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La pensée arborescente

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ladymarlene

le lundi 29 août 2011 à 18h17

Oui, je peux faire ça. Ou la réponse de ma soeur quand un de ses élèves lui sort une phrase aberrante : "c'est une opinion."

Je ne sais pas si tu as déjà vécu ça mais quand tu es amoureuse d'un homme, que déjà ça te tourmente, c'est un peu agaçant d'entendre des gens, certes bien intentionnés, voir des psys te dire "cet homme est un prétexte, tu fais de la confusion de sentiments.....il n'y est pas pour grand chose dans les changements de ta vie", et autres grands raisonnements....ben ça ne m'aide pas du tout et les laisser dire alors que je sais qu'ils se plantent m'horripilent.

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gdf

le mardi 30 août 2011 à 00h51

max3l84
Bref, lisez "Je pense trop, comment canaliser ce mental trop envahissant" de Christel Petitcollin. Ce livre est excellent et en parle de manière profonde. L'autur appelle ça la surefficience mentale, ce qui n'a rien à voir avec l'intelligence mesurée par un QI mais plutôt par une accumulation de pensées, de choses faites, d'un cerveau qui tourne beaucoup trop vite et va des fois beaucoup trop loin.

Sur la surefficience mentale, il y a une association rigolote, le gappesm ( gappesm.net/ ) groupe associatif de protection des personnes encombrées de surefficience mentale.
Le règlement intérieur est assez poilant. Entre des déclarations sérieuses, on trouve par exemple dans les activités de l'association "changer le monde "

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ladymarlene

le mardi 30 août 2011 à 00h57

A vrai dire, je suis allée voir et ça ne m'a pas fait rire. De plus, même si elle est gênante, je ne pense pas que penser trop soit un handicap ! Je pense que c'est plutôt pas penser assez...

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max3l84

le mardi 30 août 2011 à 07h36

"

gappesm.net
OBTENIR la prise en compte de la surefficience mentale, dans toutes ses conséquences, par l'Éducation Nationale, conformément à l'article 23 de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, ratifiée par la France le 26.01.90, dont bénéficient déjà, comme il se doit en priorité, les enfants concernés par la déficience mentale :

"1. [...] les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente, dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilite leur participation à la vie de la collectivité.

2. [...] droit des enfants handicapés de bénéficier de soins spéciaux [...] une aide adaptée à l'état de l'enfant [...]

3. Eu égard aux besoins particuliers des enfants handicapés [...] "

Enfin! Les enfants qui sont surefficients ne sont pas handicapés! Des besoins spécifiques? oui des parents! Tout au pire un psy! Mais qu'est-ce que ce site aux allures associatives et qui en fait ne pratique que le simple echange au lieu du libre échange en nous dénominant handicapé!!!! :'( (je suis en colère là et dès le matin c'est pas tres bon)!!!

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demeter

le mardi 30 août 2011 à 09h27

Le terme "handicapé" est une reconnaissance sociale, institutionnelle d'un état, d'une identité, pas une insulte.

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max3l84

le mardi 30 août 2011 à 09h42

j'ai un peu de mal avec ce terme quand même... Désolé Demeter...

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(compte clôturé)

le mardi 30 août 2011 à 09h43

@max3I84: tu sais à partir du moment où tu rentres pas dans les cases, t'es au moins anormal, sinon handicapé. Comme je déteste les cases, je suis l'un ou l'autre, sans doute les deux et j'adore ça!
Mon fil est handicapé, il est né sans l'avant bras gauche... Je lui dis de temps en temps ce que j'avais lu sur un autre forum: tu as beaucoup de chance, tu as dispose d'un filtre à connards! Et c'est vrai, c'est vraiment un filtre efficace sachant quand même que lui a plus de copains que moi à son âge!
Donc calme toi, d'une on s'en fout de ce que disent les autres et de deux, si ce qu'ils disent nous permet d'éviter les abruti, c'est tout bénef!

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max3l84

le mardi 30 août 2011 à 09h50

ce n'est pas faux salsero..

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ladymarlene

le mardi 30 août 2011 à 17h52

Je rejoins max sur ce coup-là, moi aussi ça m'a gêné. Je prends le cas de mon neveu qui est probablement "précoce" et qui fait un brin de phobie scolaire (enfin un gros brin). Je ne suis pas sure qu'être déclaré handicapé l'aide des masses.....(et en prime, il a été reconnu dyspraxique ! Moi aussi je le suis, ma fille l'est aussi....je me demande si tout ça n'est pas un aspect du même problème.....)

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gdf

le mercredi 31 août 2011 à 01h02

Vous vous êtes arrêtés trop tôt dans la lecture....il y a juste après tout un paragraphe justifiant l'emploi du terme "handicapé". Entre autres : " Il va sans dire qu'il n'est pas question d'avoir l'indécence de mettre sur un pied d'égalité déficience et surefficience"

Sur le site, on trouve d'autres appellations pour les PESM (personnes encombrées de surefficience mentale), comme zèbres (appellation proposée par une psy spécialisée du sujet, un peu comme Françoise qui a choisi l'appellation lutin plutôt que polyamoureux) ou "surchauffé du bulbe"

Enfin bon, moi je trouve le ton léger et rigolo, mais on n'est pas obligé d'avoir tous le même humour. Je suis pas adhérent du gappesm, mais je suis officiellement surefficient, ça doit jouer quelque part...

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fletcher

le dimanche 04 septembre 2011 à 10h20

Bonjour Ladymarlene,
C'est la première fois que j'interviens sur une discussion et j'en profite pour dire bonjour à tous pour les discussions toutes aussi passionnantes les unes que les autres
Le sujet que tu évoques l'est particulièrement ( et je le connais bien pour le vivre en l'ayant je crois apprivoisé en partie )
Plutôt que de te donner mon avis , il y un livre qui s'appelle " trop intelligent pour être heureux ? "
Il est écrit par Jeanne Siaud-Fachin . C'est une psy spécialisée dans le surdouement et un des chapitres est consacré à la pensée arborescente .
Le surdouement n'est pas une supériorité de quelque manière que ce soit , juste une manière de fonctionner différemment avec ses avantages et ses inconvénients et demander des avis revient à mettre un comptable et un artiste sur le même projet ( je n'ai rien ni contre les uns ni contre les autres )
Voilà la pensée arborescente est une richesse inestimable pour peu que l'on apprivoise son énergie
Je te souhaite de tous coeur d'y parvenir

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ladymarlene

le dimanche 04 septembre 2011 à 11h53

Merci Fletcher.

Ca va vous paraitre tordu, mais je me suis récemment rendue compte que je n'avais pas envie d'être cataloguée "arborescente," "adulte à haut potentiel", "surdouée", etc, etc.....

Ca me parait paradoxalement trop simple. En gros, pas question d'expliquer tous mes comportements, tous mes questionnements, toutes mes réflexions sur le compte de la pensée arborescente. L'affectif a sa part aussi et si j'ai appris quelque chose cette année, c'est que l'affectif, même s'il peut "s'expliquer" et s'apprivoiser par l'intellectuel, ne peut en aucun cas y être assimilé.

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Popol (invité)

le dimanche 04 septembre 2011 à 11h58

J'ai des penseurs arborescents autour de moi, certains le savent, d'autres l'ignorent... et s'en tapent; le savoir simplement n'est pas plus confortable que le contraire, pas plus que les signes de réussite n'en sont des marqueurs.

Avoir une pensée arborescente, être zèbre selon Siaud-Fachin, posséder un cerveau qui fonctionne de manière différente n'empêche pas la cohabitation - parfois - avec des pans de personnalité qui rendent les choses difficiles.

Par exemple, une faible estime de soi, ou un ego sur-développé notamment lorsque la personne pressent ou même réalise tout-à-coup ce qu'elle a comme potentiel, mais ne le déploie pas, ou malgré qu'elle l'ait déployé, ne trouve pas de reconnaissance, professionnelle et/ou dans son entourage - qui doit parfois dealer lui-même avec le même problème et à l'insu de son plein gré!

Et aussi: l'hypersensibilité, une valse-hésitation perpétuelle des intérêts (à donf' dedans, et puis on laisse tomber, car c'est la découverte qui est stimulante). Un sentiment d'étrangeté, une intégration difficile à des groupes sociaux et des étapes de construction de soi assez importants. Des troubles de l'attention et de la concentration, paradoxalement...

Ca ne se mesure pas qu'avec un QI, et même avec la batterie de tests à disposition, ne compense en rien le QE, le quotient émotionnel, c'est-à-dire la capacité à coexister avec ses émotions et les personnes autour.

La déprime ou la dépression larvée ou même grave est à redouter, dans certaines configurations.

L'important est de cerner ce dont l'individu est capable, quel est son genre d'intelligence, donc où il lui est loisible de l'actionner. Ce qui commence par un travail d'introspection qui peut aller très loin. Donc, que l'individu lui-même cerne ses capacités. Et une aide extérieure est souvent précieuse pour faire la démarche.

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lilitu

le mercredi 19 octobre 2011 à 23h36

Tiens, je viens de tomber sur ce fil, intéressant.
Pour moi une pensée arborescente, ce serait comme internet, en fait. On commence sur un thème, puis on clique sur plein de liens (pareil avec les humains dans le polyamour ;) On ouvre tous ces liens dans de nouveaux onglets que l'on lit en parallèle... c'est horriblement saturant, et addictif aussi!
J'ai trouvé plein de solutions sympa pour gérer mon esprit différent, et maintenant je m'éclate. En gros pour résumer avec des catégories que tout le monde connais, je me considère un peu comme autiste et schizophrène à personnalités multiples, mais qui s'assume, et avec des clefs pour ne pas en souffrir. Lorsque l'on commence à comprendre les règles du jeu, c'est passionnant, et beaucoup plus riche que le mode de fonctionnement de la majorité.

Je vais essayer de développer un peu.

Autiste, pour le besoin d'isolement car je suis trop perméable aux ambiances. Je m'autorise énormément de temps seule dans une bulle matérialisée à l'extérieur, jusqu'à ce que ma bulle interne soit suffisamment construite pour m'aventurer dans le grand extérieur.
Autiste aussi pour une manière totalement différente (séquentielle) de gérer le temps. Lorsque j'ai compris que j'avais de passer d'une activité à l'autre de façon totalement anarchique, et que j'ai commencé à le faire sans culpabiliser, j'ai enfin commencé à réaliser des choses dans ma vie. La mono-gamie, comme le mono-travail et tous les modes d'organisations à orientation uniques me font extrêmement souffrir, alors, j'évite.
Autiste aussi pour le besoin de structures rigides pour ne pas péter un câble, mais ça lorsque je me les suis accordées assez longtemps, je peux m'en affranchir. C'est bordélique l'arborescence, alors faut structurer pour s'y retrouver.
Autiste, encore pour la structure de pensée. Pas en mots, mais en images et en émotions. M'entraîner à penser comme ça et bannir de plus en plus les mots de mon esprit, ça m'apaise terriblement. Je peux développer si ça vous intéresse, c'est un peu complexe.

Maintenant, le côté multiples personnalités. C'est beaucoup plus facile à gérer que d'en maintenir une seule, comme un ménage à plein à l'intérieur de moi. Comme dans la vie extérieure, l'important c'est la communication ;)
Bon encore une fois, ça peut se développer, mais là il est tard et je suis fatiguée.

Tiens, je me rappelle d'un réseau de pensées que j'avais eu sur le fait que nous les humains, on était aussi proches des arbres que des animaux... à cause de notre verticalité, entre autre...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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ladymarlene

le mercredi 02 novembre 2011 à 18h12

C'est tout à fait ça , lilitu, je raisonne exactement comme toi ! Moi aussi j'ai un côté autiste, un besoin vital de me couper des ambiances pesantes, autiste avec le temps, passer d'une activité à l'autre, une vraie souffrance face aux modes d'organisation unilatérales (j'ai foiré ma vie professionnelle en partie à cause de ça) mais aussi besoin de rigidité.
Pour les émotions, j'arrive à les contrôler sauf dernièrement. Et ça m'a mis plus bas que terre ! Mais en général, je sais gérer.

Mais ma grande chance est d'être tombée sur un homme qui comprend et suit mon mode de pensées. Sinon, je ne sais pas ce que j'aurais fait....

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(compte clôturé)

le vendredi 04 novembre 2011 à 13h57

P

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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eolemuse

le samedi 05 novembre 2011 à 16h08

bonjour....d'avance désolé pour mes gros pâtés indigestes :-P

n'étant pas psy, je ne savais pas trop comment aborder ce fil très riche qui me touche de près, mis à part en soulignant quelques aspects...et le raccorder au polyamour par un biais détourné

Madame se reconnait à 100% dans la description de lulutine au passage ;-)

bien mieux que des médocs, l'amour (physique/sentimental) peuvent être une solution de vie (temporaire ou pérenne) à l'arborescence : drogue puissante et naturelle (on devrait le distribuer en pilules) avec endorphines assurées (comme pour le sport avec l'adrénaline)...par contre comme chacun sait c'est plutôt fragile et gare aux conflits et à l'état de manque qui peut aggraver le phénomène premier (dingue la chimie quand même) et n'élimine pas du tout les causes premières (c'était trop facile sinon!) ^^

et pire que penser trop vite et trop sur tout en cascade ... l'excès inverse résultante de ce mode de "pensée" : tourner en rond et focaliser de plus en plus lentement sur une seule chose, une seule problématique qui vous résiste quoi que vous pensiez ou fassiez! En conséquence réduire sa vision et son champ des possibles et comme se sentir paralysé car malgré un visionnage attentif et répétitif aucune solution n'advient...même avec une aide externe qu'on n'écoutera pas...bug assuré! c'est comme si l'arbre était gelé et inaccessible...à moins de le faire sauter (pas de problème...pas de bug et ça vaut pour tout) ;-)

une autre "erreur" à mon sens typiquement moderne : le fameux préjugé de la vitesse! une véritable maladie qui mène à une fuite en avant vers un cul de sac et un "burn out" (ce qui génère des dizaines de milliards de déficit au passage...super contreproductif)....

on peut penser "arborescent", être zêbre, caméléon ou tout ce que vous voulez, et cependant être très très lent pour avoir croisé des personnes de ce type en Asie, moyen Orient ou Afrique...(selon sa culture d'origine le rythme peut changer du tout au tout en entrevoyant pourtant tous les aspects simultanément et parallèlement d'une situation et avec une synergie de groupe infiniment plus efficace qu'un seul gars qui turbine à fond du chapeau et pour plusieurs...mais ne va pas plus vite ou loin pour autant sur la distance!)...

l'inconvénient ici comme jamais rien de parfait c'est le débat de l'individu vs. la société (peu de marge de manœuvre individuelle dans les sociétés désignées comme lentes et traditionnelles)

sinon vivre au quotidien une pensée sur stimulée : j'ai eu la chance (enfin je crois? ^^""") de vivre au japon...société sur speedée par excellence avec une chape sociale extrême et une tradition omniprésente...faut bien une raison de fond pour tenir une telle cocotte minute ultra technologique au jour le jour depuis si longtemps?(bon les tsunamis et les séismes sont courants c'est vrai)

je suis une personne très nerveuse de base qui "sur-pense" et ce sont les arts martiaux (les internes tel aïkido ou kyudo pour ma part) et la connaissance du zazen en effet (où comment apprivoiser et appeler le vide...) qui m'ont apporté une qualité de vie et de silence même dans une tourmente rationnelle ou irrationnelle sans devenir un robot ...je sais bien que ce n'est pas tout le monde qui fera ce genre de longue démarche d'acquisition de la "patience" et d'aiguisage de son intuition...mais oubliez les images d'Épinal un instant

pour décrire un peu c'est comme pouvoir regarder tout de tous les côtés en même temps, peser le pour et le contre dans l'action sans plus réfléchir...l'intuition permettant de couper d'office les branches parasites et inutiles, de faire les "bons" choix sereinement...c'est pour caricaturer comme prendre le temps de boire un thé tout en évitant une balle de fusil qui vous fonce dessus à la milliseconde près et tout en courant un 100 mètres sous la barre des 9 secondes dans une phase de marathon très disputé (la vie) et tout ça sans transpirer, sans bouger et sans se transformer en superman :D

je me suis beaucoup intéressé d'ailleurs à "l'expérience" des 3 sœurs Polgar, ces hongroises qui ont battu très jeunes les plus grand maîtres internationaux d'échecs par le biais d'un apprentissage de vie assez "arborescent" et non inné qui se rapproche beaucoup de la prise de décision que l'on trouve en arts martiaux (et le vivent très très bien)...

mais ça pose une question de choix de mode de vie : Sociétés modernes où tout va vite vite vite...et tout de plus en plus efficient (ou de moins en moins plutôt)...et notre position la dedans quand on surchauffe déjà du ciboulot tout en réclamant une part d'existence singulière et originale au cœur de la machine temporelle qui broie et avance sans réfléchir elle sur le lit de nos états d'âme (éric...tiens ils sont devenus quoi ce groupe?)

et qu'on n'a pas trop l'occasion même si rien l'empêche de prendre des pauses genre 3 ans dans un temple zen ou une communauté soufie de derviche tourneurs puis revenir quand ça vous chante à Gattaca (pas pour rien qu'on est les champions du monde de consommation d'antidépresseurs) ^^"""

ce que je sais (pour moi), même si travailler sur sa cervelle rationnelle et ses émotions n'est jamais inutile, c'est que la psychologie n'a pas grand chose à apporter pour un zèbre au quotidien voire même au contraire (car il y a ce besoin quasi maladif et inné de se comporter comme un horloger et de tout démonter, décortiquer, opposer et remonter encore et encore sous de nouvelles configurations tout en lisant en même temps les cours de la bourse ou que sais je encore et croiser/mixer tout ça au besoin! alors je vous dis pas pour les mécanismes cérébraux ou sentimentaux qu'on balbutie encore à expliquer!)

pour conclure...un thème qui m'intéresse particulièrement et me fait dire que le malaise n'est pas prêt de s'amenuiser pour un arborescent sentimental éponge ou autre à moins de se prendre en main et à contrepied de son entourage souvent : c'est ce foutu scindage du corps et de l'esprit dans les sociétés occidentales où on nous assomme à coup de théories dans nos enseignements avec trop peu de pratique et où on soigne tout séparément comme dans un garage sans jamais s'occuper de l'ensemble...il nous faut des plombiers chamanes vite!...oui oui je sais on a déjà assez d'escrocs comme ça :D

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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ladymarlene

le dimanche 06 novembre 2011 à 22h39

A vrai dire, je me reconnais assez peu dans la pensée asiatique. Le yoga m'emmerde à mourir et les arts martiaux ne me parlent absolument pas.

Perso, je suis d'accord avec ta théorie à propos de l'amour physique qui canalise la pensée arborescente. A un certain moment de ma vie, ( pas si loin,) je me suis dit que je n'étais moi qu'en étant amoureuse. Je parle bien sur de l'état amoureux.
J'aime mon mari mais, longueur de temps oblige, je ne suis pas en état amoureux en permanence quand je le regarde.
Et en fait, je me trompais. L'état amoureux m'a placé au centre d'émotions totalement incontrôlables, il était devenu non ma raison de vivre (faut pas exagérer) mais ma raison de me lever le matin. Et son absence est devenue ma raison de ne plus exister.
Ce qui m'a sauvé, c'est d'abord de ne pas avoir nié ma souffrance, la douleur de son absence et un excellent généraliste qui m'a prescris pile le traitement qu'il me fallait. Je suis allée au bout de ma souffrance au lieu de la nier, ce que je n'avais que trop tendance à faire.
De plus, c'est d'avoir réfléchi. Et je me suis rendue compte que je lui avais "mis sur le dos" un certain nombre de choses dont il n'est pas responsable. Une grosse envie de changement professionnel, un mode de fonctionnement familial qui me fatiguait...eh bien, tout ça, je lui ai attribué. Et je me rends compte qu'il n'y était pour rien. Je l'ai aimé, je l'aime encore. Mais il n'est pas responsable de tout....peut être même de rien. Wahou, quelle révélation !

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lilitu

le lundi 07 novembre 2011 à 01h45

Tiens moi le yoga me soutient beaucoup, et la méditation aussi. A la fois par la réalisation que je peux apprendre, et comprendre presque tout en me tournant vers l'intérieur, mais aussi parce qu'à force de pratique je me rapproche d'un état amoureux quasi permanent et pas lié à une personne en particulier.
Le yoga est aussi un cadre, qui m'apporte cette structure dont j'ai besoin pour ne pas barrer dans tout les sens, tout en m'ouvrant suffisamment d'horizons pour stimuler mon être.

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eolemuse

le lundi 07 novembre 2011 à 13h34

oh! quelqu'un qui a réussi à se taper mon pavé ^^""" (admiratif :-p)

Pour synthétiser mon propos de manière plus digeste : ce que je retiens c'est que notre cerveau peut être stimulé dopé ou calmé de manières très différentes chimiquement ou nerveusement (quelle découverte..t'en veux? ^^)...

-de manière naturelle et plutôt désordonnée/empirique/hasardeuse (ouille...vive l'anarchie :D) : l'amour! le sexe!(et je rajoute la "folie"...ou la foi! qui peuvent déclencher les mêmes mécanismes aussi étonnant et dérangeant que cela paraisse)...

- de manière externe par des drogues artificielles vraiment pas "glops", des thérapies béquilles ou des normes sociales abrutissantes, ou un mix de tout ça?

-ou cadré par un long apprentissage de "techniques" individuelles jouant sur corps et esprit mais pas forcément super faciles d'approche (non monsieur! le reader'digest ne vous aidera pas!) et très très rarement de manière innée

c'est bien mieux bien entendu quand on arrive à mêler tout ça et faire son choppinge ;-)

pour les innés de l'arborescence ultrasensibles (un peu poly par défaut?)...vraiment vraiment pas la joie si pas d'équilibre à côté ou à contrario de stimulis pour se nourrir (mon vécu dans la prime jeunesse)...plus de cicatrices sur le chemin que la moyenne et ce vacuum de la solitude quand on se sent ou se sait "différent" sans être "anormal"?

alors les polyamoureux sont ils en majorité des surmenés du bulbe et du coeur au dessus de la moyenne avec leur cortège de souffrances comme on peut le voir dans de nombreux sujets ici? Je ne le pense pas ^^ serait trop facile de fabriquer ce genre de raccourci qui ne reflète pas la multiplicité des cas...et des fonctionnements tous aussi intéressants les uns que les autres, linéaires ou pas (presque de la "biopsychodiversité")

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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