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Couple poly/mono, en thérapie conjugale

Famille
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ln095

le mercredi 16 février 2011 à 17h43

On trouve beaucoup de fils ici et là sur les difficultés des couples où l'un est poly et l'autre pas. Est-ce que des personnes dans cette situation ont tentée une thérapie conjugale?

Nous en sommes à notre 2° psy en 8 mois (la première a cessé son activité). Ce n'est pas une grosse perte pour nous à mon avis car elle était profondément mono et voyait les coups de canifs dans le contrat conjugal comme des perversions à contrôler à tout prix.
Le deuxième, qui est aussi sexothérapeuthe, me semble un peu moins angélique et plus en prise avec la réalité. Il nous a annoncé d'emblée qu'avec de telles divergeances de vue, un compromis n'était pas du tout garanti.
La première piste qui lui est venue à l'esprit (à part le divorce) était plutôt du côté de l'échangisme qui pourrait offrir un débouché à la recherche de nouveauté de madame, et conforter monsieur dans l'idée qu'il n'est pas exclus de la vie de sa femme.
Je suis curieuse de savoir comment d'autres psy ont pu aider leurs "patients" dans des cas similaires...

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(compte clôturé)

le mercredi 16 février 2011 à 18h10

Heuh, en tous cas pas en proposant des solutions toutes faites et à l'emporte-pièce! :-/

Je croyais qu'un thérapeute aidait les gens à "accoucher" de leurs propres décisions...

Vivement que des psys polyamoureux se signalent, dis donc (+)

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(compte clôturé)

le mercredi 16 février 2011 à 18h50

Un embryon de réponse : est-ce vraiment le couple qui va mal et qui a besoin d'une thérapie ?
Je suis poly, mon couple a connu une grosse crise au moment où j'ai demandé de l'air, mon mari est mono. C'est moi qui ai éprouvé le besoin de voir un thérapeute (et je continue d'ailleurs) pour cerner un peu mieux mon identité et comprendre ce qui se passait. Dès que j'ai commencé à récolter les fruits de ce travail, c'est à dire à pouvoir dire à mon mari : voilà qui je suis et pourquoi et voilà ce dont j'ai besoin, ça a commencé à se décanter et on n'a plus été dans le conflit mais dans l'échange.
Sans doute ai-je eu de la chance, ma psy n'est absolument pas prescriptive et considère qu'il y a autant de modèles de couples que de relations et que s'il y a un souci c'est au niveau des individus qu'il faut d'abord travailler.
Une thérapie de couple, ok, pourquoi pas si les deux ont l'impression d'aller mal dans la relation, si c'est la relation qui est boîteuse. Ce qui n'est peut-être pas ton cas. Mais il me semble que dans le cas d'espèce un thérapeute de couple voudra à tout prix restaurer l'état initial et "normal" (au sens de "dans la norme") de la relation, c'est à dire soigner la relation, alors que le problème n'est pas à ce niveau.
Ouvrir une relation est long et très difficile. Mais une relation poly - ou bien une relation d'un mono et d'un poly - n'est pas une relation "malade" qui a besoin d'être soignée. Il y a éventuellement un des deux membres qui est mal avec l'idée mais la réponse au problème est le fruit d'un travail qu'il va d'abord devoir faire sur lui-même... Seul avec lui-même.
Vous avez essayé de consulter chacun de votre côté ? C'est à dire de voir un thérapeute avec une demande individuelle et pas "de couple" ? Par exemple le monsieur pourrait essayer de travailler son besoin d'exclusivité et la madame son désir de liberté, et c'est ensuite, dans un second temps, que vous verrez si en tant qu'individus vous pouvez vous épanouir dans une relation mono/poly...
Un point de vue qui ne vaut que ce qu'il vaut, bien entendu.

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zina

le mercredi 16 février 2011 à 19h26

/-C-/Ce-que-les-professionnels-en-psychologie-devr...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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ln095

le mercredi 16 février 2011 à 19h29

Mon mari vit notre couple comme malade. Moi non, Mais je pense que pour lui aller consulter ensemble est un passage obligé pour embrayer ensuite sur une thérapie personnelle. J'ai déjà fait plusieurs "morceaux " de psychothérapie de mon côté, c'est sûrement pour ça que je suis aussi zen sur le sujet. En attendant, quand l'un va très mal dans un couple, le couple va mal...

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(compte clôturé)

le mercredi 16 février 2011 à 19h43

ln095
En attendant, quand l'un va très mal dans un couple, le couple va mal...

Oui, mais on ne traite pas la cause en essayant de rafistoler la conséquence. Tu le résumes très bien toi même : le couple va mal parce que lui va mal dans ce couple. Et vous pourrez tenter toutes les thérapies du monde, tant qu'il n'agira pas sur lui, je crains que ce soit en pure perte.
Aller consulter ensemble dans cette optique c'est le renforcer encore dans son illusion que vous êtes "comme avant", fusionnels, un bloc à deux têtes face à l'adversité - l'adversité venant de l'extérieur, évidemment...

Attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire - et qui serais-je pour "prescrire" ou "juger", de toute façon. Je dis que ça me semble casse-gueule pour vous deux, au vu de ce que tu écris sur ce forum. Si toi tu ne te sens pas "juste" dans cette démarche, c'est problématique, non ?

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Siestacorta

le mercredi 16 février 2011 à 20h33

Je suis assez partisan aussi de dire que généralement, c'est un individu qui va mal et dont la souffrance déforme la relation.

Cela dit... un conseiller conjugal, c'est pas inutile. La prise de parole sur une souffrance, le dialogue, ce n'est pas naturel pour tout le monde. Et si un membre du couple apprend à cette occasion à parler, il faut que l'autre s'habitue à le réécouter d'une autre manière.
Il y a des ressorts communs entre conseil conjugal et thérapie, mais le but n'est pas le même.
Un psy peut établir un diagnostic. Même si l'acte n'est pas nécessairement médical, une thérapie suppose qu'il y ait des blessures d'égo, qui portent des noms, qu'on peut identifier. Théoriquement (assez théoriquement, d'accord), deux psy différents devraient identifier le même problème, lui donner le même nom. Un thérapeute ne peut travailler qu'avec quelqu'un qui reconnait qu'il souffre, pas juste quelqu'un qui pense devoir régler des problèmes...
Un conseiller ne fournit pas de soin, il traite des situations, pas des pathologies. Les deux aspect sont liés, mais tous les gens ne travaillent pas sur eux en se voyant comme souffrant... Le conseiller donne un cadre pour parler de façon différente, ou pour se mettre à parler, et... ça peut parfois suffire.

Bref, personnellement j'apprécie beaucoup d'avoir travaillé sur moi en thérapie, mais je pense qu'on peut agir sur le couple sans passer par cette case, pendant ou après. Les conseils du conseillers seront bons quand même.

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(compte clôturé)

le mercredi 16 février 2011 à 20h34

Ouille. Bon, y'a rien de mieux pour braquer quelqu'un que de lui suggérer une thérapie individuelle, il y a le risque de le désigner ainsi comme la personne dysfonctionnelle. Précautions, précautions. A introduire cas échéant comme la possibilité de s'occuper de lui-même et de savoir mieux ce qu'il veut, pourquoi, etc ... avec le risque qu'il se décide pour la séparation?

Les thérapeutes honnêtes déclarent au début d'une prise en charge de couple que la "conciliation" espérée a autant de chances de se concrétiser que d'aboutir à une séparation. Ils ne sont pas des arrangeurs, mais des médiateurs... et leur rôle se limite parfois à ce que les partenaires puissent se désunir paisiblement.

Et puis, entrer en thérapie par concession, ça marche pas. Même pour "équilibrer"...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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ln095

le mercredi 16 février 2011 à 22h37

Merci Zina pour ce lien vers un article sur "Ce que les professionnels de la psychologie devraient savoir sur le polyamour" qui m'avait échappé puisqu'il est relégué en 2° page (c'est bête hein?) assez éclairant. J'y ai retrouvé différents termes qui ont été prononcé sur mon "cas" (à titre d'hypothèse bien sûr: "comportement pathologique " "tendance névrotique" "dépendante au sexe (relevant d'un psychiatre donc)" j'en passe et des meilleures.

Merci Wazaaa pour ton éclairage, Nous sommes ici sur un site poly où il est évident pour tout le monde, que celui qui a un problème c'est mon mari mono. Mais hors d'ici, il est évident pour tout le monde, que celle qui a un problème, c'est moi, l'abominable poly.

Le fait et que mon mari souffre, d'après moi cette histoire de poly a réveillé des tas d'insécurités antérieures. Mais il souffre à cause de moi, et on ne peut pas désigner le "coupable" à l'avance, ni après d'ailleurs. Le but n'est pas de trouver un coupable mais de tenter de libérer la parole, de donner une place où la souffrance ait droit de cité. tout ça sans la moindre garantie de résultat je l'ai bien compris.

Je rappelle au passage que le but n'est pas forcément de déméler mon histoire ici et maintenant (ça fait 8 mois qu'on s'y emploie, si c'était simple, ça se saurait) mais de découvrir comment d'autres thérapeuthes que le mien ont pu aborder ce genre de questions...
A vot' bon coeur m'sieurs dames... racontez...

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(compte clôturé)

le mercredi 16 février 2011 à 23h29

Suggestion: explorer les fils ouverts juste après la date à laquelle a été mise en ligne la traduction de Weizman (14 juin 2009)

Des témoignages de thérapie conjugale sans avis sur ta situation particulière devraient y figurer, je pense.

(Les admins, au fait, c'est possible d'opérer un tri des fils par date, ou il faut tout ouvrir pour voir quand ils ont été mis sur orbite?)

Encore quelque chose: il faut parfois se taper plusieurs approches avec des psys différents avant de trouver le bon. La personne que vous consultez est en ouverture par rapport à la première consultée... mais la prospection est plus difficile que ça; si on devait en passer par là avec mon namoureux, je m'assurerais à la prise de contact au téléphone que le praticien est ouvert au concept. C'est comme partout: y'a de bons et de moins bons professionnels, et il y en a aussi qui confondent "maïeutique" et "conseil".

Et puis chaque thérapie est unique, c'est pas un remède à une maladie qui est recherché, mais des réponses qui n'appartiennent qu'à chaque individu ou chaque paire.

Le site est ouvert depuis janvier 2008 (je crois), si c'était si simple de trouver de bons filons thérapeutiques, ça se saurait... :-)

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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ln095

le jeudi 17 février 2011 à 09h22

:-/ Je patauge dans le site à la recherche de ce "Weizman", de sa traduction, et des fils de discussions qui ont pu en découler... et je suis bredouille...

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(compte clôturé)

le jeudi 17 février 2011 à 10h33

La distinction entre conseil et thérapie est très difficile à tenir, il faut que le psy soit hyper au clair lui-même avec ce qui est pathologique et ce qui ne l'est pas, et les psy effectivement c'est comme pour tout : y en a pas que des bons.
Pour être plus dans le concret puisque c'est ce que tu nous demandes, dans le cadre de la thérapie individuelle on a fait quelques séances en couple (et on en refera, c'est prévu). Ma psy est formée en thérapie familiale, c'est son dada, et elle articule ce qu'on vit avec des systèmes, normaux ou pervers, vécus dans la cellule familiale pendant l'enfance.
Son truc c'est de nous aider à démêler ce qui est un vrai désir d'ouverture du couple, d'un fantasme lié à des sensations de perte ou d'abandon vis à vis des parents. En gros, le polyamour ça la dérange pas mais elle nous invite à faire la part des choses entre les vraies relations plurielles et la recherche de pansements affectifs pour mes névroses - et elle invite surtout mon mari à ne pas accepter ma liberté pour de mauvaises raisons (me faire plaisir, jouir de son propre héroïsme de sacrifice) mais parce que c'est "juste" pour notre couple.
Donc oui, il y a dans ce genre de démarche d'abord un travail sur son identité (pourquoi je suis poly/mono ? Qu'est-ce que ça change dans le système du couple ? Est-ce que c'est libérateur ou pas pour moi ?) avec le risque irréductible que la relation se termine, parce que c'est toujours le risque quand on commence à chercher pourquoi telle relation sous telle forme avec telle personne.
Un truc important c'est que la psy ne nous reçoit pas seule quand on vient à deux : elle fait les séances de couple avec une collègue. C'est une démarche que j'apprécie au sens où ça évite la tentation de prendre le thérapeute à témoin en essayant de le rallier à son camp ; et quand on met sur la table un truc exotique comme les relations plurielles, avoir deux interlocuteurs est finalement plus sécurisant, les préjuges éventuels de chacun des deux psys s'annulant l'un l'autre.
Voilà, c'est mon expérience, mon témoignage de thérapie poly-friendly... En espérant que tu vas trouver la perle qui vous aidera à avancer !

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ln095

le jeudi 17 février 2011 à 10h55

Tu es peut-être cette perle !!! En tout cas merci beaucoup, en effet, voilà en fin du concret !

J'ai joint au téléphone un thérapeuthe qui faisait la thérapie conjugale à 2 thérapeuthes (homme et femme): seul petit hic: 120€ la séance. Ca a été rédibitoire.

Je pense que "l'angle d'attaque" consistant à distinguer ces 2 types de "noeuds" est très juste:
- les problèmes, névroses, difficultés antérieures à la relation amoureuse
- des problèmes découlant directement du choc mono/poly

Je te rejoins aussi sur l'attitude du mono acceptant (ou pas) les besoins/envies du partenaire poly et l'éventuelle posture sacrificielle que cela peut représenter.

Finalement pour bosser sainement sur les problèmes d'un couple mono/poly, il faudrait que chacun ait totalement soldé toutes ses problématiques personnelles, ce qui n'est JAMAIS le cas. Ca revient donc à essayer de démêler une grosse pelotte avec trois fils mélangés
-mes problèmes
-tes problèmes
-les problèmes de notre couple...

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Siestacorta

le jeudi 17 février 2011 à 12h00

Ben, tu sais, même quand on est pas en couple, on ne "solde pas ses problématiques" comme ça !
Il n'y a pas de santé parfaite, en psy, mais un équilibre dont tu es satisfait. A la fin d'une super thérapie ou même analyse, tu n'es pas débarrassé de toutes tes névroses, tu as appris à bien vivre avec ("avant j'avais honte, j'étais adulte mais je faisais pipi au lit... Depuis que j'ai fait une analyse, ça va beaucoup mieux, je fais toujours au lit mais j'en suis fier")

Bref, toute votre pelote ne sera pas nécessairement à démêler, juste en desserrer certaines boucles.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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ln095

le jeudi 17 février 2011 à 13h03

(+) :-) bien dit

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(compte clôturé)

le jeudi 17 février 2011 à 20h55

zina
Je ne sais pas si vous avez lu : polyamour.info/-C-/Ce-que-les-professionnels-en-ps...
Si ca peut servir de l'apporter en thérapie, tant mieux.

In, il faut cliquer sur le lien en bleu dans le message de zina, tu arrives direct sur l'article de Weizman.

Tu trouve sa date de mise en ligne... et après , yapu qu'à explorer les fils depuis la dernière page, et qui sont postérieurs à cette date,et avec un titre évocateur.

Ca roule? :-)

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le jeudi 17 février 2011 à 21h00

ln095
...

Je pense que "l'angle d'attaque" consistant à distinguer ces 2 types de "noeuds" est très juste :
- les problèmes, névroses, difficultés antérieures à la relation amoureuse
- des problèmes découlant directement du choc mono/poly

Je te rejoins aussi sur l'attitude du mono acceptant (ou pas) les besoins/envies du partenaire poly et l'éventuelle posture sacrificielle que cela peut représenter.

Finalement pour bosser sainement sur les problèmes d'un couple mono/poly, il faudrait que chacun ait totalement soldé toutes ses problématiques personnelles, ce qui n'est JAMAIS le cas. Ca revient donc à essayer de démêler une grosse pelotte avec trois fils mélangés
-mes problèmes
-tes problèmes
-les problèmes de notre couple...

Certes. Mais ce qui semble assez universellement reconnu chez les psys (ceux que j'ai fréquenté en tous cas), c'est qu'on se choisit comme partenaires aussi en fonction de ce qu'on peut réveiller comme souffrances chez l'autre... et éventuellement aborder/tranquilliser ensemble.

Donc, une bonne raison de travailler ensemble à y voir plus clair.

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Siestacorta

le jeudi 17 février 2011 à 23h56

En fonction des souffrances qu'on éveille ? Tiens, j'aurai plus parié sur nos propres douleurs ?

Dans mon idée, on va vers quelqu'un qui nous fait souffrir comme on est prêt à souffrir, pas plus, pas moins. Ca peut donc être libérateur, épanouissant, parce qu'on a une occasion de dépasser un cercle vicieux, mais ça peut aussi être enfermant, parce qu'on va vers quelqu'un qui correspond à ce qu'on a déjà vécu.
Par exemple, il y a des mecs qui vont toujours vers la nana qui a besoin de stabilité parce qu'elle est toute embrouillée, les nana qui tombent toujours sur un mec qui les traitent comme des merdes...

Le plus souvent, je pense pas qu'on fasse ça "directement". Mais on flashe sur des qualités qui ont certains défauts comme revers.
"rho la fille qui admire mes valeurs de la stabilité, comme ça serait bon d'être son petit mari" ( j'ai besoin qu'une controlfreak m'engueule pour la défier ou pour m'obliger à me ranger)
"rho le mec qui irradie de charisme, je veux toucher le soleil" (je me prouverai ma valeur en en trouvant une à ses yeux, surtout s'il a pas l'habitude d'y voir plus loin que sa rolex)

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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ln095

le vendredi 18 février 2011 à 14h49

Wazaaa: J'avais réussi à trouver l'article (je viens de l'imprimer pour mon psy), c'était plutôt les fils de discussion qui en découlaient que j'avais du mal à chopper. Ca y est !!! j'ai trouvé les réactions à l'article.

Merci d'apporter un peu d'eau à mon moulin de la thérapie conjugale. Il faut avoir la foi pour continuer. On ne peut pas TOUT traiter en thérapie conjugale certes, mais comme tu dis, on se choisit en fonction de ce qu'on peut réveiller comme souffrance (et comme appaisement) chez l'autre (et chez soi-même, je pense). Il y a bien des effets spécifiques de interactions du couple qui vont interférer avec le cheminement ou scénario (je suis dans un bouquin sur l'analyse transactionnelle jusqu'au cou: je vois des scénari partout!) de chacun.

Siestacorta : "On flash sur des qualités qui ont leur revers". (désolée, j'ai pas pigé comment faire une citation en bonne et due forme)
Florence Foresti (fine psychologue) illustre bien ça dans un des sketchs de "Mother fucker"
"J'adore, il est super sportif" devient vite "pose ces putains d'althères et parle-moi"
"J"adore, il est profond" devient "Et tu tu arrêtais d'enculer les mouches et que tu sortais les poubelles??"
"J'adore il a des petites poignées d'amour " devient "espèce de gros tas" etc.
Je ne connais pas le sketch par coeur, c'est juste pour que vous compreniez bien le principe.

Dans mon cas ca donnerait quelque chose comme :
" Oh c'est merveilleux, il m'aime, il me veut rien que pour lui, de toute façon, les autres on s'en fout puisque nous on s'aime, on n'a besoin de personne. Et puis les gens c'est trop compliqués, on ne sait jamais ce qu'ils pensent, le plus simple c'est de les éviter. Qu'est-ce que c'est chouette d'être avec un mec encore plus handicapé social que soi !"
Et ça devient: " Purée, qu'est-ce qu'on se fait chier ensemble ! si on sortait ? si on voyait des gens? ben oui c'est dangereux mais qui ne risque rien n'a rien non?"
Son côté casannier qui m'a rassurée au début me pèse aujourd'hui. Mais on ne change pas les gens... comment lui reprocher ce qui m'a justement attirée chez lui ?

Je sais j'avais dit que ce n'était pas ici que je réglerais mes problèmes... Une petite contradiction par ci par là n'a jamais fait de mal à personne...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Siestacorta

le vendredi 18 février 2011 à 15h54

C'est pas ici que tu régleras tes problèmes... Mais où autrement commencer à les cerner ?

Internet rempli (en partie) un rôle de retour de solidarité, d'échange dynamique.
Pendant pas mal de temps, on s'est replié sur nos vies, chacun son micro climat et sa télé, ultra-moderne solitude... C'est le mauvais aspect de l'individualisme. Mais il y a, ici par exemple, un bout d'ouverture qui peut ramener du mouvement, où on crée une partie du mouvement, en ouvrant la fenêtre : windows, et puis, si ça se passe bien, on sort et on se parle en vrai.

Bref, te "gêne" pas parce que tu déballes. Ca se fait, ça fait du bien par où ça passe : à toi, à ceux qui s'y reconnaissent.

Et je suis très content d'entendre une fille dire "je me suis laissé séduire par son côté casanier, et maintenant on est enfermés". J'ai vu ça arriver si souvent, mais en non-dit... Et qu'on puisse en avoir conscience, ça me fait penser que ça peut avancer, que l'instinct de nidification n'est pas une fatalité !

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