Polyamour.info



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Cette sensation de décalage entre les dire et les faits ?

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(compte clôturé)

le mercredi 28 avril 2010 à 19h39

Well well. Donc... tu as une souci avec la régulation de la distance. Quand c'est trop près, tu fuis, quand c'est trop loin, ça craint.

Bon... Un petit travail là-dessus avec le psy, tu y as pensé? Voir clairement que tes parents, non seulement aux opposés, mais dont l'une oscille elle-même entre trop proche et trop lointaine, ont pu t'empêcher sans le vouloir de construire ton territoire psychique en la matière, c'est déjà pas mal pour comprendre pourquoi tu n'arrives pas à trouver tes propres repères.

Il reste à expérimenter, dans un lieu neutre et avec quelqu'un avec qui il n'y a pas d'enjeu, comment tu peux apprendre à faire ça: à ne pas te laisser acculer, à oser demander plus, aussi... à t'écouter vraiment sur ton besoin., et à accepter qu'il ne soit pas linéaire.

Et à part ça, pourquoi pas lâcher la culpabilité, parce que franchement, prendre sur toi toute la responsabilité des dégâts, ce n'est pas juste: laisse-en pour les autres, sale égoïste :-D , une relation qui marche ou se pète la gueule, c'est 50/50 en partage de responsabilités. Ces filles sont venues à toi ou se sont laissées approcher aussi parce que tu dégageais cette ambivalence, y'a pas de hasard.

Message modifié par son auteur il y a 12 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 28 avril 2010 à 20h01

Je parle au présent mais c'est en dépassement, quelque part, le travail psy il suit son cours... et les travaux pratiques se mettent en place... dont cette rencontre avec vous... et bien sûr ce besoin de lâcher la culpabilité, car clairement ce n'est pas toujours moi moi moi, ben, je vous laisse vaquer à vos occupations les PA !
et aux fils de reprendre leur vie...

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(compte clôturé)

le mercredi 28 avril 2010 à 20h13

C'est pas pour autant que tu n'es pas le bienvenu ici... Savoir comment quelqu'un s'en sort, c'est précieux.

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Romy

le mercredi 28 avril 2010 à 20h18

Autre suggestion de lecture si je peux me permettre: L'ennui de Moravia.

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Drya

le vendredi 30 avril 2010 à 13h40

L'idée du polyamour, quand on en parle à des gens qui ne connaissent pas du tout et même moi par moments au cours de mon évolution actuelle, peut donner au premier abord une impression de flottement où on ne s'ancre jamais vraiment, où on prend un peu ici, un peu là. Après, plus on comprend de choses, plus on s'aperçoit que pour être viable sereinement, ce mode d'amour demande beaucoup plus de profondeur dans les sentiments: pour que la confiance soit solide et nous permettent de nous ancrer... en plusieurs points au lieu d'un, mais consciemment, alors qu'on le faisait déjà avant, mais inconsciemment, avec d'autres mots (amoureux, ami, copain, connaissance, famille, collègue, boulot...).

Message modifié par son auteur il y a 12 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 30 avril 2010 à 13h49

"pour être viable sereinement, ce mode d'amour demande beaucoup plus de profondeur dans les sentiments"

Beaucoup plus que quelque chose d'autre? Si c'est le cas, quoi?

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ERIC_48

le vendredi 30 avril 2010 à 14h11

Drya (+)

Clem : Plus profond que quelque chose de moins profond, quel que soit le quelque chose. En fait, moi, je m'en fou du quelque chose, car je m'intéresse au polyamour, pas à quelque chose d'autre. Je n'ai pas besoin de m'appuyer contre autre chose mais sur quelque chose. Par exemple, m'appuyer sur des sentiments profonds dans le polyamour me suffit amplement. On a le droit d'être curieux de tout, mais ce n'est pas obligé.

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Drya

le vendredi 30 avril 2010 à 14h28

Plus profond qu'une relation de "simple confort" qu'on continue tant qu'il n'y a pas de problème sans se poser de questions, que l'on régit par des règles établies par d'autres. La "profondeur" d'une relation, selon moi, passe par la compréhension, le contact, la confiance, la complicité, et surtout la conscience de l'importance que l'autre a dans notre vie, et l'importance qu'on a dans sa vie: on peut se passer de ces règles, on a en nous-mêmes de quoi aménager nos vies sans casse.

Message modifié par son auteur il y a 12 ans.

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Drya

le vendredi 30 avril 2010 à 14h29

Dur de dire ce qu'est une relation "profonde et/ou solide" !

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(compte clôturé)

le vendredi 30 avril 2010 à 16h58

@ Drya

Alors, moi du coup je traduis comme ça: bien de garder la mémoire de ce qu'on a vécu qualitativement, quand on est momentanément sans partenaire, ou juste avec un. Pour renouer une ou des relation(s) qui soit au moins de même qualité.

C'est ça?

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ERIC_48

le vendredi 30 avril 2010 à 17h30

Moi de traduis
- que l'on n'a pas besoin de s'imposer la règle dominante là ou on peut en créer une à notre sauce, avec les ingrédients du bord.
- que l'on n'a pas besoin de mettre des barrières a l'endroit ou on est déjà attaché.
- que l'on n'a pas besoin d'avoir peur de manquer de ce que l'on ne manque pas.

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Drya

le vendredi 30 avril 2010 à 18h41

@Clem : euh... j'ai rien compris :/ (neurones fatigués en fin de journée...) Je crois surtout qu'on parle du "qualitatif" dans une optique différente, car je ne parle pas de l'absence de partenaire là, au contraire: de la possibilité de faire cohabiter 2 relations sans l'impression de flotter sans autre vrai point d'attache que soi-même (triste!) avec un détachement par rapport à celui qui n'est pas présent pendant qu'on donne toute son attention à l'autre alors qu'il se sent délaissé - question d'équilibre? Mais c'est sûr que c'est la mémoire qui nous donne la conscience et la capacité de faire des projets.
Ce que je veux dire, c'est que si on a confiance en la solidité du lien qu'on a avec quelqu'un, on a moins peur de se lancer dans des relations hors normes, car on sait que la volonté de coopérer pour le bien des 2 est là. On sait que ce lien ne va pas se déliter à la 1ère perturbation extérieure. Voilà!

@Eric : y'a de ça, mais c'est plutôt dans le sens que je viens d'essayer d'expliquer mieux (?): on peut se lancer dans l'aventure houleuse avec plus de confiance si on sait qu'on peut compter sur la bonne volonté plutôt que sur la tendance défensive de son partenaire.

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(compte clôturé)

le vendredi 30 avril 2010 à 18h47

OK, ça complète le tableau, ça colle.

Mon idée, c'est que si on est bien dans ses baskets dans la situation que tu décris, le jour éventuel ou c'est couple ou solitude, on a acquis une certaine sérénité qui nous aidera à ne pas nouer de relation "utilitaire".

Comme ça, c'est plus clair?

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Drya

le vendredi 30 avril 2010 à 19h07

Je vois mieux où tu faisais le lien maintenant, mais je ne parlais pas de ça ici.
Je me demande souvent pourquoi c'est si difficile de faire coïncider des relations, même autres que amoureuses (donc sans ces "règles sociales" d'exclusivité), j'ai grave du mal à savoir si je suis ou non dans le bon équilibre "présence/absence" - "égoïsme/empathie" - "essentiel/bonus". J'ai l'impression de "trahir" une confiance potentiellement à chaque instant sans m'en rendre compte... En gros, quand ces questions ne se posent plus, les choses sont stabilisées et la confiance établie, mais avant de trouver cette stabilité, c'est un vrai puzzle en équilibre sur la lame du rasoir. Donc être bien dans ses baskets, c'est facile à dire, mais on n'y est jamais vraiment, car on ne joue pas seul, mais on joue pour le bien de 3 personnes, un vrai défi quand on ne connaît pas le terrain où on s'aventure!

Message modifié par son auteur il y a 12 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 30 avril 2010 à 19h26

Cela rend humble je trouve.
De jouer pour trois personnes.

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(compte clôturé)

le vendredi 30 avril 2010 à 19h41

Mmh. C'est quoi qui a fait que l'équilibre était atteint? Confiance intérieure ou confiance en la relation? Ou les deux?

A 30 ans, j'avais moins de confiance intérieure, donc il me fallait une énoooorme confiance en la relation, et risquer de souffrir bien plus en cas de rupture, parce que je chargeais trop. Donc, ça chargeait plus la relation... et ça pétait plus vite.

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Drya

le vendredi 30 avril 2010 à 20h05

Je n'ai pas grande confiance en moi, mais beaucoup en la coopération, en la volonté de coopérer parce que ce sera bien pour les deux (et les 3, etc.). Le tout est que le message passe pour qu'on travaille volontairement à la même chose: trouver et construire ce qui nous conviendra, pierre après pierre. L'écoute est la lucidité sont les clés il me semble.

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(compte clôturé)

le samedi 01 mai 2010 à 13h14

merci pour vos témoignages

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ERIC_48

le samedi 01 mai 2010 à 15h23

Je trouve qu'on touche là, une question très très importante.

D'un côté Drya constate que l'on peut (voire qu'il faut) miser sur les autres, et de l'autre Clémentine constate que l'on peut (voire qu'il faut) miser sur soi.

La position de Clémentine se rapproche de celle de nombreux psy, qui n'ont pas toujours la réussite escomptée. S'ils arrivent éventuellement à réduire la souffrance, je pense qu'ils s'arrêtent bien trop tôt, puisque le but de la vie n'est pas de ne pas souffrir mais d'être heureux, d'avoir du plaisir, etc.

D'après moi, ces psy amènent chaque personne dans une position dans laquelle elle souffre moins, en lui faisant payer non seulement la note avec de l'argent, mais également la note avec une impasse, car la personne s'est entraînée à penser que la solution n'était qu'en elle, alors que la solution était aussi dans la création d'une identité de groupe permettant une vie collective riche comprenant notamment suffisamment de sexe et d'amour (que le groupe soit un couple, un trouple, ou plus).

Il aurait donc fallut pour se sortir du malheur, s'entraîner à créer une identité de groupe (couple, trouple ou plus), alors que les psy s'acharnent sans arrêt à ramener le problème à soi. S'il va de soit qu'on ne peut pas demander au groupe de résoudre ses propres problèmes (je suis d'accord avec Clem sur ce sujet), il va également de soit que l'on ne peut pas demander à soi-même de résoudre seul des problèmes de groupe (et je pense que Clem oublie cette composante, en s'acharnant comme un psy sur la notion de durcir les personnes, alors qu'il faudrait aussi s'acharner sur la notion d'adoucir les mêmes personnes dans des situations propices à l'amour). On ne joue jamais seul comme Drya le dit très bien.

Nous ne sommes physiquement que des moitiés, voir des quarts, ou des dixièmes, la nature nous a fabriqué comme cela exprès pour que l'échange amoureux se fasse, donc nous ne pouvons pas nous équilibrer seul. La théorie de s'équilibrer d'abord seul puis ensuite d'aller ver les autres, me semble être une blague de mauvais goût, ou tout simplement une erreur pour ceux qui y croient sincèrement. Ceux qui se disent équilibrés seuls, sont en réalités très bien entourés.

La position de Drya se rapproche énormément de la mienne, et elle a l'air de fonctionner. Alors pourquoi cette position n'a t'elle jamais eu la réussite escomptée pour moi. Oui, pourquoi ?

Je pense (mais je n'en suis pas sûr) que c'est parce qu'à toujours mettre une partie de ma vie dans les mains de gens qui sont incapables de faire la même chose de leur côté, je finis par ne plus avoir de vie, puisque ma vie a été dilapidée dans de nombreuses mains qui n'en n'ont rien fait, ou qui ont exploités l'aubaine à fond. Je suppose que Clem pense ici qu'il faut que je me durcisse. Moi je dit oui et non en même temps. Oui pour ne pas souffrir, mais non pour être heureux. Le tout, je pense c'est de sélectionner les bonnes personnes (à ne pas confondre avec le diction débile à mon sens, selon lequel il vaut mieux être seul que mal accompagné). Il vaut mieux être bien accompagné que mal, ça c'est sûr, mais c'est la seule chose qui soit sûre.

Ce que dit Drya, apporte de l'eau à cette hypothèse selon laquelle il faut sélectionner. Elle précise bien en effet : " si on sait qu'on peut compter sur la bonne volonté (des autres) plutôt que sur la tendance défensive de son (ses) partenaire (s)".

Ici la notion "d'être sur la défensive" cache évidemment la notion "d'être prêt à contre attaquer". Etant donné qu'il n'y a pas d'attaque, cela devient "être prêt à attaquer". Et l'attaque est d'autant plus forte que la personne qui (contre) attaque ainsi, est persuadé qu'elle défend une cause juste.

On retrouve là mes deux obsessions, (1) ne jamais être contre quelque chose ou quelqu'un (2) tout faire pour éviter les attaques, sauf pour imposer le calme, et encore ça se discute pour la raison que je viens d'expliquer.

Il est donc clair que lorsque l'on confie une partie de sa vie aux autres pour qu'ils fassent de même et qu'une identité de groupe se crée, la présence d'une seule personne sur la défensive, fait écroulé l'édifice en cours de construction.

Ce qui est particulièrement grave, c'est que même le rêve de l'édifice peut disparaître, laissant les gens dans l'impasse de l'aigris. Ces gens se placeront sur la défensive (ils se sont fait avoir une fois, donc ils se méfieront) et détruiront à leur tour de nouveaux rêves d'édifice.

C'est le même principe qu'une bombe atomique en chaine. Le premier atome se désintègre en en détruisant 10, qui chacun en se désintégrant en détruit 10, ce qui fait 100, et en un coup de cuillère à pot, le rêve de l'humanité toute entière peut être détruit.

C'est pourquoi, j'essaye en vain de créer un espace restreint protégé.

On pourrait commencé tout petit à 3 ou 4 par exemple, puis en grossissant un peu mais pas trop pour que les risques d'écroulement ne soient pas trop grands. Ensuite, faire des groupes de groupes, etc.

Pourquoi je n'y arrive pas ? Parce que je confie une partie de ma vie a des personnes qui ne veulent (ou ne peuvent) faire la même chose de leur côté). Me débrouiller tout seul ? Je viens d'expliquer pourquoi ce n'est pas possible.

La solution n'est pas uniquement en soi, mais aussi en nous.

Message modifié par son auteur il y a 12 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 01 mai 2010 à 18h37

Drya
... pour être viable sereinement, ce mode d'amour demande beaucoup plus de profondeur dans les sentiments

Plus j'y songe, plus je me sens peu à l'aise avec l'idée que tu exprimes, Drya. Je pense que cette notion reste très individuelle: nous avons eu ici beaucoup d'interventions parlant de la possible légèreté du polyamour, de le vivre en paix sans sentiments réputés profonds - notion d'ailleurs très difficile à qualifier, pour ne pas dire quantifier, comme tu le soulignes.

Si on en fait une généralité, ça prend un parfum d'élitisme qui personnellement me heurte car des libertins peuvent aussi se réclamer aussi du polyamour, et l'ont fait ici, à juste titre.

La définition en tête du site laisse d'ailleurs clairement la porte ouverte à une multitude d'expressions amoureuses, en ne parlant que de tenir les partenaires au courant de ce choix.

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