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Poly4moureuse perdue

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(compte clôturé)

le lundi 05 septembre 2011 à 16h13

En fait je pense que la psychanalyse c'est un travail qu'on devrait faire après des thérapies, pour y voir plus clair. Je me plante peut être complètement, c'est juste une idée. Le comportemental va te changer dans la mesure où c'est rapide d'un point de vue résultat, mais ce peuvent être des résultats instables... Mais je pense que le comportemental, en situation de crise, c'est bien justement parce que c'est "rapide" et que je trouve qu'il vaut mieux battre le fer pendant qu'il est chaud!!!

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ladymarlene

le lundi 05 septembre 2011 à 20h36

Le seul truc vraiment chiant que j'ai à gérer c'est mon amour pour green eyes et les comportements parfois étrange que ça induit. Comme par exemple, ne pas pouvoir manger durant la journée entière à l'idée de le revoir, avoir l'estomac noué et surtout être incapable de lui avouer mes sentiments....voir avoir peur qu'il fasse le premier pas !

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(compte clôturé)

le mardi 06 septembre 2011 à 00h15

J'ai été partiellement déçu de la psychanalyse, mais majoritairement favorable, finalement.
Avant, il y a cent ans, je dépensais beaucoup d'énergie à diriger la coquille de noix qui me sauvait de flots tumultueux.
La psychanalyse (disons plutôt la thérapie d'inspiration analytique, je ne me suis jamais allongé sur un divan en parlant à quelqu'un qui me disait "hmhmm continuez") m'a appris que les flots tumultueux venant de l'intérieur, il n'y avait pas lieu de lutter contre eux mais de les utiliser pour avancer, et finalement de lâcher le gouvernail illusoire pour reprendre les rames.
Puis j'ai appris que ces flots tumultueux venaient des tensions entre ce que je voulais, et toutes les injonctions qu'on avait mises en moi, que je devais suivre par loyauté. Mais loyauté à quoi?
Bref, j'ai pu poser un énorme fardeau, et décider d'aller de l'avant.
Mais ce n’est pas la psychanalyse qui m'a montré comment avancer (alors qu'elle en avait la prétention), ce sont plutôt des formations personnelles cognitives et comportementales.
Alors moi je les suggèrerais plutôt dans cet ordre du fait de mon expérience toute personnelle.
salsero, toi qui prône l'inverse si j'ai bien compris, tu as conçu ça comment?

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ladymarlene

le mardi 06 septembre 2011 à 06h20

Je dois dire qu'à l'issue de ma brève expérience avec la psychanalyse, j'en suis venue aux mêmes conclusions. Effectivement, j'avais besoin de lâcher le gouvernail, de me laisser porter par ces flots et de 'casser" certains schémas qu'on m'avait inculqué.

L'ennui est que j'ai aussi un surmoi très puissant qui me hurle sans arrêt que ce que je fais, ce que je ressens, ce que je désire est mal.

D'où ma difficulté à gérer mes sentiments (et paradoxalement à m'y accrocher plutôt qu'à les laisser filer,) et mes désirs.

J'ai toujours des crises de remords terribles après être allée en club libertin alors que sur le coup, j'apprécie.

Et que pensez vous de l'hypnose erickssonnienne ?

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(compte clôturé)

le mercredi 07 septembre 2011 à 00h27

le lâcher prise, c'est un truc extra pour s'apaiser. Mais il faut avoir envie d'être apaisé(e).
L'hypnose, je ne connais pas bien. Il me semble que ça sert à "reconditionner" les gens en les mettant dans un état qui permettrait de s'adresser aussi à leur inconscient. Mais autant j'imagine bien l'idée pour des comportements absurdes et à supprimer (genre le tabagisme), autant il me semble que c'est intéressant de passer par la conscience pour apprivoiser notre propre comportement.

Est-ce que tu pourrais te dire "ok, c’est mal. Mais imaginons un instant que ça ne soit pas mal. Ça voudrait dire quoi et ça changerait quoi?"

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amantparisien

le mardi 13 septembre 2011 à 14h57

ladymarlene
Je dois dire qu'à l'issue de ma brève expérience avec la psychanalyse, j'en suis venue aux mêmes conclusions. Effectivement, j'avais besoin de lâcher le gouvernail, de me laisser porter par ces flots et de 'casser" certains schémas qu'on m'avait inculqué.

L'ennui est que j'ai aussi un surmoi très puissant qui me hurle sans arrêt que ce que je fais, ce que je ressens, ce que je désire est mal.

D'où ma difficulté à gérer mes sentiments (et paradoxalement à m'y accrocher plutôt qu'à les laisser filer,) et mes désirs.

J'ai toujours des crises de remords terribles après être allée en club libertin alors que sur le coup, j'apprécie.

Et que pensez vous de l'hypnose erickssonnienne ?

Remords...???
Qui trahis-tu en y allant ?

ou regrets ???
Tu te sens salie de faire çà ??

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Noli

le vendredi 07 octobre 2011 à 08h26

Après plus d'un mois, les choses ne vont pas mieux. C'est même pire. Je fais des crises d'angoisses répétées et suis à bout, complètement à bout. Je me demande combien de temps je vais pouvoir encore tenir. J'ai tout essayé; rationnaliser, dédramatiser, me dire que ça n'est pas grave, bla bla bla... et Christophe me rassure encore et toujours, et je le crois quand il dit qu'il m'aime profondément, mais rien n'y fait, je n'y arrive pas. Je ne supporte pas.
Alors voilà, je suis dans l'impasse la plus totale. Je ne pense pas pouvoir continuer longtemps comme ça. Psychologiquement, je n'en peux plus...
J'ai réussi à mettre le doigt sur certaines des pensées qui provoquaient la crise d'angoisse:
- Peur de ne pas être suffisante à son bonheur
- Impression d'être trahie, car lorsqu'on est tout les deux, dans son regard, dans ses mots, il n'y a que moi qui existe. Et à chaque fois c'est une claque de me rendre compte que non.
- Peur de ne pas être aussi importante que je le pensais
- Sentiment d'exclusion lorsqu'il est avec elle. Sentiment de ne plus être dans sa vie, de ne plus exister et de ne pas être voulue dans ces moments là
Et puis, j'ai l' impression de subir cette situation. Je n'ai plus l'impression de l'avoir choisie. Je me sens vraiment plus polyamoureuse pour un sou...
Mes crises d'angoisses sont d'une violence inouie et je pense aller voir un médecin pour remédier à ça, car tant qu'elles apparaîtront à chaque fois, je ne serais pas sereine pour pouvoir dédramatiser calmement.

Christophe me dit que pour lui, mon bonheur est important et que donc il arrive à accepter que je sois avec Nicolas, mais moi je n'y arrive pas, j'ai beau vouloir son bonheur, je n'arrive pas à l'accepter. Enfin si! Théoriquement, je l'accepte, mais physiquement, psychologiquement, mon corps ne l'accepte pas.

Voilà, pour les nouvelles...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Siestacorta

le vendredi 07 octobre 2011 à 08h39

Hé. C'est peut-être pas le bon choix, ou plutôt, pas le choix qui correspondait au moment. Fais en un autre, protège toi, go west young girl, et passe à autre chose, d'autres gensn au moins sentimentalement parlant.

Oui, plus facile à dire qu'à faire, mais plus facile à vivre qu'à se laisser vivre.

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superpseudo

le vendredi 07 octobre 2011 à 13h39

Peut-être qu'en fait ce dont vous aviez besoin ce n'était pas de vivre à 4, mais plutôt d'échanger les partenaires? Et que ça, c'était impossible de l'envisager parce que ça aurait impliqué d'admettre que vous ne vouliez plus (autant) votre premier partenaire?

Maintenant, au point où vous en êtes, est-ce qu'il ne serait pas possible de repartir chaque couple de son côté, mais partenaires échangés? Pas d'une manière définitive qui implique rupture avec le premier partenaire, mais au moins pour quelques mois, à l'essai, pour mettre à l'épreuve du quotidien cette relation nouvelle qui parait si magique maintenant mais qui finira bien par s'émousser avec le temps, comme les autres...

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Noli

le vendredi 07 octobre 2011 à 14h22

Non, Charlotte et Christophe s'aiment toujours autant. Et je ne veux pas quitter Nicolas, même si notre histoire est loin d'être rose en ce moment. Il n'y a que moi qui suis en train de couler net. Et pour le moment, je n'ai aucune envie de quitter ni Nico, ni Christophe...

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bohwaz

le vendredi 07 octobre 2011 à 14h24

Comme Siestacorta, mon conseil est de te protéger toi en premier. Aucune relation ne doit t'amener à te mettre dans de tels états. La priorité c'est toi, toi, toi.

Accepter que son partenaire ait d'autres relations, c'est facile pour certains et pour d'autres ça prends du temps, de la patience, de la réflexion. Personnellement j'y suis pas encore tout à fait.

Je pense que le fait de vivre à quatre est un choix pas évident, peut-être dois-tu à minima t'éloigner, géographiquement, quand il va passer du temps avec elle ?

Je pense que dans tous les cas tu as besoin de prendre de la distance, émotionnellement mais surtout géographiquement, avec lui. Car là tu t'enfermes dans une spirale. Si le souci vient de lui en partie et il va falloir en parler, mais je pense qu'il vient aussi de toi et que tu as besoin de te protéger et réfléchir à la situation.

En recours il est possible aussi de renoncer à ce choix d'être poly. Rien ne t'oblige à te borner et t'imposer ça. Si tu ne le sens pas, tu ne le sens pas. Peut-être que ça viendra plus tard, mais peut-être que pour le moment tu as en fait besoin d'une relation exclusive avec lui ?

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Clown_Triste

le vendredi 07 octobre 2011 à 20h21

L'un des problèmes, si j'ai bien compris, c'est qu'historiquement Christophe est le compagnon de Charlotte. Donc il est difficile à PtiteNoli de lui proposer une relation exclusive, même momentanément.

C'est une situation délicate pour laquelle je doute qu'il existe une "magic bullet", une solution rapide et indolore. En gros, tu es "ta pire ennemie" dans le sens où tes émotions sont en contradiction avec tes idées. Mais il me semble qu'en effet tu ne dois pas rester dans cette situation.

Votre emménagement à quatre - tel que je l'ai perçu au travers de vos écrits - m'a paru très rapide. Peut-être faudrait-il envisager de revivre séparément, sans que cela ne signe forcément la fin de votre temps passé ensemble. Vous avez plongé direct dans le grand bain, peut-être faut-il envisager des manières de revenir en arrière pour y aller plus progressivement.

Une autre idée pourrait être pour toi de te concentrer sur ta relation avec Nicolas et/ou d'initier une relation avec un autre garçon qui te plaît. Mais j'imagine que tu n'as pas la tête à cela pour le moment.

Je te souhaite bon courage, PtiteNoli. Dans tous les cas, même si c'est une grosse épreuve et qu'il est difficile de le voir ainsi, cette période est sans doute très riche en enseignement sur toi-même, ton identité, tes failles, tes aspirations.

C.T.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 07 octobre 2011 à 23h58

tant qu'on ne change pas, c'est qu'on n'a pas assez souffert : il semble que tu y sois presque...
Encore quelques crises d'angoisse et quelques tortures affectives et tu seras mûre : à ce moment là, certaines possibilités qui t’apparaissent pour l'instant inacceptables deviendront tout simplement évidentes.
Nous qui sommes à l'aise-Blaise au chaud dans nos fauteuils, on voit tous la même chose apparemment : tu as besoin de repasser par la case "exclusivité". Pour l'instant tu ne veux pas, ça serait un échec un déchirement et tout et tout, mais bientôt ça sera limpide et tu te diras comme ceux qui finissent par aller au toilettes en dérangeant toute une rangée au théâtre, une fois soulagés "mais pourquoi je n'ai pas fait ça plus tôt?!?? Qu'ai-je gagné à attendre à part des douleurs? Et puisque de toute façon c'était évident que ça finirait comme ça, pourquoi avoir attendu?".
La réponse est au début de ce message.

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Profil

Junon

le samedi 08 octobre 2011 à 15h24

Eulren, là, tu marques un énorme point et m'éclaire sur mes interrogations du moment (qui n'ont rien à voir avec l'amour, en fait).
Merci, merci!

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oO0

le vendredi 21 octobre 2011 à 01h58

Cela n'a aucun rapport avec ce qui a été dit, mais...

... promiscuité ?

Je m'explique, j'apprécie beaucoup mes amis et les couples d'amis, mais lorsque ces derniers deviennent trop démonstratifs dans leurs manifestations d'affection, cela m'em... Au delà de trente secondes : "Take a room !" Je ne le dis pas comme cela, mais je me fais vite comprendre d'une manière ou d'une autre. Un excès d'intimité dans la convivialité conduit à s'exclure autant qu'à exclure. Quel est la pertinence de langoureux baisers de trois minutes dans une conversation entre amis ? En quoi cela s'adresse-t-il aux autres et qu'est-ce que les autres peuvent répondre ? Il n'y a plus d'échange. Même pour un appel téléphonique, la personne qui prend l'appel s'éloigne pour ne pas imposer aux autres un échange étranger à celui qui est partagé. Si cela peut relever d'une certaine pudeur, cela ne relève pas de la pudibonderie puisqu'un appel téléphonique suit les mêmes règles d'échanges.

Bref, cela peut à l'origine ne rien avoir avec la jalousie, juste avec la frontière entre l'intimité et la promiscuité. Pour le reste, je ne suis guère sujet à la jalousie : elle m'inhibe et, de ce fait même, s'auto-inhibe. Je suis donc mal placé pour parler du sujet. Quoi qu'il en soit, trop d'intimité tue la convivialité nécessaire pour vivre au quotidien.

J'ai partagé une colocation avec une de mes "ex" - que ce termes "ex" est BEURK - qui a fini par sortir avec un de mes amis et colocataires. Cela a duré plus d'un an sans aucun accroc. Étant ami avec les deux, je parlais avec eux de leur relation quand l'un ou l'autre en manifestait le besoin ou l'envie. Pour le reste, nous avons gardés nos échanges habituels et leurs gestes d'affection ne m'ont jamais mis mal à l'aise parce qu'ils ont toujours respecté la frontière de la convivialité. Leur relation a même renforcé le quotidien - cuisiner, manger et nettoyer ensemble - et faire face aux contrariétés du quotidien avec humour et, à défaut, se remonter le moral.

Enfin soit, cette question de la promiscuité ne concerne personne directement, mais plutôt votre gestion des risques de promiscuité dans votre cohabitation, soit la frontière que vous faites entre la convivialité de votre vie en commun et l'intimité de vos relations. Au quotidien, l'intimité n'égalera jamais la convivialité. Nos habitations parlent d'elle-même dès lors que tout ce qui concerne l'hygiène intime dispose de lieux à caractère privé et spécifiquement réservés à cela.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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