Polyamour.info



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Mais à part ça, si j'ai envie de me taper un beau mec et de raquer pour... et alors? Où est le blème?

Social
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(compte clôturé)

le mardi 06 octobre 2009 à 12h01

Voilà, j'ouvre ce fil, histoire de clarifier que le sujet n'a rien à voir avec ah-les-fous.

Comme ça on pourra aussi discuter des assistants sexuels, du rôle social des putes, des mariages d'intérêts, essétéra, essétéra.

" Ca me rappelle un jeu style Memory, "Que met-on dans mon corbillon?"

Un santon
Un mouton

(faut que ça finisse par "on" )

Un con
Un gros con
Un sacré con

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wotan

le mardi 06 octobre 2009 à 12h08

Clementine, tu es formidable ;-)

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(compte clôturé)

le mardi 06 octobre 2009 à 12h10

Arrête, j'ai les chevilles qui raient le parquet... :-/

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(compte clôturé)

le mardi 06 octobre 2009 à 19h43

Bon, sérieusement... Le sexe comme service rémunéré, qu'est-ce que ça vous évoque?

Chapitre un: j'ai eu l'occasion de fréquenter trois ans durant les prostituées de ma ville (accueil dans un camping-car, pour un café, un bouillon, un coca... biscuits, bonbons pour les filles toxicomanes qui venaient débourrer leur premier mélange d'anxiolytiques et d'amphét'... échange de seringues... distribution de présés, lubrifiant, gants, mouchoirs.)

J'avais peur de ce monde, mais envie d'offrir de la présence dans ce domaine. Pourquoi?

Parce que j'aurais pu me retrouver sur le trottoir aussi, pourquoi pas moi? pourquoi elles?...

J'ai franchi mon Rubicon, là. C'était assez éprouvant, quand même. Je m'y suis un peu déchiré le coeur, c'est rude de ne faire qu'accompagner ces filles un petit bout de la nuit... pourtant j'étais très claire dans ma tête sur le fait que je n'allais faire que ça, et surtout ne pas me prendre pour un sauveteur (sauveteur de quoi, d'abord...)

Oser le faire, oser l'évoquer, c'est une facette non-compassionnelle, mais humaniste de polyamoureuse, juste ça. Je pressens que c'est relié, même si je ne vois pas la connexion distinctement.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 06 octobre 2009 à 19h47

Chapitre deux: l'assistanat sexuel.

Il y a quelques années, ça a été un tollé par ici, lorsqu'une telle formation a été mise sur pied. Moi ce qui m'a choquée, c'est d'entendre des propos tels que: le handicapé a droit à une vie sexuelle épanouie comme tout le monde.

C'est quoi une vie sexuelle épanouie? Tout le monde, c'est qui? Et c'était quoi le message, finalement?

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 06 octobre 2009 à 19h54

Chapitre trois: la prostitution finalement, c'est un truc qui existe aussi dans certains mariages. Rester liés par intérêt... par peur de la solitude... par besoin de guidance... ou autre chose.

Le fric et le sexe vont l'amble, et si on peut mieux imaginer qu'un homme paie pour du sexe, qu'évoque une femme qui le fait? Quel tabou active-t-elle?

Partant, pourquoi un mieux-être sexuel devrait-il être dénué de l'aspect matériel? A la recherche de quelle pureté idéale? Les prostituées sacrées, on en trouve de multiples exemples dans l'histoire de l'humanité... pourquoi sacrées, alors, si le sexe pour autre chose que le plaisir mutuel est en jeu?

Pourquoi pourquoi pourquoi?

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lutevain

le mardi 06 octobre 2009 à 20h13

Clementine
Chapitre trois: la prostitution finalement, c'est un truc qui existe aussi dans certains mariages. Rester liés par intérêt... par peur de la solitude... par besoin de guidance... ou autre chose.

Sans oublier le "proxénétisme" des mariages arrangés!!!

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le mardi 06 octobre 2009 à 20h54

Voui, aussi!

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Junon

le mardi 06 octobre 2009 à 22h56

Je dirais que payer pour un service sexuel ne me choque pas, dans la mesure où:
-il ne fait finalement que matérialiser un rapport de forces souvent sous-jacent dans la sexualité (pas forcément souhaitable, je n'ai pas dit ça)
- il permet un accès à la sexualité à ceux et celles qui ne peuvent y accéder autrement (pas le temps, le physique, l'envie, etc.)
-il s'effectue entre adultes libres de leurs gestes (et c'est souvent là que le bât blesse...un/une mineur(e), une personne en situation de dépendance ou de fragilité, une personne sous influences l'est-elle? Et le libre arbitre de son cul dans tout ça?)

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(compte clôturé)

le mardi 06 octobre 2009 à 23h49

Voilà, en effet, qui montre que le terrain est vraiment marécageux, et que la réflexion doit être très prudente.

Merci déjà pour ça, grande dame. Je vais aller coucher mes yeux et laisser mon cerveau travailler dessus...

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(compte clôturé)

le mercredi 07 octobre 2009 à 07h37

Je cherche, je glâne... des accroches pour penser plus loin.

Je découvre ça, sur, devinez... Kikipedia bien sûr, bon point de départ pour pas mal de recherches:

"La prostitution a été observée chez des espèces animales non humaines, notamment chez les macaques à longues queues (Macaca fascicularis) qui proposent d'offrir non pas de l'argent mais un service consistant à épouiller une femelle et à nettoyer son pelage avant d'obtenir ses faveurs. Ainsi une étude publiée en décembre 2007 dans la revue Animal Behavior, réalisée entre 2003 et 2005 par Michael Gumert, un spécialiste du comportement animal de l'université technologique Nanyang de Singapour, portant sur cinquante groupes de macaques à longue queue et 243 séances d'épouillage et réalisée dans le Parc national de Tanjung Puting à Kalimantan Tengah en Indonésie, a constaté une augmentation de l'activité sexuelle après un épouillage, le nombre de rapports sexuels des femelles passant de 1,5 par heure en temps normal à 3,5. La durée du soin peut aller de quelques secondes à une demi-heure voire plus, et elle augmente si le mâle a un statut inférieur ou si le nombre de femelles est restreint.

La prostitution existerait également chez les manchots Adélie et certains insectes"

Et ça aussi: en créole d'Afrique de l'Ouest, on appelle une prostituée un "cul-boutique" :-D

De mon expérience perso, on trouve dans ce bizness comme dans plein d'autres - réputés honorables... autant de filles vulnérables que de filles sans histoire particulière, élevées dans un pays où il est dans la norme de se prostituer, ou en recherche de mieux-être pour sa famille (enfant handicapé ayant besoin de soins, par exemple).

Quand les filles passaient au bus, on parlait, comme à la pause-café d'une entreprise, des enfants, de la famille, de la vie quotidienne... et j'ai même piqué des fous-rires mémorables, les trans' sont parfois tellement théâtrales! notamment quand l'une d'elles, fraîchement opérée des fesses, s'est assise un peu lourdement sur la banquette (essaie un peu pour voir de te glisser à la table d'un camping-car avec des talons compensés de 20 cm...): résultat des courses, l'a rebondi sur ses prothèses de silicone comme sur un trampoline, gaow-gaow-gaowwwww...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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le samedi 10 octobre 2009 à 14h01

Junon
Je dirais que payer pour un service sexuel ne me choque pas, dans la mesure où:
[...]
-il s'effectue entre adultes libres de leurs gestes (et c'est souvent là que le bât blesse...un/une mineur(e), une personne en situation de dépendance ou de fragilité, une personne sous influences l'est-elle? Et le libre arbitre de son cul dans tout ça?)

Un(e) mineur(e): ça c'est une limite mise par la loi pour protéger un non-adulte. Mais c'est quoi un adulte? Je connais des mômes mûr(e)s à 13 ans et qui ont franchi le pas avec allégresse. Et des gens bien plus âgés qui sont des brêles en la matière.

Dépendance, fragilité, être sous influence: les toxs que j'ai croisées sont en dépendance, mais ont leur libre-arbitre légal. Le libre-arbitre moral, éthique... est par définition quelque chose qui se définit individuellement... et allez dire à des prostituées qu'elles sont des victimes, elles vous riront au nez, voire vous en collerons une pour appuyer leur discours.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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lutevain

le samedi 10 octobre 2009 à 15h32

Clementine
Un(e) mineur(e): ça c'est une limite mise par la loi pour protéger un non-adulte. Mais c'est quoi un adulte? Je connais des mômes mûr(e)s à 13 ans et qui ont franchi le pas avec allégresse. Et des gens bien plus âgés qui sont des brêles en la matière.

Dépendance, fragilité, être sous influence: les toxs que j'ai croisées sont en dépendance, mais ont leur libre-arbitre légal. Le libre-arbitre moral, éthique... est par définition quelque chose qui se définit individuellement... et allez dire à des prostituées qu'elles sont des victimes, elles vous riront au nez, voire vous en collerons une pour appuyer leur discours.

Message modifié par son auteur il y a une heure.

Pour moi j'ai toujours considéré l'état d'adulte comme indépendant de l'âge, mais plus au-delà de 18 ans… Je me suis soi-même senti adulte à 25 ans, pas avant, et pourtant je pense que j'étais plus mature que la moyenne, parti du nid à 18 ans et vivant déjà en couple à 19…

Tout cela pour dire que même si la loi n'interdit rien après 18 ans, j'estime que certains jeunes doivent encore être protégés de la malveillance bien au-delà de cet âge…

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le samedi 10 octobre 2009 à 16h25

Doivent? Doivent... ce seront les premiers à t'envoyer à la gueule qu'ils sont majeurs et vaccinés, et que tu te mêles de ce qui ne te regarde pas.

Je suis partisane du "je suis là si besoin"... et de les laisser faire leurs expériences -celle d'autrui reste toujours périphérique... tandis que quand on inscrit dans sa chair un expérience vraiment ressentie, ça c'est plus précieux que cent discours comme "je te préviens", "je t'avais prévenu", etc, etc...

On engrange de l'intuition, du ressenti qui est, comment dire, métabolisé...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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lutevain

le samedi 10 octobre 2009 à 16h37

Jusqu'à présent la responsabilité de décider incombe aux adultes, qui ont le devoir de l'exercer… et devraient en avoir la sagesse… Être là au besoin, référent, aide, bien sûr, mais nous sommes passés par cet âge et nous savons ô combien ils ont besoin de repères… à nous de nous montrer digne d'eux… et de ce besoin de confiance…

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le samedi 10 octobre 2009 à 17h35

Oui, bon... on s'éloigne un peu du sujet là...

Alors pour tenter d'y rester...

Le libre-arbitre de son cul, comme disait Junon... Voilà qui se construit comme le reste.

Le libre-arbitre de mon cul, en tant que femme, j'ai dû le dégager de tout ce que mon éducation, et ce que j'étais censée en faire en tant que femme! faisait peser dessus.

C'est quoi, en somme, devenir libre-arbitre de son cul?

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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le dimanche 11 octobre 2009 à 10h38

Bonjour,
Pour te lire avec interet au fil des fils (...) je pense que tu as déja bien avancé sur la question... La liberté c'est souvent aller contre la morale ou pire encore ne pas en tenir compte. Et tant qu'elle respecte autrui c'est parfaitement sain. Je ne vois pas en quoi le fait d'avoir une liaison tarifée change quoique ce soit à la question, on est libre d'utiliser son argent comme on veut et je pense que pour une femme "acheteuse"la question du proxénétisme ne se pose pas...
C'est un vrai bonheur d'entendre une femme revendiquer une sexualité un peu animale et hors "normes".....
A plus

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le dimanche 11 octobre 2009 à 11h28

Bienvenue!

Well, ça va au-delà des faits, c'est un ressenti du ventre, un dégagement d'énergie qui part du fond des intérieurs. La danse orientale, à cet égard, aide à dérouiller tout ça... d'abord ça aide à laisser sortir l'énergie accumulée, et puis ça donne accès à des choses qu'on ne se savait pas capable de faire!!!

Je recommande...

Ce qui est amusant, c'est que cette danse est issue d'une des cultures les plus strictes à l'égard des femmes; c'est un petit bout de paradis sur terre, pourquoi s'en priver... - mais qui dit culture dit morale, précisément.

"...pour une femme "acheteuse"la question du proxénétisme ne se pose pas..."

Tu peux en dire plus, pas sûre de comprendre.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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(compte clôturé)

le dimanche 11 octobre 2009 à 12h24

Oui
Imaginons qu'une femme bien dans sa peau ou au moins dans ses envies souhaite passer un bon moment tarifé, j'imagine qu'elle serait dans une relation d'égal à égale une fois la transaction faite. De plus il me semble (à moins que ce ne soit un cliché) que la prostitution masculine est plus le fruit d'un choix que d'une contrainte par des tiers et en celà ne doit pas souvent relever du proxénétisme....
Donc on peut imaginer plus facilement dans ce sens une relation certe tarifée mais respectueuse des individus.
Je ne sais pas si je suis clair ?

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le dimanche 11 octobre 2009 à 13h16

Oui, assez.

Mais ça par contre, je n'y crois pas:

"la prostitution masculine est plus le fruit d'un choix que d'une contrainte par des tiers et en celà ne doit pas souvent relever du proxénétisme"

Les putes de Paris, entre autres, "celles qui sont fières de l'être", tu sais? ( www.travaildusexe.com/?q=fieredetresputes )... et celles d'ici aussi, sortent becs et ongles quand on leur dit qu'elles sont contraintes; nous envoient chier (et avec raison) ou, au mieux, se foutent joyeusement de notre gueule quand on ramène nos bons sentiments, notre réflexe de défense de l'opprimé, etc etc. Beaucoup revendiquent leur choix de vie et par là-même un respect élémentaire de la personne qu'elles sont. J'adhère absolument à cette vision des choses.

Et un gars qui se prostitue a peut-être une trajectoire de vie qui l'a mené là, veut veut pas.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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