafé d'accord avec toi !

boucledor
[...] C'est ce genre de raisonnement que je n'arrive plus à tenir depuis que "j'ai franchi le cap"[...]

Il y a des gens qui n'arrivent pas à tenir une exclusivité et qui pourtant continuent de tenir le raisonnement qui va avec...selon moi, tu es bien plus cohérente qu'eux !
Mais peut-être leur faut-il un peu plus de temps (pour arriver à "tenir" l'exclusivité ou bien pour s'affirmer polyamoureux).

boucledor
[...]je ne pourrai plus nier que ces élans existent et je ne vois plus très bien en quoi les refouler me ferait me sentir mieux dans mon couple.

Ben rassure-toi, je ne vois pas non plus...
Ca n'empêche pas qu'on peut toujours contrôler nos actes (au contraire de nos sentiments) et que je peux comprendre les gens qui font le choix de se "sacrifier" pour l'autre (ce qui selon beaucoup de gens constitue une preuve d'amour, comme tu le soulignes plus haut).

boucledor
[...]C'est quand même accorder une importance sans doute exagérée à la place du sexe..., me semble-t-il...[...]

Mais tu n'es pas la seule à laquelle cela semble, ma chère. :)

Françoise Simpère par exemple, en parle souvent. Un exemple récent :

Françoise
Cela m’a rappelé la réponse d’un ami à sa femme qui s’inquiétait de son amitié avec moi depuis plus de 20 ans : « Je te jure, il n’y a rien entre Françoise et moi .» Lorsqu’il m’en parla, je fus surprise que 20 ans d’amitié, pour sa femme, ne fussent rien, alors qu’un seul coït eût signifié pour elle le drame absolu. Le sexe est décidément survalorisé quand on le considère comme un péché … ce qui était le cas de cette bigote épouse.

Source : son billet du 15 mars

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boucledor

le mardi 08 mai 2012 à 18h47

C'est vrai que parfois j'essaie de "pousser mon conjoint dans ses retranchements" , tentant par là même de lui faire reconnaître que ce qui paraît "évident" n'est en fait pas très cohérent. Pour l'instant, il me dit que "le problème" reste le "passage à l'acte"... Mais quand je lui dis que même en rompant avec mon 2ème amour, cela ne changerait pas les sentiments que je lui porte, je lui demande si cela serait vraiment tellement plus acceptable pour lui... Il avoue alors que cela continuerait sans doute à lui poser problème quand même...
Donc, je lui fait admettre que le fait même d'éprouver des sentiments forts à l'égard d'une autre personne lui fait "mal", mais que je suis à présent persuadée que je ne pourrai pas les nier à l'avenir... Donc, le fait de rompre ne ma paraît pas être "une solution" en soi, puisque le débat reste ouvert et que le chemin que tout cela m'a fait parcourir ne peut pas être vain. Un simple "retour en arrière" ne me semble plus possible... Il me dit aussi qu'il a pris conscience de plein de choses pendant toute cette période et qu'il veut qu'on "aille de l'avant" mais envisage idéalement un "couple à ouverture limitée" au sens que lui donne Paule Salomon - ce que l'on était par ailleurs déjà.... - donc pas de vraie révolution, il souhaite plutôt une "évolution" excluant quand même la sexualité...

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dry (invité)

le mercredi 09 mai 2012 à 13h27

Mouvante: "Mais la liberté, c'est quoi ? est-ce que ce n'est pas un savant mélange de respect pour soi et aussi pour les autres ? ... "
Eh bien, au milieu de cette quête sans cesse de pseudo "liberté", j'en reviens souvent à cette constatation!

Par peur de perdre sa liberté, certains n'acceptent jamais aucune concession... donc c'est toujours à l'autre de s'adapter? où est le contact? où est la construction? hors de son propre territoire?

Par peur de perdre les personnes qu'on aime, d'autres acceptent tout en se disant "je ne peux pas changer les gens, je les accepte tels quels". Donc on ne peut jamais rien demander, comme ma grand-mère qui disait "on demande pas!"... on construit comment alors? par hasard? ou bien à la limite des mondes de chacun pour surtout pas gêner la soi-disante liberté de l'un et de l'autre?

Ma conclusion finalement, c'est que la "liberté" n'est que relative, qu'à force de vouloir SA liberté absolue, on donne bien plus d'énergie à se défendre des autres qu'à construire avec eux parce qu'ils sont importants. La menace de quitter, pour moi, c'est surtout du chantage, et pas une explication ni une compréhension.

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LittleJohn

le mercredi 09 mai 2012 à 14h27

Pour être un peu plus sérieux que ma première note qui, même si elle (tendait de) adoptait un ton humoristique n'en révèle pas moins certaines pensées sérieuses (de moi même).

dry
La menace de quitter, pour moi, c'est surtout du chantage, et pas une explication ni une compréhension.

Bon, alors déjà, je ne parle pas de menacer de quitter mais de le faire, pour de vrai. Parce que partir, parfois, résout de nombreux problème.

Ensuite, je ne parle pas de liberté "absolue" mais de la liberté dont on disserte à longueur de page sur ce forum, à savoir la liberté sentimentale et/ou sexuelle.

Je considère que la liberté de l'un (quoi que ça signifie pour lui) vaut bien autant que la sécurité de l'autre (idem). Et je constate que le "compromis" majoritairement adopté dans notre société penchent particulièrement du coté de la sécurité (je parle bien là d'exclusivité sentimentale et/ou sexuelle, hein, pas de politique pénale :D ). Et il y a effectivement des aspects de soi sur lesquels (à mon avis), on ne devrait pas faire de concession. C'est en ce sens que je pense que quitter l'autre c'est parfois la meilleure manière de respecter ce qu'il est et ses choix de vie et de se respecter soi (idem). En ce sens, la rupture peut être un acte positif.

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dry (invité)

le mercredi 09 mai 2012 à 16h52

On est bien d'accord, je n'ai pas parlé de faire des concessions sur tout, mais ce que je vois autour de moi, ce sont des gens qui, de déceptions en incompréhensions, cherchent avant tout LEUR précieuse liberté, qui est sensée les rendre indépendants de quiconque, sans attache et donc "moins" malheureux et peut-être heureux... il me semble que c'est renier qu'on a tous besoin de l'attention des autres, d'avoir des attaches des liens solides avec les autres, qui justement résistent aux adaptations réciproques et aux évolutions, qui n'ont rien à voir avec se renier, justement. Ce que je vois autour de moi, ce sont des gens qui s'isolent de plus en plus, qui refusent d'accorder toute confiance et d'accepter la confiance des autres. Comme si c'était des dettes et du coup ne donnent plus rien d'eux-mêmes et n'acceptent plus rien et préfèrent ne rien commencer. C'est terrible de se heurter sans arrêt à la méfiance et aux menaces (je parle bien de menaces, pas d'actions de déblocage comme peut aussi l'être une séparation temporaire par ex., encore d'accord), on ne peut rien construire par peur de perdre, tomber amoureux devient un malédiction. Le comble :(

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dry (invité)

le mercredi 09 mai 2012 à 17h00

et une séparation détruit beaucoup aussi, je ne crois pas que ce soit une bonne solution dans beaucoup de cas. Ca peut aider à débloquer des choses en se retrouvant un peu avec soi-même, mais ça veut aussi dire "si tu ne t'adaptes pas comme JE veux, tu n'auras plus rien, donc Tu dois céder".

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Tchu

le jeudi 10 mai 2012 à 00h49

Je n'aurais que deux remarques :

1/ AMEN TO THAT.

2/ J'ai souvent eus l'impression, qu'en territoire polyamoureux, choisir la rupture comme solution finale pour résoudre l'incompatibilité entre la monogamie de l'un, et le polyamour de l'autre, était considéré comme un terrible échec. Comme si on avait pas su trouver les mots pour convaincre ...

D'ailleurs, en territoire monogame, la rupture est elle aussi considérée comme l'échec d'une relation, comme si on avait pas su trouver les bonnes raisons pour rester ensemble.

Je me souviens, à titre personnel, d'une tante qui m'a dit : "Mais vous n'avez fait aucun effort !"

En quoi rester ensemble et s'aimer devrait t il représenter un EFFORT. On ne s'aime plus, on se quitte, voilà tout.

Enfin même lorsque le polyamour est partagé, la rupture reste un moment douloureux. Comme si on avait pas su "garder" les deux (ou trois, ou plus) amours, comme si on se dévaluait.

Comme si on avait du CHOISIR. (Le mot qui fait peur, n'est ce pas ?)

AND SO WHAT ?

On a le droit de se tromper les uns les autres (jouons un peu sur les mots) non ?

On a le droit de préférer une relation à une autre, parce que la personne s'harmonise mieux avec nos désirs, nos instincts, nos besoins, nos envies ? Parce que cette personne est plus belle, baise mieux ou whatever ?

Tant qu'on tire les conséquences de ses erreurs et qu'on s'efforce de ne point les reproduire avec le prochain amour.

Donc oui, rompons, restons en là, ne gâchons pas nos vies.

(à titre personnel, à l'auteur de ce message, ma foi, c'est précisément ce que j'aurais du dire à ce moment là. Sans rancunes, avec toute mon admiration.)

Pour finir, sur le chapitre des enfants, moi même enfant de parents divorcés, qui auraient très bien pu rester ensemble pour "préserver le noyau familial" et qui auraient fini par se déliter, notamment ma mère, je crois pouvoir affirmer aujourd'hui, que, 15 ans plus tard, nous allons tous bien, merci.

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LuLutine

le vendredi 11 mai 2012 à 00h59

dry
[...] Ce que je vois autour de moi, ce sont des gens qui s'isolent de plus en plus, qui refusent d'accorder toute confiance et d'accepter la confiance des autres. [...]

(Par souci d'alléger la lecture, je n'ai pas repris tout le message.)

Et bien "ce que [tu] vois autour de [toi]" n'a probablement pas grand-chose à voir avec les polyamoureux que je connais !

Ceux que je connais, pour la plupart, ne sont pas isolés, ils sont là pour leurs amours - et leurs amis - qui auraient besoin d'eux, ils savent s'investir et s'engager, et le plus important : ils se font confiance !

Cette fameuse confiance sans laquelle, ma foi, une relation polyamoureuse me semble bien difficile justement...

Alors : soit j'ai de la chance, soit c'est toi qui n'en as pas...

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Fleurdeschamps

le vendredi 11 mai 2012 à 16h17

cela voudrait dire qu'on ne peut vivre une relation qu'avec un autre polyamoureux... ou quelqu'un qui nous comprend parfaitement, accepte et gère sa souffrance.
Toute histoire déséquilibrée doit-elle finir ?
Mais si l'on aime quelqu'un qui ne voit pas les choses comme nous, ça ne nous empêche pas de l'aimer, non ? Le quitter pour mettre fin à la peine qu'on lui inflige/pour vivre sereinement sa liberté apparait comme une résignation, presque plus égoïste que le fait de vouloir vivre ses amours malgré l'exclusivité de notre partenaire....

Ce serait tellement plus simple si la société n'inculquait pas ses idées pseudo-monoamoureuses et ses raccourcis sur la sexualité par tous les moyens... ou bien est-ce une affaire de caractère et chacun ses convictions ?

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Tchu

le vendredi 11 mai 2012 à 22h34

Non, ça ne nous empêche pas de l'aimer. Personne ne peut rien contre ça.

Mais parfois, il faut être lucide, toutes les histoires ne sont pas destinées à aboutir ou à durer.

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